« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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lundi 30 juin 2025

Juliette Dupont, La politique des visas. Filtrer les mobilités internationales en Chine et en Algérie

 


Juliette Dupont
La politique des visas
Filtrer les mobilités internationales en Chine et en Algérie
du Croquant
Action Publique
2025


Présentation de l'éditeur

Consacré à la politique de visa, cet ouvrage apporte un éclairage nouveau sur le tri des étrangers : pourquoi 90% des visas demandés en Chine sont acceptés, alors qu’en Algérie, un dossier sur deux est refusé ? Pour comprendre comment une nationalité se retrouve privilégiée et l’autre privée de mobilité, ce livre s’appuie sur une enquête inédite auprès des consulats français de Beijing et Alger, guichets expatriés où bureaucratie et diplomatie s’emmêlent. Elle révèle que le visa remplit une fonction de filtre aux frontières, dont l’intensité varie selon l’objectif recherché – l’attractivité touristique en Chine, et le contrôle migratoire en Algérie. Au quotidien et sur le terrain, les agents classent les dossiers entre désirables et indésirables, et les demandeurs se conforment, résistent ou subvertissent ces obstacles administratifs. À travers le visa, ce sont la production, la légitimation et la contestation d’inégalités globales à se déplacer que ce livre cherche à questionner.

Juliette Dupont est docteure en science politique, diplômée de l'Université de Montréal, et membre de l'Institut Convergences Migrations (CNRS). Sa thèse, " Verrou ou vitrine ? Politiques du visa Schengen en Algérie et en Chine " a obtenu la mention " Exceptionnelle ", qui distingue 2% des thèses soutenues à l'Université de Montréal et est sélectionnée pour représenter l'institution aux concours de meilleure thèse de la discipline.
Depuis septembre 2023c, Juliette Dupont est chargée de recherche FRS-FNRS à l'UC Louvain Saint Louis Bruxelles et enseignante à Sciences Po Lille. Ses travaux se situent au croisement des études migratoires, des études européennes, de la sociologie politique internationale et de la sociologie des guichets et abordent plus précisément les liens entre mobilités et inégalités. Ses recherches ont été publiées dans les revues Migrations Sociétés, Politique Européenne et dans un ouvrage paru aux Presses Universitaires de Bruxelles.


lundi 26 septembre 2022

Yauheni Kryzhanouski, Contester par la musique sous régime autoritaire. La politisation du rock au Bélarus

 

 

Yauheni Kryzhanouski

Contester par la musique sous régime autoritaire

La politisation du rock au Bélarus

Préface par Vincent Dubois

du Croquant

2022 



Présentation de l'éditeur

Le mouvement social qui a secoué le Bélarus en 2020 a fait la une de la presse internationale pour son ampleur et pour la violence de la répression policière. De nombreux musiciens rock s’inscrivent rapidement dans ce mouvement contestataire contre la dictature. Cet engagement n’est pourtant pas nouveau : depuis quarante ans, des rockers biélorusses expriment leur opposition aux dominants du champ politique.

Comment se construit l’équivalence entre le rock et la contestation sous régime autoritaire ? À quel point répond-elle à la volonté d’engagement politique des musiciens ? De quelle manière le système autoritaire contribue-t-il à la politisation de la musique ? À partir d’une enquête ethnographique sur le rock biélorusse, l’ouvrage propose une analyse générale des logiques historiques et sociales de l’engagement politique des artistes, où s’articulent l’influence des traditions artistiques, les stratégies de concurrence et de distinction, l’enrôlement par les mouvements sociaux et les effets de censure. À travers l’histoire d’un mouvement artistique c’est aussi l’histoire sociale du Bélarus qui se découvre.

Yauheni Kryzhanouski et docteur en science politique et ancien post-doctorant à l’EHESS, rattaché aux centres SAGE (CNRS-Université de Strasbourg) et CERCEC (CNRS-EHESS). Il étudie le fonctionnement des systèmes autoritaires post-soviétiques, notamment la politisation, la contestation et la censure, ainsi que les aspects internationaux de l’attribution de statut d’autoritarisme et de démocratie.

 

 

 

jeudi 11 avril 2019

audio: Vanessa Codaccioni, Répression, L’État face aux contestations politiques



La Grande table idées par Olivia Gesbert, 05/04/2019



Vanessa Codaccioni
Répression
L’État face aux contestations politiques 
Textuel
Petite EncyclopОdie Critique  
2019


Présentation de l'éditeur
Il ne se passe pas un seul jour sans que des militants ne soient confrontés à la répression. Violences policières, arrestations, gardes-à-vue et procès rythment aujourd’hui la vie politique et judiciaire. Aucune forme d’indignation politique n’y échappe : des gilets jaunes aux zadistes en passant par les écologistes, les militants solidaires, les féministes, les lycéens ou celles et ceux qui participent à des manifestations de rue, toutes et tous peuvent être confrontés à la police ou à la justice. Pour les acteurs de la répression, ce sont des « casseurs », des « délinquants » ou des « terroristes » qui sont visés. Il s’agit d’un déni stratégique dont l’objectif est d’invisibiliser le caractère politique de cette violence d’état et de nier que ce sont pour leurs idées ou leurs actions que des militantes ou militants sont arrêtés, inculpés ou jugés. En analysant les mécanismes contemporains de la répression, Vanessa Codaccioni dénonce la criminalisation de la contestation politique. Etudiant finement ses principaux dispositifs, elle éclaire l’une de ses logiques majeures : la dépolitisation de l’activisme par son assimilation au terrorisme ou à la criminalité de droit commun.
Spécialiste de la répression, Vanessa Codaccioni est maîtresse de conférence HDR à l’Université Paris 8, et membre du laboratoire CRESPPA-CSU. Elle a notamment publié chez CNRS Editions Justice d’exception. L’état face aux crimes politiques et terroristes (2015), et Légitime défense. Homicides sécuritaires, crimes racistes et violences policières (2018).

jeudi 29 décembre 2016

Les lieux de la colère. Occuper l’espace pour contester, de Madrid à Sanaa. Hélène Combes, David Garibay, Camille Goirand

Les lieux de la colère
Occuper l’espace pour contester, de Madrid à Sanaa
Hélène Combes, David Garibay, Camille Goirand
Karthala
Questions Transnationales
2015

Présentation de l'éditeur
Dans bien des capitales, des places majestueuses, chargées d’histoire et de symboles, sont investies par des manifestants : les étudiants de la place Tian-An-Men à Pékin, les Indignés sur la Puerta del Sol à Madrid, les mères de disparus sur la Place de Mai à Buenos Aires, les contestataires sur le Zócalo de Mexico… Cette centralité de l’espace dans la construction de la contestation a été notée par de nombreux observateurs au cours des révoltes arabes et du mouvement Occupy. Or, en dépit de cette apparente évidence du lieu, la dimension spatiale n’a que rarement fait l’objet d’une attention en tant que telle dans la sociologie des mobilisations. Cet ouvrage s’attaque à cet angle mort. Il propose au lecteur de comprendre l’importance des lieux physiques et vécus et leurs effets sur l’action collective en suivant des mobilisations très variées – locales ou nationales-, d’hier ou d’aujourd’hui, de la péninsule arabique à la Bretagne, de New York à la Seine-Saint-Denis, de l’Amazonie péruvienne à Madrid.
Ont également contribué à cet ouvrage : Anahi Alviso-Marino, Martin Baloge, Doris Buu-Sao, Franck Gaudichaud, Marie Laure Geoffray, Stéphanie Guyon, Tudi Kernalegenn, Aurélie Llobet, Julie Metais, Héloïse Nez, Sylvie Ollitrault, Charlotte Pujol, Stéphane Tonnelat.
Hélène Combes est chargée de recherche au CNRS, rattachée au Centre de recherches internationales (CERI- UMR 7050), Sciences Po.
David Garibay est professeur de science politique à l’Université Lumière Lyon 2 et chercheur à l’UMR Triangle.
Camille Goirand est professeur de science politique à l’université Paris 3 Sorbonne Nouvelle (Institut des hautes études d’Amérique latine – IHEAL) et chercheur au Centre d’études et de recherches administratives, politiques et sociales (CERAPS – CNRS UMR 8026).


mardi 7 juin 2016

vidéo: L'esprit d'insoumission : hier, aujourd'hui. Autour de Dionys Mascolo (avec Gisèle Sapiro, Leyla Dakhli, Dominique Cardon et Edgar Morin)

La figure de Dionys Mascolo 
et les nouvelles formes de la contestation
avec Gisèle Sapiro, Leyla Dakhli, Dominique Cardon et Edgar Morin
animé par Jean-Pierre Saez, 02.05.2016

L'esprit d'insoumission : hier, aujourd'hui

Autour de Dionys Mascolo

Rencontre organisée par la Bpi et l'Observatoire des politiques culturelles dans le cadre du festival Hors-Pistes: l'art de la révolte

mardi 29 septembre 2015

vidéo: François Jarrige, Technocritiques. Du refus des machines à la contestation des technosciences

François Jarrige 
Technocritiques 
Du refus des machines à la contestation des technosciences 
La Découverte
2014

Présentation de l'éditeur
Les techniques promettent abondance et bonheur ; elles définissent la condition humaine d’aujourd’hui. Pourquoi les contester, et à quoi bon ? Les discours technocritiques ne masquent-ils pas des peurs irrationnelles, un conservatisme suranné, voire un propos réactionnaire ? Pourtant, depuis que les sociétés humaines sont entrées dans la spirale de l’industrialisation, des individus et des groupes très divers ont dénoncé les techniques de leur temps et agi pour en enrayer les effets. L’introduction de machines censées alléger le travail, les macrosystèmes techniques censés émanciper des contraintes de la nature, la multitude des produits technoscientifiques censés apporter confort et bien-être ont souvent été contestés et passés au crible de la critique.
Contre l’immense condescendance de la postérité, Technocritiques est un ouvrage qui prend au sérieux ces discours et ces luttes. Depuis deux siècles, les technocritiques sont foisonnantes et multiformes, elles émanent des philosophes et des romanciers comme des artisans et des ouvriers ; elles se retrouvent en Europe comme dans le reste du monde et nourrissent sans cesse des pratiques alternatives. Toute une tradition de combat et de pensée originale et méconnue s’est ainsi constituée : ce livre d’histoire au présent tente de leur redonner vie tout en pointant les impasses des choix politiques mortifères portés par la foi en une « croissance » aveugle. Et, en filigrane, il montre comment s’est imposé le grand récit chargé de donner sens à la multitude des objets et artefacts qui saturent nos existences.  
François Jarrige est historien, maître de conférences en histoire contemporaine à l’université de Bourgogne (Centre Georges-Chevrier). Il s’intéresse à l’histoire des mondes du travail, des techniques et aux controverses qui ont accompagné l’industrialisation. Il a publié Au temps des « tueuses de bras » (2009) et Face au monstre mécanique (2009).