« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ». Pierre Bourdieu (1992)
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samedi 23 septembre 2017

Publications de Pierre Bourdieu: Le champ étatique et le champ économique


"Le champ économique se construit d'abord dans le cadre de l'État national, avec lequel il a en quelque sorte partie liée. L'État contribue en effet de mainte façon à l'unification de l'espace économique (et aussi, évidemment, de l'espace culturel et symbolique) qui contribue en retour à l'émergence de l'État." Pierre Bourdieu, in Les structures sociales de l'économie, Seuil, Liber, 2000, p.273


Publications de Pierre Bourdieu
Le champ étatique et le champ économique




(Cette liste de publications sera mise à jour au fur et à  mesure,  Gilbert Quélennec) 
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voir également
Publications de Pierre Bourdieu: Champ politique, champ des sciences sociales, champ journalistique

Publications de Pierre Bourdieu:  La logique spécifique de chacun des Champs (littéraire, artistique, intellectuel, religieux, philosophique, scientifique, politique, juridique, étatique, journalistique, économique, du pouvoir) 


jeudi 15 juin 2017

en ligne: Actes de la recherche en sciences sociales N° 201-202 , 2014, Raisons d'État

en ligne sur Cairn.info
Actes de la recherche en sciences sociales N° 201-202 , 2014, Raisons d'État



Sébastien Roux, Gisèle Sapiro, Christophe Charle, Franck Poupeau
Page 4 à 10 
Penser l'État

Actions d'État

Vincent Dubois

Page 11 à 25 
L'action de l'État, produit et enjeu des rapports entre espaces sociaux

 
Abram De Swaan, Traduit de l’anglais par  Françoise Wirth

Page 26 à 43 
Régimes génocidaires et compartimentation de la société

 
Joseph Jurt

Page 44 à 57 
Le Brésil : un État-nation à construire
Le rôle des symboles nationaux : de l'empire à la république
 
Brigitte Gaïti

Page 58 à 71 
L'érosion discrète de l'État-providence dans la France des années 1960
Retour sur les temporalités d'un « tournant néo-libéral »
 
Didier Fassin

Page 72 à 86 
Pouvoir discrétionnaire et politiques sécuritaires
Le chèque en gris de l'État à la police

Actualité de Sur l'État

Pierre-Étienne Will

Page 87 à 97 
Bourdieu, l'État et l'expérience chinoise

 
Jean-Philippe Genêt

Page 98 à 105 
À propos de Pierre Bourdieu et de la genèse de l'État moderne

 
Christophe Charle

Page 106 à 111 
Du bon usage des divergences entre histoire et sociologie

 
George Steinmetz, Traduit de l’anglais par  Frédéric Junqua

Page 112 à 119 
État-mort, État-fort, État-empire






jeudi 25 mai 2017

écouter: Antoine Vauchez et Pierre France, Sphère publique, intérêts privés. Enquête sur un grand brouillage


écouter: Antoine Vauchez et Pierre France, Sphère publique, intérêts privés. Enquête sur un grand brouillage
La Suite dans les idées par Sylvain Bourmeau, 20.05.2017

Pierre France
Antoine Vauchez
Sphère publique, intérêts privés
Enquête sur un grand brouillage
Presses de Sciences Po
Académique
2017

Présentation de l'éditeur
Une ministre de l'Économie, ancienne avocate internationale, qui recourt à l’arbitrage privé pour régler le différend de l’État avec Bernard Tapie ; six anciens secrétaires généraux (et adjoints) de l’Élysée qui rejoignent les grands cabinets du barreau d’affaires parisien ; des armadas d’avocats appelés au chevet de l’État pour sécuriser un partenariat public-privé ou pour assurer l’entrée en bourse du groupe Areva, etc.
Si la frontière entre le public et le privé n’a jamais relevé de la ligne claire, le brouillage a pris récemment une ampleur nouvelle. Sous l’effet d’un tournant néolibéral qui a érigé l’État régulateur en acteur clé du gouvernement des marchés privés, une zone de contiguïté et d’échanges sans précédent s’est créée.
Figure récente en pleine ascension, l’avocat d’affaires incarne mieux que tout autre ce nouveau mélange des genres. En suivant le rôle qu’il a acquis aux confins de l’État et du marché, les auteurs de cette passionnante enquête explorent les contours de cette zone grise à la périphérie des institutions politiques et administratives : comment elle est née, comment elle a progressivement prospéré et ce qu’il nous en coûte aujourd’hui, politiquement et démocratiquement.
Pierre France est doctorant en science politique à l'Université Pairs 1 Sorbonne
Antoine Vauchez est directeur de recherche au CNRS au Centre Européen de sociologie et de science politique (Université Paris 1 Sorbonne - Ehess). Il est notamment l'auteur de l'Union par le droit. Linvention d'un programme institutionnel pour l'Europe (Presses de Sciences Po, 2013) et de Démocratiser l'Europe ("La république des idées, Seuil, 2014  

mercredi 19 octobre 2016

écouter: Claire Zalc, Dénaturalisés. Les retraits de nationalité sous Vichy


écouter: Claire Zalc, Dénaturalisés. Les retraits de nationalité sous Vichy
Musée national de l'histoire de l'immigration, 06.10.2016
Claire Zalc
Dénaturalisés
Les retraits de nationalité sous Vichy 
Seuil 
L'Univers historique 
2016

Présentation de l'éditeur
« La France aux Français » : ce fut l’une des premières mesures mises en œuvre par le gouvernement de Vichy avec la loi du 22 juillet 1940, qui prévoyait de réviser la naturalisation de tous les Français naturalisés depuis 1927. Plusieurs centaines de milliers de personnes, 1 million peut-être, étaient visées et, même s'ils n'étaient pas cités dans le texte de la loi, les Juifs en premier lieu.
À partir d’une étude d’une ampleur inédite dans les archives, Claire Zalc livre une puissante analyse des effets de cette loi, depuis son application par les magistrats de la commission de révision des naturalisations, les préfets, et les maires jusqu’à ses conséquences pour ceux qui l’ont subie et se sont vus retirer la nationalité française. Au ras de la pratique administrative, elle établit comment se dessinent les visages des « mauvais Français », et comment ceux-ci ont tenté de protester contre l'arbitraire. Elle apporte une nouvelle pièce aux débats historiographiques sur l'antisémitisme de Vichy et son autonomie vis-à-vis des pressions allemandes, mais aussi sur la continuité des pratiques et personnels entre la IIIe République, Vichy et la IVe République.
Une analyse implacable des mécanismes, de la violence d'Etat et du fonctionnement d'une administration en régime autoritaire.
"Une enquête passionnante, exceptionnelle."
Annette Wieviorka

Claire Zalc est directrice de recherches à l’Institut d’histoire moderne et contemporaine (CNRS-ENS). Elle a publié Face à la persécution. 991 Juifs dans la guerre, avec Nicolas Mariot (Odile Jacob, 2010) et Melting Shops. Une histoire des commerçants étrangers en France (Perrin, 2010). Elle a dirigé, avec Tal Bruttmann, Ivan Ermakoff et Nicolas Mariot, Pour une microhistoire de la Shoah (Seuil, 2012).

lundi 19 septembre 2016

Claire Zalc, Dénaturalisés. Les retraits de nationalité sous Vichy

Claire Zalc
Dénaturalisés
Les retraits de nationalité sous Vichy 
Seuil 
L'Univers historique 
2016

Présentation de l'éditeur
« La France aux Français » : ce fut l’une des premières mesures mises en œuvre par le gouvernement de Vichy avec la loi du 22 juillet 1940, qui prévoyait de réviser la naturalisation de tous les Français naturalisés depuis 1927. Plusieurs centaines de milliers de personnes, 1 million peut-être, étaient visées et, même s'ils n'étaient pas cités dans le texte de la loi, les Juifs en premier lieu.
À partir d’une étude d’une ampleur inédite dans les archives, Claire Zalc livre une puissante analyse des effets de cette loi, depuis son application par les magistrats de la commission de révision des naturalisations, les préfets, et les maires jusqu’à ses conséquences pour ceux qui l’ont subie et se sont vus retirer la nationalité française. Au ras de la pratique administrative, elle établit comment se dessinent les visages des « mauvais Français », et comment ceux-ci ont tenté de protester contre l'arbitraire. Elle apporte une nouvelle pièce aux débats historiographiques sur l'antisémitisme de Vichy et son autonomie vis-à-vis des pressions allemandes, mais aussi sur la continuité des pratiques et personnels entre la IIIe République, Vichy et la IVe République.
Une analyse implacable des mécanismes, de la violence d'Etat et du fonctionnement d'une administration en régime autoritaire.
"Une enquête passionnante, exceptionnelle."
Annette Wieviorka
Claire Zalc est directrice de recherches à l’Institut d’histoire moderne et contemporaine (CNRS-ENS). Elle a publié Face à la persécution. 991 Juifs dans la guerre, avec Nicolas Mariot (Odile Jacob, 2010) et Melting Shops. Une histoire des commerçants étrangers en France (Perrin, 2010). Elle a dirigé, avec Tal Bruttmann, Ivan Ermakoff et Nicolas Mariot, Pour une microhistoire de la Shoah (Seuil, 2012).

mercredi 23 décembre 2015

vidéo: Vanessa Codaccioni, Justice d'exception. L'État face aux crimes politiques et terroristes


Vanessa Codaccioni 
Justice d'exception 
L'État face aux crimes politiques et terroristes 
CNRS
2015

Présentation de l'éditeur
Qu’ont en commun d’anciens collaborateurs qui ont fui la France à la Libération, des activistes de l’OAS, des espions soviétiques, des gauchistes de Mai 68 et de la Gauche prolétarienne, des autonomistes corses, basques et bretons ou des membres d’Action Directe ? D’avoir été jugés par la Cour de sûreté de l’État, une juridiction d’exception créée par le général de Gaulle à la fin de la guerre d’Algérie et supprimée par François Mitterrand au début de son premier septennat.
Siégeant pendant dix-huit ans et réservant à des milliers de militants un traitement radical et spécifique, comme les gardes à vue prolongées, les arrestations de nuit, le jugement par des militaires ou les examens psychiatriques, elle illustre une tradition française de justice politique. Or, ces dispositions contre les « ennemis intérieurs » ne disparaissent pas en 1981 et sont progressivement réintégrées dans l’arsenal sécuritaire pour constituer le socle de la lutte antiterroriste. De la répression de l’OAS au jugement des « malfaiteurs terroristes » par une justice dérogatoire au droit commun aujourd’hui, c’est toute la généalogie de l’antiterrorisme que ce livre retrace.
Par cet ouvrage passionnant qui s’appuie sur des archives inédites, Vanessa Codaccioni interroge la manière dont l’État fait face aux crimes politiques et terroristes depuis les débuts de la Ve République. Mais elle engage une réflexion plus générale sur les frontières, toujours ténues, entre justice ordinaire et justice politique, et sur l’utilisation de dispositifs d’exception en régime démocratique.

Maîtresse de conférences en science politique à l’Université Paris 8, Vanessa Codaccioni est notamment l’auteure de Punir les opposants. PCF et procès politiques, 1947-1962 (2013).

mardi 10 novembre 2015

Vanessa Codaccioni, Justice d'exception. L'État face aux crimes politiques et terroristes


Vanessa Codaccioni 
Justice d'exception 
L'État face aux crimes politiques et terroristes 
CNRS
2015

Présentation de l'éditeur
Qu’ont en commun d’anciens collaborateurs qui ont fui la France à la Libération, des activistes de l’OAS, des espions soviétiques, des gauchistes de Mai 68 et de la Gauche prolétarienne, des autonomistes corses, basques et bretons ou des membres d’Action Directe ? D’avoir été jugés par la Cour de sûreté de l’État, une juridiction d’exception créée par le général de Gaulle à la fin de la guerre d’Algérie et supprimée par François Mitterrand au début de son premier septennat.
Siégeant pendant dix-huit ans et réservant à des milliers de militants un traitement radical et spécifique, comme les gardes à vue prolongées, les arrestations de nuit, le jugement par des militaires ou les examens psychiatriques, elle illustre une tradition française de justice politique. Or, ces dispositions contre les « ennemis intérieurs » ne disparaissent pas en 1981 et sont progressivement réintégrées dans l’arsenal sécuritaire pour constituer le socle de la lutte antiterroriste. De la répression de l’OAS au jugement des « malfaiteurs terroristes » par une justice dérogatoire au droit commun aujourd’hui, c’est toute la généalogie de l’antiterrorisme que ce livre retrace.
Par cet ouvrage passionnant qui s’appuie sur des archives inédites, Vanessa Codaccioni interroge la manière dont l’État fait face aux crimes politiques et terroristes depuis les débuts de la Ve République. Mais elle engage une réflexion plus générale sur les frontières, toujours ténues, entre justice ordinaire et justice politique, et sur l’utilisation de dispositifs d’exception en régime démocratique.

Maîtresse de conférences en science politique à l’Université Paris 8, Vanessa Codaccioni est notamment l’auteure de Punir les opposants. PCF et procès politiques, 1947-1962 (2013).

mercredi 3 juin 2015

vendredi 11 octobre 2013

écouter: Didier Fassin et Yasmine Bouagga, Juger, réprimer, accompagner. Essai sur la morale de l'Etat


Un monde d'idées par Olivier De Lagarde, 9 janvier 2014 par FranceInfo

Didier Fassin, Juger, réprimer, accompagner. Essai sur la morale de l'Etat
La suite dans les idées par Sylvain Bourmeau, 19.10.2013

Yasmine Bouagga, Juger, réprimer, accompagner. Essai sur la morale de l'Etat
La Grande Table par Caroline Broué, 02.10.2013

Juger, réprimer, accompagner 
Essai sur la morale de l'Etat 
Didier Fassin
Yasmine Bouagga
Isabelle Coutant
Jean-Sébastien Eideliman
Fabrice Fernandez
Nicolas Fischer
Carolina Kobelinsky
Chowra Makaremi
Sarah Mazouz
Sébastien Roux
Seuil
2013

Présentation de l'éditeur
L’État est souvent représenté comme une entité bureaucratique abstraite et neutre. Or il se constitue à travers des discours, des pratiques et des relations qui en font une réalité concrète et située, s’incarnant dans le travail de ses agents et s’incrivant dans les enjeux de son temps. C’est ce que montre cet ouvrage, produit d’une enquête de cinq années, qui décrit et analyse le fonctionnement de la police, de la justice, de la prison, des services sociaux et de la santé mentale. Ces institutions ne sont certes pas tout l’État, mais elles ont affaire, en large part, aux mêmes publics issus de milieux populaires, d’origine immigrée ou appartenant à des minorités.
Au fil d’une étude qui associe généalogie et ethnographie, il apparaît que la prise en charge de ces populations procède, au sommet du pouvoir comme dans le quotidien des interactions, non seulement de l’application de règles et de procédures, mais aussi de la mobilisation de valeurs et d’affects, de jugements formulés sur des groupes ou des personnes et d’émotions ressenties devant des situations ou des actes : elle exprime la morale de l’État. Nourrie des débats autour de l’immigration et de l’asile, de la délinquance et de sa répression, de la responsabilité des individus et du rôle de la solidarité, cette morale met en tension un État social en recul, un État pénal en expansion et un État libéral qui attend toujours plus de ses sujets. Comprendre cette raison morale si souvent refoulée, c’est ainsi repenser le politique.

Réunie autour de Didier Fassin, professeur de sciences sociales à l’Institute for Advanced Study de Princeton et directeur d’études à l’EHESS, une équipe de chercheurs ? Yasmine Bouagga, Isabelle Coutant, Jean-Sébastien Eideliman, Fabrice Fernandez, Nicolas Fischer, Carolina Kobelinsky, Chowra Makaremi, Sarah Mazouz et Sébastien Roux propose une lecture renouvelée de l’État contemporain.


jeudi 6 juin 2013

écouter: Marielle Debos, Le métier des armes au Tchad. Le gouvernement de l’entre-guerres


écouter: Marielle Debos, Le métier des armes au Tchad
Les Oreilles Loin Du Front, 24.04.2013

Marielle Debos
Le métier des armes au Tchad
Le gouvernement de l’entre-guerres
Karthala
2013

Présentation de l'éditeur
Comment vit-on du métier des armes dans un pays marqué par la récurrence des rébellions et des répressions ? Que font les combattants quand ils ne sont pas mobilisés par la guerre ? Et, au fond, qu’est-ce qu’être un combattant ou un ancien combattant ? A partir d’une enquête menée au Tchad auprès de ces hommes, ce livre interroge le recours aux armes quand celui-ci devient à la fois une forme ordinaire de la lutte politique et un métier. 
En suivant les trajectoires des combattants qui passent d’une faction à une autre, de la rébellion à l’armée, et empruntent parfois des chemins qui mènent en Libye, au Soudan ou en Centrafrique, l’auteure révèle la fluidité de leurs loyautés mais aussi les hiérarchies qui marquent le métier des armes. Elle éclaire ainsi les règles d’un monde trop souvent associé au chaos ou à l’anomie. L’ouvrage montre que la constitution de ce métier, loin de s’opposer à la formation de l’État, est indissociable de la trajectoire historique de celui-ci et d’un mode de gouvernement violent. L’enjeu n’est plus seulement de savoir comment mettre fin à la guerre mais aussi comment sortir de l’entre-guerres entretenu par la violence d’État. 
Au-delà du cas tchadien, l’ouvrage constitue une réflexion majeure sur les frontières de la guerre et de la paix. Par un aller-retour subtil entre réflexions théoriques et observations ethnographiques, il ouvre de nouvelles pistes d’analyse sur les processus de routinisation et de professionnalisation de la violence et offre un regard critique sur les politiques du « post-conflit » et du « statebuilding ». Marielle Debos est maîtresse de conférences en science politique à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense et chercheuse à l’Institut des Sciences Sociales du Politique. Elle a été postdoctorante « Marie Curie » à l’Université de Californie, Berkeley.