« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


Affichage des articles dont le libellé est répression. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est répression. Afficher tous les articles

lundi 14 avril 2025

Vanessa Codaccioni, Comment les Etats répriment. Une courte histoire du pouvoir de punir

 

 

Vanessa Codaccioni

Comment les Etats répriment

Une courte histoire du pouvoir de punir  

Divergences

2025

 

 

Présentation de l'éditeur

Surpopulation carcérale, banalisation de l'exception, criminalisation accrue des militants dits " extrémistes " et de tout mouvement social d'ampleur, violences policières quotidiennes, dissolution de nombreuses organisations, approche sécuritaire de l'immigration, développement continu d'un antiterrorisme violent et diffus, la répression semble se durcir voire se radicaliser irrémédiablement. Ce livre retrace l'histoire des répressions d'Etat, de la protection de la " chose publique " à la lutte antiterroriste en passant par la gestion carcérale de la délinquance ordinaire, en montrant comment, en fonction des contextes, des impératifs punitifs et des valeurs ou groupes à protéger, les cibles de la répression se multiplient, tout comme les manières de réprimer.

 

mercredi 6 janvier 2021

audio: Vanessa Codaccioni, La société de vigilance. Auto-surveillance, délation et haines sécuritaires

 

 audio: Vanessa Codaccioni, La société de vigilance. Auto-surveillance, délation et haines sécuritaires

 La Grande table idées par Olivia Gesbert, le 13.01.2021

 

 

Vanessa Codaccioni

La société de vigilance

Auto-surveillance, délation et haines sécuritaires 

Textuel

Petite encyclopédie critique 

2021


Présentation de l'éditeur

Partout dans le monde, les populations sont incitées à se mobiliser pour assurer leur propre sécurité et celle de leur pays. Partout, les appels à la vigilance et à la responsabilité individuelle se multiplient, tandis que les États s’appuient de plus en plus sur les citoyennes et les citoyens pour surveiller, réprimer et punir. Au travail, sur internet, dans la rue, à l’école, au sein de la famille.
Prolongeant ses travaux sur la répression, Vanessa Codaccioni retrace l’avènement de ce phénomène. Elle montre comment de nombreux dispositifs tendent à utiliser les populations à des fins sécuritaires, à impulser des comportements policiers, espions ou guerriers en leur sein et à institutionnaliser la surveillance mutuelle et la délation. Ces injonctions sécuritaires visent à obtenir l’obéissance citoyenne et à légitimer la répression.

Prolongeant ses travaux sur la répression, Vanessa Codaccioni analyse et dénonce les ressorts de "la société de vigilance". Surveillance massive, appel à la délation, légitimation de la répression : une nouvelle servitude volontaire est insidieusement imposée aux citoyens qui deviennent des acteurs incontournables de cette dynamique sécuritaire.  


 

samedi 14 novembre 2020

audio: Olivier Fillieule et Fabien Jobard pour Politiques du désordre. La police des manifestations en France, et David Dufresne pour le film Un pays qui se tient sage

 

audio: Olivier Fillieule et Fabien Jobard pour Politiques du désordre. La police des manifestations en France, et David Dufresne pour le film Un pays qui se tient sage

La Suite dans les idées par Sylvain Bourmeau, 14.11.2020 

 

 

 


Olivier Fillieule
Fabien Jobard
Politiques du désordre
La police des manifestations en France

Seuil

2020

 

Présentation de l'éditeur

Les affrontements entre la police et les manifestants se sont multipliés en l’espace de quelques années. Avec pour bilan un nombre effarant de blessés, mais aussi des décès. Comment en sommes-nous arrivés là ? Après Mai 68, la pacification du maintien de l’ordre avait fait la fierté des gouvernements français successifs. Mais, dans un contexte de tensions sociales accrues, de violences urbaines et de terrorisme, le maintien de l’ordre s'est militarisé et finalement brutalisé. La manifestation de rue se voit de moins en moins reconnue comme une expression légitime de la contestation. La violence de la répression, la simple vue de l’armement des forces de l’ordre exercent désormais, à elles seules, de puissants effets de dissuasion.
Grâce à des enquêtes menées depuis plus de vingt ans, Olivier Fillieule et Fabien Jobard établissent le constat implacable de ces régressions successives et les analysent. Les nouvelles « politiques du désordre » qu’ils décrivent mettent au défi notre démocratie.

Olivier Fillieule est professeur de sociologie politique à l’Institut d'études politiques (IEP) de l'université de Lausanne.

Fabien Jobard est directeur de recherches au CNRS (Cesdip) et directeur du Groupement européen de recherches sur les normativités (GERN).

 



mercredi 29 janvier 2020

Julien Talpin, Bâillonner les quartiers. Comment le pouvoir réprime les mobilisations populaires


Julien Talpin
Bâillonner les quartiers
Comment le pouvoir réprime les mobilisations populaires
Les Étaques
2020


Présentation de l'éditeur
Pourquoi les quartiers populaires ne se révoltent-ils pas plus souvent ? Alors qu’ils sont ravagés depuis des décennies par un urbanisme au rabais, le chômage de masse et les humiliations policières, Julien Talpin explore les raisons pour lesquelles ces quartiers peinent à asseoir leurs intérêts. Il montre que les entraves aux mobilisations collectives tiennent moins à ce qui serait l’apathie fataliste des habitants qu’aux multiples tactiques répressives déployées par les pouvoirs publics. Les différents chapitres décortiquent les logiques disciplinaires qui, sans avoir même besoin d’être coordonnées, garantissent le maintien du statu quo. À l’arrière-plan de la répression policière et judiciaire, se déploient quotidiennement le chantage clientélaire aux subventions, la disqualification islamophobe des opposants ou les piqures anesthésiantes de la démocratie participative. En documentant la manière dont cette répression à bas bruit traverse les mobilisations contemporaines, ce livre en dégage la dimension systémique. Il place sous les projecteurs cette trappe à révolte qui fabrique la domestication politique, encourage l’autocensure collective et suscite la résignation individuelle. En livrant les recettes de l’adversaire, il veut contribuer au long chemin des luttes autonomes pour l’égalité.
L’auteur : Julien Talpin est sociologue et chercheur au CNRS. Spécialiste de la politisation des quartiers populaires, il est notamment l’auteur de Community Organizing. De l’émeute à l’alliance des classes populaires aux États-Unis (Raisons d’Agir, 2016). Avec Marwan Mohammed, il a co-dirigé l’ouvrage Communautarisme ? (Presses Universitaires de France, 2018).





jeudi 11 avril 2019

audio: Vanessa Codaccioni, Répression, L’État face aux contestations politiques



La Grande table idées par Olivia Gesbert, 05/04/2019



Vanessa Codaccioni
Répression
L’État face aux contestations politiques 
Textuel
Petite EncyclopОdie Critique  
2019


Présentation de l'éditeur
Il ne se passe pas un seul jour sans que des militants ne soient confrontés à la répression. Violences policières, arrestations, gardes-à-vue et procès rythment aujourd’hui la vie politique et judiciaire. Aucune forme d’indignation politique n’y échappe : des gilets jaunes aux zadistes en passant par les écologistes, les militants solidaires, les féministes, les lycéens ou celles et ceux qui participent à des manifestations de rue, toutes et tous peuvent être confrontés à la police ou à la justice. Pour les acteurs de la répression, ce sont des « casseurs », des « délinquants » ou des « terroristes » qui sont visés. Il s’agit d’un déni stratégique dont l’objectif est d’invisibiliser le caractère politique de cette violence d’état et de nier que ce sont pour leurs idées ou leurs actions que des militantes ou militants sont arrêtés, inculpés ou jugés. En analysant les mécanismes contemporains de la répression, Vanessa Codaccioni dénonce la criminalisation de la contestation politique. Etudiant finement ses principaux dispositifs, elle éclaire l’une de ses logiques majeures : la dépolitisation de l’activisme par son assimilation au terrorisme ou à la criminalité de droit commun.
Spécialiste de la répression, Vanessa Codaccioni est maîtresse de conférence HDR à l’Université Paris 8, et membre du laboratoire CRESPPA-CSU. Elle a notamment publié chez CNRS Editions Justice d’exception. L’état face aux crimes politiques et terroristes (2015), et Légitime défense. Homicides sécuritaires, crimes racistes et violences policières (2018).

mercredi 23 décembre 2015

vidéo: Vanessa Codaccioni, Justice d'exception. L'État face aux crimes politiques et terroristes


Vanessa Codaccioni 
Justice d'exception 
L'État face aux crimes politiques et terroristes 
CNRS
2015

Présentation de l'éditeur
Qu’ont en commun d’anciens collaborateurs qui ont fui la France à la Libération, des activistes de l’OAS, des espions soviétiques, des gauchistes de Mai 68 et de la Gauche prolétarienne, des autonomistes corses, basques et bretons ou des membres d’Action Directe ? D’avoir été jugés par la Cour de sûreté de l’État, une juridiction d’exception créée par le général de Gaulle à la fin de la guerre d’Algérie et supprimée par François Mitterrand au début de son premier septennat.
Siégeant pendant dix-huit ans et réservant à des milliers de militants un traitement radical et spécifique, comme les gardes à vue prolongées, les arrestations de nuit, le jugement par des militaires ou les examens psychiatriques, elle illustre une tradition française de justice politique. Or, ces dispositions contre les « ennemis intérieurs » ne disparaissent pas en 1981 et sont progressivement réintégrées dans l’arsenal sécuritaire pour constituer le socle de la lutte antiterroriste. De la répression de l’OAS au jugement des « malfaiteurs terroristes » par une justice dérogatoire au droit commun aujourd’hui, c’est toute la généalogie de l’antiterrorisme que ce livre retrace.
Par cet ouvrage passionnant qui s’appuie sur des archives inédites, Vanessa Codaccioni interroge la manière dont l’État fait face aux crimes politiques et terroristes depuis les débuts de la Ve République. Mais elle engage une réflexion plus générale sur les frontières, toujours ténues, entre justice ordinaire et justice politique, et sur l’utilisation de dispositifs d’exception en régime démocratique.

Maîtresse de conférences en science politique à l’Université Paris 8, Vanessa Codaccioni est notamment l’auteure de Punir les opposants. PCF et procès politiques, 1947-1962 (2013).

mardi 10 novembre 2015

Vanessa Codaccioni, Justice d'exception. L'État face aux crimes politiques et terroristes


Vanessa Codaccioni 
Justice d'exception 
L'État face aux crimes politiques et terroristes 
CNRS
2015

Présentation de l'éditeur
Qu’ont en commun d’anciens collaborateurs qui ont fui la France à la Libération, des activistes de l’OAS, des espions soviétiques, des gauchistes de Mai 68 et de la Gauche prolétarienne, des autonomistes corses, basques et bretons ou des membres d’Action Directe ? D’avoir été jugés par la Cour de sûreté de l’État, une juridiction d’exception créée par le général de Gaulle à la fin de la guerre d’Algérie et supprimée par François Mitterrand au début de son premier septennat.
Siégeant pendant dix-huit ans et réservant à des milliers de militants un traitement radical et spécifique, comme les gardes à vue prolongées, les arrestations de nuit, le jugement par des militaires ou les examens psychiatriques, elle illustre une tradition française de justice politique. Or, ces dispositions contre les « ennemis intérieurs » ne disparaissent pas en 1981 et sont progressivement réintégrées dans l’arsenal sécuritaire pour constituer le socle de la lutte antiterroriste. De la répression de l’OAS au jugement des « malfaiteurs terroristes » par une justice dérogatoire au droit commun aujourd’hui, c’est toute la généalogie de l’antiterrorisme que ce livre retrace.
Par cet ouvrage passionnant qui s’appuie sur des archives inédites, Vanessa Codaccioni interroge la manière dont l’État fait face aux crimes politiques et terroristes depuis les débuts de la Ve République. Mais elle engage une réflexion plus générale sur les frontières, toujours ténues, entre justice ordinaire et justice politique, et sur l’utilisation de dispositifs d’exception en régime démocratique.

Maîtresse de conférences en science politique à l’Université Paris 8, Vanessa Codaccioni est notamment l’auteure de Punir les opposants. PCF et procès politiques, 1947-1962 (2013).