Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



jeudi 11 septembre 2014

écouter: Yves Gingras, présentation du livre Controverses. Accords et désaccords en sciences humaines et sociales


écouter: Yves Gingras, présentation du livre Controverses. Accords et désaccords en sciences humaines et sociales
commentaires de Jean-Guy Prévost (Science politique, UQAM) et Vincent Guillin (Philosophie, UQAM).
CIRST, UQAM, 05.09.2014

Controverses
Accords et désaccords en sciences humaines et sociales 
(Sous la direction de Yves Gingras)
Culture & Société
CNRS
2014

Présentation de l'éditeur
Statistiques ethniques contestées par les sociologues, disputes homériques entre historiens sur Aristote au Mont-Saint-Michel, tirs croisés contre Galilée hérétique et Galilée courtier, polémiques cristallisées par Black Athena, ouvrage prétendant revisiter l’histoire de l’Égypte antique… Les chercheurs en sciences sociales raffolent des controverses qui donnent du piquant à une vie académique souvent monotone.
Ces débats font-ils pour autant avancer la connaissance ? Ne seraient-ils que des dialogues de sourds entre spécialistes défendant leur part de vérité ? En revenant sur ces querelles emblématiques, les études réunies dans cet ouvrage semblent confirmer le jugement de Schopenhauer : « En règle générale, celui qui débat ne se bat pas pour la vérité mais pour sa thèse… »
Professeur au département d’histoire à l’université du Québec à Montréal (UQAM), titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire et sociologie des sciences, Yves Gingras est notamment l’auteur d’Éloge de l’homo techno-logicus (2005) et de Sociologie des sciences (2013).


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