Loïc Wacquant
Rethinking the Penal State
Polity
2026
Présentation de l'éditeur
« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».Pierre Bourdieu (1992)
Loïc Wacquant
Rethinking the Penal State
Polity
2026
Présentation de l'éditeur
In
this book based on his 2024 Adorno Lectures, Loïc Wacquant combines
social theory, comparative history and structural ethnography to probe
criminal punishment as a core function of the state. Extending Pierre
Bourdieu's concepts of bureaucratic field and symbolic power, he
captures the constitutive duality of punishment, at once material
and symbolic, an instrument of class control and a means of
communicating values, endlessly oscillating between rehabilitation and
retribution.
Ranging from the birth of the workhouse prison in
sixteenth-century Europe to the deployment of punishment in the colonies
to the workaday world of prosecutors in a California criminal court,
Wacquant reveals how the penal state curates crime, manages urban
marginality, signals sovereignty, and manufactures legitimacy in the
eyes of the population by restoring control over bodies out of order.
But the penal Leviathan is a bifurcated state which captures
nearly exclusively dispossessed and dishonored categories by targeting
their neighborhoods: it is everywhere a class-splitting and a
race-forging institution based on the stubborn differentiation of "paper
penality" and "street penality."
Getting inside the machinery of
criminal justice shows that punishment must be placed at the epicenter
of the political sociology of statecraft, group-making and place-making
in the metropolis as well as brought to the forefront of civic debate to
articulate a radical penal minimalism suited to reconciling punishment and democratic ideals.
Julien Larrègue
Au coeur de l’Etat pénal
Ce livre dresse un diagnostic sur le pouvoir des avocats pénalistes dans l’enceinte judiciaire, qui s’est progressivement dégradé. Certes, l’accès aux services des avocats a été étendu au cours des dernières décennies à mesure que les droits de la défense ont été renforcés pour garantir le caractère équitable des procédures judiciaires, mais la valeur conférée au travail des avocats dans l’espace judiciaire n’a cessé de diminuer, si bien que les pénalistes en viennent régulièrement à douter de la portée effective de leurs actions. Si leur simple présence au côté des prévenus permet le respect formel des principes de la justice équitable, leurs interventions dans les procès sont facilement écartées et ignorées par les juges. Dans ces conditions, les pénalistes ne sont-ils pas devenus, bien malgré eux, les complices symboliques des politiques criminelles de l’État pénal ? Les pressions exercées désormais sur les avocats de la défense rendent plus que jamais nécessaire la production d’études permettant de comprendre ce qui se joue dans les juridictions pénales.
Julien Larregue est sociologue, professeur à l’Université Laval et chercheur associé au Centre européen de sociologie et de science politique à Paris. Ses travaux portent sur les sciences, l’expertise et le droit. Il est également l’auteur de Héréditaire. L’éternel retour des théories biologiques du crime (Seuil, 2020).