« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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lundi 6 mai 2019

Savoir/Agir n°47, Pour une sociologie du handicap


Savoir/Agir n°47, Pour une sociologie du handicap
Du Croquant
2019

Résumé
Que recouvre exactement l’expression « sociologie du handicap » ? Que peut bien avoir à dire la sociologie sur ce phénomène a priori biomédical ?
Plus largement, que nous apprennent concrètement les recherches dans ce domaine ? Et pourquoi est-il possible d’affirmer qu’elles constituent aujourd’hui un enjeu majeur pour les personnes dites « handicapées » ou « en situation de handicap » ? C’est à ces questions que tente de répondre ce numéro.
Pour ce faire ont été réunis un ensemble de travaux récents recouvrant des dimensions de la question du handicap aussi variées que possible (dimensions politique, juridique, scolaire, familiale, questions de l’accès à l’emploi, etc.) et apportant un éclairage indispensable sur ce que signifie être (dit) « handicapé·e » aujourd’hui. Chacune à sa manière, ces recherches montrent aussi à quel point le traitement de cette question est traversé par des contradictions et de nombreux paradoxes. À quel point, par conséquent, il est urgent d’y réfléchir en mobilisant les savoirs accumulés par les sciences sociales, trop longtemps considérées en ce domaine comme simple supplément d’âme.



Éditorial

Pages 5 à 7

Dossier - Pour une sociologie du handicap

Pages 9 à 11

Pages 13 à 22

Pages 23 à 31

Pages 33 à 42
Pages 43 à 52
Pages 53 à 62
Pages 63 à 71
Pages 73 à 82

Alterindicateurs

Pages 83 à 86

Paroles

Pages 87 à 95

Idées

Pages 97 à 107

Rhétorique réactionnaire

Pages 109 à 117

Actualité

Pages 119 à 131





vendredi 11 octobre 2013

écouter: Didier Fassin et Yasmine Bouagga, Juger, réprimer, accompagner. Essai sur la morale de l'Etat


Un monde d'idées par Olivier De Lagarde, 9 janvier 2014 par FranceInfo

Didier Fassin, Juger, réprimer, accompagner. Essai sur la morale de l'Etat
La suite dans les idées par Sylvain Bourmeau, 19.10.2013

Yasmine Bouagga, Juger, réprimer, accompagner. Essai sur la morale de l'Etat
La Grande Table par Caroline Broué, 02.10.2013

Juger, réprimer, accompagner 
Essai sur la morale de l'Etat 
Didier Fassin
Yasmine Bouagga
Isabelle Coutant
Jean-Sébastien Eideliman
Fabrice Fernandez
Nicolas Fischer
Carolina Kobelinsky
Chowra Makaremi
Sarah Mazouz
Sébastien Roux
Seuil
2013

Présentation de l'éditeur
L’État est souvent représenté comme une entité bureaucratique abstraite et neutre. Or il se constitue à travers des discours, des pratiques et des relations qui en font une réalité concrète et située, s’incarnant dans le travail de ses agents et s’incrivant dans les enjeux de son temps. C’est ce que montre cet ouvrage, produit d’une enquête de cinq années, qui décrit et analyse le fonctionnement de la police, de la justice, de la prison, des services sociaux et de la santé mentale. Ces institutions ne sont certes pas tout l’État, mais elles ont affaire, en large part, aux mêmes publics issus de milieux populaires, d’origine immigrée ou appartenant à des minorités.
Au fil d’une étude qui associe généalogie et ethnographie, il apparaît que la prise en charge de ces populations procède, au sommet du pouvoir comme dans le quotidien des interactions, non seulement de l’application de règles et de procédures, mais aussi de la mobilisation de valeurs et d’affects, de jugements formulés sur des groupes ou des personnes et d’émotions ressenties devant des situations ou des actes : elle exprime la morale de l’État. Nourrie des débats autour de l’immigration et de l’asile, de la délinquance et de sa répression, de la responsabilité des individus et du rôle de la solidarité, cette morale met en tension un État social en recul, un État pénal en expansion et un État libéral qui attend toujours plus de ses sujets. Comprendre cette raison morale si souvent refoulée, c’est ainsi repenser le politique.

Réunie autour de Didier Fassin, professeur de sciences sociales à l’Institute for Advanced Study de Princeton et directeur d’études à l’EHESS, une équipe de chercheurs ? Yasmine Bouagga, Isabelle Coutant, Jean-Sébastien Eideliman, Fabrice Fernandez, Nicolas Fischer, Carolina Kobelinsky, Chowra Makaremi, Sarah Mazouz et Sébastien Roux propose une lecture renouvelée de l’État contemporain.