« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


Affichage des articles dont le libellé est Behr. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Behr. Afficher tous les articles

mardi 2 juin 2026

Atelier « Revisiter le travail sociologique de Pierre Bourdieu » – Édition 2026, journée d'étude #2 : « Politiques des corps institués », (Aix-Marseille Université, Mmsh, 19 juin 2026)

 

Atelier « Revisiter le travail sociologique de Pierre Bourdieu » – Édition 2026, journée d'étude #2 : « Politiques des corps institués », 

Horaire

19 juin 2026 9 h 00 min - 17 h 30 min

Emplacement

MMSH - Salle DUBY

5 Rue Château de l'Horloge, 13090 Aix-en-Provence

 


 

 

vendredi 16 février 2024

Valentin Behr, Science du passé, politique du présent. La politique historique en Pologne

 


Valentin Behr

Science du passé, politique du présent

La politique historique en Pologne

du Croquant

Action publique

2024

 

 

Présentation de l'éditeur

À rebours du sens commun et de certains travaux universitaires, qui voient l’histoire et les historiens comme des victimes de l’instrumentalisation politique du passé, ce livre étudie les modalités de la participation active des historiens à ces usages. Incontournables dans les débats politiques et médiatiques, présents dans les conseils scientifiques d’une variété d’institutions publiques, parfois mêmes élus ou conseillers du prince, ils apportent un concours indispensable à la politisation des discours sur le passé. Cette participation est étudiée à partir des politiques historiques portant sur les passés dits totalitaires (nazi et communiste) en Pologne, qui sont appréhendées à deux niveaux. Celui des pouvoirs publics, qui tentent d’exercer un contrôle sur la recherche historique, auquel les historiens doivent s’adapter en élaborant des stratégies variées. Et celui des historiens eux-mêmes.

Cette enquête socio-historique, qui combine sociologie de l’action publique et sociologie des intellectuels, apporte des éclairages originaux sur les conditions de l’autonomie des sciences humaines et sociales, ainsi que sur les formes de l’engagement des savants.

Valentin Behr est chargé de recherche en science politique au CNRS. Il est rattaché au Centre européen de sociologie et de science politique (CESSP – UMR 8209). Ses travaux portent sur les politiques historiques et de mémoire, la sociologie des intellectuels et l’histoire des idées.

 

 

 

vendredi 6 janvier 2023

Les structures sociales de l’action publique. Analyser les politiques publiques   avec la sociologie des champs (Sous la direction de Vincent Dubois)

 

 

Les structures sociales de l’action publique

Analyser les politiques publiques   avec la sociologie des champs

Sous la direction de Vincent Dubois

du Croquant

Action Publique

2023


Présentation de l'éditeur

Comprendre une politique publique, son orientation, son style, ses instruments, implique de reconstituer la structure des relations sociales qui sont à son principe. Parmi les différents outils mobilisables pour réaliser un tel programme, la sociologie des champs de Pierre Bourdieu apparaît particulièrement féconde. Ce livre illustre la portée d’une telle analyse, rarement mobilisée en matière d’action publique, en la mettant en œuvre sur des objets très différents (politiques économiques, usages politiques de l’histoire, salubrité alimentaire, gestion de l’eau, politiques de l’Union européenne, etc.). Il rassemble des contributions de chercheurs du monde entier (Australie, Brésil, Canada, États-Unis, France, Suisse) travaillant sur ces pays et d’autres encore (Argentine, Pérou, Pologne). Sur cette base, cette réflexion collective propose une autre manière de voir et d’analyser les politiques qui affectent la vie des populations et régulent les sociétés contemporaines.

 

Sommaire

Table des matières

Introduction
Vincent Dubois

A. les politiques sectorielles comme champs

1. Construire le champ du pouvoir scolaire :
socio-histoire et analyse structurale de deux moments critiques
Pierre Clément

2. L’espace de la politique économique au Brésil :
analyse des correspondances multiples et analyse de réseaux
Elisa Klüger

3. Le champ des politiques hydriques dans l’Ouest étasunien :
éléments d’interprétation des instruments d’ action
Joan Cortinas, Brian O’Neill & Franck Poupeau

4. La politique de sécurité comme produit du rapport de forces au sein du champ. Le cas de la Suisse au milieu des années 2010
Stephan Davidshofer, Amal Tawfik, Jonas Hagmann

5. De la théorie de l’État à la sociologie des champs de l’ action
publique en Amérique latine : la production des politiques
économiques au Pérou
Arthur Morenas

B. le champ bureaucratique et la production de l’ action
publique

6. Champ bureaucratique et sociologie de l’ action publique. De la structure de l’ administration à la production de l’ action publique
Victor Demenge et Melaine Robert

7. Le rôle de l’ autonomisation du champ bureaucratique dans le développement de l’ action publique : le cas de la politique canadienne de salubrité alimentaire entre 1874 et 1969
Caroline Dufour

8. L’ action publique comme produit de la structure professionnelle du champ bureaucratique
Victor Demenge

C. expertise et think tanks : des champs interstitiels

9. Des savoirs à la croisée des champs. Réflexions à partir du cas de l’expertise sur la radicalisation en France
Lili Soussoko

10. Sur la force des champs faibles : réflexion sur les think tanks et les champs interstitiels de l’ action publique
Thomas Medvetz

D. l’ action publique et les relations entre champs

11. L’emprise du champ journalistique sur l’ action publique nationale. Ou comment expliquer sociologiquement une décision gouvernementale « médiatique »
Jérémie Nollet

12. Les relations entre champ scientifique et champ bureaucratique en contextes « autoritaires » et « démocratiques » : la politique de l’histoire en Pologne

Valentin Behr

13. Les relations entre champs bureaucratique et entrepreneurial. Éclairages sur la contribution de l’ action publique à la délimitation des activités économiques légitimes

Antoine Roger

E. décision, mise en œuvre, circulation internationale : des processus revisités à la lumière de la sociologie des champs

14. La décision saisie par la sociologie des champs. L’exemple des grands travaux culturels présidentiels
Thomas Hélie

15. Analyser la mise en œuvre de l’ action publique européenne avec la sociologie des champs. Quelques remarques sur la politique de cohésion de l’Union Européenne
Vincent Lebrou

16. La circulation internationale et les champs de l’ action publique dans les pays périphériques : le cas latino-américain
Paul Hathazy

vi. les configurations internationales et leurs effets sur l’ action publique

17. Ce que le champ de l’Eurocratie nous dit des politiques européennes
Didier Georgakakis

18. Ce que le champ international fait aux politiques étrangères
Florent Pouponneau

conclusion
Vincent Dubois

index

auteurs 

 

 

 

 


p

mardi 24 octobre 2017

Savoir/Agir n° 41, Conflits d'intérêts


du Croquant
2017


Présentation de l'éditeur
Conflits d’intérêts : aussi bien l’expression que des situations, révélées par des scandales dans lesquelles des acteurs ayant une mission de service public (juger ou prendre une décision dans l’intérêt de tous) sont soupçonnés d’avoir été influencés par un intérêt second,  se sont multipliées ces vingt dernières années.
Affaire du Mediator révélant les liens entre les professionnels de santé et les laboratoires pharmaceutiques, rôle des puissants lobbies de la chimie ou de l’agroalimentaire dans les non-décisions au niveau européen concernant l’évaluation et la circulation de leurs produits toxiques, cumul de positions faisant des experts ou des responsables politiques à la fois juges et parties dans l’élaboration de politiques publiques, distribution de « faveurs trafiquées »… Sans compter les situations où des hauts fonctionnaires, des anciens gouvernants ou élus vont « pantoufler » dans le secteur privé et tirent des bénéfices personnels substantiels de la mise au service d’entreprises économiques de leur connaissance des procédures et de leur carnet d’adresses acquis précédemment. Cas particulièrement exemplaires : Mario Monti, ancien commissaire européen chargé de la concurrence ou José Manuel Borroso, président de la Commission européenne, devenant conseillers de la banque américaine Golden Sachs, Karel Van Miert, lui aussi commissaire européen à la concurrence, siégeant ensuite dans de nombreux conseils d’administration de multinationales. Ou encore ces situations où élus locaux et nationaux, ministres, experts ne « voient » pas le problème éthique ou juridique  à user de leur position publique ou de leurs informations d’initiés à fins privatives. Le dossier de ce numéro de Savoir/Agir analyse de nombreux exemples de telles situations.
Ce numéro consacre aussi une partie substantielle aux publications des éditions du Croquant dénonçant le danger que le Front national représente pour la démocratie.

Page 7 à 9
Frédéric Lebaron
Éditorial
Europe : refonte ou renforcement des politiques d’austérité concurrentielle ?

Dossier : Conflits d’intérêts

Page 11 à 16 
Annie Collovald
Conflits d’intérêts
Au-delà de l’éthique, la démocratie en questions
 
Page 17 à 22
Stéphane Horel
Perturbateurs d’intérêts
Un baroud d’experts contre la réglementation européenne des perturbateurs endocriniens
  
Page 23 à 28
Marc-Olivier Déplaude
Neutraliser des savoirs inconfortables
L’exemple du Comité des salines de France
Page 29 à 33
Emmanuel Henry
En amont des conflits d’intérêts
De l’invisibilité des maladies professionnelles à l’inaction publique en santé au travail
Page 35 à 40
Florian Pedrot
Comment sauver sa carrière politique ?
Le mélange des intérêts dans l’action publique sanitaire
Page 41 à 48
Valentin Behr, Sébastien Michon
La porosité entre champ politique et mondes économiques
Éclairages à partir d’une enquête sur les ministres
Page 49 à 57
Yiorgos Vassalos
Le pantouflage financier à la Commission européenne

Page 59 à 64
Sylvain Laurens
« Multi-consacré », « Ex-insider » ou « professionnel de la représentation »
Trois figures ordinaires du conflit d’intérêts
 
Page 65 à 76
Grand entretien avec Arlette Farge
Propos recueillis par  Antony Burlaud
Un dialogue fort avec le passé

La rhétorique réactionnaire
Page 77 à 81
Gérard Mauger
« Ouvert / Fermé »

Chroniques du monde
Page 83 à 91
Jean-Noël Sanchez
Putang inang Amerika
Un an après l’entrée en fonction de Rodrigo Duterte
La révolution des relations diplomatiques entre les Philippines et les États-Unis

Page 93 à 122 
Pour combattre le Front national


vendredi 18 mars 2016

Politiques de l’alternance. Sociologie des changements (de) politiques, Sous la direction de Philippe Aldrin, Lucie Bargel, Nicolas Bué, Christine Pina

Politiques de l’alternance
Sociologie des changements (de) politiques
Sous la direction de Philippe Aldrin, Lucie Bargel, Nicolas Bué, Christine Pina 
éditions du Croquant
SocioPo
2016

Présentation de l'éditeur
À plus d’un an de l’élection présidentielle de 2017, les leaders de l’opposition politique affirment déjà la nécessité d’une alternance au pouvoir. Leur discours, devenu routinier, consiste à valoriser l’alternance à la fois pour elle-même, comme signe de « bonne santé démocratique », et aussi parce qu’elle est supposée porteuse de changements politiques et sociaux. Plus largement, toute une série d’acteurs (responsables politiques et militants, collaborateurs d’élus et agents administratifs, journalistes et commentateurs politiques, représentants de la société civile, des salariés, de groupes de pression, etc.) se positionne dans l’optique d’une éventuelle alternance à venir. Intégrée par les acteurs politiques comme par ceux qui dépendent de leurs décisions, l’alternance est ainsi anticipée par de nombreux pans de la société, en même temps qu’elle est présentée comme salutaire pour le régime et les institutions.
Pourtant, la notion d’alternance au pouvoir n’a pas toujours constitué une catégorie d’entendement du jeu politique. En France, c’est dans les années 1970 que son emploi s’est répandu, tandis que dans de nombreux pays, y compris démocratiques, elle ne fait guère sens.
Comment expliquer que la compétition politique soit désormais pensée en termes d’alternance ? A quelles conditions une alternance se produit-elle ? Quels effets politiques et sociaux peut-on imputer à l’arrivée au pouvoir d’une nouvelle majorité ?
Cet ouvrage regroupe une quinzaine de contributions de politistes, réparties en trois parties. La première permet de comprendre à quelles conditions une alternance produit du changement. La deuxième partie revient sur la première alternance de la 5e République, celle de 1981, pour en comprendre le caractère historique. Enfin, la troisième partie élargit le regard en étudiant l’alternance dans des espaces politiques infranationaux ou non démocratiques.
Ce livre est destiné aux chercheurs et étudiants en sciences sociales, mais aussi plus largement à toute personne intéressée par la politique et soucieuse de mieux connaître ce phénomène caractéristique des démocraties contemporaines.
Philippe Aldrin, Professeur de science politique, CHERPA, Sciences Po Aix
Lucie Bargel, Maîtresse de conférences en science politique, ERMES, Université de Nice-Sophia Antipolis
Nicolas Bué, Professeur de science politique, CERAPS, Université d’Artois
Christine Pina, Maîtresse de conférences HDR en science politique, ERMES, Université de Nice-Sophia Antipolis et Pacte


mardi 2 juin 2015

Pratiques de la représentation politique, Sous la direction de Alice Mazeaud

Pratiques de la représentation politique
Sous la direction de Alice Mazeaud
P.U.Rennes
Res Publica
2014


Présentation de l'éditeur
SUCCÈS du Front National, recul des partis de gouvernement, niveau élevé de l’abstention, la « crise de la représentation » fut de nouveau un point de passage obligé de l’exégèse électorale des élections municipales et européennes de 2014. Cet ouvrage entend rompre avec les jugements de valeurs qui alimentent cette thématique récurrente du débat public pour éclairer les pratiques de la représentation politique. Le parti pris est ici de ré-insèrer la représentation politique issue du suffrage universel dans l’espace de la compétition permanente pour la représentation des intérêts sociaux. L’élection est ainsi envisagée comme une modalité et une temporalité, spécifique mais non exclusive, de désignation des représentants et de légitimation des groupes qu’ils prétendent représenter. 
Ainsi, cet ouvrage construit sur la base de trois parties thématiques – la représentativité de l’élu : discours et pratiques ; l’organisation du travail de la représentation politique ; la mise en forme des intérêts et des groupes sociaux – offre une analyse globale et actualisée de la représentation politique telle qu’elle se pratique face aux demandes sociales et aux logiques de la concurrence politique. Si les travaux sont centrés sur le cas français, l’attention accordée aux échelles multiples (locale, nationale, européenne) de la représentation politique, les contrepoints apportés par des cas étrangers et la variété des terrains et des méthodes d’enquête (travaux quantitatifs, suivi embarqué d’élus...) permettent un éclairage plus large des « rouages de la représentation politique ».