« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mercredi 16 juin 2021

Un capital médiatique ? Usages et légitimation de la médiatisation en politique, Sous la direction de Clément Desrumaux et Jérémie Nollet

 

 


 

 

Un capital médiatique ?  

Usages et légitimation de la médiatisation en politique

Sous la direction de Clément Desrumaux et Jérémie Nollet  

P.U. Rennes

Res Publica

2021

 

 

Présentation de l'éditeur

Peut-on réussir en politique grâce aux «médias»? C’est souvent de cette manière que les professionnels de la politique, les journalistes ou les citoyens appréhendent l’usage politique des médias. Cette formulation fait pourtant obstacle à l’explication des processus sociaux à l’oeuvre dans la médiatisation de la politique. Afin de montrer comment la médiatisation peut être agissante en politique, cet ouvrage met à l’épreuve le concept de « capital médiatique », une forme de capital symbolique tiré de la médiatisation. Les contributions examinent les opérations d’accumulation, d’appropriation, de légitimation, de conversion ou de rentabilisation de ce capital, à partir d’études de cas (Louise Michel, José Bové, Emmanuel Macron ou les parlementaires). 

L’ouvrage n’est pas seulement une étude de la médiatisation du politique: c’est aussi une contribution à la sociologie du champ politique et des ressources qui y prévalent. Il analyse le travail des agents politiques en lien avec tout ou partie du champ journalistique, et plus largement dans un espace médiatique profondément transformé par le numérique. Il conclut à l’inégale rentabilité du capital médiatique selon la position dans le champ politique.

Les réflexions engagées invitent à réfléchir, par analogie, à d’autres espaces pour lesquels la reconnaissance médiatique est un enjeu stratégique et semble être une ressource valorisée.

Introduction

Table des matières


 

vendredi 26 avril 2019

La politique désenchantée ? Perspectives sociologiques autour des travaux de Daniel Gaxie

La politique désenchantée ?
Perspectives sociologiques autour des travaux de Daniel Gaxie
Lorenzo Barrault-Stella, Brigitte Gaïti et Patrick Lehingue (dir.)
PUR
Res Publica 
2019


Présentation de l'éditeur
Cet ouvrage collectif propose une réflexion de politistes et de sociologues qui s’adosse aux travaux de Daniel Gaxie. C’est l’occasion de reprendre le débat autour des nombreux domaines qu’il a défrichés, qu’il s’agisse de travaux sur la représentation et la professionnalisation politiques, sur la politisation des « profanes », sur le militantisme et ses rétributions ou encore sur les luttes au principe de l’action publique. Le pari était le suivant : montrer comment cette sociologie qui, dans les années 1970, dévoilait les ressorts sociaux d’un enchantement largement partagé de la politique démocratique, montrant la faible démocratisation du recrutement des représentants, définissant les contours d’un « cens caché », critiquant une vision héroïsée de l’action publique, pouvait analyser aujourd’hui un monde politique nouveau, largement désenchanté (« crise » de la représentation, suspicions autour de l’activité politique, jugements désabusés sur son impuissance…). La fameuse lutte contre les prénotions qui habitait le métier de sociologue doit désormais emprunter des chemins beaucoup plus escarpés. Les textes réunis posent frontalement la question de l’actualisation des apports de cette sociologie politique et s’interrogent sur les manières de la renouveler en soulignant des manques, en suggérant des prolongements et en proposant des pistes pour l’avenir







mardi 15 novembre 2016

Le lobbying électoral. Groupes en campagne présidentielle (2012), Guillaume Courty et Julie Gervais (dir.)


Le lobbying électoral
Groupes en campagne présidentielle (2012)
Guillaume Courty et Julie Gervais (dir.)
Préface de Daniel Gaxie
P.U. Septentrion
Espaces politiques
2016

Présentation de l'éditeur
L'élection présidentielle n’a jamais donné lieu en France à une étude portant sur les acteurs centraux des campagnes électorales que sont les associations, les syndicats, les organisations professionnelles, les collectifs, les ONG ou les think tanks. Tous poursuivent alors un objectif commun : tenter de convaincre les candidats et candidates de l’intérêt d’un projet, d’une cause ou d’une proposition de politique publique. Quelles sont les formes de lobbying à l’œuvre pendant une campagne électorale et comment appréhender leurs effets ? Une équipe de politistes et de sociologues répond à cette question inédite en suivant la campagne présidentielle de 2012 au cœur de la mêlée, dans le quotidien des groupes mobilisés. Loin de la vision légitime de l’élection réduite à un simple affrontement de candidats et de candidates arbitré par le vote et les médias, les enquêtes analysent ici la campagne présidentielle comme un terrain privilégié de l’exercice du lobbying.
avec C. Argibay, P.-Y. Baudot, S. Béroud, A. Célestine, S. Cissokho, R. Cos, A. Revillard, A. Roger, A.-F. Taiclet.

 

mardi 8 mars 2016

SPEL, Les sens du vote. Une enquête sociologique (France 2011-2014)

SPEL
Les sens du vote
Une enquête sociologique 
(France 2011-2014)
P.U.Rennes
Res Publica
2016

Présentation de l'éditeur
Que savons-nous des électeurs ? Tantôt honorés comme les garants de la démocratie, tantôt dénigrés pour leur apathie, parfois dénoncés pour leurs choix irrationnels ou soupçonnés de se laisser trop aisément séduire par les sirènes populistes, les électeurs des démocraties contemporaines font l'objet d'analyses contradictoires et leurs choix paraissent aujourd'hui plus mystérieux que jamais. La science électorale qui a construit, en France et aux Etats-Unis, de solides modèles d'interprétation du vote semble elle-même partiellement désarmée.
Face à un électeur qui se donne désormais à voir comme plus versatile et moins prévisible, plus critique à l'égard du politique et qui donne moins aveuglément sa voix à ses représentants, les enquêtes par sondage paraissent de moins en moins susceptibles d'éclairer les racines sociales du vote et de comprendre les mécanismes des choix électoraux. Une équipe de onze politistes et sociologues français a mené pendant deux ans une enquête inédite : suivre et interroger tout au long de la campagne de l'élection présidentielle et des législatives de 2012, 69 électeurs représentant une certaine diversité de la population française, constituant un témoignage inédit sur les perceptions du politique et les rapports qu'entretiennent au vote ces Français ordinaires.
Le collectif SPEL est composé de 11 chercheurs(ses) qui ont participé à cette enquête collective sur l’élection présidentielle et les élections législatives de 2012 : Éric Agrikoliansky, Lorenzo Barrault-Stella, Clémentine Berjaud, Thibaud Boncourt, Julien Fretel, Daniel Gaxie, Kevin Geay, Jérôme Heurtaux, Brigitte Le Grignou, Sabine Rozier et Anne-France Taiclet.

Les auteurs





mardi 9 février 2016

en ligne: Savoir/agir n°31, Démocratie

 Savoir/agir n°31, Démocratie
éditions du Croquant, 2015 
S’abonner

Éditorial

par Frédéric Lebaron

Dossier : Démocratie, coordonné par Gérard Mauger et Claude Poliak

Michel Offerlé, L’appel aux urnes. Comment les hommes français sont devenus des électeurs
Daniel Gaxie, Questionner la représentation politique
Patrick Lehingue, Les classes populaires et la démocratie représentative en France : exit, voice ou loyalty ?
José-Luis Moreno-Pestaña, Le tirage au sort ou la socialisation du capital politique
Guillaume Gourgues, Plus de participation, pour plus de démocratie ?
Lilian Mathieu, Je t’aime, moi non plus : mouvements sociaux et partis, entre critique et instrumentalisation
François Houtart, Les révolutions citoyennes en Amérique latine.

Grand entretien avec Patrick Champagne

propos recueillis par Gérard Mauger et Louis Pinto

Chronique de la gauche de la gauche

L’heure grecque, par Louis Weber

Rhétorique réactionnaire

Sur les attentats des 7 et 9 janvier 2015, par Gérard Mauger

Alterindicateurs

Pollution et mortalité anormale dans les Ardennes,par Germain Barré

Politiques d’ailleurs

Crise économique et mobilisations pour l’emploi : un cas en Andalousie, par Francisco Manuel Carballo Rodríguez

Chronique d’outre-Manche

Glasgow, par Keith Dixon

Médias

Les revues de sciences humaines et sociales : une économie fragile, par Jean Pérès

(source: Savoir/agir)

mardi 2 juin 2015

Pratiques de la représentation politique, Sous la direction de Alice Mazeaud

Pratiques de la représentation politique
Sous la direction de Alice Mazeaud
P.U.Rennes
Res Publica
2014


Présentation de l'éditeur
SUCCÈS du Front National, recul des partis de gouvernement, niveau élevé de l’abstention, la « crise de la représentation » fut de nouveau un point de passage obligé de l’exégèse électorale des élections municipales et européennes de 2014. Cet ouvrage entend rompre avec les jugements de valeurs qui alimentent cette thématique récurrente du débat public pour éclairer les pratiques de la représentation politique. Le parti pris est ici de ré-insèrer la représentation politique issue du suffrage universel dans l’espace de la compétition permanente pour la représentation des intérêts sociaux. L’élection est ainsi envisagée comme une modalité et une temporalité, spécifique mais non exclusive, de désignation des représentants et de légitimation des groupes qu’ils prétendent représenter. 
Ainsi, cet ouvrage construit sur la base de trois parties thématiques – la représentativité de l’élu : discours et pratiques ; l’organisation du travail de la représentation politique ; la mise en forme des intérêts et des groupes sociaux – offre une analyse globale et actualisée de la représentation politique telle qu’elle se pratique face aux demandes sociales et aux logiques de la concurrence politique. Si les travaux sont centrés sur le cas français, l’attention accordée aux échelles multiples (locale, nationale, européenne) de la représentation politique, les contrepoints apportés par des cas étrangers et la variété des terrains et des méthodes d’enquête (travaux quantitatifs, suivi embarqué d’élus...) permettent un éclairage plus large des « rouages de la représentation politique ».

samedi 21 mars 2015

Savoir/agir n°31, Démocratie

Savoir/agir n°31, Démocratie
éditions du Croquant, 2015 
S'abonner

Format PDF
 
Présentation de l'éditeur
La démocratie va mal. Abstention massive et montée de l’extrême-droite caractérisent les élections en France mais aussi en Europe. La démocratie participative a suscité beaucoup d’espoirs, qui restent cependant à confirmer. D’où de plus en plus d’interrogations sur les formes contemporaines du « jeu politique ».
Sans prétention à l’exhaustivité, ce numéro de la revue aborde quelques-unes de ces questions. Michel Offerlé rappelle que l’invention du « citoyen » ne s’est pas faite en un jour. Daniel Gaxie recense les problèmes inhérents à la représentation politique : délégation/dépossession, proximité/distance entre représentants et représenté, professionnalisation politique. Patrick Lehingue se penche sur les rapports des classes populaires à la démocratie représentative en les déclinant selon la trilogie d’Albert Hirschmann : exit (abstention), voice (protestation « frontiste »), loyalty (vote de classe).
Existe-t-il des « solutions » ? José-Luis Moreno Pestaña analyse ce qu’a été le rôle du tirage au sort dans la démocratie athénienne. Guillaume Gourgues s’interroge sur les exigences démocratiques en matière de participation. Dans la même perspective, Lilian Mathieu analyse les rapports entre mouvements sociaux et partis politiques. Enfin, François Houtart esquisse un bilan des « révolutions citoyennes en Amérique latine » qui inspirent souvent en France la quête d’une résurrection démocratique.
Le grand entretien de ce numéro est consacré au sociologue Patrick Champagne.

Éditorial

par Frédéric Lebaron

Dossier : Démocratie, coordonné par Gérard Mauger et Claude Poliak

Michel Offerlé, L’appel aux urnes. Comment les hommes français sont devenus des électeurs
Daniel Gaxie, Questionner la représentation politique
Patrick Lehingue, Les classes populaires et la démocratie représentative en France : exit, voice ou loyalty ?
José-Luis Moreno-Pestaña, Le tirage au sort ou la socialisation du capital politique
Guillaume Gourgues, Plus de participation, pour plus de démocratie ?
Lilian Mathieu, Je t’aime, moi non plus : mouvements sociaux et partis, entre critique et instrumentalisation
François Houtart, Les révolutions citoyennes en Amérique latine.

Grand entretien avec Patrick Champagne

propos recueillis par Gérard Mauger et Louis Pinto

Chronique de la gauche de la gauche

L’heure grecque, par Louis Weber

Rhétorique réactionnaire

Sur les attentats des 7 et 9 janvier 2015, par Gérard Mauger

Alterindicateurs

Pollution et mortalité anormale dans les Ardennes, par Germain Barré

Politiques d’ailleurs

Crise économique et mobilisations pour l’emploi : un cas en Andalousie, par Francisco Manuel Carballo Rodríguez

Chronique d’outre-Manche

Glasgow, par Keith Dixon

Médias

Les revues de sciences humaines et sociales : une économie fragile, par Jean Pérès

 (source: Savoir/agir)

mercredi 19 juin 2013

Trente ans après La Distinction, Sous la direction de Philippe Coulangeon et Julien Duval (en librairie le 27 juin 2013)

Trente ans après La Distinction
Sous la direction de Philippe Coulangeon et Julien Duval
La Découverte
2013

Présentation de l'éditeur
Dès sa parution en 1979, le livre de Pierre Bourdieu, La Distinction, fait l'objet de vifs débats. Mettant au jour les déterminants sociaux de nos goûts et de nos choix dans des domaines très divers (culture, alimentation, politique...) et il montre la « lutte des classes » à l'oeuvre dans les jugements les plus quotidiens. Il bouscule simultanément les routines de la recherche en sciences sociales. À partir des années 1980, les débats ont pris un tour international. Aujourd'hui, La Distinction est le livre de sociologie le plus cité au monde et il continue d'alimenter les discussions.
Le présent ouvrage dresse un bilan de sa postérité et de son actualité. La culture savante joue-t-elle, dans les sociétés contemporaines, le même rôle qu'il y a trente ans ? Comment l'élévation générale du niveau d'instruction, le développement d'un chômage de masse, ou encore la ségrégation spatiale croissante, ont-ils affecté les rapports entre les groupes sociaux ? Et que nous apprennent les sociologues étrangers qui transposent le cadre théorique de La Distinctionà d'autres contextes nationaux ?
En rassemblant une trentaine de spécialistes, français et étrangers, cet ouvrage invite à réfléchir aux transformations qui travaillent nos sociétés et, simultanément, au destin unique (quoique paradoxal) de La Distinction et de la sociologie de Pierre Bourdieu dans les sciences sociales contemporaines.
Introduction,par Philippe Coulangeon et Julien Duval
Un « classique » très discuté
Un livre-gigogne
Une réception mouvementée
L'actualité de La Distinction et ses facettes
I / Genèse et réception internationale de La Distinction
1. Les tentatives de construction de l'espace social, de l'« Anatomie du goût » àLa Distinction. Quelques repères pour l'histoire d'une recherche,par Monique de Saint-Martin La composition du livre
L'enquête sur le goût
Construction de l'espace social et de l'espace des styles de vie
Les différents groupes et classes
D'« Anatomie du goût » àLa Distinction. Variations dans les schémas et dans l'interprétation
Les analyses des correspondances
Les conditions de validité des analyses
Les failles d'une interprétation des données parfois unidimensionnelle
2. La carrière internationale de La Distinction,par Gisèle Sapiro Les traductions de La Distinction La réception et l'impact de La Distinction 3. En quoi Bourdieu a-t-il été utile à notre réflexion ? Le cas des États-Unis, par Michèle Lamont Le changement de relation entre sociologie française et sociologie américaine
La prise en compte inégale des critiques de Bourdieu du côté américain
La centralité de la quantification dans la réception américaine de Bourdieu
L'impact de Bourdieu sur la mutation culturelle de la « théorie »
Un regain d'intérêt pour la question des frontières
4. Distinction, légitimité et classe sociale,par Jean-Louis Fabiani
5. Du bon usage de
La Distinction, par Louis Pinto
Un système de différences
Axes, facteurs, pouvoirs
Faut-il donner raison au dernier qui a parlé ?
II / La Distinction, oeuvre phare de la sociologie de la culture
6. Dissonance et consonance dans l'amour de la musique contemporaine. Les limites de l'omnivorisme musical dans l'auditoire de l'Ensemble intercontemporain, par Stéphane Dorin
Un auditoire idéal pour une écoute totale ?
Le vieillissement des publics de la musique savante
Les incomplétudes de l'écoute totale : typologie des goûts et des pratiques musicales de l'auditoire
Omnivorisme contraint et omnivorisme choisi
7. Des jeunes « univores » ? Musique, ethnicité et (il)légitimité culturelle dans l'East-End londonien et en Seine-Saint-Denis,par Agathe Voisin Un goût omnivore et autonome
Un répertoire « minoritaire » ?
Une double illégitimité ?
8. Les grands lecteurs de romans policiers. Plaisirs et appropriations lectorales entre logiques de trajectoires et informalisation du rapport à la culture, par Annie Collovald et Erik Neveu
Des pratiques rétives aux interprétations les plus systématiques
Culture à l'état pratique ou rapport réaliste à la lecture
Goût pour les enjeux sociaux concrets et dispositions critiques
Lectures de polars et échappées identitaires
Au-delà de la légitimation d'un art mineur : une problématique de l'informalisation culturelle
Informalisation culturelle ?
9. « Anything but Soul Food ». Goûts et dégoûts alimentaires chez les habitants d'un quartier gentrifié, par Sylvie Tissot Diversité et distinction
Genèse d'un régime cosmopolite
Espace des goûts, espace des établissements
De l'art d'esthétiser les nourritures populaires
10. Les homologies structurales : une magie sociale sans magiciens ? La place des intermédiaires dans la fabrique des valeurs, par Olivier Roueff Une approche relationnelle et probabiliste : l'homologie entre les positions et les prises de position dans un champ
Une théorie de l'espace social : taux de conversion et homologies structurales entre les champs
Une théorie de la valeur : l'homologie entre les champs de production (offre) et l'espace social (demande) Une magie sociale sans magiciens ? Le statut causal des homologies structurales
Zones franches, domination(s), frontières
11. La culture à l'échelle individuelle : la transférabilité en question,par Bernard Lahire Au coeur des singularités
Des transferts imparfaits
III / Perspectives internationales
12. La Distinction revisitée : l'espace des styles de vie britannique en 2003
, par Tony Benett, Modesto Gayo-Cal, Brigitte Le Roèux, Mike Savage, Elisabeth Silva, Alan Warde et David Wright L'espace des styles de vie : la vie culturelle en Grande-Bretagne en 2003
Les groupes sociaux et l'espace des styles de vie
13. L'espace social, les pratiques quotidiennes et la ville. Repères pour une sociologie des divisions sociales et symboliques dans la ville de Porto, par Virgílio Borges Pereira Une lecture de La Distinction
L'espace social de Porto et la production des pratiques quotidiennes
Sur les processus de différentiation socio-spatiale de la ville de Porto
14. Le goût dominant comme goût traditionnel : préférences et aversions esthétiques des élites de São Paulo,par Carolina PuliciLe rejet du modernisme architectural
Les films nationaux et le pessimisme
Les valeurs sûres et l'art contemporain
15. Les formes émergentes de capital culturel,par Annick Prieur et Mike Savage Le déclin de la culture savante traditionnelle
L'avènement de l'« omnivore culturel » ?
Un mode « averti » d'appropriation culturelle
L'émergence d'un capital culturel cosmopolite ?
L'accession d'une « culture scientifique » à une position plus légitime ?
IV / La Distinction comme théorie des classes sociales
16. Bourdieu et les classes populaires. L'ambivalence des cultures dominées,
par Carolina Pulici Autonomie / hétéronomie des classes populaires
Diversité / unité des classes populaires
Crise de reproduction du groupe ouvrier et recomposition des classes populaires
17. « Petite bourgeoisie nouvelle » ou « nouvelles couches moyennes salariées » ? Retour sur un débat et sur un enjeu, la domination, par Marie-Hélène Lechien
« Nouvelles couches moyennes salariées » contre « petite bourgeoisie nouvelle » dans les années 1970-1980
L'enjeu implicite de la domination
18. Réflexions sur la « petite bourgeoisie nouvelle » dans les années 2000, par Lise Bernard Une approche statistique de l'espace social des années 2000
L'importance des ressources culturelles non scolaires
Les « commerciaux » : un segment des classes moyennes contemporaines situé au coeur de transformations sociales récentes et immergé dans un monde marchand
19. La compétition entre fractions des classes moyennes supérieures et la mobilisation des capitaux autour des choix scolaires, par Agnès Van Zanten Les intellectuels : une mobilisation intense du capital culturel et du capital social scolaire et local
Les technocrates : la double conversion, culturelle et sociale, du capital économique
V. La Distinction et la sociologie politique
20. Retour sur les modes de production des opinions politiques, par Daniel Gaxie Une typologie exhaustive ?
Le mode de production par référence aux conditions matérielles d'existence
Sur la caractérisation des modes de production
Sur les conditions d'activation des modes de production des opinions politiques
21. La production des opinions aux États-Unis, trente ans aprèsLa Distinction, par Daniel Laurison
Opinions formulées et non-réponses
Les mécanismes générateurs de l'opinion
Contenu des opinions et approche relationnelle
22. Retour sur l'hypothèse de « l'homologie structurale » : les déplacements des catégories sociales dans l'espace politique français depuis La Distinction, par Bruno Cautrès, Flora Chanvril et Nonna MayerRetour sur la thèse de l'homologie structurale
Les trajectoires électorales des groupes socio-professionnels (1978-2012)
VI / Nouveaux territoires
23. La morale des uns ne peut pas faire le bonheur de tous. Individualisation des problèmes publics, prescriptions normatives et distinction sociale, par Jean-Baptiste Comby et Matthieu Grossetête Les problèmes publics comme luttes normatives
De l'individualisation des causes à l'universalisation de la norme de prévoyance
Inégaux face aux comportements prévoyants
La norme de prévoyance comme motif de distinction sociale dans les milieux aisés
Une extension des logiques de domination des milieux populaires
Un marqueur de l'ascension sociale dans les classes moyennes
24. Des pêcheurs distingués. L'espace des pratiques halieutiques,par Frédéric Roux Une pratique « oubliée » dans l'espace des pratiques : des pêcheurs populaires « muets comme des carpes »
Des pratiques dans la pratique : l'espace social des techniques de pêche
Pêcheurs « civilisés » et pêcheurs « barbares »
25. Quelle dimension spatiale des structures sociales chez Bourdieu ? Localisations résidentielles et jeux d'échelles dans La Distinction, par Fabrice Ripoll
Une entrée paradoxale ?
La localisation résidentielle, composante des conditions et des positions sociales
Les échelles géographiques, ou le problème de la délimitation du (des) espace(s) social(ux)
Vers une intégration systématique de la dimension spatiale du monde social
Conclusion,par Philippe Coulangeon et Julien Duval Un livre toujours « redoutable »
Sociologie de la culture et théorie de l'action
Questions ouvertes
Innovation méthodologique et invention formelle
Bibliographie générale
Liste des auteurs.
 
Philippe Coulangeon est directeur de recherche au CNRS, membre de l’Observatoire sociologique du changement à Sciences Po. Ses travaux portent notamment sur la sociologie de la culture et des pratiques culturelles. Parmi ses publications récentes, Les Métamorphoses de la distinction. Inégalités culturelles dans la France d’aujourd’hui (2011).
Julien Duval est chargé de recherche au CNRS, au Centre européen de sociologie et de science politique. Il a en particulier travaillé sur le journalisme économique et le cinéma, et leurs transformations contemporaines en France. Il est notamment l’auteur de Critique de la raison journalistique (2004).

mardi 19 mars 2013

jeudi 28 février 2013

Critique des sondages (actes du colloque), Sous la direction de Alain Garrigou

Critique des sondages (actes du colloque)

Sous la direction de Alain Garrigou 

2013

Avec :
Howard S. Becker
Patrick Champagne
Jeremy Mercier
Nicolas Kaciaf
Nicolas Hubé
Patrick Lehingue
Daniel Gaxie
Rémy Caveng

Ce livre reprend les communications du colloque « Critique des sondages » du 5 novembre 2011 à l’Assemblée nationale. Celui-ci a été organisé par Le Monde Diplomatique et l’Observatoire des sondages. Il a reçu l’aide des Amis du Monde diplomatique, de Virginie D’Eau et de Richard Brousse.
- Pour télécharger l’intégralité de l’ouvrage - 10€ - cliquer
- Vous pouvez également télécharger une partie seulement de l’ouvrage - 2€ l’article - en cliquant sur les liens hypertextes placés sous chaque extrait.
NB : Une fois votre paiement effectué faire un clic droit sur le lien retour à l’Observatoire pour télécharger le document choisi (format PDF).

- Introduction – A quoi sert la critique ? (Alain Garrigou) - page 5 à 11. (article intégral en accès libre)

- Chapitre 1 – Les sciences sociales et la critique des sondages aux États-Unis (Howard S. Becker) - page 13 à 22.
Extrait  :....Une première attaque en règle, mordante et profonde des études et enquête d’opinion aux Etats-Unis est venue de l’un des grands critiques de la sociologie : Herbert Blumer. En décembre 1947, American Sociological Association tint son congrès annuel dans la ville de New York. Blumber y donna une communication intitulée : « Public Opinion and Public Opinion Polling ». Imaginons la scène. Blumer, une grande et imposante silhouette, ancien joueur professionnel de football américain, ancien étudiant brillant de Robert E. Park et George Herbert Mead, souvent considéré comme l’un des fondateurs de l’école de sociologie de Chicago, et s’exprimant dans un style oratoire impressionnant. Il était alors, et a été pendant de nombreuses années professeur de sociologie à l’Université de Chicago....(Télécharger l’article - 2 €)

- Chapitre 2 – « Faire l’Opinion » 20 ans après (Patrick Champagne) - page 23 à 29.
Extrait : ...Mais cette méfiance affichée à l’égard des sondeurs – « leurs enquêtes sont biaisées », « ils polluent le débat démocratique », « ils manipulent les électeurs », etc. – masquait des usages alors plus cachés des sondages qui commençaient à se diffuser dans les états-majors de nombre de partis, les sondeurs devenant progressivement des conseillers discrets des responsables politiques, contribuant, sondages à l’appui, à élaborer ou à faire infléchir des programmes électoraux et à introduire la logique du marketing commercial dans l’élaboration des campagnes électorales.... (Télécharger l’article - 2 €)

- Chapitre 3 – Sondages à l’italienne (Jérémy Mercier) - page 30 à 35.
Extrait : ...L’Italie n’est pas la « mère patrie » des sondages mais elle peut, tout comme la France, être particulièrement considérée, en miroir inversé, comme une forme de République des sondages ou une République « sondomane ». Le rythme effréné avec lequel les entreprises de sondages transalpines produisent leurs chiffres entraîne une redéfinition de la vie publique et une modification des règles du jeu démocratique.(...) En Italie, il faut croire que les manipulations sont plus grossières encore, mais plus divertissantes aussi, surtout quand Silvio Berlusconi lui-même intervient par surprise lors d’émissions de télévision auxquelles il n’a pas été convié pour « corriger » les errances dans les sondages ou opinions le concernant. (Télécharger l’article - 2 €)

- Chapitre 4 – Les usages gouvernementaux des sondages d’opinion (Nicolas Kaciaf) - page 36 - 46.
Extrait  : ...L’accès aux ressources sondagières constitue un véritable enjeu de pouvoir au sein des instances gouvernementales. Mais, contrairement aux apparences, cet enjeu ne tient ni à l’avantage stratégique, ni aux opportunités d’action qu’offrirait la détention des données d’enquête dans la compétition politique. Malgré les coûts engagés, les études demeurent souvent superficielles, ambigües et, surtout, réduites à quelques informations synthétiques et peu significatives. L’équivocité des résultats confèrent aux sondages des vertus « magiques ». Comme n’importe quel secret, les données sondagières érigent leurs possesseurs en initiés. Elles ne sont jugées importantes et elles n’octroient de l’importance à ceux qui y accèdent qu’en raison des efforts accomplis pour en conserver l’exclusivité...(Télécharger l’article - 2 €)

- Chapitre 5 – Quand « les sondages » nous parlent…La médiatisation d’un instrument du jeu politique (Nicolas Hubé) - page 47 à 56.
Extrait  : ...Cet article repose, d’une part, sur une analyse de quatre quotidiens nationaux (Le Figaro, L’Humanité, Libération, Le Parisien) et du journal de 19h sur France Inter au second semestre 2010 ; d’autre part, il repose sur une analyse du Monde du 1er juillet 2011 au 30 octobre 2011.(...) Il existe bien une tendance générale à un recours massif « aux sondages » dans les pages politiques. Plus d’un sondage tous les deux jours est ainsi évoqué, en 2010, sur France Inter (104), à L’Humanité (102 pour 186 éditions), à Libération (68) ; un tous les trois jours au Figaro (40) et au Parisien (55). Au Monde au second semestre 2011, si l’on fait abstraction des 24 sondages ne traitant pas de politique nationale, on dénombre plus de trois sondages traités tous les quatre jours (82 pour 105 éditions)..... (Télécharger l’article - 2 €)

- Chapitre 6 – Sur un battement d’ailes de papillon. Modes de conception et de circulation de deux enquêtes hors contexte (Patrick Lehingue) - page 57 à 70.
Extrait  : ...De manière purement métaphorique, le battement d’aile d’un papillon au Brésil désignera ici le petit coup de force symbolique réalisé dans le micro univers des entreprises de sondages par les responsables d’une P.M.E. émergente, Harris Interactive, au printemps 2011. Comme on s’en souvient peut être, l’initiative - techniquement audacieuse mais médiatiquement très payante - fut prise de réaliser et surtout de faire publier coup sur coup dans le Parisien Aujourd’hui (éditions des dimanche 6 et mardi 8 mars 2011) deux sondages préélectoraux plaçant, pour la première fois dans l’histoire française des sondages, la candidate du FN, Marine Le Pen, en première position des intentions de vote, ce quelque soit la configuration – alors très ouverte - des candidatures socialistes : Martine Aubry, première secrétaire du Parti Socialiste, pour le premier sondage (sur-titré en une du Parisien, « Marine Le Pen, en tête »), D. Strauss Kahn et F. Hollande, pour la seconde enquête (toujours en première page du Parisien, « Sarkozy, Strauss Kahn, Hollande, tous battus »)..... (Télécharger l’article - 2 €)

- Chapitre 7 – Renforcements circulaires et routines méthodologiques. Les présupposés d’interprétations et les résultats des enquêtes d’opinion (Daniel Gaxie) - page 71 à 83.
Extrait : ...Nous avons mené pendant plusieurs années une enquête par entretiens approfondis, avec des questions ouvertes, auprès de citoyens de divers milieux sociaux en Allemagne, France, Italie et Pologne afin de connaître leurs opinions et attitudes à l’égard de l’intégration européenne. En France, nous avons également mené des analyses de conversations (focus groups) auprès de personnes appartenant à des milieux diversifiés. Les opinions et attitudes des citoyens sur les questions européennes sont également l’objet d’enquêtes d’opinion standard à partir de questions fermées administrées à des échantillons des populations des États membres de l’Union Européenne. Certaines de ces enquêtes, les Eurobaromètres, sont conduites deux fois par an depuis 1973. Elles sont commandées, contrôlées et publiées par la Commission Européenne. (...) Il suffit en effet de faire et de laisser parler, avec leurs propres mots, des citoyens de diverses catégories pour apercevoir l’abîme qui sépare, pour la plupart d’entre eux, le rapport réel à la construction européenne de l’image enchantée qu’en donnent les enquêtes d’opinion standard.... (Télécharger l’article - 2 €)

- Chapitre 8 - Peut-on croire à la qualité des enquêtes par téléphone ? (Rémy Caveng) - page 84 à 90.
Extrait  : ....L’organisation du travail dans les centres d’appel, que d’aucuns désignent comme des « usines modernes » où s’élabore une sorte de taylorisation du travail relationnel et une rationalisation de l’activité langagière, ainsi que la course à la productivité ne créent pas les conditions d’un recueil d’information de qualité. Outre un environnement extrêmement bruyant qui ne favorise guère la concentration, les enquêteurs sont soumis à des exigences élevées en termes de cadence. S’ils veulent se maintenir dans le secteur et vivre de cette activité, le respect de ces dernières est impératif tant il conditionne leurs chances de se voir confier de nouvelles missions lorsqu’ils sont employés sous le statut de vacataire (cas le plus courant) ou d’obtenir des heures complémentaires lorsqu’ils sont employés en CDI à temps partiel (très rare). Et ce, qu’ils soient payés à l’heure ou au questionnaire, ce dernier mode de rémunération impliquant en lui-même une course individuelle à la productivité puisqu’aucune rémunération n’est garantie..... (Télécharger l’article - 2 €)

- Chapitre 9 - Une hostilité ordinaire aux sondages (Alain Garrigou) - page 91 à 99.
Premières lignes : On pourrait croire que, à part quelques sociologues jaloux, les sondages entraînent une adhésion générale : celle des producteurs qui croient à ce qu’ils font, des commentateurs qui citent des chiffres comme des données évidentes et significatives et celle du public dont les médias se prévalent pour justifier leur publication. Comment le public serait-il donc hostile alors que, depuis les origines, les sondeurs soutiennent que les sondages sont démocratiques et ne se privent pas toujours de juger que leurs critiques sont antidémocrates ? Or, insondable paradoxe, il semble bien que les sondages ne soient pas populaires ou encore que les citoyens leurs soient assez largement hostiles, au moins sceptiques..... (Télécharger l’article - 2 €)

(Source: Observatoire des sondages)

jeudi 24 janvier 2013

Gauche-droite - Genèse d'un clivage politique, Sous la direction de Jacques Le Bohec & Christophe Le Digol

Gauche-droite
Genèse d'un clivage politique
Sous la direction de
Jacques Le Bohec & Christophe Le Digol
Puf
2012

Présentation de l'éditeur
Étudier le clivage gauche-droite n’est pas chose aisée tant il a été érigé en horizon indépassable de la politique. De la Révolution française à nos jours, il aurait traversé l’histoire presqu’inchangé, jusqu’à devenir la clé de compréhension de la politique. Et de la France aux grandes démocraties de la planète, il aurait traversé nos frontières pour devenir quasi universel.
Cet ouvrage interroge cette familiarité qui masque un arbitraire politique et une histoire infiniment plus complexe qu’on ne l’a écrit. Souvent considéré comme un principe d’analyse et de description de la politique, le clivage gauche-droite est au contraire traité ici comme un objet dont il faut instruire l’histoire afin d’en découvrir les usages et les fonctions politiques, manifestes ou cachées. Les citoyens que nous sommes trouveront ici un voyage dans l’inconscient démo&shycratique que l’histoire politique nous a légué.

Table des matières

Avant-propos (Jacques Le Bohec et Christophe Le Digol)
Introduction générale Comment penser le clivage gauche-droite ? (Christophe Le Digol)

Partie 1. — Éléments pour une genèse du clivage en France
Chapitre 1 : Du « côté gauche » et du « côté droit » à la Constituante. Retour sur les origines d’un clivage (1789-1791) (Christophe Le Digol)
Chapitre 2 : « Gauche », « Droite », « Juste-milieu ». La sémantique politique de l’entre-deux au XIXe siècle (Xavier Landrin)
Chapitre 3 : Ni droite ni gauche ? La Ligue républicaine nationale et le travail de classement politique (1924-1927) (Alexandre Dauphin et Xavier Landrin)
Chapitre 4 : Le clivage gauche-droite comme effet émergent des luttes électorales (Philippe Juhem)
Chapitre 5 : Bernard Tapie est-il de gauche ? (Philippe Riutort)
Chapitre 6 : La ligne de démarcation droite/extrême droite. A` propos du phénomène Le Pen (Jacques Le Bohec)

Partie 2. — Un universalisme en questions
Chapitre 7 : Les usages tactiques de l’appartenance droite-gauche en Italie (Carmela Lettieri)
Chapitre 8 : Sur le rejet et l’instrumentalisation péronistes du clivage gauche-droite en Argentine (Erwan Sommerer)
Chapitre 9 : L’importation de la gauche et de la droite dans les luttes de classement au sein de l’ANC dans l’Afrique du Sud postapartheid (Vincent Darracq)
Chapitre 10 : Les laboratoires de la Troisième Voie britannique. Genèse et fonctionnement de l’espace de théorisation d’un « dépassement de la gauche et de la droite » (Jérôme Tournadre-Plancq)

Partie 3. — Les usages sociaux des catégories politiques
Chapitre 11 : De l’usage des catégories de « droite » et de « gauche » dans le champ littéraire (Gisèle Sapiro)
Chapitre 12 : Les élections législatives de 1849, entre incertitudes historiographiques et « modernité démocratique » (Christophe Voilliot)
Chapitre 13 : L’amphithéâtre parlementaire idéal. Le clivage gauche-droite dans l’analyse politique (Christophe Le Digol)
Chapitre 14 : Des « revues de gauche ». Réflexions sur l’attribution d’un qualitatif singulier dans le monde intellectuel (Kil-ho Lee)

Partie 4. — Des catégories de perception et de classement
Chapitre 15 : Des socialisations politiques différenciées. Contribution à l’analyse des représentations politiques des étudiants (collectif)
Chapitre 16 : La perception militante du clivage gauche-droite dans la fédération PS de la Vienne (Blaise Magnin)
Chapitre 17: Droite ou gauche ? Usages et non usages d’instruments courants d’orientation politique (Daniel Gaxie)

Conclusion Générale. Comment faire avec la distinction gauche/droite en science politique ? (Bernard Lacroix)

lundi 17 septembre 2012

Revue Savoir/agir n°21, Travail et dépossession

Revue Savoir/agir n°21
Travail et dépossession
Éditions du Croquant
2012

Présentation de l'éditeur
Le dossier s’interroge sur la signification et les effets sur les travailleurs des nouvelles formes d’emploi et des statuts apparus depuis les années 1970 : travail intérimaire, emplois associatifs, statut d’auto-entrepreneur, groupements d’employeurs, développement des coopératives, etc.
Ces formes d’emploi sont au cœur de débats scientifiques et politiques sur ce qu’est et sur ce que doit être le travail. Etudiées séparément, elles sont rarement pensées ensemble. L’ambition de ce dossier est précisément de réfléchir à ce qu’elles veulent dire, et d’avancer dans la compréhension de ce qu’est le travail aujourd’hui. Ces formes d’emploi sont en effet au cœur de deux questions fondamentales : celle de la flexibilité et celle de l’investissement au travail. En plus de mettre au jour ce que ces réalités recouvrent, le numéro vise aussi à rendre compte de la façon dont ces deux dimensions s’articulent. Si la flexibilité est souvent – et à juste titre – associée à la souffrance au travail, il arrive qu’elle soit vécue un moteur de l’investissement au travail : le « succès » d’un dispositif comme celui d’auto-entrepreneur ne répond pas qu’à une nécessité économique qui consiste, pour un chômeur, à se créer son emploi. Il est aussi conçu comme une façon de s’approprier son travail, quelque soit le coût en termes de conditions de travail, l’auto-entrepreneur se faisant ainsi le complice de sa propre exploitation.

Éditorial
Le nouvel espace politique européen
Frédéric Lebaron

Dossier
Travail et dépossession
Manuel Schotté et Laurent Willemez

Quand la normalisation du travail subvertit la norme salariale
Karel Yon 
 
Le régime de l’auto-entrepreneur : une alternative désirable au salariat ?
Hélène Stevens

Le plein-emploi comme seule alternative à la précarité ?
Mathieu Grégoire 
 
Les aides à domicile
Emmanuelle Puissant

Des TUC aux « emplois d’avenir »
Matthieu Hély

Coopératives et travail autonome
Un entretien avec Alain Oriot

Grand entretien avec Patrick Lehingue et Daniel Gaxie
Comportements électoraux
(Nathalie Éthuin et Louis Weber)

Paroles

Quand l’activité syndicale n’est pas une mince affaire...
(Laurent Willemez)

La rhétorique réactionnaire
La politique du symbole
Gérard Mauger

Alterindicateurs
Les indicateurs sociaux et le débat public après le rapport Stiglitz-Sen-Fitoussi
Frédéric Lebaron

Actualité
Les résistances à la guerre d’Algérie
Nils Andersson

vendredi 15 juin 2012

L'Europe des Européens - Enquête comparative sur les perceptions de l'Europe


L'Europe des Européens
Enquête comparative sur les perceptions de l'Europe 
Sous la direction de Daniel Gaxie, Nicolas Hubé, Marine de Lassalle, Jay Rowell
Economica
2011


Présentation de l'éditeur
Les citoyens européens sont-ils devenus plus critiques vis-à-vis de la construction européenne ? Les résultats de divers référendums, notamment sur le Traité constitutionnel européen en France et aux Pays-Bas en 2005, semblent le prouver.
Mais tout indique que les citoyens sont peu intéressés par l'Europe et peu informés à son sujet. Comment les citoyens " ordinaires " perçoivent-ils l'Europe ? Quels sont leurs véritables motifs de crainte ou d'espoir ? En dépit de nombreux sondages, on sait peu de choses de ce que pensent vraiment les Européens. Peut-on se satisfaire de recenser des réponses sommaires à des questions fermées comme on le fait couramment ? Ce livre présente les principaux résultats d'un programme de recherche international sur les conceptions ordinaires de l'Europe.
Plus de six cents personnes de milieux divers ont été interrogées de manière approfondie en Allemagne, France, Italie et Pologne.
Daniel Gaxie est professeur de science politique à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne (CESSP-CRPS). Nicolas Hubé est maître de conférences en science politique à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne (CESSP-CRPS). Marine de Lassalle est maître de conférences en science politique à l'Université de Strasbourg (GSPE-PRISME). Jay Rowell est chargé de recherche au CNRS (GSPE-PRISME).

jeudi 3 novembre 2011

Colloque: Critique des sondages, 5 novembre 2011

Critique des sondages (Colloque)

(Samedi 5 novembre 2011, de 9 heures à 17 heures. Lieu : Assemblée nationale, 126 rue de l’Université, Paris 7e / Inscription Obligatoire - Nombre de places limitées. Contacter l’Observatoire des sondages, merci d’indiquer sujet « Colloque AN ».)

Colloque Le Monde Diplomatique – Observatoire des sondages

Il existe un courant critique des sondages qui, depuis longtemps, avec Herbert Blumer en 1948 (« Public opinion and public opinion polling »), Pierre Bourdieu en 1972 (« L’opinion publique n’existe pas »), apporte une contribution substantielle à la compréhension de sondages au-delà des clichés intéressés sur leur caractère naturellement démocratique et scientifique. Au moment où le rôle des sondages avec leur prolifération, leur place croissante dans la politique et leur dégradation qualitative les met sur la sellette, il est important de faire un bilan de cette critique. L’actualité politique aussi y contribue alors qu’une campagne électorale présidentielle a commencé et qu’une proposition de loi parlementaire est discutée.
Or, la critique scientifique monte à l’égard d’une économie des sondages de moins en moins liée à la science et à la démocratie. On saurait d’autant moins négliger cette critique qu’elle perdure, s’approfondit et s’assure de la pérennité par la relève générationnelle. Pourtant, ses penseurs sont généralement contraints de « débattre » avec des sondeurs pour paraître dans les médias, leur servir de caution et être choisis. Demande-t-on à des spécialistes des classes moyennes de n’apparaître qu’en compagnie de petits commerçants et autres membres des classes moyennes ? Il est temps que les débats scientifiques reprennent leur autonomie tout en ayant accès aux lieux de débats publics sans conditions préalables.
Dans ces circonstances, l’organisation d’une journée de colloque autour de spécialistes de l’opinion, des sondages et des médias peut être un moment important de réflexion. Le colloque se déroulera le 5 novembre 2011 à l’Assemblée nationale, une manière de marquer l’utilité de la critique. Organisée dans les grandes villes universitaires de France à l’initiative des Amis du Monde Diplomatique, une série de conférences-débat suivra le colloque.



Programme provisoire


9 heures - Ouverture
- Serge HALIMI, directeur du Monde Diplomatique



Première partie : Histoire de la critique


- Howard S. BECKER (Etats-Unis) : La première critique des sondages : 1948, Herbert Blumer et l’école de Chicago
- Bernard LACROIX (Institut Universitaire de France) : « L’opinion publique n’existe pas », 40 ans plus tard
- Patrick CHAMPAGNE (CNRS) : Faire l’opinion, 20 ans après



Deuxième partie : Transformations des usages


- Nicolas KACIAF (Université Versailles-Saint-Quentin) : Les usages gouvernementaux des sondages d’opinion
- Nicolas HUBE (Université Paris-Sorbonne) : Les sondages dans les médias : des enjeux au service du jeu politique
- Jérémy MERCIER (Le Monde Diplomatique) : Sondages à l’italienne
- Hichem GUERFALI (3C Etudes) : Sondages et élections en Tunisie nouvelle : pourquoi l’interdiction ?

14 heures - Reprise


Troisième partie : méthodologies

- Patrick LEHINGUE (Université de Picardie) : Le battement des ailes de papillon : fabrique des sondages préélectoraux et effets politiques
- Daniel GAXIE (Université Paris-Sorbonne) : Ce que les méthodes font aux opinions : entretiens ou sondages, questions ouvertes ou fermées
- Rémy CAVENG (Université de Picardie) : Peut-on croire à la qualité des enquêtes par téléphone ?



Quatrième partie : Perceptions des sondages

- Richard BROUSSE (Observatoire des sondages) : Les apports de la veille à la compréhension des sondages
- Eric DARRAS (IEP Toulouse) : Retour à l’envoyeur. Les sondages vus d’en bas
- Alain GARRIGOU (Université Paris-Ouest) : A quoi sert la critique ?

17 heures - Clôture