Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



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vendredi 17 avril 2015

Les risques du travail. Pour ne pas perdre sa vie à la gagner, Sous la direction de Annie Thébaud-Mony, Philippe Davezies, Laurent Vogel et Serge Volkoff

Les risques du travail 
Pour ne pas perdre sa vie à la gagner 
Sous la direction de
Annie Thébaud-Mony, Philippe Davezies
Laurent Vogel et Serge Volkoff
La Découverte
2015

Présentation de l'éditeur
Depuis les années 1990, les conditions de travail se sont peu à peu imposées dans le débat social. Néanmoins, la situation reste critique. Les risques traditionnels n’ont pas disparu : les manutentions lourdes, l’exposition professionnelle aux cancérogènes, au bruit ou aux vibrations demeurent répandues… De plus, certaines « améliorations » n’ont fait que déplacer et dissimuler les problèmes, telle l’externalisation des risques grâce à la sous-traitance. Dans le même temps, les transformations du travail et des modalités de gestion de la main-d’œuvre ont fragilisé les collectifs et accru l’isolement des salariés, conduisant à une montée visible de la souffrance psychique.
Face à ces évolutions, il est plus que jamais nécessaire que tous les acteurs concernés, en particulier les salariés eux-mêmes et leurs représentants, s’approprient les connaissances indispensables pour améliorer la protection de la santé sur les lieux du travail. Tel est le but de ce livre, qui renouvelle intégralement sa première édition de 1985, laquelle avait fait date. Trente ans après, cette refonte s’imposait : cet ouvrage présente de manière accessible à un large public les connaissances les plus récentes sur les risques du travail, dans tous les secteurs. Mobilisant une équipe internationale de spécialistes et prenant en compte des expériences conduites dans de nombreux pays, il constitue à la fois une référence incontournable pour réfléchir à l’avenir de la prévention et un outil pratique proposant des pistes d’action.
Reprendre la main sur son propre travail, c’est aussi commencer à reprendre la main sur le monde. 
Annie Thébaud-Mony est sociologue, directrice de recherches honoraire à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), chercheuse associée au Groupement d’intérêt scientifique sur les cancers professionnels (GISCOP 93) à l’université Paris-13. Elle est aussi partie prenante ailleurs porte-parole de réseaux citoyens de lutte pour la santé contre les risques industriels. Elle est l'auteure de Travailler peut nuire gravement à votre santé (La Découverte/Poche 2008).
Philippe Davezies est enseignant-chercheur en médecine et santé du travail à l'université Claude-Bernard Lyon 1.  
Laurent Vogel est juriste, chercheur en santé au travail à l'Institut syndical européen (ETUI). 
Serge Volkoff, est statisticien, ergonome, chercheur invité au Centre d'études et de l'emploi, ancien directeur du CREAPT.

mercredi 10 décembre 2014

écouter: Annie Thébaud-Mony, La science asservie. Santé publique : les collusions mortifères entre industriels et chercheurs


écouter: Annie Thébaud-Mony, La science asservie. Santé publique : les collusions mortifères entre industriels et chercheurs
La tête au carré par Mathieu Vidard, 10.12.2004
Annie Thébaud-Mony
La science asservie 
Santé publique : les collusions mortifères entre industriels et chercheurs
La Découverte
2014

Présentation de l'éditeur
Dans les discours politiques, la science est aujourd'hui de plus en plus convoquée pour énoncer des vérités incontestables. Pourtant, suite à de nombreux scandales sanitaires, un climat de suspicion s'est installé, creusant un fossé entre les chercheurs et les citoyens. Chacun est alors confronté à ces questions essentielles s'agissant de la santé : qui croire ? Que nous cache-t-on ? À qui profite la science ?
Ces questions sont au coeur de ce livre, qui analyse comment de nombreux chercheurs ont participé à un processus de confiscation de la science au service des intérêts privés de grands groupes industriels, souvent avec la complicité active de l'État. Ils ont ainsi contribué à instaurer l'hégémonie d'une « stratégie du doute » quant aux risques industriels (amiante, plomb, nucléaire, pesticides, etc.) et à leurs conséquences.
S'appuyant sur sa propre expérience professionnelle et sur celle d'Henri Pézerat, toxicologue connu pour son engagement scientifique et citoyen contre l'amiante, Annie Thébaud-Mony dénonce ici avec force le cynisme et l'impunité de ceux qui, délibérément, ont choisi la mort des autres pour leur plus grand profit. Ses révélations dressent un réquisitoire implacable, qui invite à résister à l'imposture scientifique et à mettre en synergie, en matière de santé publique, savoirs scientifiques et savoirs citoyens. 
Annie Thébaud-Mony est sociologue, directrice de recherches honoraire à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), chercheuse associée au Groupement d’intérêt scientifique sur les cancers professionnels (GISCOP 93) à l’université Paris-13. Elle est aussi partie prenante ailleurs porte-parole de réseaux citoyens de lutte pour la santé contre les risques industriels. Elle est l'auteure de Travailler peut nuire gravement à votre santé (La Découverte/Poche 2008).

lundi 6 mai 2013

Santé au travail. Approches critiques


Santé au travail
Approches critiques
Sous la direction de
Annie Thébaud-Mony
Véronique Daubas-Letourneux
Nathalie Frigu
Paul Jobin
La Découverte
2012

Présentation de l'éditeur
Depuis les années 2000, les ouvrages ou articles concernant la santé au travail se sont multipliés. Des événements médiatisés, relayés par des associations de défense des victimes, ont largement contribué à cette évolution : du drame sans fin des victimes de l'amiante à la catastrophe d'AZF, des suicides au travail dans l'industrie automobile ou les télécommunications aux conséquences de l'accident nucléaire de Fukushima...
Par la présentation d'enquêtes et de travaux menés en France ou à l'étranger (Brésil, Japon, Italie, Canada, Suisse ou Belgique), cet ouvrage clôture un vaste projet de recherche intitulé « Approches critiques de la production de connaissances en santé au travail. Comparaisons internationales », qui s'est déroulé dans le cadre du programme Santé environnement-Santé travail de l'Agence nationale de la recherche.
Les contributions ici réunies viennent ainsi alimenter et renouveler la critique du modèle dominant de connaissance des atteintes à la santé d'origine professionnelle, fondé sur les institutions chargées de les indemniser.
Véronique Daubas-Letourneux est chercheur associé à l’université de Nantes.
Nathalie Frigul est maître de conférences à l’université de Picardie.
Paul Jobin est maître de conférences à l’université Paris-Diderot et directeur de l’antenne de Taipei du Centre d’études français sur la Chine contemporaine.
Annie Thébaud-Mony est sociologue, directrice de recherches à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), spécialiste des questions de santé au travail. Elle dirige le Groupement d’intérêt scientifique sur les cancers professionnels (GISCOP 9) à l’université Paris-XIII. Elle est par ailleurs porte-parole de Ban Asbestos, réseau d’associations qui luttent au niveau international contre l’utilisation de l’amiante.