« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ». Pierre Bourdieu (1992)
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vendredi 11 octobre 2013

écouter: Didier Fassin et Yasmine Bouagga, Juger, réprimer, accompagner. Essai sur la morale de l'Etat


Un monde d'idées par Olivier De Lagarde, 9 janvier 2014 par FranceInfo

Didier Fassin, Juger, réprimer, accompagner. Essai sur la morale de l'Etat
La suite dans les idées par Sylvain Bourmeau, 19.10.2013

Yasmine Bouagga, Juger, réprimer, accompagner. Essai sur la morale de l'Etat
La Grande Table par Caroline Broué, 02.10.2013

Juger, réprimer, accompagner 
Essai sur la morale de l'Etat 
Didier Fassin
Yasmine Bouagga
Isabelle Coutant
Jean-Sébastien Eideliman
Fabrice Fernandez
Nicolas Fischer
Carolina Kobelinsky
Chowra Makaremi
Sarah Mazouz
Sébastien Roux
Seuil
2013

Présentation de l'éditeur
L’État est souvent représenté comme une entité bureaucratique abstraite et neutre. Or il se constitue à travers des discours, des pratiques et des relations qui en font une réalité concrète et située, s’incarnant dans le travail de ses agents et s’incrivant dans les enjeux de son temps. C’est ce que montre cet ouvrage, produit d’une enquête de cinq années, qui décrit et analyse le fonctionnement de la police, de la justice, de la prison, des services sociaux et de la santé mentale. Ces institutions ne sont certes pas tout l’État, mais elles ont affaire, en large part, aux mêmes publics issus de milieux populaires, d’origine immigrée ou appartenant à des minorités.
Au fil d’une étude qui associe généalogie et ethnographie, il apparaît que la prise en charge de ces populations procède, au sommet du pouvoir comme dans le quotidien des interactions, non seulement de l’application de règles et de procédures, mais aussi de la mobilisation de valeurs et d’affects, de jugements formulés sur des groupes ou des personnes et d’émotions ressenties devant des situations ou des actes : elle exprime la morale de l’État. Nourrie des débats autour de l’immigration et de l’asile, de la délinquance et de sa répression, de la responsabilité des individus et du rôle de la solidarité, cette morale met en tension un État social en recul, un État pénal en expansion et un État libéral qui attend toujours plus de ses sujets. Comprendre cette raison morale si souvent refoulée, c’est ainsi repenser le politique.

Réunie autour de Didier Fassin, professeur de sciences sociales à l’Institute for Advanced Study de Princeton et directeur d’études à l’EHESS, une équipe de chercheurs ? Yasmine Bouagga, Isabelle Coutant, Jean-Sébastien Eideliman, Fabrice Fernandez, Nicolas Fischer, Carolina Kobelinsky, Chowra Makaremi, Sarah Mazouz et Sébastien Roux propose une lecture renouvelée de l’État contemporain.


mardi 18 septembre 2012

Les métamorphoses du contrôle social. Sous la direction de Romuald Bodin


Sous la direction de
Romuald Bodin
Les métamorphoses du contrôle social
Postface de Loïc Wacquant
La Dispute
2012

Présentation de l'éditeur
Le contrôle social des individus et des populations se transforme. Au travail, à l’école, dans le domaine de l’action sociale, la logique sécuritaire ne tend-elle pas à se généraliser ? Mais toutes les formes de contrôle ne sont-elles que coercition ? Et quelles sont les formes de résistance à ces évolutions ?
Les auteurs, sociologues, politistes et historiens, présentent et analysent les résultats d’enquêtes concernant les nouvelles réglementations et catégories qui définissent le contrôle social, mais aussi les dispositifs qui les mettent en œuvre et les pratiques ordinaires qui parfois s’y opposent. Ils éclairent et mettent en regard les enjeux sociaux liés aux transformations du contrôle dans les domaines de la statistique publique et du travail social, de la surveillance des salariés, des immigrés et des élèves, des institutions pénitentiaires et médico-sociales. Ils montrent comment ces métamorphoses du contrôle social doivent être comprises dans les récentes évolutions de l’économie, du travail et de l’État, liées au néolibéralisme.
Cet état des lieux, nuancé et engagé, éclaire la bataille politique qui confronte le souci de préserver les libertés individuelles fondamentales à celui d’assurer la sécurité civile ou l’efficacité des organisations. Appelant à renouveler, en théorie et en pratique, notre approche du contrôle social, il s’adresse aux citoyens, chercheurs et militants qui souhaitent mieux comprendre, pour les réformer ou s’y opposer, les diverses formes contemporaines du contrôle des individus et des populations.
Romuald Bodin est maître de conférences en sociologie à l’université de Poitiers, laboratoire GRESCO.
Jean-Charles Basson est maître de conférences en science politique à l’université Toulouse-III Paul-Sabatier, laboratoire PRISSMH-SOI.
Vincent Dubois est professeur de science politique à l’université de Strasbourg, laboratoire GSPE-PRISME.
Sonia Combe est historienne, CNRS, Institut des sciences sociales du politique (ISP-CNRS).
Étienne Douat est maître de conférences en sociologie à l’université de Poitiers, laboratoire GRESCO.
Fabrice Fernandez est sociologue, chercheur postdoctoral au Conseil européen de la recherche (European Research Council), laboratoire IRIS.
Nicolas Fischer est politiste, CNRS, laboratoire CESDIP.
Bertrand Geay est professeur de sciences de l’éducation à l’université de Picardie Jules-Verne, laboratoire CURAPP.
Gérard Neyrand est professeur de sociologie à l’université Toulouse-III Paul-Sabatier, laboratoire PRISSMH-SOI.
Olivier Paquereau est étudiant en sociologie.
Gaël de Peretti est statisticien, membre du Comité de défense de la statistique publique.
Laurence Proteau est maître de conférences en sociologie à l’université de Picardie Jules-Verne, laboratoire CESSP.
Gregory Salle est sociologue, CNRS, laboratoire CESDIP.
Laurent Solini est doctorant à l’université Toulouse-III Paul-Sabatier, laboratoire PRISSMH-SOI.
Hélène Stevens est maître de conférences en sociologie à l’université de Poitiers, laboratoire GRESCO.
Jérôme Valluy est professeur de science politique à l’université Paris-I, laboratoire CRPS.
Nadège Vezinat est chercheuse contractuelle au Centre d’études de l’emploi, laboratoire CMH.
Loïc Wacquant est professeur de sociologie, Université de Californie, Berkeley, laboratoire CESSP.
Laurent Willemez est professeur de sociologie à l’université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, laboratoire PRINTEMPS.