« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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lundi 6 mai 2013

Santé au travail. Approches critiques


Santé au travail
Approches critiques
Sous la direction de
Annie Thébaud-Mony
Véronique Daubas-Letourneux
Nathalie Frigu
Paul Jobin
La Découverte
2012

Présentation de l'éditeur
Depuis les années 2000, les ouvrages ou articles concernant la santé au travail se sont multipliés. Des événements médiatisés, relayés par des associations de défense des victimes, ont largement contribué à cette évolution : du drame sans fin des victimes de l'amiante à la catastrophe d'AZF, des suicides au travail dans l'industrie automobile ou les télécommunications aux conséquences de l'accident nucléaire de Fukushima...
Par la présentation d'enquêtes et de travaux menés en France ou à l'étranger (Brésil, Japon, Italie, Canada, Suisse ou Belgique), cet ouvrage clôture un vaste projet de recherche intitulé « Approches critiques de la production de connaissances en santé au travail. Comparaisons internationales », qui s'est déroulé dans le cadre du programme Santé environnement-Santé travail de l'Agence nationale de la recherche.
Les contributions ici réunies viennent ainsi alimenter et renouveler la critique du modèle dominant de connaissance des atteintes à la santé d'origine professionnelle, fondé sur les institutions chargées de les indemniser.
Véronique Daubas-Letourneux est chercheur associé à l’université de Nantes.
Nathalie Frigul est maître de conférences à l’université de Picardie.
Paul Jobin est maître de conférences à l’université Paris-Diderot et directeur de l’antenne de Taipei du Centre d’études français sur la Chine contemporaine.
Annie Thébaud-Mony est sociologue, directrice de recherches à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), spécialiste des questions de santé au travail. Elle dirige le Groupement d’intérêt scientifique sur les cancers professionnels (GISCOP 9) à l’université Paris-XIII. Elle est par ailleurs porte-parole de Ban Asbestos, réseau d’associations qui luttent au niveau international contre l’utilisation de l’amiante.


dimanche 4 novembre 2012

Max Weber, Sur le travail industriel

Max Weber
Sur le travail industriel 
Introduction et postface de Pierre Desmarez et Pierre Tripier
Traducteur: Paul-Louis van Berg
Editions de l’Université de Bruxelles
2012


Présentation de l'éditeur 
Peu après avoir publié L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme et son célèbre article sur l’objectivité dans les sciences et la politique sociales, Max Weber contribue à la conception et à la réalisation d’une vaste enquête sur le travail industriel en Allemagne centrée sur la question du recrutement et de l’adaptation des travailleurs, organisée à l’initiative du Verein für Sozialpolitik. C’est à l’occasion de cette entreprise qu’ont été rédigés les deux textes dont des extraits sont rassemblés dans ce volume.
Le premier est le manuel que Weber rédige à l’intention des enquêteurs mobilisés à travers l’Allemagne. Il y explique les objectifs du travail de terrain, formule une série de mises en garde et de principes destinés tant à sensibiliser les chercheurs aux différents aspects du problème qu’à standardiser et donc à rendre comparables les données récoltées. Le lecteur verra que la méthode proposée dans cette Introduction reste à bien des égards digne d’inspirer les praticiens d’aujourd’hui.
Le deuxième texte, Psychophysique du travail industriel, révèle une facette souvent méconnue de l’œuvre de Weber, puisqu’on y trouve une partie des résultats d’une étude minutieuse consacrée au travail des ouvriers et des ouvrières d’une usine textile de Westphalie. S’appuyant principalement sur les documents de l’entreprise, Weber décrit et s’efforce d’expliquer les oscillations des rendements des travailleurs, en mettant ces dernières en relation avec les salaires, le temps de travail, les techniques, l’ancienneté, l’instruction, les origines et la situation personnelle et familiale des ouvriers. Ce faisant, il montre en quoi les conditions de la grande industrie transforment en profondeur le travail humain et apparaît ainsi comme un pionnier de l’analyse sociologique du travail qui, tout en se centrant sur l’activité de l’atelier, s’efforce d’en comprendre le fonctionnement en le replaçant dans le contexte du capitalisme.