« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ». Pierre Bourdieu (1992)

jeudi 11 avril 2019

audio: Vanessa Codaccioni, Répression, L’État face aux contestations politiques



La Grande table idées par Olivia Gesbert, 05/04/2019



Vanessa Codaccioni
Répression
L’État face aux contestations politiques 
Textuel
Petite EncyclopОdie Critique  
2019


Présentation de l'éditeur
Il ne se passe pas un seul jour sans que des militants ne soient confrontés à la répression. Violences policières, arrestations, gardes-à-vue et procès rythment aujourd’hui la vie politique et judiciaire. Aucune forme d’indignation politique n’y échappe : des gilets jaunes aux zadistes en passant par les écologistes, les militants solidaires, les féministes, les lycéens ou celles et ceux qui participent à des manifestations de rue, toutes et tous peuvent être confrontés à la police ou à la justice. Pour les acteurs de la répression, ce sont des « casseurs », des « délinquants » ou des « terroristes » qui sont visés. Il s’agit d’un déni stratégique dont l’objectif est d’invisibiliser le caractère politique de cette violence d’état et de nier que ce sont pour leurs idées ou leurs actions que des militantes ou militants sont arrêtés, inculpés ou jugés. En analysant les mécanismes contemporains de la répression, Vanessa Codaccioni dénonce la criminalisation de la contestation politique. Etudiant finement ses principaux dispositifs, elle éclaire l’une de ses logiques majeures : la dépolitisation de l’activisme par son assimilation au terrorisme ou à la criminalité de droit commun.
Spécialiste de la répression, Vanessa Codaccioni est maîtresse de conférence HDR à l’Université Paris 8, et membre du laboratoire CRESPPA-CSU. Elle a notamment publié chez CNRS Editions Justice d’exception. L’état face aux crimes politiques et terroristes (2015), et Légitime défense. Homicides sécuritaires, crimes racistes et violences policières (2018).

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