« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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lundi 14 avril 2025

Vanessa Codaccioni, Comment les Etats répriment. Une courte histoire du pouvoir de punir

 

 

Vanessa Codaccioni

Comment les Etats répriment

Une courte histoire du pouvoir de punir  

Divergences

2025

 

 

Présentation de l'éditeur

Surpopulation carcérale, banalisation de l'exception, criminalisation accrue des militants dits " extrémistes " et de tout mouvement social d'ampleur, violences policières quotidiennes, dissolution de nombreuses organisations, approche sécuritaire de l'immigration, développement continu d'un antiterrorisme violent et diffus, la répression semble se durcir voire se radicaliser irrémédiablement. Ce livre retrace l'histoire des répressions d'Etat, de la protection de la " chose publique " à la lutte antiterroriste en passant par la gestion carcérale de la délinquance ordinaire, en montrant comment, en fonction des contextes, des impératifs punitifs et des valeurs ou groupes à protéger, les cibles de la répression se multiplient, tout comme les manières de réprimer.

 

mercredi 5 mai 2021

Savoir/Agir, N°55, Mars 2021, Ordre policier, ordre politique

 

 

Savoir/Agir, N°55, Mars 2021, Ordre policier, ordre politique

du Croquant

 

Le dossier a été coordonné par Laurent Bonelli et Annie Collovald

Table des matières

Dossier

Ordre policier, ordre politique : quelle démocratie espérer ?

Annie Collovald

La loi ou l’ordre ? Considérations sur la question policière

Laurent Bonelli

Réflexions sur le problème raciste

Abdellali Hajjat

Violence policière, violence d’État

Catherine Colliot-Thélène

Répression administrative et répression pénale : l’émergence d’un continuum répressif

Julie Alix

Empêcher, dépolitiser, punir : le triptyque de la répression politique

Vanessa Codaccioni

L’art du désordre toléré. La police des manifestations en Allemagne fédérale

Fabien Jobard

Ordre institutionnel, désordres des trajectoires

Laurence Proteau

Des jeunes qui « ont la vocation ». Propriétés sociales, dispositions et recrutement des candidats au concours de gardien de la paix de la Police nationale.

Frédéric Gautier

Réformes de la police et décroissance policière : promesses et limites de l’expérience espagnole

Sergio Garcia García

Débora Ávila Cantos

Paroles

« Bah, c’est normal, je vais devenir maman, donc il faut que je change quoi »

Clémentine Petitjean

Idées

Domination et résistance. À propos de James C. Scott, La Domination et les arts de la résistance. Fragments du discours subalterne, Gérard Mauger

Varia

Perversion narcissique et violence morale en temps de confinement. Note de recherche.

Marc Joly

Chroniques du monde

Racisme et antisémitisme en Allemagne. La RDA au banc des accusés

Sonia Combe

 

 

mercredi 6 janvier 2021

audio: Vanessa Codaccioni, La société de vigilance. Auto-surveillance, délation et haines sécuritaires

 

 audio: Vanessa Codaccioni, La société de vigilance. Auto-surveillance, délation et haines sécuritaires

 La Grande table idées par Olivia Gesbert, le 13.01.2021

 

 

Vanessa Codaccioni

La société de vigilance

Auto-surveillance, délation et haines sécuritaires 

Textuel

Petite encyclopédie critique 

2021


Présentation de l'éditeur

Partout dans le monde, les populations sont incitées à se mobiliser pour assurer leur propre sécurité et celle de leur pays. Partout, les appels à la vigilance et à la responsabilité individuelle se multiplient, tandis que les États s’appuient de plus en plus sur les citoyennes et les citoyens pour surveiller, réprimer et punir. Au travail, sur internet, dans la rue, à l’école, au sein de la famille.
Prolongeant ses travaux sur la répression, Vanessa Codaccioni retrace l’avènement de ce phénomène. Elle montre comment de nombreux dispositifs tendent à utiliser les populations à des fins sécuritaires, à impulser des comportements policiers, espions ou guerriers en leur sein et à institutionnaliser la surveillance mutuelle et la délation. Ces injonctions sécuritaires visent à obtenir l’obéissance citoyenne et à légitimer la répression.

Prolongeant ses travaux sur la répression, Vanessa Codaccioni analyse et dénonce les ressorts de "la société de vigilance". Surveillance massive, appel à la délation, légitimation de la répression : une nouvelle servitude volontaire est insidieusement imposée aux citoyens qui deviennent des acteurs incontournables de cette dynamique sécuritaire.  


 

jeudi 11 avril 2019

audio: Vanessa Codaccioni, Répression, L’État face aux contestations politiques



La Grande table idées par Olivia Gesbert, 05/04/2019



Vanessa Codaccioni
Répression
L’État face aux contestations politiques 
Textuel
Petite EncyclopОdie Critique  
2019


Présentation de l'éditeur
Il ne se passe pas un seul jour sans que des militants ne soient confrontés à la répression. Violences policières, arrestations, gardes-à-vue et procès rythment aujourd’hui la vie politique et judiciaire. Aucune forme d’indignation politique n’y échappe : des gilets jaunes aux zadistes en passant par les écologistes, les militants solidaires, les féministes, les lycéens ou celles et ceux qui participent à des manifestations de rue, toutes et tous peuvent être confrontés à la police ou à la justice. Pour les acteurs de la répression, ce sont des « casseurs », des « délinquants » ou des « terroristes » qui sont visés. Il s’agit d’un déni stratégique dont l’objectif est d’invisibiliser le caractère politique de cette violence d’état et de nier que ce sont pour leurs idées ou leurs actions que des militantes ou militants sont arrêtés, inculpés ou jugés. En analysant les mécanismes contemporains de la répression, Vanessa Codaccioni dénonce la criminalisation de la contestation politique. Etudiant finement ses principaux dispositifs, elle éclaire l’une de ses logiques majeures : la dépolitisation de l’activisme par son assimilation au terrorisme ou à la criminalité de droit commun.
Spécialiste de la répression, Vanessa Codaccioni est maîtresse de conférence HDR à l’Université Paris 8, et membre du laboratoire CRESPPA-CSU. Elle a notamment publié chez CNRS Editions Justice d’exception. L’état face aux crimes politiques et terroristes (2015), et Légitime défense. Homicides sécuritaires, crimes racistes et violences policières (2018).

mercredi 22 août 2018

Vanessa Codaccioni, La légitime défense. Homicides sécuritaires, crimes racistes et violences policières


Vanessa Codaccioni
La légitime défense 
Homicides sécuritaires, 
crimes racistes et 
violences policières 
CNRS
2018

Présentation de l'éditeur
La légitime défense est au coeur de l’actualité politique et judiciaire : multiplication du nombre de femmes battues qui tirent sur leur mari ou leur compagnon violent, mobilisations pour soutenir des commerçants qui ont tué des voleurs, et, plus récemment, facilitation de l’usage des armes par la police dans le cadre du renforcement de la lutte antiterroriste.
Si la légitime défense fascine et fait débat – est-elle un permis de tuer ou l’arme du faible ? –, elle a aussi ses partisans radicaux : des militants pro-armes réclamant un « droit de tirer » et un « droit de tuer » ceux qui représenteraient un danger pour eux-mêmes et pour la société.
Parallèlement à l’étude de leurs mobilisations, Vanessa Codaccioni se penche sur les grandes affaires de légitime défense depuis la fin des années soixante-dix. Elle montre qu’il s’agit le plus souvent d’homicides sécuritaires, de crimes racistes ou de violences policières, et analyse la manière dont leurs auteurs tentent d’échapper à la justice, notamment par un renversement des figures du coupable et de la victime.
Par l’étude socio-historique des homicides « défensifs » et des usages sécuritaires des armes, ce livre explore la manière la plus radicale de se faire justice. Il interroge plus généralement les liens entre politiques du « faire mourir », pouvoir de mort et atteintes au droit à la vie dans les régimes démocratiques.

Vanessa Codaccioni est maîtresse de conférences HDR au département de science politique de l’université Paris VIII et membre du laboratoire CRESPPA-CSU. Spécialiste de la justice pénale et de la répression, elle est notamment l’auteure, à CNRS Éditions, de Punir les opposants. PCF et procès politiques 1947-1962 (2013), et Justice d’exception. L’État face aux crimes politiques et terroristes (2015).

mercredi 23 décembre 2015

vidéo: Vanessa Codaccioni, Justice d'exception. L'État face aux crimes politiques et terroristes


Vanessa Codaccioni 
Justice d'exception 
L'État face aux crimes politiques et terroristes 
CNRS
2015

Présentation de l'éditeur
Qu’ont en commun d’anciens collaborateurs qui ont fui la France à la Libération, des activistes de l’OAS, des espions soviétiques, des gauchistes de Mai 68 et de la Gauche prolétarienne, des autonomistes corses, basques et bretons ou des membres d’Action Directe ? D’avoir été jugés par la Cour de sûreté de l’État, une juridiction d’exception créée par le général de Gaulle à la fin de la guerre d’Algérie et supprimée par François Mitterrand au début de son premier septennat.
Siégeant pendant dix-huit ans et réservant à des milliers de militants un traitement radical et spécifique, comme les gardes à vue prolongées, les arrestations de nuit, le jugement par des militaires ou les examens psychiatriques, elle illustre une tradition française de justice politique. Or, ces dispositions contre les « ennemis intérieurs » ne disparaissent pas en 1981 et sont progressivement réintégrées dans l’arsenal sécuritaire pour constituer le socle de la lutte antiterroriste. De la répression de l’OAS au jugement des « malfaiteurs terroristes » par une justice dérogatoire au droit commun aujourd’hui, c’est toute la généalogie de l’antiterrorisme que ce livre retrace.
Par cet ouvrage passionnant qui s’appuie sur des archives inédites, Vanessa Codaccioni interroge la manière dont l’État fait face aux crimes politiques et terroristes depuis les débuts de la Ve République. Mais elle engage une réflexion plus générale sur les frontières, toujours ténues, entre justice ordinaire et justice politique, et sur l’utilisation de dispositifs d’exception en régime démocratique.

Maîtresse de conférences en science politique à l’Université Paris 8, Vanessa Codaccioni est notamment l’auteure de Punir les opposants. PCF et procès politiques, 1947-1962 (2013).

mardi 10 novembre 2015

Vanessa Codaccioni, Justice d'exception. L'État face aux crimes politiques et terroristes


Vanessa Codaccioni 
Justice d'exception 
L'État face aux crimes politiques et terroristes 
CNRS
2015

Présentation de l'éditeur
Qu’ont en commun d’anciens collaborateurs qui ont fui la France à la Libération, des activistes de l’OAS, des espions soviétiques, des gauchistes de Mai 68 et de la Gauche prolétarienne, des autonomistes corses, basques et bretons ou des membres d’Action Directe ? D’avoir été jugés par la Cour de sûreté de l’État, une juridiction d’exception créée par le général de Gaulle à la fin de la guerre d’Algérie et supprimée par François Mitterrand au début de son premier septennat.
Siégeant pendant dix-huit ans et réservant à des milliers de militants un traitement radical et spécifique, comme les gardes à vue prolongées, les arrestations de nuit, le jugement par des militaires ou les examens psychiatriques, elle illustre une tradition française de justice politique. Or, ces dispositions contre les « ennemis intérieurs » ne disparaissent pas en 1981 et sont progressivement réintégrées dans l’arsenal sécuritaire pour constituer le socle de la lutte antiterroriste. De la répression de l’OAS au jugement des « malfaiteurs terroristes » par une justice dérogatoire au droit commun aujourd’hui, c’est toute la généalogie de l’antiterrorisme que ce livre retrace.
Par cet ouvrage passionnant qui s’appuie sur des archives inédites, Vanessa Codaccioni interroge la manière dont l’État fait face aux crimes politiques et terroristes depuis les débuts de la Ve République. Mais elle engage une réflexion plus générale sur les frontières, toujours ténues, entre justice ordinaire et justice politique, et sur l’utilisation de dispositifs d’exception en régime démocratique.

Maîtresse de conférences en science politique à l’Université Paris 8, Vanessa Codaccioni est notamment l’auteure de Punir les opposants. PCF et procès politiques, 1947-1962 (2013).

jeudi 21 février 2013

vidéo: Vanessa Codaccioni, Punir les opposants. PCF et procès politiques 1947-1962

Punir les opposants. La répression étatique contre l’extrême gauche, 1947-1973, par Vanessa CODACCIONI from Les Films de l'An 2 on Vimeo.
Vanessa Codaccioni
Punir les opposants
PCF et procès politiques 1947-1962
Culture et société
CNRS
2013 

Présentation de l'éditeur
Arrestation du dirigeant Jacques Duclos à la suite des manifestations contre le général américain « Ridgway la peste », accusations de complot, répression militaire des « soldats du refus », affaire Audin, tuerie de Charonne. A l’heure de la guerre froide, des conflits indochinois et algérien, les militants communistes affrontent la mécanique repressive d’un Etat lancé dans la chasse aux « criminels politiques ».
Nourri d’archives inédites et de nombreux témoignages, le livre de Vanessa Codaccioni nous entraîne dans les coulisses politiques des poursuites judiciaires orchestrées contre les opposants. Elle montre comment les agents de l’Etat répriment leurs « populations cibles », mais aussi comment en retour, au sein du PCF, la répression est utilisée à des fins politiques et militantes.
Mais comment devient-on le « héros » d’un groupe ou, à l’inverse, un « traître à la patrie » ? Qui faut-il être et quel crime faut-il avoir commis pour se retrouver au coeur d’une affaire d’atteinte a la sûreté de l’Etat ? En quoi le procès politique est-il l’une des manifestations les plus visibles de l’affrontement entre le pouvoir central et les ennemis du régime ?
En portant l’analyse au coeur de ces relations conflictuelles, ce livre de sociologie historique renouvelle largement notre connaissance de la IVe République et des débuts de la Ve, et éclaire les rapports entre l’Etat et ses opposants en périodes de crise.
Vanessa Codaccioni est maîtresse de conférences en science politique à l’Université Paris 8.