« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mardi 4 janvier 2022

Actes de la recherche en sciences sociales, n° 240 – Décembre 2021, Les structures du travail

 

 

Actes de la recherche en sciences sociales, n° 240 – Décembre 2021, Les structures du travail

Seuil

2022

 

Présentation de l'éditeur

 Ce numéro propose un renouvellement de la sociologie du travail et des professions. Il repose sur deux arguments majeurs : d’une part, il fait sociologiquement peu de sens de séparer l’analyse du travail – en tant que type de pratiques –, de celle des ensembles organisés que sont les professions. D’autre part, les travailleurs et travailleuses étant également des agent.e.s inscrit.e.s au sein du macrocosme social, leurs positions et pratiques doivent être replacées dans des rapports sociaux qui dépassent leurs espaces professionnels.
Les articles réunis dans ce numéro montrent que la matrice théorique de Bourdieu permet de repenser des concepts phares comme celui d’autonomie professionnelle, en inscrivant la réflexion dans celle, plus large, de la différenciation sociale, tout en étant attentif aux trajectoires sociales comme professionnelles des individus.
Ce retour à une sociologie générale permet ainsi de mettre en lumière ce qui se joue au sein des espaces professionnels comme ce qui, alentour, participe à en déterminer la structuration, les enjeux, et les divisions. La puissance heuristique d’une telle approche tient au fait qu’elle permet de rendre compte de la relation entre les structures mentales des travailleurs et travailleuses – leurs dispositions professionnelles –, et la structuration de leurs espaces professionnels.

 

 

Pour une sociologie structurale du travail
David Pichonnaz et Kevin Toffel

L’engagement enseignant des soixante-huitards
Lilian Mathieu

L’expérience comme ressource alternative
pour des femmes des classes populaires ?
Passer le diplôme d’État d’aide-soignante par VAE
Anne-Marie Arborio

Note de lecture
Taylor, la division du travail et les « espèces humaines »
Nicolas Jounin

Les passeurs de l’entrepreneuriat à l’université
Olivia Chambard et Hélène Stevens

HORS THÈME
Les neurosciences non sociales ?
À propos du traitement de la socialité dans l’étude
expérimentale du cerveau
Wilfried Lignier

 

 

vendredi 21 mai 2021

Annie Thébaud-Mony, Politiques assassines et luttes pour la santé au travail. Covid-19, cancers professionnels, accidents industriels

 

 

Annie Thébaud-Mony

Politiques assassines et luttes pour la santé au travail 

Covid-19, cancers professionnels, accidents industriels

La Dispute

Entretiens

2021

 

 

Présentation de l'éditeur

Entretiens avec Alexis Cukier et Hélène Stevens

Gestion incohérente de la pandémie de Covid-19, mépris du travail des soignant·e·s, démantèlement du droit du travail, incendies toxiques de Notre-Dame-de-Paris et de Lubrizol, invisibilisation des cancers d’origine professionnelle… Ce livre révèle le point commun entre ces différentes catastrophes : la mise en danger généralisée des travailleur·se·s par l’État et le patronat. Il tente également de répondre à cette question brulante : que faire pour promouvoir la santé et la démocratie au travail ?

Dans ces entretiens, Annie Thébaud-Mony revient sur son expérience internationale de recherche et de militantisme sur les maladies professionnelles, explique ce que la pandémie révèle de la destruction des droits à la santé en France, raconte les luttes actuelles auxquelles elle participe et étudie les liens entre leurs dimensions sociale et environnementale. L’analyse de ces mobilisations, où se rencontrent travailleur·se·s, chercheur·e·s, militant·e·s et habitant·e·s, trace ainsi le chemin d’une possible démocratisation du travail, afin de le mettre au service de la santé et de la vie.

Annie Thébaud-Mony est sociologue de la santé et du travail, directrice de recherche honoraire à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), co-fondatrice des Groupements d’intérêt scientifique sur les cancers d’origine professionnelle (Giscop 93, Giscop 4), présidente de l’association Henri Pézerat et porte-parole du réseau international Ban Asbestos.

 

 

 

vendredi 1 septembre 2017

Savoir/Agir n° 40, Les cadres pris dans la gestion

Savoir/Agir n° 40, Les cadres pris dans la gestion
du Croquant
2017

Présentation de l'éditeur
Selon la logique de l’économie libérale dominante, les entreprises sont confrontées à une exigence croissante de performance. Elles ont peu à peu converti leurs principaux acteurs à une culture managériale et à une logique d’efficacité économique. L’idée de performance fait partie de cet ensemble et suppose, d’une manière générale, compétition et concurrence.
Le management est présenté par ses promoteurs comme une activité rationnelle, professionnelle et scientifique, sans lien, apparent tout au moins, avec les questions de propriété de l’entreprise. Cette idée est relativement récente. Comme beaucoup d’autres dans le domaine de l’économie d’entreprise, elle vient des États-Unis, où elle a émergé comme un des aspects des transformations majeures qui ont redéfini l’économie américaine au tournant du 20ème siècle.
En Europe, et plus particulièrement en France, le processus a été plus tardif. Ce processus a son vocabulaire : identifier le problème, chercher les solutions, évaluer les solutions, choisir, communiquer le choix, mettre en œuvre, contrôler... Il a ses outils :
- La veille (informationnelle, technologique, concurrentielle, sociale), l’arbitrage en groupe, etc.
Comment cela se traduit-il concrètement dans les entreprises, au-delà de la neutralité des présentations sur les Powerpoint des écoles de management ? Les auteurs qui ont contribué au dossier de ce numéro s’appuient sur des enquêtes et des recherches menées dans diverses entreprises et diverses situations professionnelles.
Table des matières
Éditorial
Le changement dans la continuité, par Frédéric Lebaron
Dossier
«  Les cadres pris dans la gestion  », coordonné par Hélène Stevens et Laurent Willemez
Management par les dispositifs et dispositions à manager. De la standardisation du travail d’encadrement au travail d’organisation des encadrants, par Lionel Jacquot
Mythes et réalités du travail par projet. Enquête auprès de salariés de l’ingénierie automobile, par Lucie Goussard
Les cadres et l’idéologie managériale  : entre méconnaissance et mystification, par Gaëtan Flocco
Le travail et les carrières des cadres au prisme du coaching en entreprise. Vers une pacification des rapports sociaux de travail  ?, par Scarlett Salman
«  Vous prendrez en charge le côté humain du projet  ». Paradoxes et malentendus de l’accompagnement des changements en entreprise, par Marie Benedetto-Meyer et Laurent Willemez
Grand entretien avec Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui. Habitus, cinéma et politique, par Line Wies et Vincent Burckel
Idées
Considérations actuelles  : à propos de Nietzsche, par Louis Pinto
Paroles
Juge de proximité, au service des «  honnêtes gens  », par Claire Freile Tebar
La rhétorique réactionnaire.
Un champ politique illisible (2). Recompositions, par Gérard Mauger
Culture
Les coulisses d’un rite d’institution. Ce que montre le film Le Concours, par Hugues Draelants
Chroniques du monde
Répression syndicale en Turquie sous le gouvernement AKP. Vers une perte d’autonomie des syndicats  ?, par Isil Erdinç



vendredi 24 février 2017

Festival Raisons d’agir 2017 « Consommez ! Consommons ? » , 29, 30, 31 mars à Poitiers

Festival Raisons d’agir 2017 « Consommez ! Consommons ? » 
29, 30, 31 mars
Poitiers


Présentation par le Festival
Entrée gratuite à tous les évènements sauf pour la projection du jeudi soir, au Cinéma Le Dietrich.
L’injonction à consommer est partout : elle s’incruste sur nos écrans, envahit notre vie privée, s’insinue jusque dans la sphère de la santé ou de l’éducation. Pourtant la volonté de rompre avec cet état de choses semble resurgir de toutes parts, dans les expériences d’autoproduction, les circuits courts ou les nouvelles pratiques de coopération, aussi bien que dans les débats de « Nuit debout » ou dans certains programmes électoraux. Il n’est que temps. Les menaces sur le climat et sur la biodiversité supposent de réviser au plus vite nos modes de production et de consommation. Les périls liés à la montée des idéologies réactionnaires invitent à repenser tout ce qui nous est commun.
Pour sa douzième édition, le Festival Raisons d’Agir s’intéressera donc à la consommation, à l’analyse que l’on peut faire du phénomène et aux expériences qui s’efforcent d’en redessiner les contours. Il s’agira d’interroger la fabrique, non seulement du consommateur mais, au-delà, de l’idée même de marchandise et de marchandisation de nos sociétés ; de réfléchir aux tensions, aux luttes qui traversent l’acte de consommation ; de questionner, aussi, des façons alternatives de consommer comme de produire.
Fidèle à sa formule, le festival associera le regard objectivant des chercheurs à celui, autrement subjectif, des artistes, des militants et des étudiants, afin de mener une réflexion collective sur les débats politiques contemporains et ainsi d’y prendre part. Il s’agira de croiser, sur ces questions difficiles, les expériences individuelles et collectives, les savoirs issus des sciences sociales, le regard des cinéastes et la sensibilité des artistes.
Le festival Raisons d’agir est organisé par l’association Raisons d’agir-Poitiers, en partenariat avec l’Espace Mendès France et le cinéma Le Dietrich, avec le soutien financier de la ville de Poitiers, de l’U.F.R Lettres et Langues et de l’U.F.R. Sciences Humaines et Arts de l’université de Poitiers.

mercredi 9 novembre 2016

Présentation et discussion (en présence de l'auteur) Des dominants très dominés. Pourquoi les cadres acceptent leur servitude de Gaetan Flocco, Ouvrage présenté par Hélène Stevens (LIRE LES SCIENCES SOCIALES, 9 novembre 2016)

LIRE LES SCIENCES SOCIALES
Mercredi 9 novembre 2016

14 h 00 - 16 h 30
CNRS/Site Pouchet
59 - 61, rue Pouchet, 75017 Paris
métro ligne 13 - Guy Moquet | Brochant , Bus 66 - La Jonquière
 Présentation et discussion (en présence de l'auteur) de :

Des dominants très dominés. Pourquoi les cadres acceptent leur servitude (Raisons d'agir, 2015)
de Gaetan Flocco
Ouvrage présenté par Hélène Stevens
 
Présentation de l'éditeur
Les cadres ont incarné la société salariale : entre le travail et le capital, ils ont prospéré pendant quatre décennies. Depuis les années 1990, eux aussi subissent les effets de l’intensification du travail, des restructurations dans les entreprises et de la peur du chômage.
Pourtant, les cadres, plus que les autres salariés, semblent embrasser leur condition. Ils trouvent dans le stress, les responsabilités, la compétition, et des marges de manœuvre pourtant réduites autant de sources de gratification symbolique.
Loin d’une adhésion enchantée à l’idéologie managériale, les cadres rencontrés au cours de son enquête par Gaëtan Flocco expriment un rapport au travail qui, malgré tout, relève autant de la réalisation de soi que de l’exploitation. Ainsi, le livre explore l’ambivalence fondamentale qui fait des cadres les complices de leur propre servitude
Contact : lirelessciencessociales@gmail.com


(source: LLSS)

vendredi 8 avril 2016

écouter: Festival Raisons d’agir 2016, « L’Europe et ses pouvoirs » (Poitiers, 23 au 25 mars 2016)

 

écouter des extraits du Festival Raisons d’agir 2016 

« L’Europe et ses pouvoirs »

11e édition du Festival Raisons d’agir – Du mercredi 23 au vendredi 25 mars 2016 à l’Espace Mendès-France, à l’UFR sciences et arts de l’université de Poitiers, au cinéma TAP-Castille et Plan B, Poitiers



Moving beyond borders


MOVING BEYOND BORDERS // TEASER from etrange miroir on Vimeo.
Exposition cartographique et photographique de Migreurop en coproduction avec la Cimade

Mercredi 23 mars 2016
L’expérience des peuples européens

audio: Expériences militantes en Espagne et en Grèce
Table ronde animée par Clémence Michoux
Pascal Boissel, psychiatre, collectif France-Grèce solidarité santé.
Pascal Canaud, professeur d’espagnol, syndicaliste.
Odile Méndez-Bonito Magniez, réalisatrice documentaire.

Voyage en Grèce en temps de crise
Projection du film de Georgios Zois et Nikoleta Leousi, 2015 , présenté par Benoit Perraud.

audio: La solidarité contre l’austérité
Alexis Cukier, philosophe (Sophiapol, université Paris Ouest), auteur avec Stathis Kouvélakis de La Grèce, Syriza et l’Europe néolibérale, La Dispute, 2015.
Robert Salais, économiste (École Normale Supérieure de Cachan), auteur de Le viol d’Europe, Enquête sur la disparition d’une idée, PUF, 2013.

Jeudi 24 mars
La fabrique de l’Europe

Ce que l’Europe fait à l’agriculture
Table-ronde animée par Benoit Leroux
Jacques Pasquier, syndicaliste, membre du Conseil Économique, Social et Environnemental
Des militants de la Confédération Paysanne

Ceux qui font l’Europe
Table-ronde animée par Samuel Bouron
Sylvain Laurens, sociologue (EHESS, CESSP), auteur de Les courtiers du capitalisme. Milieux d’affaires et bureaucrates à Bruxelles, Agone, 2015.
Hélène Michel, politiste (université de Strasbourg, SAGE), auteure avec Elisabeth Lambert du Dictionnaire des acteurs de l’Europe, Larcier, 2014.

Ce que font les institutions européennes
Table-ronde animée par Maïa Drouard
Antonin Cohen, politiste (université Paris Ouest, ISP), auteur de De Vichy à la Communauté européenne, PUF, 2012.
Céline Husson, juriste (université de Picardie, CURAPP-ESS), auteure de Droit international des droits de l’homme et valeurs, Bruylant, 2012.

B-A: Magna Graecia / Europa Impari
Projection du film d’Anita Lamanna et Erwan Kerzanet, 2015 . Débat avec les réalisateurs.


Vendredi 25 mars
Le repli nationaliste

audio:  L’imposition médiatique de l’extrême-droite
Conférence-débat animée par Hélène Stevens
– Samuel Bouron, sociologue (université Paris-Dauphine, IRISSO), co-directeur avec Maïa Drouard de Les beaux quartiers de l’extrême droite, Agone, n° 54, 2014.


audio: Aux frontières de l’Europe
Table-ronde animée par Véronique Rauline
Mathilde Pette, postdoctorante en sociologie (CLERSE/CERAPS – Université de Lille)
Guillaume Marsallon, délégué de la Cimade en région Centre-Ouest
Yves Judde de Larivière, bénévole  de la Cimade, groupe Poitiers
– Karine Parrot, professeure de droit à l’université de Cergy-Pontoise et membre du Gitsi.


La Nuit Remue
Projection du film de Bijan Anquetil, 2012


Soirée-concert La Parisienne Libérée



(source: Espace Mendès-France)
 

mardi 15 septembre 2015

Bourdieu et les sciences sociales. Réceptions et usages, avec un inédit de Pierre Bourdieu. Sous la direction de Catherine Leclercq, Wenceslas Lizé, Hélène Stevens

Bourdieu et les sciences sociales
Réceptions et usages
avec un inédit de Pierre Bourdieu
Sous la direction de 
Catherine Leclercq 
Wenceslas Lizé 
Hélène Stevens
La Dispute
2015


Présentation de l'éditeur 
L'oeuvre de Pierre Bourdieu a exercé une influence profonde sur la recherche scientifique, bien au-delà de la sociologie. Du fait de sa formation de philosophe, de ses incursions en anthropologie et en linguistique, de son souci constant d'analyser la dimension historique des faits sociaux, de son regard critique sur la science politique et le droit, de ses emprunts au vocabulaire économique, ainsi que de son intérêt marqué pour l'art et la littérature, Bourdieu n'a cessé de dialoguer mais aussi parfois de "ferrailler" avec différentes disciplines des sciences sociales.
Cet ouvrage collectif rend compte de manière inédite de l'étendue des réceptions et appropriations des travaux de Pierre Bourdieu dans les diverses sciences sociales. Il propose un éclairage original sur les usages du travail de Bourdieu en sociologie, anthropologie, histoire, philosophie, science politique, économie, droit, études littéraires et sciences de l'information et de la communication. Il permet ainsi d'entrer dans le laboratoire des sciences sociales qui font usage de Bourdieu et donne à voir la manière dont ses concepts et ses méthodes peuvent être déplacés et employés au-delà de l'univers disciplinaire dans lequel ils ont été forgés ; les luttes autour des frontières disciplinaires ; les obstacles à la réception de Bourdieu ou au contraire les conditions qui la favorisent.
Fenêtre ouverte sur le renouvellement des études bourdieusiennes, I'ouvrage fait également dialoguer plusieurs générations de chercheurs, au-delà du premier cercle des "héritiers". Il permet ainsi de mieux connaître ou de découvrir des recherches contemporaines qui, dans le sillage de celles de Pierre Bourdieu, contribuent à la construction d'une connaissance décloisonnée, réflexive et critique du monde social.

lundi 28 avril 2014

écouter: Festival Raisons d’agir 2014, L’amour de l’ordre. Conservateurs, réactionnaires, intégristes, etc.

Mercredi 9 avril
La transmission de l’ordre : éléments d’enquête
Par Samuel Bouron, doctorant en sociologie, Maïa Drouard, ATER en sociologie et Bertrand Geay, professeur de science politique à l’université de Picardie (CURAPP) ; et Hélène Stevens, maître de conférences à l’université de Poitiers (GRESCO). Présentation de travaux et débat animés par Pierig Humeau, postdoctorant en sociologie (CURAPP).


Projection Voyage dans les ghettos du gotha
Film de Jean-Christophe Rosé – 2008 – 105 min.
Présenté par Benoît Perraud, réalisateur et programmateur, et les étudiants de l’Associo.


Conférence – débat avec Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot
Soirée d’ouverture animée par Maïa Drouard, sociologue, ATER à l’université de Picardie (CURAPP) et les étudiants de l’Associo.

Jeudi 10 avril

Parcours dans la ville
Promenade sociologique : Poitiers et « l’amour de l’ordre »
Animée par les étudiants de l’Associo et Hélène Stevens, maître de conférences en sociologie à l’université de Poitiers (GRESCO).

De nouveaux réactionnaires ?
Table-ronde avec Gérard Mauger, sociologue, directeur de recherche émérite au CNRS, membre de l’association Savoir/Agir, « Quelques aspects de la rhétorique réactionnaire », et Samuel Bouron, doctorant en sociologie (CURAPP), « Le mythe d’une extrême-droite antisystème. Comment les médias fabriquent Alain Soral ».

Un certain goût du passé
Table ronde avec Laurent Colantonio, maître de conférences en histoire contemporaine à l’université de Poitiers (GERHICO), membre du Comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire, « Sur quelques usages récents de l’identité nationale », Francine Muel-Dreyfus, sociologue, directrice d’études à l’EHESS (CESSP), « Vichy et la pensée conservatrice : continuités et ruptures », et Maïa Drouard, sociologue, ATER à l’université de Picardie (CURAPP), « La famille traditionnelle et le sens de la propriété ».

Rencontre avec Pierre Christin scénariste, écrivain, universitaire

Projection de Autrement la Molussie
Film de Nicolas Rey – 2012 – 81 min – 16 mm


Vendredi 11 avril

L’éternel retour ?
Table ronde avec Rémi Lenoir, professeur émérite à l’université Paris 1 (CESSP), « Néo-familialisme et libéralisme économique »Julien Beaugé, postdoctorant en science – politique (CURAPP), « Ordre national, ordre laïque ? La « question du voile » dans les « lieux neutres » », Juliette Rennes, maîtresse de conférences à l’EHESS (Cems), « Femmes, étrangers, couples de même sexe : les arguments contre l’égalité des droits, de la fin du 19e siècle au début du 21e siècle »

Comprendre pour agir
Conférence de Patrick Lehingue, professeur de science politique à l’université de Picardie (CURAPP), « Un conglomérat électoral ‘désordonné’ ? Les votes frontistes en France ».
Débat sur la montée actuelle des courants conservateurs.

Projection de Spectres
Film de Sven Augustijnen – 2011 – 104 min.
En présence du réalisateur et de Claude Quémar, responsable du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde.



(source: Espace Mendès France)

vendredi 14 mars 2014

9e festival Raisons d'agir, L’AMOUR DE L’ORDRE, Conservateurs, réactionnaires, intégristes, etc.9-11 avril 2014, Poitiers

9e festival Raisons d'agir, L’AMOUR DE L’ORDRE, Conservateurs, réactionnaires, intégristes, etc. 9-11 avril 2014, Poitiers

Pour eux, l'organisation de la société va de soi. Il y aurait des chefs "naturels", des valeurs intangibles, des différences inscrites dans la nature des choses. La démocratie serait au mieux une technique pour sélectionner les meilleurs d'entre eux. L'égalité ne serait qu'une chimère.
Le festival Raisons d’agir 2014 mettra ces questions en débat en croisant, comme à son habitude, les savoirs des sciences sociales, le point de vue artistique et l’expérience citoyenne.

Le festival est ouvert à tous. L’accès à l’ensemble des manifestations est libre et gratuit, hormis les projections de Autrement la Molussie, salle Timbaud le jeudi à 20h00 au tarif unique de 2 euros et de Spectres au cinéma TAP Castille, le vendredi à 21h au tarif unique de 5 euros. La librairie La Belle Aventure proposera une sélection d’ouvrages.

Programme

Informations pratiques


(source: festival Raisons d’agir)

lundi 1 octobre 2012

rappel: Les usages du travail de Pierre Bourdieu en sciences sociales, à l'occasion de l'inauguration de l’amphithéâtre Pierre Bourdieu, 4 octobre 2012



Les usages du travail de Pierre Bourdieu en sciences sociales

Journée d'études organisée à l'occasion de

l'inauguration de l’amphithéâtre Pierre Bourdieu

à l'Université de Poitiers

Jeudi 4 octobre 2012

Journée ouverte au public
Hôtel Fumé, 8 rue Descartes, 86000 Poitiers

9h00 Accueil des participants
9h15 Ouverture de la journée par le Président de l’Université de Poitiers

9h30-10h45
Catherine Leclercq
, Wenceslas Lizé, Hélène Stevens (Université de Poitiers, GRESCO) : « Introduction de la journée d'études »
Gérard Mauger (
CESSP, EHESS) : « Le style de pensée de Pierre Bourdieu »

11h00-12h30
Bertrand Geay
(Université d’Amiens, CURAPP-CNRS) : « Faut-il casser les amphithéâtres ? Quelques remarques sociologiques et pédagogiques à la lecture de Pierre Bourdieu »
Bruno Ambroise (Université d’Amiens, CURAPP-CNRS) : « Bourdieu en philosophie : quels usages philosophiques du travail de P. Bourdieu ? »

14h00-15h15
Tassadit Yacine (LAS-EHESS) : « La dimension symbolique dans l'anthropologie de  Pierre Bourdieu »
Boris Klein (Université Lumière Lyon 2): « Des raisons pratiques pour un usage de la pensée de Pierre Bourdieu en histoire »

15h30-17h00
Bernard Pudal (Université Paris Ouest Nanterre-La Défense, CSU-CNRS) et Boris Gobille (ENS Lyon, Triangle) : « Faire de la science politique avec la sociologie de Pierre Bourdieu : regards croisés »
Stéphane Beaud (CMH, ENS-EHESS), Michel Pialoux (CESSPP-EHESS) : « Faire du terrain à Peugeot-Sochaux avec Bourdieu en tête »

17h15
Inauguration de l’amphithéâtre par le Doyen de l’UFR SHA et cocktail

Informations : 05 49 45 45 01 ou nicole.mfouraka.royer@univ-poitiers.fr
Journée organisée par le département de sociologie http://sha.univ-poitiers.fr/dpt-socio/
et le GRESCO (EA 3815) http://gresco.labo.univ-poitiers.fr/
Avec le soutien de l’UFR Sciences Humaines et Arts
En partenariat avec la Fondation Bourdieu, la revue Actes de la recherche en sciences sociales et le réseau Pierre Bourdieu un hommage
Comité d’organisation : Catherine Leclercq, Wenceslas Lizé, Hélène Stevens.


mardi 18 septembre 2012

Les métamorphoses du contrôle social. Sous la direction de Romuald Bodin


Sous la direction de
Romuald Bodin
Les métamorphoses du contrôle social
Postface de Loïc Wacquant
La Dispute
2012

Présentation de l'éditeur
Le contrôle social des individus et des populations se transforme. Au travail, à l’école, dans le domaine de l’action sociale, la logique sécuritaire ne tend-elle pas à se généraliser ? Mais toutes les formes de contrôle ne sont-elles que coercition ? Et quelles sont les formes de résistance à ces évolutions ?
Les auteurs, sociologues, politistes et historiens, présentent et analysent les résultats d’enquêtes concernant les nouvelles réglementations et catégories qui définissent le contrôle social, mais aussi les dispositifs qui les mettent en œuvre et les pratiques ordinaires qui parfois s’y opposent. Ils éclairent et mettent en regard les enjeux sociaux liés aux transformations du contrôle dans les domaines de la statistique publique et du travail social, de la surveillance des salariés, des immigrés et des élèves, des institutions pénitentiaires et médico-sociales. Ils montrent comment ces métamorphoses du contrôle social doivent être comprises dans les récentes évolutions de l’économie, du travail et de l’État, liées au néolibéralisme.
Cet état des lieux, nuancé et engagé, éclaire la bataille politique qui confronte le souci de préserver les libertés individuelles fondamentales à celui d’assurer la sécurité civile ou l’efficacité des organisations. Appelant à renouveler, en théorie et en pratique, notre approche du contrôle social, il s’adresse aux citoyens, chercheurs et militants qui souhaitent mieux comprendre, pour les réformer ou s’y opposer, les diverses formes contemporaines du contrôle des individus et des populations.
Romuald Bodin est maître de conférences en sociologie à l’université de Poitiers, laboratoire GRESCO.
Jean-Charles Basson est maître de conférences en science politique à l’université Toulouse-III Paul-Sabatier, laboratoire PRISSMH-SOI.
Vincent Dubois est professeur de science politique à l’université de Strasbourg, laboratoire GSPE-PRISME.
Sonia Combe est historienne, CNRS, Institut des sciences sociales du politique (ISP-CNRS).
Étienne Douat est maître de conférences en sociologie à l’université de Poitiers, laboratoire GRESCO.
Fabrice Fernandez est sociologue, chercheur postdoctoral au Conseil européen de la recherche (European Research Council), laboratoire IRIS.
Nicolas Fischer est politiste, CNRS, laboratoire CESDIP.
Bertrand Geay est professeur de sciences de l’éducation à l’université de Picardie Jules-Verne, laboratoire CURAPP.
Gérard Neyrand est professeur de sociologie à l’université Toulouse-III Paul-Sabatier, laboratoire PRISSMH-SOI.
Olivier Paquereau est étudiant en sociologie.
Gaël de Peretti est statisticien, membre du Comité de défense de la statistique publique.
Laurence Proteau est maître de conférences en sociologie à l’université de Picardie Jules-Verne, laboratoire CESSP.
Gregory Salle est sociologue, CNRS, laboratoire CESDIP.
Laurent Solini est doctorant à l’université Toulouse-III Paul-Sabatier, laboratoire PRISSMH-SOI.
Hélène Stevens est maître de conférences en sociologie à l’université de Poitiers, laboratoire GRESCO.
Jérôme Valluy est professeur de science politique à l’université Paris-I, laboratoire CRPS.
Nadège Vezinat est chercheuse contractuelle au Centre d’études de l’emploi, laboratoire CMH.
Loïc Wacquant est professeur de sociologie, Université de Californie, Berkeley, laboratoire CESSP.
Laurent Willemez est professeur de sociologie à l’université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, laboratoire PRINTEMPS.

lundi 17 septembre 2012

Revue Savoir/agir n°21, Travail et dépossession

Revue Savoir/agir n°21
Travail et dépossession
Éditions du Croquant
2012

Présentation de l'éditeur
Le dossier s’interroge sur la signification et les effets sur les travailleurs des nouvelles formes d’emploi et des statuts apparus depuis les années 1970 : travail intérimaire, emplois associatifs, statut d’auto-entrepreneur, groupements d’employeurs, développement des coopératives, etc.
Ces formes d’emploi sont au cœur de débats scientifiques et politiques sur ce qu’est et sur ce que doit être le travail. Etudiées séparément, elles sont rarement pensées ensemble. L’ambition de ce dossier est précisément de réfléchir à ce qu’elles veulent dire, et d’avancer dans la compréhension de ce qu’est le travail aujourd’hui. Ces formes d’emploi sont en effet au cœur de deux questions fondamentales : celle de la flexibilité et celle de l’investissement au travail. En plus de mettre au jour ce que ces réalités recouvrent, le numéro vise aussi à rendre compte de la façon dont ces deux dimensions s’articulent. Si la flexibilité est souvent – et à juste titre – associée à la souffrance au travail, il arrive qu’elle soit vécue un moteur de l’investissement au travail : le « succès » d’un dispositif comme celui d’auto-entrepreneur ne répond pas qu’à une nécessité économique qui consiste, pour un chômeur, à se créer son emploi. Il est aussi conçu comme une façon de s’approprier son travail, quelque soit le coût en termes de conditions de travail, l’auto-entrepreneur se faisant ainsi le complice de sa propre exploitation.

Éditorial
Le nouvel espace politique européen
Frédéric Lebaron

Dossier
Travail et dépossession
Manuel Schotté et Laurent Willemez

Quand la normalisation du travail subvertit la norme salariale
Karel Yon 
 
Le régime de l’auto-entrepreneur : une alternative désirable au salariat ?
Hélène Stevens

Le plein-emploi comme seule alternative à la précarité ?
Mathieu Grégoire 
 
Les aides à domicile
Emmanuelle Puissant

Des TUC aux « emplois d’avenir »
Matthieu Hély

Coopératives et travail autonome
Un entretien avec Alain Oriot

Grand entretien avec Patrick Lehingue et Daniel Gaxie
Comportements électoraux
(Nathalie Éthuin et Louis Weber)

Paroles

Quand l’activité syndicale n’est pas une mince affaire...
(Laurent Willemez)

La rhétorique réactionnaire
La politique du symbole
Gérard Mauger

Alterindicateurs
Les indicateurs sociaux et le débat public après le rapport Stiglitz-Sen-Fitoussi
Frédéric Lebaron

Actualité
Les résistances à la guerre d’Algérie
Nils Andersson

mercredi 5 septembre 2012

Images du travail, travail des images, Sous la direction de Jean-Paul Géhin et Hélène Stevens

Images du travail, travail des images
Sous la direction de Jean-Paul Géhin et Hélène Stevens
P.U.Rennes en coédition avec les Éditions Atlantiques
2012

Téléchargement :
4e de couverture (Fichier pdf, 44 Ko)

Jean-Paul Géhin est maître de conférences, HDR, en sociologie à l’université de Poitiers, membre du laboratoire GRESCO (EA3815), spécialisé en sociologie du travail et de la formation. Cofondateur du festival Filmer le travail, ses travaux portent également sur l’usage de l’image fixe ou animée en sciences sociales.
Hélène Stevens est maître de conférences en sociologie à l’université de Poitiers, membre du laboratoire GRESCO (EA3815), spécialisée en sociologie du travail, de l’emploi et des dispositifs de gestion. Fondés sur une approche ethnographique, ses travaux de recherche portent actuellement sur le champ de l’encouragement et de l’aide à la création d’entreprise en France.
Avec les contributions de Matéo Alaluf, Céline Assegond, Stéphane Bikialo, Alain Carou, Frédéric Chauvaud, Maurice Coussirat, Corinne Curien, Henri Eckert Jean-Paul Engelibert, Laurent Fournier, Alex Lainé, Pierre Lannoy, Françoise Laot, Jean-Marc Leveratto, Caroline Mazaud, Mickaël Meyer, Roumiana Michonova, Kader Mokaddem, Christian Papinot, Monique Peyrière, Marc Henri Piault, Laurent Riot, Nathalie Roth, Joyce Sebag, Dorothée Serges, Caroline Soppelsa, Jasmina Stevanovic, Marcelle Stroobants et Caroline Zeau.

mercredi 9 mai 2012

en ligne: Regards Sociologiques, n°41/42, L’essor de la formation continue (2011)


Regards Sociologiques, n°41/42, L’essor de la formation continue (2011)

Dossier

Emmanuel de Lescure
[Introduction] De la ‘seconde chance’ à la ‘sécurisation des parcours professionnels’. Les ambivalences du développement de la formation continue”
[Lire] [Version pdf]
Philippe Fritsch
“Les sciences humaines et sociales dans l’import-export de l’éducation permanente”
[résumé] [Version pdf]
Paul Arnault
“Travail pédagogique tertiaire et géopolitique. Sociogenèse des Training groups en France (1946-1956)”
[résumé] [Version pdf]
Hélène Stevens
“De l’intervention psychosociologique au ‘développement personnel’ dans l’entreprise. Esquisse d’une généalogie des relations entre management et psychologie en France”
[résumé] [Version pdf]
Nathalie Ethuin, Karel Yon
“La double nature de la formation syndicale à la CGT et à FO. Entre militantisme et professionnalité”
[résumé] [Version pdf]
Guy Brucy
“Former une élite ou former la masse des salariés ? Les contradictions de la formation en entreprises des années 1920 aux Trente glorieuses”
[résumé] [Version pdf]
Emmanuel Quenson
“Les salariés des grandes entreprises face à l’individualisation de la formation”
[résumé] [Version pdf]
Ariel Sevilla
“S’approprier des savoir-faire dans l’entreprise. Ouvriers temporaires et permanents de l’automobile devant la formation”
[résumé] [Version pdf]
Fabienne Maillard
“La certification professionnelle pour tous comme instrument de la flexicurité. Eléments de réflexion sur un consensus improbable”
[résumé] [Version pdf]
Xavier Zunigo
“L’étayage du rapport au travail des jeunes faiblement qualifiés. L’exercice du métier de formateur dans les dispositifs d’insertion et de formation professionnelle”
[résumé] [Version pdf]
Christian de Montlibert
“L’institutionnalisation de la formation continue vingt ans après”
[lire] [Version pdf]
Christian de Montlibert
“Le centre de formation (photographies)”
[lire]

Documents

Christophe Hanus
“De faux frères ennemis. Sur les liens entre sociologues et journalistes”
[Version pdf]