Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



vendredi 9 décembre 2011

Georges Canguilhem, Œuvres complètes Tome I : écrits philosophiques et politiques (1926-1939)


Georges Canguilhem

Œuvres complètes
Tome I : écrits philosophiques
et politiques (1926-1939)

Edité sous la direction de Jean-François Braunstein et Yves Schwartz, préface de Jacques Bouveresse
Vrin, « Bibliothèque des Textes Philosophiques », 2011.  

Présentation de l'éditeur 
Georges Canguilhem fut un personnage majeur dans l’univers intellectuel français de l’après-guerre. Pendant longtemps, sa notoriété a largement reposé sur ses travaux d’histoire des sciences, et ses vues originales sur la technique. Aux yeux de ses disciples, il apparaissait comme un maître dans le maniement rigoureux des concepts, avec une attention particulière aux sciences de la vie et aux pratiques de la médecine.
Depuis une décennie, on a le sentiment que ses écrits et sa personne, au-delà de cette spécialisation de l’exercice philosophique, sollicitent l’intérêt et les recherches de publics nouveaux, dépassant largement les cercles de ceux qui l’ont connu. Le premier volume de ces Œuvres Complètes devrait aider à comprendre ce phénomène : Georges Canguilhem est sans aucun doute un représentant de l’école française d’histoire des sciences, mais cette spécialisation intellectuelle repose sur un engagement philosophique, politique, profond, passionné, parfois virulent, dont va témoigner son engagement dans la Résistance. C’est ce qui devrait apparaître aux lecteurs des textes publiés par le jeune Canguilhem, de 1926 à 1939.
Réunis et présentés par un collectif d’universitaires et de jeunes chercheurs, ces textes sont regroupés en trois parties : l’ensemble des articles de revues, lettres et divers documents de circonstance, le fascicule Le Fascisme et les paysans de 1935, et le Traité de Logique et de Morale, publié à compte d’auteur à Marseille en 1939, avec Camille Planet.

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