« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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vendredi 4 juin 2021

Nouvelle sociologie politique de la France. Sous la direction de Thomas Frinault, Christian Le Bart, Erik Neveu

 


Nouvelle sociologie politique de la France
Sous la direction de 
Thomas Frinault
Christian Le Bart
Erik Neveu
Armand Colin
2021
 
 
Présentation de l'éditeur
« Il faut une science politique nouvelle à un monde tout nouveau », écrivait Alexis de Tocqueville découvrant la démocratie américaine. De considérables changements ne travaillent-ils pas aujourd’hui de la même manière le système politique français ?
Réformes néolibérales, érosion d’un État traditionnellement « fort », recompositions des savoirs experts, fin du cumul des mandats, féminisation du champ politique, transformation de l’espace public du fait des réseaux sociaux, avènement du macronisme, recours au dispositif des primaires, formes inédites de mobilisation populaire (Nuit Debout, Gilets jaunes)… Ces phénomènes nouveaux viennent interroger les acquis routinisés de la sociologie politique classique.
Telle est l’ambition de cette Nouvelle sociologie politique de la France qui, en articulant les outils théoriques des différentes approches sociologiques à l’actualité la plus récente, permet de saisir la singularité française et d’interroger l’avenir de notre démocratie.
Avec les contributions de THOMAS AGUILERA (IEP de Rennes), ÉMILIE BILAND (Sciences Po Paris), CHRISTOPHE BOUILLAUD (IEP de Grenoble), JULIEN BOYADJIAN (IEP de Lille), MAGALI DELLA SUDDA (Centre Émile Durkheim-CNRS), RENAUD EPSTEIN (IEP de Saint-Germain-en-Laye), NATACHA GALLY (université Panthéon-Assas), GUILLAUME GOURGUES (université Lyon 2), CHRISTINE GUIONNET (université Rennes 1), MATHIEU HAUCHECORNE (université Paris 8), JEAN-PIERRE LE BOURHIS (Arènes-CNRS), CHRISTOPHE LE DIGOL (université Paris Nanterre), RÉMI LEFEVRE (université Lille 2), SANDRINE LÉVÊQUE (IEP de Lille), GUILLAUME MARREL (université d’Avignon), GILLES PINSON (IEP de Bordeaux), JESSICA SAINTY (université d’Avignon), SÉBASTIEN SÉGAS (université Rennes 2), ANDY SMITH (Centre Émile Durkheim-CNRS), ANAÏS THÉVIOT (université catholique de l’Ouest), ÉRIC TREILLE (Arènes-CNRS).
 

mardi 2 juin 2015

Pratiques de la représentation politique, Sous la direction de Alice Mazeaud

Pratiques de la représentation politique
Sous la direction de Alice Mazeaud
P.U.Rennes
Res Publica
2014


Présentation de l'éditeur
SUCCÈS du Front National, recul des partis de gouvernement, niveau élevé de l’abstention, la « crise de la représentation » fut de nouveau un point de passage obligé de l’exégèse électorale des élections municipales et européennes de 2014. Cet ouvrage entend rompre avec les jugements de valeurs qui alimentent cette thématique récurrente du débat public pour éclairer les pratiques de la représentation politique. Le parti pris est ici de ré-insèrer la représentation politique issue du suffrage universel dans l’espace de la compétition permanente pour la représentation des intérêts sociaux. L’élection est ainsi envisagée comme une modalité et une temporalité, spécifique mais non exclusive, de désignation des représentants et de légitimation des groupes qu’ils prétendent représenter. 
Ainsi, cet ouvrage construit sur la base de trois parties thématiques – la représentativité de l’élu : discours et pratiques ; l’organisation du travail de la représentation politique ; la mise en forme des intérêts et des groupes sociaux – offre une analyse globale et actualisée de la représentation politique telle qu’elle se pratique face aux demandes sociales et aux logiques de la concurrence politique. Si les travaux sont centrés sur le cas français, l’attention accordée aux échelles multiples (locale, nationale, européenne) de la représentation politique, les contrepoints apportés par des cas étrangers et la variété des terrains et des méthodes d’enquête (travaux quantitatifs, suivi embarqué d’élus...) permettent un éclairage plus large des « rouages de la représentation politique ».