« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mardi 7 février 2023

Le je, l’entre-soi, le nous dans les classes populaires. Sous la direction de Marie-Hélène Lechien, Olivier Masclet, Gérard Mauger

 

 

Le je, l’entre-soi, le nous dans les classes populaires

Sous la direction de

Marie-Hélène Lechien, Olivier Masclet, Gérard Mauger
 du Croquant
Champ social
2023



Présentation de l'éditeur
Le nous populaire a longtemps été confondu avec « la classe ouvrière ». Or, depuis la deuxième moitié des années 1970, de multiples mécanismes ont contribué à le dé-faire objectivement et subjectivement. Ce délitement est renforcé par de nouvelles incitations à être soi. Comment cerner les effets de ces processus sur les je dans les classes populaires d’aujourd’hui ? Quelle place ces ego accordent-ils à l’entre-soi familial ? Comment peuvent-ils se préserver au travail et en dehors du travail ? Alors que ces questions convoquent souvent des réponses abstraites en termes d’individualisation ou encore de subjectivation, les contributions réunies dans cet ouvrage livrent des analyses empiriquement étayées sur les rapports du je, de l’entre-soi et du nous dans les classes populaires au sein de la société française contemporaine, mais aussi dans des configurations antérieures aux années 1970. Ces analyses montrent que si le délitement du nous populaire favorise le repli sur la sphère privée et une plus forte exposition aux normes individualistes, les je populaires qui s’affirment aujourd’hui témoignent d’une revendication de reconnaissance indissociablement collective et personnelle.

Sommaire

Introduction

Marie-Hélène Lechien, Olivier Masclet, Gérard Mauger

Des « individus » dans l’ancienne culture ouvrière ?

Olivier Schwartz

Retour critique sur l’« attention oblique ». Une contribution à l’étude des individualités populaires

Olivier Masclet

Actualité du familialisme populaire. « Bien élever ses
enfants »

Gérard Mauger

Surveiller et servir. Rester soi-même dans une position
professionnelle subalterne

Séverine Misset

Moi, nous et les autres. Sur quelques enjeux de lutte dans
le monde des « hommes du fer »

Gérard Noiriel

Un nous contrarié ?

Henri Eckert

Travailler sur soi pour mieux vendre

Marie-Pierre Pouly

« Avoir le courage de faire des choses ». Usages du « psy » par des ménages de classes populaires stables

Anne-Marie Arborio & Marie-Hélène Lechien

Les interventions institutionnelles auprès des jeunes de milieu populaire : entre « travail de soi » et « travail des relations familiales »

Isabelle Coutant

Un « individu » à l’usage des sociologues

Gérard Mauger

 

 
 
 
 
 
 
 
 

mercredi 17 juin 2020

Être comme tout le monde, Employées et ouvriers dans la France contemporaine, Olivier Masclet, Thomas Amossé, Lise Bernard, Marie Cartier, Marie-Hélène Lechien, Olivier Schwartz, Yasmine Siblot (dir.)


Être comme tout le monde
Employées et ouvriers dans la France contemporaine
Olivier Masclet, Thomas Amossé, Lise Bernard, Marie Cartier, Marie-Hélène Lechien, Olivier Schwartz, Yasmine Siblot (dir.) 
Raisons d'Agir
Cours & Travaux
2020


Présentation de l'éditeur
Il est question dans ce livre de ces femmes et de ces hommes, employées ou ouvriers, qui vivent des revenus de leur travail et s’efforcent de « s’en sortir » par eux-mêmes. Ces travailleurs représentent, aujourd’hui encore, un groupe social stable et important. Beaucoup plus qu’autrefois, ils entrent en interaction directe avec les membres des classes moyennes et supérieures, comme clients ou professionnels de services (garde d’enfants, santé, éducation, commerce, sécurité, transports publics, etc.). Par leurs aspirations, leur fréquentation plus longue du système scolaire, leur accès à la consommation, ils se rapprochent des catégories moyennes ; en même temps, ils demeurent éloignés du capital culturel, leurs ressources économiques restent incertaines et leur travail, peu payé et peu considéré, est toujours subalterne.
Par des portraits de couples et de familles, résidant dans des espaces aussi bien ruraux qu’urbains, de générations et d’âges différents, ce livre éclaire ce que signifie « s’en sortir » ou plus exactement « s’en sortir à peu près » dans la société française actuelle. À rebours des discours convenus sur la « France périphérique » ou sur le « déclassement des classes moyennes », il donne à voir les conditions d’existence de ces classes populaires, stables mais fragiles, leurs pratiques à la fois publiques (travail, sociabilités, engagements bénévoles, rapport à la politique et aux institutions) et privées (économie domestique, rapports de genre et entre générations, loisirs individuels et « temps pour soi »).
Cette série de 21 portraits montre comment ces femmes et ces hommes travaillent à « être comme tout le monde », c’est-à-dire à éviter la relégation parmi les « assistés » et à s’affirmer comme membres à part entière de ce que Robert Castel appelait la « société des semblables ». Elle fait comprendre leurs aspirations autant que leurs déceptions et leurs griefs, la manière dont ils s’efforcent de jouer le jeu d’un ordre social qui pourtant leur fait peu crédit.



 




jeudi 3 octobre 2019

La France d’en bas ? Idées reçues sur les classes populaires , Olivier Masclet, Séverine Misset, Tristan Poullaouec (dir.)


La France d’en bas ? 
Idées reçues sur les classes populaires
Olivier Masclet, Séverine Misset, Tristan Poullaouec (dir.)
Le Cavalier bleu
Idées reçues
2019

Présentation de l'éditeur
On entend souvent que la société française se serait « moyennisée », provoquant la disparition pure et simple des classes populaires qui, soit auraient accédé à la classe moyenne, soit auraient été rétrogradées parmi les « pauvres »…
Or, si les classes populaires ont effectivement changé depuis la désindustrialisation des années 1970, elles continuent bel et bien d’exister et les idées reçues à leur sujet ne manquent pas. Reléguées dans la France périphérique, les classes populaires se vautreraient dans la consommation de masse, s’abêtiraient devant la télé et le foot, seraient réac, sexistes, racistes, voteraient pour l’extrême droite et auraient pour rêve ultime l’achat de leur pavillon…
Ce ouvrage, écrit par les meilleurs chercheurs et chercheuses, dépasse ces clichés et dresse un portrait documenté de ces classes populaires qui subissent de plein fouet la montée des inégalités.
Olivier Masclet est maître de conférences en sociologie à l’Université de Paris Descartes et membre du Centre de recherche sur les liens sociaux (CERLIS).
Séverine Misset est maîtresse de conférences en sociologie à l’Université de Nantes et membre du Centre nantais de sociologie (CENS).
Tristan Poullaouec est maître de conférences en sociologie et membre du CENS.
Ont contribué à cet ouvrage : Thomas Amossé, Anne-Marie Arborio, Christelle Avril, Stéphane Beaud, Marie Cartier, Violaine Girard, Anne Lambert, Marie-Hélène Lechien, Marie-Clémence Le Pape, Gérard Mauger, Gilles Moreau, Dominique Pasquier, Camille Peugny, Fanny Renard, Olivier Schwartz et Jean-Pierre Terrail.



 

jeudi 8 juin 2017

En immersion. Pratiques intensives du terrain en journalisme, littérature et sciences sociales, Sous la direction de Pierre Leroux et Eric Neveu

En immersion
Pratiques intensives du terrain en journalisme, littérature et sciences sociales
Sous la direction de Pierre Leroux et Eric Neveu
P.U.Rennes
Res Publica
2017

Présentation de l'éditeur
L’ « IMMERSION », comme entreprise d’insertion – dans un milieu, un terrain, un groupe – qui suppose partage d’expérience et présence prolongée, empathie et peut-être rêve de « devenir indigène », est un geste fondateur de nombreuses pratiques de mise en intelligibilité du monde. On la rencontre en journalisme. Elle est le fait d’écrivains. Elle est, bien sûr, le socle de l’ethnographie mais aussi l’outil de recherches en maintes disciplines. Or, pour avoir suscité nombre de réflexions, cette pratique avait donné lieu à peu de synthèses, moins encore à une prise en compte de la diversité de ses usagers. C’est cette lacune que veut combler ce recueil. 
Il le fait via cinq questions. D’où vient la pratique de l’immersion ? Comment pareilles expériences affectent-elles l’observateur ? Que peut-on ainsi voir de plus, de mieux ? Et si la démarche est génératrice d’un plus d’intelligibilité, de quel prix, de quelles tensions avec le terrain ou une éthique professionnelle ces gains peuvent-ils se payer ? Comment enfin restituer l’immersion... tant en termes de respect de ceux et celles qu’on a côtoyés que de modes d’écriture propices à en communiquer l’expérience, les affects ? 
Ce volume combine une vingtaine de contributions de praticiens et analystes de ces démarches, que viennent mettre en perspective cinq denses textes de cadrage et que ponctue un article important d’Andrew Abbott sur l’écriture du terrain. L’ensemble offre une référence durable sur le terrain des méthodologies de l’enquête, de leurs histoires, de leurs écritures.



mardi 5 avril 2016

vidéo: le Projet ANR sur "les Classes populaires aujourd'hui" avec Olivier Masclet et Olivier Schwartz (CERLIS)



 
 from Paris Descartes Cerlis UMR8070 on Vimeo 
Portrait de recherche n°2 consacré au Projet ANR sur "les Classes populaires aujourd'hui" avec Olivier Masclet et Olivier Schwartz
Vidéo réalisée par Valérie Borst





(Source: Cerlis)

vendredi 30 octobre 2015

Agone 57, L’Amérique latine dans le chaudron du diable


Agone 57
L’Amérique latine dans le chaudron du diable
Agone
2015
 
Coédition avec la New Left Review
Coordination : Philippe Olivera & Clément Petitjean
 
Présentation de l'éditeur
Liens et continuités entre la grande époque des luttes anti-impérialistes et les profondes mutations actuelles, témoignant d’un possible retour de l’Amérique latine comme phare des luttes à venir.
L’Amérique latine ne se réduit pas au rôle dramatique où la cantonne la presse à sensations politiques : un continent écartelé par l’exploitation économique et financière via des organismes internationaux publics ou privés, une mosaïque de vallées sous la coupe des cartels de la drogue, le théâtre de révolutions anti-yankee ancrées dans les mythologies du XIXe siècle ou un regroupement de nouvelles puissances « émergentes » qui cherchent à prendre le train de la croissance.
Plutôt que d’employer les raccourcis habituels, ce recueil d’articles initialement parus dans la New Left Review révèle la diversité et la complexité de ces nations à la recherche de solutions singulières pour sortir du « chaudron du diable » dans lequel l’histoire nous enferme. Faudrait-il pour cela critiquer les errances de Lula et du Parti des travailleurs, suivre la conversion des économies illégales ou revenir sur les fissures de la contre-révolution libérale derrière leurs façades médiatiques ?

Sommaire :

Des républiques Potemkine, Bolivar Echevarria – Comment fut trouvée la formule d’une grande littérature brésilienne, Roberto Schwartz – L’ornithorynque, Chico de Oliveira – Des façons d’écouter dans un média visuel", Ismail Xavier – Ce qui existe ne peut pas être vrai", entretien avec Adolfo Gilly – le relooking de Medellin, Forrest Hylton – A quoi ressemble la protection sociale du XXIe siècle, Lena Lavinas – Imprévisible Cuba, Emily Morris
 
 

jeudi 26 février 2015

écouter: Christelle Avril, Les aides à domicile : Un autre monde populaire



écouter:  Christelle Avril, Les aides à domicile : Un autre monde populaire
Midi Magazine par Laurence Arven, 30.10.2014
Christelle Avril
Les aides à domicile
Un autre monde populaire
Postface d'Olivier Schwartz
 La Dispute
Corps Santé Société
2014
 
Présentation de l'éditeur
Plus de cinq cent mille femmes travaillent comme aides à domicile en France ; ce chiffre ne cesse d’augmenter face aux besoins croissants des personnes âgées et des familles. Mais qui sont ces femmes – parce que ce sont essentiellement des femmes – et quelles sont leurs conditions d’existence ? Sait-on vraiment en quoi consiste leur travail quotidien ? Que signifie pour elles travailler auprès de personnes âgées ?
Christelle Avril, sociologue, maîtresse de conférences à l’université Paris-XIII et chercheuse au laboratoire IRIS, travaille sur l’articulation entre classe, genre et « race » dans une perspective résolument empirique et en multipliant les méthodes d’enquête et d’analyse. Elle éclaire l’univers des femmes des milieux populaires en partant, de façon inédite, de la scène professionnelle.
L’auteure révèle ainsi parmi ces travailleuses du bas de l’échelle sociale de profondes divisions qui différencient les attitudes de classe, opposent immigrées et non immigrées, ou encore distinguent les conceptions de l’identité féminine.
Fondé sur une enquête de terrain extrêmement riche et sur des données chiffrées, cet ouvrage, dont Olivier Schwartz souligne dans sa postface l’importance et l’audace, éclaire les rapports et les tensions qui mettent en mouvement l’ensemble de la société.
Christelle Avril est sociologue, maîtresse de conférences en sociologie à l'université Paris 13-Nord, membre du laboratoire IRIS (CNRS, INSERM) et du master "Genre, politique, sexualité" de l'EHESS. Elle a contribué à l'ouvrage Charges de famille : Dépendance et parenté dans la France contemporaine, La Découverte, en 2003 et à L'insertion professionnelle des femmes : Entre contraintes et stratégies d'adaptation, aux PUR, en 2006.
Elle a co-dirigé "Classes populaires et services publics" de la revue Sociétés contemporaines, en 2005. Elle est également l'auteure de plusieurs articles dans des revues de sciences sociales et a publié, en collaboration avec Marie Cartier et Delphine Serre, Enquêter sur le travail : Concepts, méthodes, récits, La Découverte, "Grands Repères", en 2010. 
extraits

jeudi 12 juin 2014

Christelle Avril, Les aides à domicile : Un autre monde populaire



Christelle Avril
Les aides à domicile
Un autre monde populaire
Postface d'Olivier Schwartz
Corps Santé Société
La Dispute
2014
 
Présentation de l'éditeur
Plus de cinq cent mille femmes travaillent comme aides à domicile en France ; ce chiffre ne cesse d’augmenter face aux besoins croissants des personnes âgées et des familles. Mais qui sont ces femmes – parce que ce sont essentiellement des femmes – et quelles sont leurs conditions d’existence ? Sait-on vraiment en quoi consiste leur travail quotidien ? Que signifie pour elles travailler auprès de personnes âgées ?
Christelle Avril, sociologue, maîtresse de conférences à l’université Paris-XIII et chercheuse au laboratoire IRIS, travaille sur l’articulation entre classe, genre et « race » dans une perspective résolument empirique et en multipliant les méthodes d’enquête et d’analyse. Elle éclaire l’univers des femmes des milieux populaires en partant, de façon inédite, de la scène professionnelle.
L’auteure révèle ainsi parmi ces travailleuses du bas de l’échelle sociale de profondes divisions qui différencient les attitudes de classe, opposent immigrées et non immigrées, ou encore distinguent les conceptions de l’identité féminine.
Fondé sur une enquête de terrain extrêmement riche et sur des données chiffrées, cet ouvrage, dont Olivier Schwartz souligne dans sa postface l’importance et l’audace, éclaire les rapports et les tensions qui mettent en mouvement l’ensemble de la société.
Christelle Avril est sociologue, maîtresse de conférences en sociologie à l'université Paris 13-Nord, membre du laboratoire IRIS (CNRS, INSERM) et du master "Genre, politique, sexualité" de l'EHESS. Elle a contribué à l'ouvrage Charges de famille : Dépendance et parenté dans la France contemporaine, La Découverte, en 2003 et à L'insertion professionnelle des femmes : Entre contraintes et stratégies d'adaptation, aux PUR, en 2006.
Elle a co-dirigé "Classes populaires et services publics" de la revue Sociétés contemporaines, en 2005. Elle est également l'auteure de plusieurs articles dans des revues de sciences sociales et a publié, en collaboration avec Marie Cartier et Delphine Serre, Enquêter sur le travail : Concepts, méthodes, récits, La Découverte, "Grands Repères", en 2010. 
Bonnes feuilles (313 Ko)

mercredi 24 juillet 2013

écouter: Martin Thibault, Ouvriers malgré tout



écouter: Martin Thibault, Ouvriers malgré tout, Cours & Travaux, Raisons d'agir, 2013
Turbulences par Patrick Nivolle et Kevin Sonsa Kini, 28 juin 2013
Martin Thibault
Ouvriers malgré tout
Enquête sur les ateliers de maintenance des trains de la Régie autonome des transports parisiens 
Préface d'Olivier Schwartz
Cours &Travaux
Raisons d'agir
2013

Présentation de l'éditeur
La mort annoncée du monde ouvrier ne doit pas cacher ni la pérennité de cette condition (près du quart de la population active), ni les transformations en cours, notamment dans certaines fractions de la jeunesse. Invisibles, délaissés politiquement, les ouvriers ne semblent plus capables de faire entendre leur voix. Pourtant, un ouvrier sur quatre a aujourd’hui entre 15 et 29 ans et, si les travaux sur les générations antérieures ont été nombreux, la jeunesse ouvrière semble d’autant plus invisible aujourd’hui qu’elle est peu explorée. L’enquête ethnographique présentée dans cet ouvrage, et qui a été menée pendant huit ans sur de jeunes ouvriers de la maintenance des trains à la RATP, entend donner à voir un univers social peu visible à trois titres : le monde ouvrier déjà, celui du public ensuite, la jeunesse ouvrière enfin. Elle nous amène à suivre des trajectoires de jeunes, de leur sortie de l’école à leur insertion dans le monde du travail, de leur quotidien dans l’atelier à leurs activités en dehors, de leurs acceptations des contraintes managériales à de nouvelles formes de résistances au travail...
Ainsi, ce livre se propose de répondre à trois questions : Qu’est-ce qu’être un jeune ouvrier et comment ces jeunes vivent-ils cette condition ? En quoi cette génération apparaît-elle distante de celle qui la précède ? En quoi la perméabilité aux normes managériales du secteur privé tend à remettre en cause la « particularité » de ces ouvriers de la RATP et une certaine idée du service public ?
 

jeudi 13 juin 2013

Martin Thibault, Ouvriers malgré tout - Enquête sur les ateliers de maintenance des trains de la Régie autonome des transports parisiens

Martin Thibault
Ouvriers malgré tout
Enquête sur les ateliers de maintenance des trains de la Régie autonome des transports parisiens 
Préface d'Olivier Schwartz
Cours & Travaux
Raisons d'agir
2013

Présentation de l'éditeur
La mort annoncée du monde ouvrier ne doit pas cacher ni la pérennité de cette condition (près du quart de la population active), ni les transformations en cours, notamment dans certaines fractions de la jeunesse. Invisibles, délaissés politiquement, les ouvriers ne semblent plus capables de faire entendre leur voix. Pourtant, un ouvrier sur quatre a aujourd’hui entre 15 et 29 ans et, si les travaux sur les générations antérieures ont été nombreux, la jeunesse ouvrière semble d’autant plus invisible aujourd’hui qu’elle est peu explorée. L’enquête ethnographique présentée dans cet ouvrage, et qui a été menée pendant huit ans sur de jeunes ouvriers de la maintenance des trains à la RATP, entend donner à voir un univers social peu visible à trois titres : le monde ouvrier déjà, celui du public ensuite, la jeunesse ouvrière enfin. Elle nous amène à suivre des trajectoires de jeunes, de leur sortie de l’école à leur insertion dans le monde du travail, de leur quotidien dans l’atelier à leurs activités en dehors, de leurs acceptations des contraintes managériales à de nouvelles formes de résistances au travail...
Ainsi, ce livre se propose de répondre à trois questions : Qu’est-ce qu’être un jeune ouvrier et comment ces jeunes vivent-ils cette condition ? En quoi cette génération apparaît-elle distante de celle qui la précède ? En quoi la perméabilité aux normes managériales du secteur privé tend à remettre en cause la « particularité » de ces ouvriers de la RATP et une certaine idée du service public ?
 

vendredi 9 décembre 2011

Georges Canguilhem, Œuvres complètes Tome I : écrits philosophiques et politiques (1926-1939)


Georges Canguilhem

Œuvres complètes
Tome I : écrits philosophiques
et politiques (1926-1939)

Edité sous la direction de Jean-François Braunstein et Yves Schwartz, préface de Jacques Bouveresse
Vrin, « Bibliothèque des Textes Philosophiques », 2011.  

Présentation de l'éditeur 
Georges Canguilhem fut un personnage majeur dans l’univers intellectuel français de l’après-guerre. Pendant longtemps, sa notoriété a largement reposé sur ses travaux d’histoire des sciences, et ses vues originales sur la technique. Aux yeux de ses disciples, il apparaissait comme un maître dans le maniement rigoureux des concepts, avec une attention particulière aux sciences de la vie et aux pratiques de la médecine.
Depuis une décennie, on a le sentiment que ses écrits et sa personne, au-delà de cette spécialisation de l’exercice philosophique, sollicitent l’intérêt et les recherches de publics nouveaux, dépassant largement les cercles de ceux qui l’ont connu. Le premier volume de ces Œuvres Complètes devrait aider à comprendre ce phénomène : Georges Canguilhem est sans aucun doute un représentant de l’école française d’histoire des sciences, mais cette spécialisation intellectuelle repose sur un engagement philosophique, politique, profond, passionné, parfois virulent, dont va témoigner son engagement dans la Résistance. C’est ce qui devrait apparaître aux lecteurs des textes publiés par le jeune Canguilhem, de 1926 à 1939.
Réunis et présentés par un collectif d’universitaires et de jeunes chercheurs, ces textes sont regroupés en trois parties : l’ensemble des articles de revues, lettres et divers documents de circonstance, le fascicule Le Fascisme et les paysans de 1935, et le Traité de Logique et de Morale, publié à compte d’auteur à Marseille en 1939, avec Camille Planet.

samedi 25 juin 2011

écouter: QUE FAIRE DE L’UNION EUROPÉENNE ? Colloque organisé par le M’PEP


- Débat autour du thème : "l’Europe peut-elle être sociale ?"
Intervenant :
  • Antoine Schwartz, politiste et chercheur à l’Université Nanterre Paris-ouest.
Intervenant :
  • Aurélien Bernier, porte parole du M’PEP
Intervenants :
  • Bernard Cassen, secrétaire général de l’association Mémoire des luttes, président d’honneur d’Attac.
  • Frédéric Lordon, directeur de recherche au CNRS.
  • Jacques Nikonoff, porte parole du M’PEP, professeur associé à l’Institut d’études européennes de l’Université Paris 8, ancien Attaché financier à New York.
  • Jacques Sapir, directeur d’étude à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales
  • Emmanuel Todd, historien, ingénieur de recherche
Voir les videos du colloque

jeudi 2 décembre 2010

Politix n° 89, 2010/1, L'Académie européenne

Politix n° 89, 2010/1, L'Académie européenne

Page 3 à 6
  Éditorial

Dossier : L'Académie européenne

Page 9 à 34
Cécile Robert et Antoine Vauchez,   L'Académie européenne Savoirs, experts et savants dans le gouvernement de l'Europe

Page 35 à 56
François Denord et Antoine Schwartz,   L'économie (très) politique du traité de Rome

Page 57 à 78
Stéphanie Hennette-Vauchez,   L'Europe au service du droit des droits de l'homme Réalité politique, entreprise savante et autonomisation d'une branche du droit

Page 79 à 101
Philippe Aldrin,   L'invention de l'opinion publique européenne Genèse intellectuelle et politique de l'Eurobaromètre (1950-1973)

Page 103 à 124
Morgane Le Boulay,   Investir l'arène européenne de la recherche Le « Groupe de Liaison » des historiens auprès de la Commission européenne

Page 125 à 144
Laure Neumayer,   Les études européennes en République tchèque Entre héritages communistes et incitations communautaires

Varia

Page 147 à 172
Willy Beauvallet et Sébastien Michon,   L'institutionnalisation inachevée du Parlement européen Hétérogénéité nationale, spécialisation du recrutement et autonomisation

Page 173 à 191
Frédéric Lordon,   Politique de la valeur financière Les stress tests bancaires entre indétermination et coups de force

En débat

Page 195 à 214
Laurent Mucchielli,   Vers une criminologie d'État en France ? Institutions, acteurs et doctrines d'une nouvelle science policière

Notes de lecture

Page 215 à 225
  Notes de lecture
Résumé ]Version HTML ]Version PDF ]

mercredi 1 septembre 2010

Video-audio- Livre: L'État démantelé

audio:

Laurent Bonelli et Raoul Marc Jennar, L'état démantelé
 Là-bas si j'y suis, par Daniel Mermet, 15 mars 2011
Willy Pelletier, La fonction publique employeur modèle ?, Du Grain à moudre par Brice Couturier, Louise Tourret, 12.01.2011

Willy Pelletier, présenté par Alain Bedouet, Le téléphone sonne, 11 novembre 2010

Willy Pelletier à propos de L'Etat démantelé , "Parenthèse", 04 septembre 2010


Videos du Colloque : « L’Etat démantelé »
samedi 27 juin 2009
organisé par la Fondation Copernic et le Monde diplomatique
01 - Michel Vaxès
02 - Serge Halimi
03 - François Denord
04 - Willy Pelletier
05 - Alain Garrigou
06 - Philippe Riutort
07 - Laurent Bonnelli
08 - André Grimaldi
09 - Hélène Adam
10 - Noël Daucé
11 - Joëlle Moreau
12 - Sabine Rozier
13 - Édouard Sill
14 - Gilles Garnier
15 - Francine Bavay
16 - Jean Christian Billard
17 - Gilles Sainati
18 - Frédéric Neyrat
19 - Bernard Lacroix - Clôture : Caroline Mécary




L'État démantelé
Enquête sur une contre-révolution silencieuse

Laurent BONELLI, Willy PELLETIER
Collection : Cahiers libres
La Découverte
2010



Présentation de l'éditeur
Dans le débat public, les diagnostics alarmistes sur la « crise de l’État-providence », et les procès contre l’État-redistributeur, ont laissé place à toujours plus d’injonctions à « réformer l’État ». Cet impératif est devenu le point de ralliement d’élites politiques (de droite comme de gauche), de hauts fonctionnaires nationaux et internationaux, mais aussi des intellectuels les plus en vue, de journalistes, voire de certains syndicalistes.
Que recouvre cette « réforme de l’État » ? Comment a-t-elle été mise en œuvre depuis vingt ans ? Quelles conséquences pour le service public et les usagers ? Ce livre s’efforce de répondre à ces questions en faisant dialoguer des chercheurs, des fonctionnaires et des syndicalistes. L’échange d’analyses et d’expériences permet de dessiner les lignes de force de ce mouvement, tout en restant attentif aux singularités observables.
Ce travail intellectuel et collectif est nécessaire pour comprendre une contre-révolution silencieuse.
Car, si les réformes néolibérales de l’État s’effectuent parfois à grand renfort de publicité (privatisation de La Poste, restrictions des budgets de l’hôpital public ou de l’Éducation nationale), elles sont le plus souvent invisibles, et ne rencontrent que des protestations sectorielles, peu coordonnées, encore moins médiatisées. Elles passent par tel décret, telle directive, telle circulaire, voués à demeurer obscurs et confidentiels, dans certains cas élaborés par des cabinets d’audit privés… La plupart, et parmi les plus structurelles, passent inaperçues, sauf pour ceux qui en affrontent directement les conséquences…
Au terme de ce voyage dans la « réforme de l’État » et ses effets, c’est l’avenir des services publics, de nos services publics, qui est en jeu. C’est-à-dire celui d’un modèle de société.

Laurent Bonelli est maître de conférences en science politique à l’université Paris-X (Nanterre) . Il a co-dirigé l’ouvrage La Machine à punir. Pratiques et discours sécuritaires (L’Esprit frappeur, Paris, 2001) et publié, à La Découverte, La France a peur (2008). Il est par ailleurs membre de la rédaction du Monde diplomatique.
Willy Pelletier, sociologue à l’université de Picardie, est coordinateur général de la Fondation Copernic depuis 1998. Il a notamment publié, avec Claire Le Strat, La canonisation libérale de Tocqueville (Syllepse, 2006)