« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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jeudi 24 janvier 2019

Savoir/Agir n°46, Réarmer la critique sociologique du journalisme

 
Savoir/Agir n°46, Réarmer la critique sociologique du journalisme
du Croquant
2019



Présentation de l'éditeur
En offrant un aperçu d’enquêtes récentes qui permettent de faire le point sur les structures sociales du journalisme, ce numéro souhaite réarmer la critique sociologique de ce champ. À rebours des poncifs semi-savants sur ses métamorphoses à l’ère numérique, tous les indicateurs empiriques convergent pour montrer que sa subordination aux pouvoirs économiques se poursuit et s’accélère. L’état général des rapports de force structurant le champ journalistique ne s’est donc pas transformé, mais l’hégémonie progressive du pôle commercial entraîne un double mouvement : une dépolarisation avec l’affaiblissement des pôles politiques et culturels qui pèsent moins fortement dans la distribution des positions ; une verticalisation de cette répartition des places avec une asymétrie plus forte dans les hiérarchies professionnelles, notamment dans les salaires et les positions de prestige, ainsi qu’entre le local et le national. Cette verticalisation s’opérant dans un contexte d’élévation du recrutement social de la profession, elle fournit un indice supplémentaire de la domination accrue du capital économique sur le capital culturel au sein des classes privilégiées.

Sommaire :

Éditorial

«  Sortie de crise  »  ?, Frédéric Lebaron

Dossier

La subordination au pouvoir économique. Dépolarisation et verticalisation du champ journalistique, Jean-Baptiste Comby et Benjamin Ferron
L’institutionnalisation d’un incerti loci. Le champ journalistique et l’espace des écoles de journalisme, Géraud Lafarge
Quand l’autonomisation professionnelle renforce la subordination aux logiques commerciales L’institutionnalisation paradoxale des écoles de journalisme, Samuel Bouron
Le milliardaire éclairé. La conversion des habitus des élites politiques et journalistiques vers l’économie, Éric Darras
Le genre du pouvoir médiatique, Julie Sedel
La reproduction 2.0 . Les inégalités de position des journalistes blogueurs dans le champ journalistique Marie Neihouser
Coproduire les biens politiques Journalistes et politiques en comparaison dans des contextes centralisés et fédéraux, Martin Baloge et Nicolas Hubé
Perturber les notables. Les conditions de possibilité d’un journalisme d’enquête à l’échelle locale, Nicolas Kaciaf
Des rencontres discrètes. Journalistes, politiques et groupes d’intérêt au Salon international de l’agriculture, Chupin Ivan et Mayance Pierre
Incorporer la contrainte, transmettre la critique, occuper les médias. Sur la médiatisation de jeunes dirigeants du Front National, Safia Dahani
Le journalisme à but non lucratif aux États-Unis. Un secteur sous la double contrainte de la «  viabilité  » et de «  l’impact  », Rodney Benson

Grand entretien avec Claude Pennetier

«  Dans le chaudron militant  » Propos recueillis par Antony Burlaud

Paroles

«  En fait dans la justice c’est ça mais partout, tu as des manques de personnels que tu pallies avec des béquilles  », Cécile Girault

Chroniques du monde

Salvador  : de quoi les gangs sont-ils le nom  ?, Benjamin Moallic

Culture

Habitus, doxa et idéologie, Gérard Mauger


lundi 12 février 2018

audio: Olivier Alexandre, Sophie Noël, Aurélie Pinto présentent Culture et (in)dépendance. Les enjeux de l’indépendance dans les industries culturelles


audio: Olivier Alexandre, Sophie Noël, Aurélie Pinto présentent Culture et (in)dépendance. Les enjeux de l’indépendance dans les industries culturelles
La Suite dans les idées par Sylvain Bourmeau, 10.02.2018 





Culture et (in)dépendance
Les enjeux de l’indépendance dans les industries culturelles 
Sous la direction de
Olivier Alexandre, Sophie Noël, Aurélie Pinto
Peter Lang
ICCA – Industries culturelles, création, numérique 
2017

Présentation de l'éditeur
« Indépendant », « alternatif », « indie », « underground », « avant-garde », « de création »... Depuis les années 1970, la revendication d’indépendance a pris une importance grandissante dans les univers de production culturelle. Qu’elle se rapporte à des contenus, des méthodes de travail ou des dispositifs de médiation, cette revendication propose une alternative à la domination des groupes et des productions mainstream. Son succès conduit cependant à s’interroger sur la cohérence même d’une notion progressivement transformée en label de qualité.
À travers douze contributions traitant de l’édition, du cinéma, de la musique, des médias et de la vulgarisation scientifique, cet ouvrage montre en quoi l’indépendance relève d’une construction sociale tributaire de son environnement institutionnel et marchand. Des ondes aux écrans, de l’Europe aux États-Unis, des managers aux artistes, il met en évidence le balancement entre artisanat de création et recherche d’une structuration économique pérenne.
En mettant à distance la dénonciation ritualisée de l’hégémonie des majors et autres « grands groupes » et en s’appuyant sur des terrains ancrés dans différents contextes nationaux, ce livre fait le pari d’une approche transversale pour mieux saisir la manière dont l’indépendance irrigue et structure des filières trop souvent envisagées de manière cloisonnée. Il éclaire ainsi une catégorie de référence des industries culturelles paradoxalement peu étudiée par les sciences sociales, et permet de saisir l’évolution des rapports de force dans des secteurs confrontés à une rationalisation économique et à des mutations technologiques de grande ampleur.
Olivier Alexandre est sociologue, chargé de recherche au CNRS.
Sophie Noël est sociologue et maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’Université Paris 13 (LabSic).
Aurélie Pinto est sociologue et maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’Université Paris 3 – Sorbonne Nouvelle (IRCAV).
Sommaire

Introduction
Olivier Alexandre, Sophie Noël et Aurélie Pinto
Partie I L’indépendance, un nouveau récit
Généalogie d’une catégorie zombie. Des médias de masse
à la culture mainstream aux États-Unis …………………………………….21

Michael Z. Newman
Qu’est-ce que l’indie rock ? ..............................................................35
J. Ryan Hibbett
Raconter une autre histoire. La bande dessinée alternative américaine entre autonomie et aspirations à la légitimité
artistique ......................................................................................... 51

Jean-Matthieu Méon
Partie II. La fabrique de l'indépendance
L’Association en toute indépendance. Distribuer, diffuser, distinguer la bande dessinée ……………………… 69
Benjamin Caraco
Dans le cadre du losange. Pratiques de l’indépendance
dans le cinéma d’Éric Rohmer ........................................................ 87

Philippe Mary
Mises en je de l’indépendance cinématographique.
Le cas des réalisateurs autobiographes ......................................... 101

Juliette Goursat
Partie III L’indépendance à l’épreuve des institutions
Produire des faits autrement. L’IUT de Bordeaux,
une alternative à la « neutralité » journalistique .......................... 115

Samuel Bouron
L’auteur assigné à résidence ? L’écrivain contemporain
dans le dispositif de la résidence d’écriture .................................. 129

Sylvie Ducas
L’« intelligence » comme (in)dépendance.
L’Université de tous les savoirs (2000–2013) ............................... 145

Boris Attencourt
Partie IV une indépendance sans frontières ?
L’édition indépendante, une question de géographie.
Les ressorts nationaux d’une définition transnationale …………… 163

Sébastien Lehembre
Entre « trouver sa place » et « atteindre un public mondial ».
Parcours d’indépendance sur la scène de musiques actuelles de Saint-Pétersbourg 
……………179 
Anna Zaytseva
My major is indie. Les stratégies de récupération du label
« indépendant » par les groupes d’édition ................................... 193

Tanguy Habrand 


lundi 2 octobre 2017

Culture et (in)dépendance. Les enjeux de l’indépendance dans les industries culturelles, Sous la direction de Olivier Alexandre, Sophie Noël, Aurélie Pinto


Culture et (in)dépendance
Les enjeux de l’indépendance dans les industries culturelles 
Sous la direction de
Olivier Alexandre, Sophie Noël, Aurélie Pinto
Peter Lang
ICCA – Industries culturelles, création, numérique 
2017

Présentation de l'éditeur
« Indépendant », « alternatif », « indie », « underground », « avant-garde », « de création »... Depuis les années 1970, la revendication d’indépendance a pris une importance grandissante dans les univers de production culturelle. Qu’elle se rapporte à des contenus, des méthodes de travail ou des dispositifs de médiation, cette revendication propose une alternative à la domination des groupes et des productions mainstream. Son succès conduit cependant à s’interroger sur la cohérence même d’une notion progressivement transformée en label de qualité.
À travers douze contributions traitant de l’édition, du cinéma, de la musique, des médias et de la vulgarisation scientifique, cet ouvrage montre en quoi l’indépendance relève d’une construction sociale tributaire de son environnement institutionnel et marchand. Des ondes aux écrans, de l’Europe aux États-Unis, des managers aux artistes, il met en évidence le balancement entre artisanat de création et recherche d’une structuration économique pérenne.
En mettant à distance la dénonciation ritualisée de l’hégémonie des majors et autres « grands groupes » et en s’appuyant sur des terrains ancrés dans différents contextes nationaux, ce livre fait le pari d’une approche transversale pour mieux saisir la manière dont l’indépendance irrigue et structure des filières trop souvent envisagées de manière cloisonnée. Il éclaire ainsi une catégorie de référence des industries culturelles paradoxalement peu étudiée par les sciences sociales, et permet de saisir l’évolution des rapports de force dans des secteurs confrontés à une rationalisation économique et à des mutations technologiques de grande ampleur.
Olivier Alexandre est sociologue, chargé de recherche au CNRS.
Sophie Noël est sociologue et maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’Université Paris 13 (LabSic).
Aurélie Pinto est sociologue et maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’Université Paris 3 – Sorbonne Nouvelle (IRCAV).
Sommaire

Introduction
Olivier Alexandre, Sophie Noël et Aurélie Pinto
Partie I L’indépendance, un nouveau récit
Généalogie d’une catégorie zombie. Des médias de masse
à la culture mainstream aux États-Unis …………………………………….21

Michael Z. Newman
Qu’est-ce que l’indie rock ? ..............................................................35
J. Ryan Hibbett
Raconter une autre histoire. La bande dessinée alternative américaine entre autonomie et aspirations à la légitimité
artistique ......................................................................................... 51

Jean-Matthieu Méon
Partie II. La fabrique de l'indépendance
L’Association en toute indépendance. Distribuer, diffuser, distinguer la bande dessinée ……………………… 69
Benjamin Caraco
Dans le cadre du losange. Pratiques de l’indépendance
dans le cinéma d’Éric Rohmer ........................................................ 87

Philippe Mary
Mises en je de l’indépendance cinématographique.
Le cas des réalisateurs autobiographes ......................................... 101

Juliette Goursat
Partie III L’indépendance à l’épreuve des institutions
Produire des faits autrement. L’IUT de Bordeaux,
une alternative à la « neutralité » journalistique .......................... 115

Samuel Bouron
L’auteur assigné à résidence ? L’écrivain contemporain
dans le dispositif de la résidence d’écriture .................................. 129

Sylvie Ducas
L’« intelligence » comme (in)dépendance.
L’Université de tous les savoirs (2000–2013) ............................... 145

Boris Attencourt
Partie IV une indépendance sans frontières ?
L’édition indépendante, une question de géographie.
Les ressorts nationaux d’une définition transnationale …………… 163

Sébastien Lehembre
Entre « trouver sa place » et « atteindre un public mondial ».
Parcours d’indépendance sur la scène de musiques actuelles de Saint-Pétersbourg 
……………179 
Anna Zaytseva
My major is indie. Les stratégies de récupération du label
« indépendant » par les groupes d’édition ................................... 193

Tanguy Habrand 


mercredi 24 mai 2017

écouter: Michel Offerlé présente Patrons en France


écouter: Michel Offerlé présente Patrons en France
La Grande table (2ème partie) par Olivia Gesbert, le 16.05.2017
 
Sous la direction de Michel Offerlé 
Patrons en France 
La Découverte
2017


Présentation de l'éditeur
« Chef d’entreprise vous ne pouvez pas expliquer ce que vous faites, parce que c’est un monde à part »
« Créer quelque chose, créer une entreprise, c’est déjà lutter contre la peur »
« Les hommes politiques n’ont pas l’ombre d’une idée de savoir comment une société conduit sa stratégie »
« C’est vrai qu’on ne peut pas se comparer aux gens de là-haut, les parachutes, les machins, les trucs »
« L’idée, c’est pas d’être millionnaire, c’est de se faire plaisir et de faire tourner une boîte et qu’on s’en tire et qu’on en vive agréablement »
« J’ai une certaine satisfaction, enfin c’est un peu idiot mais je fais vivre treize personnes »
« Je veux gagner de l’argent ! Moi j’ai pas le temps. Je suis comme ça ! Je suis un homme pressé, très pressé ! »
Qu’ils soient grands, très grands, petits ou moyens, qu’ils travaillent dans le bâtiment, l’industrie, le commerce ou les services, les patrons sont au centre de cet ouvrage, produit d’une enquête collective menée par des chercheurs confi rmés et par de jeunes sociologues, sur ce métier beaucoup plus fantasmé, vilipendé ou héroïsé que véritablement connu.
À partir de trente-six entretiens largement reproduits et commentés, il s’agit de comprendre qui sont les patrons en France, quelle place ils occupent dans la société française, quelle vision ils en ont. Il s’agit de réfléchir sur les différences qui traversent les mondes patronaux et sur ce qui les unit puisque, spontanément, la catégorie « patrons » et « patronat » fait sens – même si ce sens est ambigu.
Ce livre est le premier portrait de groupe précis et coloré qui permet, au travers de ces multiples histoires de vie, de comprendre de manière vivante et approfondie qui sont les patrons en France.
Avec des contributions de: Stéphane Beaud, Lise Bernard, Chloé Biaggi, Laurane Bouron, Emmanuelle Carinos, Emmanuel Cayre, Olivia Chambard, Mickaël Ciccotelli, Brianne Dubois, Ambre Dousselin, Timothée Erard, Julien Fretel, Caroline Frau, Cédric Hugrée, Anne Jourdain, Sarah Kolopp, Thomas Lépinay, Cécile Lesavre, Sophie Louey, Caroline Mazaud, Samina Mesgarzadeh, Anne Monier, Yohann Morival, Angelo Moro, Renata Mustafina, Elias Nosrati, Michel Offerlé, Marion Rabier, Sabine Rozier et Gaëlle Troadec
Michel Offerlé, professeur à l’ENS, est notamment l'auteur de Sociologie des organisations patronales, La Découverte, 2009, et Les Patrons des patrons. Histoire du Medef, Odile Jacob, 2013.

jeudi 4 mai 2017

Patrons en France, Sous la direction de Michel Offerlé

 
Sous la direction de Michel Offerlé 
Patrons en France 
La Découverte
2017



Présentation de l'éditeur
« Chef d’entreprise vous ne pouvez pas expliquer ce que vous faites, parce que c’est un monde à part »
« Créer quelque chose, créer une entreprise, c’est déjà lutter contre la peur »
« Les hommes politiques n’ont pas l’ombre d’une idée de savoir comment une société conduit sa stratégie »
« C’est vrai qu’on ne peut pas se comparer aux gens de là-haut, les parachutes, les machins, les trucs »
« L’idée, c’est pas d’être millionnaire, c’est de se faire plaisir et de faire tourner une boîte et qu’on s’en tire et qu’on en vive agréablement »
« J’ai une certaine satisfaction, enfin c’est un peu idiot mais je fais vivre treize personnes »
« Je veux gagner de l’argent ! Moi j’ai pas le temps. Je suis comme ça ! Je suis un homme pressé, très pressé ! »
Qu’ils soient grands, très grands, petits ou moyens, qu’ils travaillent dans le bâtiment, l’industrie, le commerce ou les services, les patrons sont au centre de cet ouvrage, produit d’une enquête collective menée par des chercheurs confi rmés et par de jeunes sociologues, sur ce métier beaucoup plus fantasmé, vilipendé ou héroïsé que véritablement connu.
À partir de trente-six entretiens largement reproduits et commentés, il s’agit de comprendre qui sont les patrons en France, quelle place ils occupent dans la société française, quelle vision ils en ont. Il s’agit de réfléchir sur les différences qui traversent les mondes patronaux et sur ce qui les unit puisque, spontanément, la catégorie « patrons » et « patronat » fait sens – même si ce sens est ambigu.
Ce livre est le premier portrait de groupe précis et coloré qui permet, au travers de ces multiples histoires de vie, de comprendre de manière vivante et approfondie qui sont les patrons en France.
Avec des contributions de: Stéphane Beaud, Lise Bernard, Chloé Biaggi, Laurane Bouron, Emmanuelle Carinos, Emmanuel Cayre, Olivia Chambard, Mickaël Ciccotelli, Brianne Dubois, Ambre Dousselin, Timothée Erard, Julien Fretel, Caroline Frau, Cédric Hugrée, Anne Jourdain, Sarah Kolopp, Thomas Lépinay, Cécile Lesavre, Sophie Louey, Caroline Mazaud, Samina Mesgarzadeh, Anne Monier, Yohann Morival, Angelo Moro, Renata Mustafina, Elias Nosrati, Michel Offerlé, Marion Rabier, Sabine Rozier et Gaëlle Troadec
Michel Offerlé, professeur à l’ENS, est notamment l'auteur de Sociologie des organisations patronales, La Découverte, 2009, et Les Patrons des patrons. Histoire du Medef, Odile Jacob, 2013.

mardi 21 février 2017

Stéphane Beaud et Gérard Mauger (dir.), Une génération sacrifiée ? Jeunes des classes populaires dans la France désindustrialisée

 
Stéphane Beaud et Gérard Mauger (dir.)
Une génération sacrifiée ? 
Jeunes des classes populaires dans la France désindustrialisée
Postface de Florence Weber
Rue d'Ulm 
Sciences sociales
2017

Présentation de l'éditeur
La massification scolaire, la désindustrialisation, les transformations du paysage politique et culturel ont provoqué une crise de reproduction de longue durée des classes populaires, dont les « jeunes des cités  ;» constituent le point focal. Sans les exclure ni se réduire à leur cas, les enquêtes rassemblées dans ce livre analysent les inadaptations et les tentatives d’ajustement, les engagements et les désengagements, les espoirs et les déboires, les quêtes de compensation et les conversions, mais aussi les formes de reproduction au sein des nouvelles générations de jeunes des classes populaires. La menace du chômage, la précarité et le chantage à la docilité qu’elle permet, l’emprise des valeurs consuméristes, ont d’autant plus détérioré leurs capacités de mobilisation que beaucoup se vivent comme « de passage ». Faut-il en conclure qu’à la culture de rébellion de la « génération ouvriérisée » des années 1970 s’opposerait aujourd’hui « l’individualisme négatif » d’une « génération désouvriérisée » ?
La postface de Florence Weber revient sur le tabou du déclassement qui enferme depuis quinze ans les perdants de la mondialisation dans la colère, le retrait et la honte. La croissance des inégalités territoriales s’est aggravée en France depuis la crise économique de 2008, tandis que la course au diplôme sans création d’emplois qualifiés, notamment dans le secteur de la culture, minait la confiance dans l’école, jusque chez les jeunes des classes moyennes sans patrimoine. 

Stéphane BEAUD est sociologue, professeur de science politique à l’Université Paris-Ouest Nanterre, chercheur à l’Institut des sciences sociales du politique (CNRS-Nanterre). Ses recherches portent sur les classes populaires, la démocratisation scolaire, les descendants d’immigrés avec un détour par la sociologie du football. Il a notamment publié, avec M. Pialoux, Retour sur la condition ouvrière (La Découverte-poche, 2011), Violences urbaines, Violence sociale (Fayard, 2003).
Gérard MAUGER est sociologue, directeur de recherche émérite au CNRS, chercheur au Centre européen de sociologie et de science politique (CNRS-Paris I). Ses recherches concernent, pour l’essentiel, les générations et les âges de la vie (jeunesse), les pratiques déviantes et délinquantes, les classes populaires, les pratiques culturelles (lecture) et l’œuvre de Pierre Bourdieu. Il a récemment publié Lectures de Bourdieu (codir. F. Lebaron, Ellipses, 2012), Repères pour résister à l’idéologie dominante (Le Croquant, 2013), Lectures numériques. Une enquête sur les grands lecteurs (avec P. Gaudric et X. Zunigo, Bibliothèque du Centre Pompidou, 2014) et Âges et générations (La Découverte, 2015).
Avec la collaboration de Lorenzo BARRAULT-STELLA, Thomas BEAUBREUIL, Clémentine BERJAUD, Charles BERTHONNEAU, Samuel BOURON, Vincent BURCKEL, Benoît COQUARD, Pierig HUMEAU, Sophie ORANGE, Akim OUALHACI, Ugo PALHETA, Martin THIBAULT.
 


vendredi 8 avril 2016

écouter: Festival Raisons d’agir 2016, « L’Europe et ses pouvoirs » (Poitiers, 23 au 25 mars 2016)

 

écouter des extraits du Festival Raisons d’agir 2016 

« L’Europe et ses pouvoirs »

11e édition du Festival Raisons d’agir – Du mercredi 23 au vendredi 25 mars 2016 à l’Espace Mendès-France, à l’UFR sciences et arts de l’université de Poitiers, au cinéma TAP-Castille et Plan B, Poitiers



Moving beyond borders


MOVING BEYOND BORDERS // TEASER from etrange miroir on Vimeo.
Exposition cartographique et photographique de Migreurop en coproduction avec la Cimade

Mercredi 23 mars 2016
L’expérience des peuples européens

audio: Expériences militantes en Espagne et en Grèce
Table ronde animée par Clémence Michoux
Pascal Boissel, psychiatre, collectif France-Grèce solidarité santé.
Pascal Canaud, professeur d’espagnol, syndicaliste.
Odile Méndez-Bonito Magniez, réalisatrice documentaire.

Voyage en Grèce en temps de crise
Projection du film de Georgios Zois et Nikoleta Leousi, 2015 , présenté par Benoit Perraud.

audio: La solidarité contre l’austérité
Alexis Cukier, philosophe (Sophiapol, université Paris Ouest), auteur avec Stathis Kouvélakis de La Grèce, Syriza et l’Europe néolibérale, La Dispute, 2015.
Robert Salais, économiste (École Normale Supérieure de Cachan), auteur de Le viol d’Europe, Enquête sur la disparition d’une idée, PUF, 2013.

Jeudi 24 mars
La fabrique de l’Europe

Ce que l’Europe fait à l’agriculture
Table-ronde animée par Benoit Leroux
Jacques Pasquier, syndicaliste, membre du Conseil Économique, Social et Environnemental
Des militants de la Confédération Paysanne

Ceux qui font l’Europe
Table-ronde animée par Samuel Bouron
Sylvain Laurens, sociologue (EHESS, CESSP), auteur de Les courtiers du capitalisme. Milieux d’affaires et bureaucrates à Bruxelles, Agone, 2015.
Hélène Michel, politiste (université de Strasbourg, SAGE), auteure avec Elisabeth Lambert du Dictionnaire des acteurs de l’Europe, Larcier, 2014.

Ce que font les institutions européennes
Table-ronde animée par Maïa Drouard
Antonin Cohen, politiste (université Paris Ouest, ISP), auteur de De Vichy à la Communauté européenne, PUF, 2012.
Céline Husson, juriste (université de Picardie, CURAPP-ESS), auteure de Droit international des droits de l’homme et valeurs, Bruylant, 2012.

B-A: Magna Graecia / Europa Impari
Projection du film d’Anita Lamanna et Erwan Kerzanet, 2015 . Débat avec les réalisateurs.


Vendredi 25 mars
Le repli nationaliste

audio:  L’imposition médiatique de l’extrême-droite
Conférence-débat animée par Hélène Stevens
– Samuel Bouron, sociologue (université Paris-Dauphine, IRISSO), co-directeur avec Maïa Drouard de Les beaux quartiers de l’extrême droite, Agone, n° 54, 2014.


audio: Aux frontières de l’Europe
Table-ronde animée par Véronique Rauline
Mathilde Pette, postdoctorante en sociologie (CLERSE/CERAPS – Université de Lille)
Guillaume Marsallon, délégué de la Cimade en région Centre-Ouest
Yves Judde de Larivière, bénévole  de la Cimade, groupe Poitiers
– Karine Parrot, professeure de droit à l’université de Cergy-Pontoise et membre du Gitsi.


La Nuit Remue
Projection du film de Bijan Anquetil, 2012


Soirée-concert La Parisienne Libérée



(source: Espace Mendès-France)
 

mercredi 17 février 2016

Festival Raisons d’agir 2016, « L’Europe et ses pouvoirs », Du mercredi 23 au vendredi 25 mars 2016, à Poitiers

 

Festival Raisons d’agir 2016 

« L’Europe et ses pouvoirs »

11e édition du Festival Raisons d’agir – Du mercredi 23 au vendredi 25 mars 2016 à l’Espace Mendès-France, à l’UFR sciences et arts de l’université de Poitiers, au cinéma TAP-Castille et Plan B, Poitiers

Présentation par le Festival Raisons d’agir 
Le traitement imposé à la Grèce, au printemps 2015, a comme valeur d’exemple : suffrage universel bafoué, sentiment national humilié, classes les plus pauvres ruinées, le tout au nom de l’Union européenne et de ses banques. Comment un tel scenario a-t-il été possible ? Comment les tenants du libéralisme économique sont-ils parvenus à imposer un ensemble d’institutions et de politiques publiques essentiellement centrées sur les modalités de la compétition économique et sur l’austérité budgétaire, y compris s’il le faut, sous une forme autoritaire ? L’idée européenne, les institutions européennes se réduisent-elles à cela ? Ne peuvent-elles produire que cela ?
Face au reste du monde, l’Europe présente aujourd’hui un singulier visage : celui de murs et de barbelés qui se dressent partout le long de ses frontières pour refouler des centaines de milliers de réfugiés politiques et économiques. Là encore, on semble loin de la promesse d’un continent pacifique, rayonnant dans le monde par son attachement aux droits et à la tolérance. Comment l’Union européenne peut-elle être aussi impuissante ? Quels recours ont les citoyens ?
Au fond, nous connaissons mal l’Europe. D’ailleurs, les élections européennes sont celles où le taux d’abstention atteint souvent des taux record. Selon que l’on parle de l’industrie, de l’agriculture, de l’environnement, de l’éducation ou des droits de l’homme, le fonctionnement des institutions européennes est en réalité assez varié. Et les prérogatives des différentes institutions européennes restent floues et mal connues. Quelques symboles tentent de donner corps à l’Europe : l’Eurovision, la ligue des champions ou encore les étudiants d’Erasmus. Mais le sentiment d’une communauté européenne et un espace de délibération à l’échelle du sous-continent peinent à se constituer.
De leur côté, ceux qui font l’Europe, euro-fonctionnaires, parlementaires, experts, représentants de groupes d’intérêt, journalistes, vivent repliés sur eux-mêmes. Le quartier européen de Bruxelles est le lieu rêvé des lobbies qui veulent défendre leurs intérêts financiers.  Ce monde du pouvoir européen a même ses chercheurs en sciences sociales, qui développent eux aussi leurs propres outils d’analyse, selon des schémas qui justifient le discours des technocrates sur l’importance d’une certaine intégration européenne.
Se réapproprier la connaissance de ce qui fait l’Europe au quotidien, dans ses règles de fonctionnement comme dans ses réalités sociales, est donc un enjeu particulièrement important. Les chercheurs en sciences sociales et tous ceux qui veulent peser sur la situation actuelle doivent trouver les leviers pour repenser les enjeux européens, pour dévoiler les mécanismes à l’œuvre et penser les alternatives possibles.
Fidèle à sa formule, le festival Raisons d’Agir associera le regard des chercheurs à celui des artistes, des militants et des étudiants, afin de mener une réflexion collective sur les débats politiques contemporains et ainsi d’y prendre part. Il s’agira de croiser, sur ces questions difficiles, les expériences individuelles et collectives, les savoirs et l’approche sensible des faits.

Informations pratiques

Programme



 (source: Festival Raisons d’agir)

 

jeudi 28 mai 2015

en ligne: Cahiers de la Recherche sur l’Éducation et les Savoirs, n°14, 2015, Élites et Savoirs

Cahiers de la Recherche sur l’Éducation et les Savoirs , n°14, 2015, Élites et Savoirs
Coordonné par Etienne Gérard et Anne-Catherine Wagner
ARES

Résumé
La question centrale de ce numéro est celle du rôle des savoirs dans le processus de distinction des élites, tant dans les pays dits du Nord que dans ceux dits du Sud. Comment les savoirs qui consacrent les élites ont - ils varié dans le temps ? Peut - on considérer que c’est toujours la possession de certains savoirs qui conditionne l’accès aux élites, en leur conférant une légitimité mais aussi en fermant le groupe aux non - initiés ? Quels sont les processus de sélection et d’exclusion qui sont à l’œuvre ? La présentation de cas nationaux contrastés (France, Suisse, Bolivie, Sénégal, Russie, Mexique...) apporte un nouvel éclairage sur la question de la « scolarisation » de la formation des élites et sur les usages de « savoirs » dans les modes de légitimation du pouvoir.

jeudi 9 octobre 2014

L'informel pour informer. Les journalistes et leurs sources, Sous la direction de Jean-Baptiste Legavre

L'informel pour informer
Les journalistes et leurs sources
Sous la direction de Jean-Baptiste Legavre
Editions Pepper / L’Harmattan
2014

Présentation de l'éditeur
Les journalistes aiment rappeler que leur métier se construit dans la distance. Distance avec les pouvoirs, distance avec les « sources » – celles qui donnent des informations aux gens de presse. Mais comment obtenir des informations qui ne seraient pas le reflet des seuls discours des institutions et de leurs stratégies de communication ? Par un apparent paradoxe, les journalistes n’ont d’autre choix que de quitter, au moins un temps, les habits commodes (et utiles) des défenseurs-de-la-démocratie pour se rapprocher de leurs sources. Tout le paradoxe est là : être « au contact » des sources n’est pas sans risque – le spectre de la « connivence » n’est jamais loin – mais permet aussi de recueillir de précieuses informations pour rendre compte. C’est bien ici que prend place ce qu’il convient d’appeler l’informel. Le mot permet d’éclairer un ensemble de pratiques qui s’opposent a priori à la dimension officielle, publique, du métier, d’indiquer et de comprendre des écarts, des tensions, des intrications. Il fait entrer qui s’y essaie dans une zone grise occupée par journalistes et informateurs, une zone faite de compromis, d’essais et d’erreurs. Mais il enrichit la compréhension de l’activité, en laissant aux moralistes le rôle (commode) de dénoncer, loin de la bataille.

Jean-Baptiste Legavre est professeur des universités en sciences de l’information et de la communication à l’Université Panthéon-Assas (Paris II). Il dirige l’Ecole de journalisme de l’Institut français de presse.

Ont collaboré à cet ouvrage : Carole Bachelot, Olivier Baisnée, Samuel Bouron, Ivan Chupin, Jamil Dakhlia, Oliver Hahn, Nicolas Hubé, Eric Lagneau, Pierre Mayance, Rémy Rieffel, Philippe Riutort.


lundi 26 mai 2014

Agone 54, Les beaux quartiers de l’extrême droite

Agone, 54
Les beaux quartiers de l’extrême droite
Agone
13 juin 2014

Présentation de l'éditeur
Coordination Samuel Bouron et Maïa Drouard
Le Front national en particulier et l’extrême droite en général aiment à se présenter comme les porte-parole de la colère des « sans-grades ». Ce leitmotiv est parfois repris tel quel par les journalistes et sondeurs qui dressent volontiers des classes populaires un portrait réactionnaire. Ce racisme de classe journalistique occulte un point essentiel. Se réclamant d’une légitimité « par en bas », les réactionnaires d’aujourd’hui opèrent un important travail de normalisation qui prend appui sur différentes fractions du champ du pouvoir avec la complicité d’une partie de la grande bourgeoisie et des élites. On connaît mal les alliances que certains leaders et militants tissent dans ces lieux : la haute fonction publique, les fondations culturelles d’utilité publique, la philosophie ou la sociologie académique, le monde des lettres dont les œuvres de quelques auteurs sont inscrites au panthéon de l’édition… Prenant appui sur les codes de la sociabilité mondaine, se diffusant dans les « clubs », les vernissages, les salons académiques, ces entrepreneurs en réaction assurent un mélange souvent imprévisible de références de droite et de gauche qui entretient toutes les confusions sans nuire, hélas, à l’efficacité.
Ce numéro explore quelques aspects d’une nébuleuse qui, plus ou moins formellement, mais objectivement, constitue le terreau qui permet à l’extrême droite de commencer à jouer un rôle social dont elle a longtemps été privée.
Au sommaire
— Alain Bihr, « L’extrême droite à l’université : le cas Julien Freund », avec une introduction de Sylvain Laurens
— Maïa Drouard, « Le patrimoine pour tous. Étude d’une contribution de l’extrême droite au maintien des classes dominantes »
— Samuel Bouron, « Un militantisme à deux faces : stratégie de communication et politique de formation des Jeunesses identitaires »
— Sylvain Laurens, « Le Club de l’Horloge et la haute administration : promouvoir l’hostilité à l’immigration dans l’entre-soi mondain »
— Stéphanie Chauveau, « Au-delà du cas Soral : corruption de l’esprit public et postérité d’une nouvelle synthèse réactionnaire »
— Michel Vanoosthuyse, « Ernst Jünger, itinéraire d’un fasciste clean : dernières publications, derniers masques »
— Évelyne Pieiller, « Céline mis à nu par ses continuateurs, même »
— Thierry Discepolo, « À l’abri de la religion littéraire française. L’« affaire Millet » comme erreur d’ajustement d’un consensus hégémonique apolitique »
La leçon des choses
— « Alfred Döblin et la littérature comme activité politique. “État et écrivain” », textes traduits de l’allemand par Michel Vanoosthuyse et introduits par Marie Hermann

lundi 28 avril 2014

écouter: Festival Raisons d’agir 2014, L’amour de l’ordre. Conservateurs, réactionnaires, intégristes, etc.

Mercredi 9 avril
La transmission de l’ordre : éléments d’enquête
Par Samuel Bouron, doctorant en sociologie, Maïa Drouard, ATER en sociologie et Bertrand Geay, professeur de science politique à l’université de Picardie (CURAPP) ; et Hélène Stevens, maître de conférences à l’université de Poitiers (GRESCO). Présentation de travaux et débat animés par Pierig Humeau, postdoctorant en sociologie (CURAPP).


Projection Voyage dans les ghettos du gotha
Film de Jean-Christophe Rosé – 2008 – 105 min.
Présenté par Benoît Perraud, réalisateur et programmateur, et les étudiants de l’Associo.


Conférence – débat avec Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot
Soirée d’ouverture animée par Maïa Drouard, sociologue, ATER à l’université de Picardie (CURAPP) et les étudiants de l’Associo.

Jeudi 10 avril

Parcours dans la ville
Promenade sociologique : Poitiers et « l’amour de l’ordre »
Animée par les étudiants de l’Associo et Hélène Stevens, maître de conférences en sociologie à l’université de Poitiers (GRESCO).

De nouveaux réactionnaires ?
Table-ronde avec Gérard Mauger, sociologue, directeur de recherche émérite au CNRS, membre de l’association Savoir/Agir, « Quelques aspects de la rhétorique réactionnaire », et Samuel Bouron, doctorant en sociologie (CURAPP), « Le mythe d’une extrême-droite antisystème. Comment les médias fabriquent Alain Soral ».

Un certain goût du passé
Table ronde avec Laurent Colantonio, maître de conférences en histoire contemporaine à l’université de Poitiers (GERHICO), membre du Comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire, « Sur quelques usages récents de l’identité nationale », Francine Muel-Dreyfus, sociologue, directrice d’études à l’EHESS (CESSP), « Vichy et la pensée conservatrice : continuités et ruptures », et Maïa Drouard, sociologue, ATER à l’université de Picardie (CURAPP), « La famille traditionnelle et le sens de la propriété ».

Rencontre avec Pierre Christin scénariste, écrivain, universitaire

Projection de Autrement la Molussie
Film de Nicolas Rey – 2012 – 81 min – 16 mm


Vendredi 11 avril

L’éternel retour ?
Table ronde avec Rémi Lenoir, professeur émérite à l’université Paris 1 (CESSP), « Néo-familialisme et libéralisme économique »Julien Beaugé, postdoctorant en science – politique (CURAPP), « Ordre national, ordre laïque ? La « question du voile » dans les « lieux neutres » », Juliette Rennes, maîtresse de conférences à l’EHESS (Cems), « Femmes, étrangers, couples de même sexe : les arguments contre l’égalité des droits, de la fin du 19e siècle au début du 21e siècle »

Comprendre pour agir
Conférence de Patrick Lehingue, professeur de science politique à l’université de Picardie (CURAPP), « Un conglomérat électoral ‘désordonné’ ? Les votes frontistes en France ».
Débat sur la montée actuelle des courants conservateurs.

Projection de Spectres
Film de Sven Augustijnen – 2011 – 104 min.
En présence du réalisateur et de Claude Quémar, responsable du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde.



(source: Espace Mendès France)

vendredi 14 mars 2014

9e festival Raisons d'agir, L’AMOUR DE L’ORDRE, Conservateurs, réactionnaires, intégristes, etc.9-11 avril 2014, Poitiers

9e festival Raisons d'agir, L’AMOUR DE L’ORDRE, Conservateurs, réactionnaires, intégristes, etc. 9-11 avril 2014, Poitiers

Pour eux, l'organisation de la société va de soi. Il y aurait des chefs "naturels", des valeurs intangibles, des différences inscrites dans la nature des choses. La démocratie serait au mieux une technique pour sélectionner les meilleurs d'entre eux. L'égalité ne serait qu'une chimère.
Le festival Raisons d’agir 2014 mettra ces questions en débat en croisant, comme à son habitude, les savoirs des sciences sociales, le point de vue artistique et l’expérience citoyenne.

Le festival est ouvert à tous. L’accès à l’ensemble des manifestations est libre et gratuit, hormis les projections de Autrement la Molussie, salle Timbaud le jeudi à 20h00 au tarif unique de 2 euros et de Spectres au cinéma TAP Castille, le vendredi à 21h au tarif unique de 5 euros. La librairie La Belle Aventure proposera une sélection d’ouvrages.

Programme

Informations pratiques


(source: festival Raisons d’agir)

samedi 23 novembre 2013

Journée d'études: 50 ANS APRÈS LES HÉRITIERS, LA QUESTION ÉTUDIANTE DES ANNÉES 1960 A AUJOURD'HUI, 10 décembre 2013


CURAPP-ESS UMR 7319 - MARDI 10 DÉCEMBRE 2013
JOURNÉE D'ÉTUDES

 
50 ANS APRÈS LES HÉRITIERS, LA QUESTION ÉTUDIANTE DES ANNÉES 1960 A AUJOURD'HUI

Trajectoires sociales, conditions d’études et politisation


Salle 110, bâtiment E, UFR de sciences humaines et sociales et philosophie, Chemin du thil – campus - Amiens
Programme 


CETTE JOURNÉE D'ÉTUDES SERA PRÉCÉDÉE LE LUNDI 9 DÉCEMBRE 2013, À 20H30
DE LA PROJECTION
DU FILM DE CHRIS MARKER,
LE JOLI MAI


Maison de la Culture d'Amiens

INSCRIPTION OBLIGATOIRE POUR LA JOURNÉE D'ÉTUDES


Cette journée est la 2e séance du séminaire inter - laboratoires « 50 ans après Les Héritiers », organisé par le CENS (Université de Nantes), le CESSP - CSE (CNRS/Université de Paris - 1 Panthéon Sorbonne), le CRESSPA - CSU (CNRS - Université de Paris 8), le CURAPP (CNRS - Université de Picardie Jules Verne), le CIRCEFT - ESCOL (Université de Paris 8) et le GRESCO (Universités de Poitiers et de Limoges).

mercredi 17 juillet 2013

50 ANS APRES LES HÉRITIERS (séance 2), La question étudiante des années 1960 à aujourd’hui, CURAPP (Université d’Amiens), 10 décembre 2013

50 ANS APRES LES HÉRITIERS
Séminaire inter-laboratoires
ouvert à toutes et tous
Organisé par le CENS (Université de Nantes), le CESSP-CSE (CNRS/Université de Paris-1 Panthéon Sorbonne), le CRESSPA-CSU (CNRS-Université de Paris 8), le CURAPP (CNRS-Université de Picardie Jules Verne), le CIRCEFT-ESCOL (Université de Paris 8) et le GRESCO (Universités de Poitiers et de Limoges) 
La parution en 1964 du premier livre écrit par Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron, Les Héritiers. Les étudiants et la culture apparaît aujourd’hui comme un des actes fondateurs de la sociologie de l’éducation française. L’ouvrage est en effet rapidement au cœur des discussions sociologiques qui s’intensifient autour de l’augmentation des effectifs étudiants et des inégalités scolaires. Au fur et à mesure que la sociologie s’institutionnalise et s’enseigne à l’université, le livre devient même, aux côtés de La Reproduction. Éléments pour une théorie du système d’enseignement, publié par les mêmes auteurs en 1970, un classique de la discipline. 
Ce projet de séminaire part du constat que cet ouvrage classique demeure paradoxalement peu connu pour ses conclusions sur l’université et l’enseignement supérieur. Il semble dès lors opportun d’entrer dans la mécanique des Héritiers pour comprendre la rupture que représente cet ouvrage dans l’espace académique de l’époque mais aussi en matière de perspective de recherche et de résultat

La question étudiante des années 1960 à aujourd’hui
mardi 10 décembre 2013, Amiens
Cette séance est organisée par le CURAPP (Université d’Amiens)
Journée d’étude en partenariat avec le CSU, le CSE, le CENS, le GRESCO et ESCOL
Programme
Les relations existant entre les trajectoires sociales et scolaires des étudiants, leurs rapports aux études et leurs visions du monde constituent l’un des apports majeurs de l’analyse de Bourdieu et Passeron dans Les Héritiers . Ces relations peuvent être replacées dans leur contexte historique, en restituant les débats politico - universitaires du début des années 1960 . On peut également se donner pour projet d’ actualiser cette analyse structurale et dispositionnelle du monde étudiant, à un moment où l’ on enregistre à la fois les effets en retour de la massification de l’enseignement supérieur et ceux des réformes issues du « processus de Bologne ». Le militantisme et les mobilisations étudiantes , les débats publics sur la condition étudiante voire la publication de travaux scientifiques (comme en leur temps Les Héritiers ) peuvent eux - mêmes être rapportés à ces conditions historiques. Mais ils peuvent aussi être envisagés comme contribuant à la production de la question étudiante.

lundi 20 mai 2013

video-audio: Festival Raisons d’agir 2013, «Éducation et émancipation»


Festival Raisons d’agir 2013 : «Éducation et émancipation»




SAMEDI 23 MARS
PLACE DU MARCHÉ NOTRE-DAME
Présentation festive
Avec la participation de la Brigade d’Intervention Poétique et de la Maison de la poésie.

MERCREDI 3 AVRIL
PRÉAMBULE À L’UFR DE SCIENCES HUMAINES ET ARTS, AMPHI BOURDIEU
Une école pour émanciper?
Table-ronde avec Choukri Ben Ayed, professeur à l’université de Limoges (GRESCO), Samuel Bouron, doctorant (CURAPP), Bertrand Geay, professeur à l’université de Picardie (CURAPP) et Stanislas Morel, maître de conférences à l’université de Saint-Etienne (ECL).

À L’ESPACE MENDÈS-FRANCE
« Sur l’école »
Étienne Douat, maître de conférences à l’université de Poitiers (GRESCO)
Intervention – lecture par un groupe d’étudiants de lettres de l’université de Poitiers. Présentation par Véronique Rauline, maître de conférences, universités Paris-Ouest Nanterre et Poitiers.
Projections
Présentation par Benoit Perraud, réalisateur et programmateur.
100 Jours+ 41 de Delphine V. Lambert & William Lambert, France / 2012 / 4 min
Issu de la série « 100 jours ». http://100jours2012.org


France, détours, ce trait, c’est ton parcours de Frédéric Moser & Philippe Schwinger, France / 2011/ 53 min

Le film se décline dans le concret des actions pédagogiques d’une structure pionnière qui accueille les élèves exclus temporairement de l’école pour des raisons de discipline. Le local se situe dans l’enceinte d’un collège ZEP (zone d’éducation prioritaire) en banlieue parisienne. Des éducateurs encadrent ces écoliers récalcitrants et abordent les raisons de leur sanction. Il est question de contrat, de rôles donnés et de rôles à prendre. Les réalisateurs observent attentivement comment les en- fants reçoivent la parole des adultes, leur écoute, leur ennui, leur refus, leur acquiescement…

L’éducation à l’épreuve du libéralisme
Discussion animée par Jean-Charles Royer, GFEN, enseignant de philosophie, et Alexis Cukier, doctorant en philosophie, SOPHIAPOL.

JEUDI 4 AVRIL
À L’ESPACE MENDÈS-FRANCE
L’École : fabrique de l’impuissance ou apprentissage de la citoyenneté ?
Conférence-débat avec Charlotte Nordmann, essayiste et traductrice
Discutante : Marie-Hélène Motard, professeur de philosophie, institut de recherche de la FSU.
Savoirs et inégalités
Table-ronde avec Charles Soulié, maître de conférences à l’université Paris 8 et Jean-Pierre Terrail, sociologue, professeur des universités, Université de Versailles, St Quentin en Yvelines : Comment rendre aux savoirs leur portée émancipatrice ? Comment les transmettre pour lutter contre les inégalités ? Points de vue croisés du CP à l’université.
Discutant : Pascal Canaud, enseignant.
AU CINÉMA TAP CASTILLE
Projection-débat
Tempête sous un crâne de Clara Bouffartigue France / 2012 / 78 min

En présence de Clara Bouffartigue, réalisatrice.
Présentation du film par Benoît Perraud, réalisateur et programmateur, débat animé par Etienne Douat, maître de conférences à l’université de Poitiers (GRESCO) et Cyril Nazareth, enseignant et doctorant en sociologie.
Au collège Joséphine Baker de Saint-Ouen, en Seine-Saint- Denis, Alice et Isabelle enseignent à la même classe tour à tour agitée, timide, joyeuse, turbulente, mélancolique et vivante: la Quatrième C. La première est professeure de lettres, la seconde d’arts plastiques. Tempête sous un crâne nous plonge le temps d’une année scolaire au coeur de ce collège tenu par une équipe énergique et soudée, dans ses couloirs et dans ses classes où les deux professeures sont bien déterminées à trans- mettre à leurs élèves les moyens de s’exprimer.

VENDREDI 5 AVRIL
À L’ESPACE MENDÈS-FRANCE
Pratiques scolaires et universitaires
Conférence-débat avec Stéphane Bonnéry, maître de conférences, université Paris 8 (ESCOL) : « Démocratisation scolaire: quels défis?» ; Frédéric Neyrat, maître de conférences, université de Limoges (sous réserve) ; Sylvain Broccolichi, maître de conférences, université d’Artois (RECIFES): «Émancipation versus disqualification: enjeux, contraintes et pratiques usuelles en situation scolaire ».
Discutant : Ludovic Marchand, directeur d’école.
Changer l’école ?
Table-ronde avec Ugo Palheta, maître de conférences, université Lille-3, membre du comité de rédaction de Contretemps ; Christine Passerieux, formatrice, responsable nationale du GFEN ; Arnaud Tiercelin, responsable national de la Ligue de l’enseignement.
Face aux ségrégations, aux difficultés à apprendre et à tous les gadgets qui encombrent les politiques scolaires, quelles perspectives tracer pour une école de l’égalité et de l’émancipation pour tous ?
Discutants : Magali Espinasse, professeur de lettres, co-secrétaire académique du SNES-FSU et Tanguy Le Bolloc’h, lecteur dans le Plac’Art.
Espérer ou désespérer de l’école ?
Débat avec des élèves et des étudiants animé par Etienne Douat, maître de conférences à l’université de Poitiers (GRESCO) et Bertrand Geay, professeur à l’université de Picardie (CURAPP).
À partir de quelques extraits d’entretien avec des élèves ou anciens élèves, on propose ici d’explorer la mise en mots de la difficulté ou de la réussite, des heurs et des malentendus qui peuvent se nouer dans les parcours d’apprentissage, dans et hors l’école. La parole est ici d’abord celle des principaux intéressés, les jeunes.
AU CRDP
Projection-débat
L’école buissonnière de Jean-Paul Le Chanois, France / 1948 / 99 min

Présentation du film par Benoît Perraud, réalisateur et programmateur, débat en présence de Stéphane Bonnéry, maître de conférences, université de Paris 8, et de M et Mme Geminey, instituteurs Freinet de l’après-guerre (sous réserve)
1920, dans un petit village de Provence. M. Pascal, jeune instituteur, se heurte au manque d’intérêt de ses élèves. Il décide de changer radicalement ses méthodes. Il écoute les enfants, s’inspire de leurs découvertes, les emmène dans la nature. Les élèves vont retrouver le plaisir d’apprendre, et lui celui d’enseigner. Mais des parents et les notables ne voient pas cette petite révolution d’un bon œil…
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voir également:
écouter: Festival Raisons d’agir 2012 : «Démocratie(s) aujourd’hui»