Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



jeudi 28 mai 2015

en ligne: Cahiers de la Recherche sur l’Éducation et les Savoirs, n°14, 2015, Élites et Savoirs

Cahiers de la Recherche sur l’Éducation et les Savoirs , n°14, 2015, Élites et Savoirs
Coordonné par Etienne Gérard et Anne-Catherine Wagner
ARES

Résumé
La question centrale de ce numéro est celle du rôle des savoirs dans le processus de distinction des élites, tant dans les pays dits du Nord que dans ceux dits du Sud. Comment les savoirs qui consacrent les élites ont - ils varié dans le temps ? Peut - on considérer que c’est toujours la possession de certains savoirs qui conditionne l’accès aux élites, en leur conférant une légitimité mais aussi en fermant le groupe aux non - initiés ? Quels sont les processus de sélection et d’exclusion qui sont à l’œuvre ? La présentation de cas nationaux contrastés (France, Suisse, Bolivie, Sénégal, Russie, Mexique...) apporte un nouvel éclairage sur la question de la « scolarisation » de la formation des élites et sur les usages de « savoirs » dans les modes de légitimation du pouvoir.

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