Pierre Bourdieu, in Pour un savoir engagé, Athènes, mai 2001, Raisons d'agir-Grèce, Le Monde Diplomatique, février 2002 — Page 3, aussi in Interventions, 1961-2001. Science sociale et action politique, Agone, P.465-469
"D’autre part, les mouvements sociaux ont apporté des méthodes d’action que les syndicats ont peu à peu, encore une fois, oubliées, ignorées ou refoulées. Et en particulier des méthodes d’action personnelle : les actions des mouvements sociaux recourent à l’efficacité symbolique, une efficacité symbolique qui dépend, pour une part, de l’engagement personnel de ceux qui manifestent ; un engagement personnel qui est aussi un engagement corporel.
Il ne s’agit pas de défiler, bras dessus bras dessous, comme le font traditionnellement les syndicalistes le 1er mai. Il faut faire des actions, des occupations de locaux, etc. Ce qui demande à la fois de l’imagination et du courage."

samedi 21 mars 2015

Savoir/agir n°31, Démocratie

Savoir/agir n°31, Démocratie
éditions du Croquant, 2015 
S'abonner

Format PDF
 
Présentation de l'éditeur
La démocratie va mal. Abstention massive et montée de l’extrême-droite caractérisent les élections en France mais aussi en Europe. La démocratie participative a suscité beaucoup d’espoirs, qui restent cependant à confirmer. D’où de plus en plus d’interrogations sur les formes contemporaines du « jeu politique ».
Sans prétention à l’exhaustivité, ce numéro de la revue aborde quelques-unes de ces questions. Michel Offerlé rappelle que l’invention du « citoyen » ne s’est pas faite en un jour. Daniel Gaxie recense les problèmes inhérents à la représentation politique : délégation/dépossession, proximité/distance entre représentants et représenté, professionnalisation politique. Patrick Lehingue se penche sur les rapports des classes populaires à la démocratie représentative en les déclinant selon la trilogie d’Albert Hirschmann : exit (abstention), voice (protestation « frontiste »), loyalty (vote de classe).
Existe-t-il des « solutions » ? José-Luis Moreno Pestaña analyse ce qu’a été le rôle du tirage au sort dans la démocratie athénienne. Guillaume Gourgues s’interroge sur les exigences démocratiques en matière de participation. Dans la même perspective, Lilian Mathieu analyse les rapports entre mouvements sociaux et partis politiques. Enfin, François Houtart esquisse un bilan des « révolutions citoyennes en Amérique latine » qui inspirent souvent en France la quête d’une résurrection démocratique.
Le grand entretien de ce numéro est consacré au sociologue Patrick Champagne.

Éditorial

par Frédéric Lebaron

Dossier : Démocratie, coordonné par Gérard Mauger et Claude Poliak

Michel Offerlé, L’appel aux urnes. Comment les hommes français sont devenus des électeurs
Daniel Gaxie, Questionner la représentation politique
Patrick Lehingue, Les classes populaires et la démocratie représentative en France : exit, voice ou loyalty ?
José-Luis Moreno-Pestaña, Le tirage au sort ou la socialisation du capital politique
Guillaume Gourgues, Plus de participation, pour plus de démocratie ?
Lilian Mathieu, Je t’aime, moi non plus : mouvements sociaux et partis, entre critique et instrumentalisation
François Houtart, Les révolutions citoyennes en Amérique latine.

Grand entretien avec Patrick Champagne

propos recueillis par Gérard Mauger et Louis Pinto

Chronique de la gauche de la gauche

L’heure grecque, par Louis Weber

Rhétorique réactionnaire

Sur les attentats des 7 et 9 janvier 2015, par Gérard Mauger

Alterindicateurs

Pollution et mortalité anormale dans les Ardennes, par Germain Barré

Politiques d’ailleurs

Crise économique et mobilisations pour l’emploi : un cas en Andalousie, par Francisco Manuel Carballo Rodríguez

Chronique d’outre-Manche

Glasgow, par Keith Dixon

Médias

Les revues de sciences humaines et sociales : une économie fragile, par Jean Pérès

 (source: Savoir/agir)

Aucun commentaire: