« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mercredi 18 février 2026

Atelier Revisiter le travail sociologique de Pierre Bourdieu : 6 mars 2026 — Politiques des corps biologiques. 19 juin 2026 — Politiques des corps institués


 

Revisiter le travail sociologique de Pierre Bourdieu

6 mars 2026 — Politiques des corps biologiques

19 juin 2026 — Politiques des corps institués

Atelier de la recherche « Revisiter le travail sociologique de Pierre Bourdieu » coordonné par Philippe ALDRIN et Cyriac GOUSSET

L’atelier réunit des chercheuses et chercheurs invités à revenir sur leur propre démarche sociologique, partager et discuter leur rapport à la sociologie relationnelle de Pierre Bourdieu, que ce soit pour penser avec, prolonger des analyses esquissées ou discuter de dimensions non explorées.


Édition 2026 : POLITIQUES DES CORPS & SOCIOLOGIE DES CLASSEMENTS

Quelle place occupe le corps dans les façons d’ordonner les dispositions et de classer les différences dans le monde social ? Support de représentations sociales, objet de savoirs spécialisés, opérateur de pratiques, le corps est sous diverses dimensions un « corps socialisé ».

Le séminaire « Politiques des corps et sociologie des classements » propose de réunir des chercheuses et des chercheurs qui étudient la socialisation par/des corps, le travail de fabrication, de légitimation ou de contestation des catégorisations attachées aux corps ainsi que les relations engagées dans les processus d’incorporation, notamment au sein des institutions chargées d’éduquer, de soigner et de sélectionner.

Il s’agira d’explorer comment la physicalité des corps — ceux des individus biologiques comme ceux des institutions qui les prennent en charge — matérialisent et performent l’ordre du social.

Pour sa seconde édition, l’atelier de la recherche prendra la forme de 2 journées d’études qui questionneront sous des aspects complémentaires la recomposition des rapports entre les corps, les institutions et les dispositions classificatoires :

  • 6 mars 2026 — Politiques des corps biologiques
    Fabrique sociale et dé/classement des dispositions corporelles
  • 19 juin 2026 — Politiques des corps institués
    Production des classificateurs et force sociale des classements

Vendredi 6 mars 2026 | 9h – 17h30 | Sciences Po Aix, Espace Philippe Séguin, salle 003 (Aix-en-Provence)

Discussion assurée par Philippe ALDRIN, Cyriac GOUSSET (UTOPI – UMR5311) et Magali NONJON

9h – 12h30 – MARQUER/CLASSER LES CORPS : LES INCORPORATIONS DU SOCIAL

  • Solène BRUN, sociologue, chargée de recherche CNRS IRIS : « Socialisation raciale et dimension pratique de la race : ce que la sociologie bourdieusienne peut nous aider à penser »
  • Muriel DARMON, sociologue, directrice de recherche CNRS CESSP : « Enquêter, pendant 30 ans, sur l’incorporation de l’extériorité et l’extériorisation corporelle de l’intériorité »

14h – 17h30 – SE (RES)SAISIR DU CORPS : SAVOIRS D’INSTITUTION, INSTITUTION DU SAVOIR

  • Lucile RUAULT, sociologue, chargée de recherche CNRS Cermes3 : « Le corps leur appartient : revisiter l’histoire de la cause de l’avortement par la lutte autour des savoirs légitimes »
  • Romuald BODIN, sociologue, professeur à l’Université de Nantes, CENS : « Une approche relationnelle du handicap : des différences socialement significatives aux institutions »

source: https://www.mmsh.fr/evenements/revisiter-le-travail-sociologique-de-pierre-bourdieu-1/

 

lundi 6 mai 2019

Savoir/Agir n°47, Pour une sociologie du handicap


Savoir/Agir n°47, Pour une sociologie du handicap
Du Croquant
2019

Résumé
Que recouvre exactement l’expression « sociologie du handicap » ? Que peut bien avoir à dire la sociologie sur ce phénomène a priori biomédical ?
Plus largement, que nous apprennent concrètement les recherches dans ce domaine ? Et pourquoi est-il possible d’affirmer qu’elles constituent aujourd’hui un enjeu majeur pour les personnes dites « handicapées » ou « en situation de handicap » ? C’est à ces questions que tente de répondre ce numéro.
Pour ce faire ont été réunis un ensemble de travaux récents recouvrant des dimensions de la question du handicap aussi variées que possible (dimensions politique, juridique, scolaire, familiale, questions de l’accès à l’emploi, etc.) et apportant un éclairage indispensable sur ce que signifie être (dit) « handicapé·e » aujourd’hui. Chacune à sa manière, ces recherches montrent aussi à quel point le traitement de cette question est traversé par des contradictions et de nombreux paradoxes. À quel point, par conséquent, il est urgent d’y réfléchir en mobilisant les savoirs accumulés par les sciences sociales, trop longtemps considérées en ce domaine comme simple supplément d’âme.



Éditorial

Pages 5 à 7

Dossier - Pour une sociologie du handicap

Pages 9 à 11

Pages 13 à 22

Pages 23 à 31

Pages 33 à 42
Pages 43 à 52
Pages 53 à 62
Pages 63 à 71
Pages 73 à 82

Alterindicateurs

Pages 83 à 86

Paroles

Pages 87 à 95

Idées

Pages 97 à 107

Rhétorique réactionnaire

Pages 109 à 117

Actualité

Pages 119 à 131





jeudi 5 juillet 2018

Savoir/Agir, 2018, N° 44, Entreprises culturelles

 

Savoir/Agir, 2018, N° 44, Entreprises culturelles 
Editions du Croquant  
2018

 

Page 5 à 8
Frédéric Lebaron
Macronisme et trumpisme, deux idéologies parentes ?

Dossier - Entreprises culturelles

Page 9 à 11
Nicolas Robette, Manuel Schotté
Entreprises culturelles

Page 13 à 19
Julien Duval
Des blockbusters à l’art et essai
La grande famille du cinéma
Page 21 à 27
Myrtille Picaud
Les hiérarchies musicales
Entre art et argent
Page 29 à 35
Sébastien Dubois
Le temps a un prix
Économie et reconnaissance de la poésie contemporaine
Page 37 à 45
Alban Chaplet
« Les artistes, c’est mes produits »
Être humoriste dans un contexte de financiarisation
Page 47 à 53
Sylvain Lesage
La bande dessinée, entre mainstream et avant-gardes
Page 55 à 64

Muriel Mille
« Chaque mot a un coût »
Les contraintes de la fabrication d’un feuilleton télévisé

Paroles

Page 65 à 73
Romuald Bodin
Faire valoir ses droits ou apprendre à rester à sa place ?
La double vérité de la reconnaissance administrative de handicap

Chroniques du monde

Page 75 à 86
Hadrien Clouet
Contrôle des chômeurs : un « modèle allemand » ?
Pourquoi les chômeurs allemands sont plus sanctionnés que leurs homologues français

Actualité

Page 87 à 94
Jean-Baptiste Comby, Christel Coton, Matthieu Hély, Romain Pudal, Jérémy Sinigaglia
À propos de quelques pudeurs de sociologues face à la loi ORE

Culture

Page 95 à 107
Gérard Mauger
Capitaux, dispositions, stratégies populaires
Compte rendu de Elena Ferrante, L’amie prodigieuse I et II, traduit de l’italien par Elsa Damien, Paris, Éditions Gallimard, Folio, 2014 et 2016

Idées 

Page 109 à 112
Un entretien avec Raphaël Desanti 
Lire Bourdieu de l’usine à la fac, histoire d’une révélation, Vulaines-sur-Seine, Éditions du Croquant, 2017

lundi 2 juillet 2018

Romuald Bodin, L’institution du handicap

Romuald Bodin
L’institution du handicap
La Dispute
Mouvements de société   
2018

Présentation de l'éditeur
Qu’est-ce que le handicap ? Ce livre montre qu’il ne s’agit pas d’une réalité médicale, mais d’un phénomène social, qui peut faire référence à des singularités biologiques, mais dépend avant tout de la logique sociale de nos institutions. À partir de l’analyse de statistiques concernant la santé et le handicap ainsi que de nombreux entretiens biographiques, l’auteur met en évidence que ce qui fait qu’une personne est considérée ou non comme handicapée renvoie au fonctionnement des grandes institutions sociales – famille, école, travail, espace public… Il explique aussi comment le statut administratif de personne handicapée tend à imposer une modification des parcours, des comportements et des identités.
Cette nouvelle conception du handicap, qui met en relief sa construction étatique et législative, permet d’aborder différemment aussi bien l’expérience des personnes dites handicapées que les politiques de santé publique et d’action sociale.

Romuald Bodin est sociologue, maître de conférences à l’université de Poitiers ; ses travaux portent sur l’action publique et les effets d’institution dans les domaines de la santé, du corps et de l’enseignement supérieur.
 

mardi 24 janvier 2017

en ligne : Actes de la recherche en sciences sociales, 2013/4 (N° 199), Pauvre consommateur

en ligne sur Cairn.info
Actes de la recherche en sciences sociales, 2013/4 (N° 199), Pauvre consommateur
Seuil

Louis Pinto
La construction sociale d'une fiction juridique : le consommateur, 1973-1993
Version HTML 

Martin Bruegel
Un distant miroir La campagne pour l'alimentation rationnelle et la fabrication du « consommateur » en France au tournant du XXe siècle

Ana Perrin-Heredia
Le « choix » en économie Le cas des consommateurs pauvres

Eva Barlösius,   Marion Schiegritz
« Consommateurs imaginaires » – modèles de la politique des consommateurs Une approche sociologique
 
Anne Lhuissier 
Soup Kitchen. L'encadrement philanthropique à l'épreuve des budgets ouvriers (Londres, 1875-1906)
Version HTML

Sébastien Plot
 Le consommateur au crible de la commission de surendettement
Régime de visibilité, régime de crédibilité et régime de normalité de la dette du particulier

Interventions scientifiques

Romuald Bodin, Sophie Orange
La barrière ne fera pas le niveau
La sélection à l'université : une fausse solution à un problème mal posé  
Version HTML 


jeudi 15 octobre 2015

Regards croisés sur l’économie, 2015/1 (n° 16), L'université désorientée

La Découverte


Présentation de l'éditeur
En ces temps troubles de crise économique, être diplômé de l’enseignement supérieur demeure le meilleur rempart contre le chômage. Malheureusement, trop nombreux encore sont les étudiants qui sortent du système universitaire les mains vides. Les chiffres du ministère de l’Enseignement supérieur sont édifiants : plus d’un quart des étudiants sortent du premier cycle sans aucun diplôme. Comment y remédier ? À la lumière des tous derniers résultats de la recherche en sciences sociales, ce numéro de Regards croisés sur l’économie propose, dans une synthèse inédite, de faire le point sur les nouveaux enjeux de l’enseignement supérieur.
Comment aider les bacheliers à mieux choisir leur orientation ? Comment lutter contre le décrochage universitaire ? Comment mieux financer l’enseignement supérieur ? Quelle gouvernance pour les universités ?
C’est à toutes ces questions que répond ce numéro, dans un langage à la fois clair et pédagogique. Ce faisant, il dessine des pistes concrètes et ambitieuses pour repenser notre système d’enseignement supérieur et sa place dans la société de demain.


lundi 22 juin 2015

en ligne: Savoir/agir n°29, Austère université. Faux diagnostics pour vraies réformes

en ligne: Savoir/agir n°29, Austère université. Faux diagnostics pour vraies réformes
éditions du Croquant, 2014
S’abonner

Sommaire

Éditorial, par Frédéric Lebaron

Dossier : Austère Université. Faux diagnostics pour vraies réformes
Présentation du dossier, par Romuald Bodin et Sophie Orange
De l’autonomie à la mise sous tutelle ? Contraintes budgétaires et stratégies gestionnaires des universités, par Odile Henry et Jérémy Sinigaglia
Folle rationalisation de l’enseignement supérieur et de la recherche. Universitaires en danger par Fanny Darbus et Fanny Jedlicki
Le rôle des palmarès et classements, ou comment les étudiant.e.s en Licence 3 de Gestion à Paris-Dauphine évaluent leur formation par Séverine Chauvel et Pierre Clément
Une hausse des frais d’inscription en France est-elle inéluctable ou même simplement souhaitable ?par Léonard Moulin
La résistible ascension de la gestion universitaire et la transformation de la culture académique par Brice Le Gall
L’essor des écoles supérieures de commerce, cas d’école de la privatisation de l’enseignement supérieur en France ? par Marianne Blanchard
La « réussite pour tous » passe-t-elle par la « professionnalisation » de l’enseignement supérieur ?par Vanessa Pinto

Grand entretien avec Lyonel Trouillot Haïti, une occupation molle

Chronique de la gauche de gauche
Front de gauche. Refondation ? Relance ? par Louis Weber

La rhétorique réactionnaire
Sur l’origine et les fondements de l’inégalité, par Gérard Mauger

Médias
Front national : indignations sélectives et banalisation effective, par Henri Maler et Julien Salingue

Chronique d’outre-Manche
Les écrivains écossais et la question de l’indépendance, par Keith Dixon


 (source: Savoir/agir)

mercredi 11 février 2015

Pré-programme du Festival Raisons d’agir 2015 : « Jeunesses. ‘No Future ?’» (Du mercredi 8 au vendredi 10 avril 2015)

Festival Raisons d’agir 2015 : Jeunesses. ‘No Future ?
Espace Mendès-France, Poitiers
Du mercredi 8 au vendredi 10 avril 2015

Pré-programme
Etre jeune aujourd’hui… Quoi de commun entre l’apprenti/e, déjà au travail, et l’étudiant/e des grandes écoles, promis/e au meilleur avenir ? Quelles rencontres imaginer entre les « galériens » des « quartiers » qui résistent comme ils le peuvent à la relégation et celles et ceux qui inventent de nouvelles manières de vivre dans le bout de campagne où ils ont trouvé refuge ? Quelle unité possible entre les convertis aux nouveaux fantasmes de la radicalité religieuse et celles et ceux qui s’efforcent de gagner pas à pas leur propre émancipation, sociale, sexuelle ou politique ?
Il y a pourtant quelques questions qui se posent à tous ceux qui, comme on dit, entrent aujourd’hui dans la vie. Ce que leur promettent les générations en place, c’est toujours plus d’attente, toujours plus de menaces, toujours plus de risques. Ce que leur ont déjà offert les institutions qui ont accompagné leur enfance et leur adolescence, ce sont des diplômes au rendement incertain, un monde économique livré au consumérisme, une politique habitée par la désespérance.
Et puis il y a le regard des presque déjà vieux, souvent condescendant ou un peu nostalgique, forcément nostalgique. De leur temps, on ne se complaisait pas « chez papa et maman » jusqu’à pas d’âge, on savait s’engager pour la vie ou on savait se révolter – selon, bien-sûr, la lucarne d’où les observent les presque déjà vieux. Conflit de génération ? Même pas. Mais distances, ruptures, malentendus.
Il y a pourtant beaucoup à apprendre des façons dont chacun fait ou a fait sa jeunesse. On gagne à comparer les expériences, à transmettre ce qui peut l’être, à réinventer ce qui doit l’être. Sous réserve que chacun prenne la parole et fasse le récit de sa propre existence et de ce qui compte pour lui. A la condition, aussi, que l’on soit attentif à tout le nuancier des mondes d’avant et à ce qui se vit aujourd’hui, dans les nouvelles façons de vivre le travail, les études, la famille, le sens de la justice, l’espoir de la transformation sociale.
La 10e édition du festival Raisons d’agir mettra donc en discussion le rapport des jeunes d’hier et d’aujourd’hui à l’engagement. Plus encore qu’à l’occasion des précédentes éditions, il s’agira de croiser les expériences individuelles et collectives et les savoirs issus des sciences sociales, le regard des cinéastes, la sensibilité des artistes.

Avec :
  • Marsu (ex-manager des ‘Bérurier noir’)
  • Des jeunes engagés dans la musique, l’éducation populaire, les ZAD ou le militantisme politique.
  • Rémi Douat, producteur délégué de l’émission «Les Pieds sur Terre» sur France Culture.
  • Des projections de films : «Pascaline et Klara», «On n’est pas des marques de vélo».
  • Les chercheurs Romuald Bodin, Aurélien Casta, Henri Eckert, Sophie Orange, Julie Pagis, Camille Peugny, Nicolas Rénahy,…
  • Une expo sur les fanzines.
  • Une promenade sociologique.
  • Des travaux d’enquête réalisés par des étudiants.
  • Et une soirée-concert !
Programme en cours de finalisation.


(source: Festival Raisons d'agir)

lundi 20 octobre 2014

Savoir/agir n°29, Austère université. Faux diagnostics pour vraies réformes

Savoir/agir n°29
Austère université. Faux diagnostics pour vraies réformes
éditions du Croquant
2014
Présentation de l'éditeur
Ecrire, ou simplement prendre position, au sujet des universités n’est pas sans poser de nombreuses difficultés. L’éducation fait partie de ces objets de discussion sur lesquels tout le monde a un avis ou, mieux, se doit d’en avoir un. Qu’il s’agisse du supérieur ou des autres niveaux de l’éducation nationale, les publications scientifiques, les commentaires médiatiques et les jugements les plus divers se suivent année après année, avec la même régularité et la même intensité. Les fonctions d’encadrement de la jeunesse, de reproduction et de légitimation des hiérarchies remplies par l’enseignement expliquent sans doute cette logorrhée collective et le caractère particulièrement tranché des prises de positions qui la constituent, mais aussi l’inquiétude et le pessimisme qui semblent généralement les animer. Il y a de ce point de vue une forte proximité entre ces dernières et les discours sur la famille, le mariage, les valeurs ou encore l’immigration. Ecrire sur l’enseignement supérieur c’est donc de fait s’inscrire dans un espace discursif saturé et déjà fortement structuré, où la rhétorique de la crise, du déclin, de la dégradation, tient une place centrale. Or, le discours de la « crise de l’université » est un élément clé de la rhétorique réformiste qui tend à remettre en question aujourd’hui la mission de service public de formation et de diffusion des connaissances scientifiques au plus grand nombre qui est celle des universités.

Sommaire

Éditorial, par Frédéric Lebaron
Dossier : Austère Université. Faux diagnostics pour vraies réformes
Présentation du dossier, par Romuald Bodin et Sophie Orange
De l’autonomie à la mise sous tutelle ? Contraintes budgétaires et stratégies gestionnaires des universités, par Odile Henry et Jérémy Sinigaglia
Folle rationalisation de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Universitaires en danger par Fanny Darbus et Fanny Jedlicki
Le rôle des palmarès et classements, ou comment les étudiant.e.s en Licence 3 de Gestion à Paris-Dauphine évaluent leur formation par Séverine Chauvel et Pierre Clément
Une hausse des frais d’inscription en France est-elle inéluctable ou même simplement souhaitable ? par Léonard Moulin
La résistible ascension de la gestion universitaire et la transformation de la culture académique par Brice Le Gall
L’essor des écoles supérieures de commerce, cas d’école de la privatisation de l’enseignement supérieur en France ? par Marianne Blanchard
La « réussite pour tous » passe-t-elle par la « professionnalisation » de l’enseignement supérieur ? par Vanessa Pinto
Grand entretien avec Lyonel Trouillot
Haïti, une occupation molle
Chronique de la gauche de gauche 
Front de gauche. Refondation ? Relance ? par Louis Weber
La rhétorique réactionnaire 
Sur l’origine et les fondements de l’inégalité, par Gérard Mauger
Médias 
Front national : indignations sélectives et banalisation effective, par Henri Maler et Julien Salingue
Chronique d’outre-Manche 
Les écrivains écossais et la question de l’indépendance, par Keith Dixon
 

vendredi 6 décembre 2013

ARESER: Colloque Les réformes universitaires en France, au Japon et au Brésil: pour un bilan critique comparé, Paris, 13 décembre 2013



Le vendredi 13 décembre 2013, l'ARESER France et l'ARESER Japon organisent un colloque franco-japonais relatif aux réformes universitaires en France, au Japon et au Brésil. Il se déroulera salle Pasteur à l'Ecole normale supérieure de la rue d'Ulm.

Matin :
  • 9h30- 9h45 : Charles Soulié (Paris 8, secrétaire de l’ARESER) : Introduction.
  • 9h45-10h15 : Atsumi Omae (Université de Joetsu-Kyoiku) : Les politiques de création de « nouvelles universités » au Japon dans les années 1960 : en comparaison avec le cas français.
  • 10h15-10h45 : Helgio Trindade (recteur émérite  Universidade Federal da Integração Latino-Americana – UNILA ) : Les réformes universitaires au Brésil et en Amérique latine, essai de diagnostic comparatif.
  • 10h45-11h : Pause
  • 11h-11h30 : Yoshihiko Shiratori (Université de Kobé): La politique de «projets » dans l’enseignement supérieur japonais et la hiérarchisation des universités.
  •  11h30-12h30 : Discussion.
12h30-14H : Déjeuner
Après midi :
  • 14 h : Romuald Bodin (Université de Poitiers) et Sophie Orange (Université de Nantes): Faux diagnostics pour vraies réformes : quelques idées reçues sur la situation actuelle des universités françaises.
  • 14 h30 : Frédéric Neyrat (Centre Emile Durkheim Sciences Po Bordeaux et Université de Limoges) : La redéfinition des diplômes universitaires en termes de compétences.
  • 15h : Shigeru Okayama (Université Waseda) : Les Humanités après Fukushima.
  • 15h 30—15h45 : Pause
  • 15h45- 17h : Discussion
  • 17h : Christophe Charle (Paris 1) : Essai de conclusion
Colloque soutenu par le programme japonais, Grants-in-Aid for Scientific Research (Japan Society for the Promotion of Science (JSPS)  « Recherches interdisciplinaires sur les réformes de l’enseignement supérieur au Japon et en France », l’ARESER France et l’ARESER Japon
Entrée libre dans la limite des places disponibles
Pour tout renseignement : charles.soulie [at] neuf.fr


(source: Areser)

mardi 24 septembre 2013

Séminaire 50 ANS APRES LES HÉRITIERS (séance 3), "Savoirs, disciplines et pratiques d’études", Poitiers, 18 octobre 2013

Séminaire 50 ANS APRES LES HÉRITIERS

Séminaire inter-laboratoires
Organisé par le CENS (Université de Nantes), le CESSP-CSE (CNRS/Université de Paris-1 Panthéon Sorbonne), le CRESSPA-CSU (CNRS-Université de Paris 8), le CURAPP (CNRS-Université de Picardie Jules Verne), le Circeft Escol (Université de Paris 8) et le GRESCO (Universités de Poitiers et de Limoges)
La parution en 1964 du premier livre écrit par Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron, Les Héritiers. Les étudiants et la culture apparaît aujourd’hui comme un des actes fondateurs de la sociologie de l’éducation française. L’ouvrage est en effet rapidement au cœur des discussions sociologiques et politiques qui s’intensifient autour de l’augmentation des effectifs étudiants et des inégalités scolaires. Au fur et à mesure que la sociologie s’institutionnalise et s’enseigne à l’université, le livre devient même, aux côtés de La Reproduction. Éléments pour une théorie du système d’enseignement, publié par les mêmes auteurs en 1970, un classique de la discipline. Ce projet de séminaire part du constat que cet ouvrage classique demeure paradoxalement peu connu pour ses conclusions sur l’université et l’enseignement supérieur. Il semble dès lors opportun d’entrer dans la mécanique des Héritiers pour comprendre la rupture qu’il représente dans l’espace académique de l’époque mais aussi en matière de perspectives de recherches et de résultats.


PROGRAMME DE LA JOURNÉE "Savoirs, disciplines et pratiques d’études" (séance 3) ORGANISÉE A POITIERS, 18 octobre 2013


L’idée de la journée organisée par le GRESCO (EA3815 – Universités de Poitiers et Limoges) est de revisiter Les Héritiers à l’aune de la question des savoirs disciplinaires et des pratiques d’études. L’entrée choisie par les auteurs du livre consistait à prendre l’ habitus littéraire comme exemplaire du rapport à la culture des étudiants. Partant de ce constat, les interventions de la journée réinterrogeront ce choix descriptif sous l’angle des variations dans les formes de savoirs et de cultures disciplinaires. Seront ainsi abordés un ensemble de questions, ouvertes ou fermées par Les Héritiers , autour de l’ancrage social et cognitif différentiel des pratiques d’études et des socialisations scolaires ou universitaires


mercredi 18 septembre 2013

Actes de la recherche en sciences sociales, n°199, "Pauvre consommateur"

Actes de la recherche en sciences sociales, n°199, "Pauvre consommateur", Seuil, septembre 2013


Numéro coordonné par Jérôme Bourdieu et Louis Pinto

La construction sociale d’une fiction juridique :Le consommateur, 1973-1993
Louis Pinto

Un distant miroir
La campagne pour l’alimentation rationnelle et la fabrication
du « consommateur » en France au tournant du XXe siècle
Martin Bruegel

Le « choix » en économie
Le cas des consommateurs pauvres
Ana Perrin-Heredia

« Consommateurs imaginaires »
modèles de la politique des consommateurs
Une approche sociologique
Eva Barlösius


Le consommateur au crible
de la commission de surendettement
Régime de visibilité, régime de crédibilité
et régime de normalité de la dette du particulier
Sébastien Plot

INTERVENTIONS SCIENTIFIQUES 
La barrière ne fera pas le niveau
La sélection à l’université : une fausse solution à un problème mal posé
Romuald Bodin et Sophie Orange


jeudi 12 septembre 2013

Romuald Bodin et Sophie Orange, L’université n’est pas en crise. Les transformations de l’enseignement supérieur : enjeux et idées reçues

Romuald Bodin et Sophie Orange
L’université n’est pas en crise 
Les transformations de l’enseignement supérieur : enjeux et idées reçues
éditions du Croquant
2013

Présentation de l'éditeur
Depuis quelques années, les rapports ministériels et les controverses (politiques, médiatiques, sociologiques) se multiplient et alimentent la thèse d’une crise de l’Université liée à l’échec important en premier cycle, l’insertion difficile des diplômés et le faible niveau des « nouveaux étudiants ». À ces trois maux sont proposés trois remèdes : sélection, professionnalisation, « propédeutisation ». Or ce diagnostic repose sur une cartographie erronée de l’enseignement supérieur et sur une connaissance partielle des publics universitaires.
En mobilisant les résultats d’enquêtes sociologiques menées auprès d’étudiants de premier cycle universitaire, d’IUT, de STS et d’écoles spécialisées, cet ouvrage remet en cause ces trois constats.
Tout d’abord, la dénonciation de ces trois maux apparaît comme une constante des discours sur l’Université depuis les années 1960 : ils ne permettent en rien de comprendre sa situation actuelle.
Ensuite, en dressant un tel portrait à charge de ces établissements d’enseignement supérieur, des universitaires et des étudiants, ces discours entretiennent surtout le phénomène qu’ils prétendent combattre et contribuent à la dévaluation de l’Université et à la mise en cause de son service public.
Enfin, la rhétorique déployée autour de la « crise de l’Université » ne se contente pas de diffuser une image biaisée de la réalité, elle détourne l’attention de ce qui est vraiment en question : les objectifs politiques et sociaux assignés à l’enseignement supérieur, les désordres actuels du marché du travail et le désengagement progressif de l’État.
Romuald Bodin est sociologue, maître de conférences à l’université de Poitiers et chercheur au GRESCO. Ses recherches portent sur l’échec en premier cycle à l’Université et sur l’accompagnement social des personnes en grande difficulté. Il a publié Les métamorphoses du contrôle social, en 2012 à La Dispute.
Sophie Orange est sociologue, maître de conférences à l’université de Nantes et chercheuse au CENS. Elle a travaillé sur les Sections de technicien supérieur et les choix d’orientation dans l’enseignement supérieur. Dernière publication : L’autre enseignement supérieur. Les BTS et la gestion des aspirations scolaires, en 2013 aux PUF.

Table des matières
Introduction
Actualité et pertinence d’un discours sur la crise ?
Un livre pour quoi faire ?
Chapitre 1. La tentation sélective. Rompre avec une vision duale de l’enseignement supérieur
La fausse division de l’enseignement supérieur entre filières ouvertes et filières sélectives
– Une pénurie d’étudiants ?
– De « nouveaux étudiants » : le péril pro ?
– Les filières sélectives : un espace discontinu
La fausse solution de la sélection
– Sélectionner les réprouvés
– Sélectionner l’élite, mais laquelle ?
L’Université incontournable
– Penser l’enseignement supérieur en 3D
– Un jeu à plusieurs bandes
Chapitre 2. L’Université pour quoi faire ? Le mythe de la désorientation universitaire
Et pourtant, ils viennent…
– « L’Université c’est pour ceux qui savent ce qu’ils veulent faire plus tard »
– « Quand on peut faire ce que l’on veut faire, on ne fait pas un BTS »… ou une école de commerce
– L’Université ne forme pas que des chômeurs !
Les logiques d’orientation dans l’enseignement supérieur
– Une carte incomplète
– Des idées (bien) reçues sur l’enseignement supérieur
– Application post-bac : les implicites d’un outil de gestion des orientations scolaires
– Fonctionnement de l’application « Admission post-bac » (APB) : ordre des chances contre ordre des préférences
– Une fausse solution : se contenter de « faire un peu de pédagogie »
Chapitre 3. Échecs et abandons à l’Université. Dysfonctionnement ou régulation ?
Un taux d’échec « catastrophique », « nouveau » et « croissant » en licence ?
Le paradigme de l’échec
Un processus de régulation et de maintien des hiérarchies
– La normalité des parcours « atypiques » : les conditions de la construction d’un parcours intellectuel
– Le maintien des hiérarchies
Des disciplines très inégales face à l’abandon en première année
Chapitre 4. Des étudiants en situation irrégulière. L’ère du soupçon
Une orientation indue
– Ne pas être à sa place
– La distance scolaire
Le contrôle aux frontières
– L’injonction au projet
– La mise en cause des publics plutôt que des conditions d’études
L’ouverture des possibles
– Les « bac + rien » : une gabegie universitaire ?
– « T’es fier d’aller à la fac ? », pourtant « tout le monde y va »
Conclusion
Logique scolastique et logique universitaire
Les conditions sociales du miracle ordinaire
Liste des sigles
Bibliographie

dimanche 18 août 2013

à paraître: Romuald Bodin et Sophie Orange, L’université n’est pas en crise. Les transformations de l’enseignement supérieur : enjeux et idées reçues

Romuald Bodin et Sophie Orange
L’université n’est pas en crise 
Les transformations de l’enseignement supérieur : enjeux et idées reçues
éditions du Croquant
À paraître le 12/09/2013


Présentation de l'éditeur
Depuis quelques années, les rapports ministériels et les controverses (politiques, médiatiques, sociologiques) se multiplient et alimentent la thèse d’une crise de l’Université liée à l’échec important en premier cycle, l’insertion difficile des diplômés et le faible niveau des « nouveaux étudiants ». À ces trois maux sont proposés trois remèdes : sélection, professionnalisation, « propédeutisation ». Or ce diagnostic repose sur une cartographie erronée de l’enseignement supérieur et sur une connaissance partielle des publics universitaires.
En mobilisant les résultats d’enquêtes sociologiques menées auprès d’étudiants de premier cycle universitaire, d’IUT, de STS et d’écoles spécialisées, cet ouvrage remet en cause ces trois constats.
Tout d’abord, la dénonciation de ces trois maux apparaît comme une constante des discours sur l’Université depuis les années 1960 : ils ne permettent en rien de comprendre sa situation actuelle.
Ensuite, en dressant un tel portrait à charge de ces établissements d’enseignement supérieur, des universitaires et des étudiants, ces discours entretiennent surtout le phénomène qu’ils prétendent combattre et contribuent à la dévaluation de l’Université et à la mise en cause de son service public.
Enfin, la rhétorique déployée autour de la « crise de l’Université » ne se contente pas de diffuser une image biaisée de la réalité, elle détourne l’attention de ce qui est vraiment en question : les objectifs politiques et sociaux assignés à l’enseignement supérieur, les désordres actuels du marché du travail et le désengagement progressif de l’État.
Romuald Bodin est sociologue, maître de conférences à l’université de Poitiers et chercheur au GRESCO. Ses recherches portent sur l’échec en premier cycle à l’Université et sur l’accompagnement social des personnes en grande difficulté. Il a publié Les métamorphoses du contrôle social, en 2012 à La Dispute.
Sophie Orange est sociologue, maître de conférences à l’université de Nantes et chercheuse au CENS. Elle a travaillé sur les Sections de technicien supérieur et les choix d’orientation dans l’enseignement supérieur. Dernière publication : L’autre enseignement supérieur. Les BTS et la gestion des aspirations scolaires, en 2013 aux PUF.

jeudi 3 janvier 2013

en ligne: Actes de la recherche en sciences sociales N° 178, Juin 2009, Interrogatoire

en ligne:  Actes de la recherche en sciences sociales N° 178, Juin 2009, Interrogatoire

SOMMAIRE

Page 4 à 11
Laurence Proteau   Interrogatoire. Forme élémentaire de classification
Page 12 à 27
Laurence Proteau   L'économie de la preuve en pratique Les catégories de l'entendement policier
Page 28 à 49
Vincent Dubois   Le paradoxe du contrôleur Incertitude et contrainte institutionnelle dans le contrôle des assistés sociaux
Page 50 à 61
Hélène Michel et Laurent Willemez   Le monde du travail comme jugement et représentation Les conseillers prud'hommes en audience
Page 62 à 79
Bertrand Geay et al.   La remise en ordre symbolique de l'institution Les conseils de discipline dans l'enseignement secondaire
Page 80 à 87
Romuald Bodin   Les signes de l'élection Repérer et vérifier la conformation des dispositions professionnelles des élèves éducateurs spécialisés
Page 88 à 97
Rémy Caveng   Inversement des positions et ré-enchantement de l'interaction La relation d'enquête dans les sondages et les études de marchés
Page 100 à 113
Bertrand Réau   Les modalités de l'embauche dans une multinationale des loisirs
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