« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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vendredi 4 juin 2021

Nouvelle sociologie politique de la France. Sous la direction de Thomas Frinault, Christian Le Bart, Erik Neveu

 


Nouvelle sociologie politique de la France
Sous la direction de 
Thomas Frinault
Christian Le Bart
Erik Neveu
Armand Colin
2021
 
 
Présentation de l'éditeur
« Il faut une science politique nouvelle à un monde tout nouveau », écrivait Alexis de Tocqueville découvrant la démocratie américaine. De considérables changements ne travaillent-ils pas aujourd’hui de la même manière le système politique français ?
Réformes néolibérales, érosion d’un État traditionnellement « fort », recompositions des savoirs experts, fin du cumul des mandats, féminisation du champ politique, transformation de l’espace public du fait des réseaux sociaux, avènement du macronisme, recours au dispositif des primaires, formes inédites de mobilisation populaire (Nuit Debout, Gilets jaunes)… Ces phénomènes nouveaux viennent interroger les acquis routinisés de la sociologie politique classique.
Telle est l’ambition de cette Nouvelle sociologie politique de la France qui, en articulant les outils théoriques des différentes approches sociologiques à l’actualité la plus récente, permet de saisir la singularité française et d’interroger l’avenir de notre démocratie.
Avec les contributions de THOMAS AGUILERA (IEP de Rennes), ÉMILIE BILAND (Sciences Po Paris), CHRISTOPHE BOUILLAUD (IEP de Grenoble), JULIEN BOYADJIAN (IEP de Lille), MAGALI DELLA SUDDA (Centre Émile Durkheim-CNRS), RENAUD EPSTEIN (IEP de Saint-Germain-en-Laye), NATACHA GALLY (université Panthéon-Assas), GUILLAUME GOURGUES (université Lyon 2), CHRISTINE GUIONNET (université Rennes 1), MATHIEU HAUCHECORNE (université Paris 8), JEAN-PIERRE LE BOURHIS (Arènes-CNRS), CHRISTOPHE LE DIGOL (université Paris Nanterre), RÉMI LEFEVRE (université Lille 2), SANDRINE LÉVÊQUE (IEP de Lille), GUILLAUME MARREL (université d’Avignon), GILLES PINSON (IEP de Bordeaux), JESSICA SAINTY (université d’Avignon), SÉBASTIEN SÉGAS (université Rennes 2), ANDY SMITH (Centre Émile Durkheim-CNRS), ANAÏS THÉVIOT (université catholique de l’Ouest), ÉRIC TREILLE (Arènes-CNRS).
 

vendredi 23 octobre 2020

Dictionnaire international Bourdieu (Sous la direction de Gisèle Sapiro)

 


Dictionnaire international Bourdieu

Sous la direction de Gisèle Sapiro

Cnrs

Culture & société

disponible le 5 novembre 2020


Présentation de l'éditeur

Près de 600 notices, une équipe de 126 auteurs venus de vingt pays et réunissant les meilleurs spécialistes de Pierre Bourdieu, sociologues, politistes, philosophes, historiens, anthropologues, littéraires… Par sa dimension collective, internationale et interdisciplinaire, ce Dictionnaire renouvelle en profondeur l’état des savoirs sur l’auteur de sciences sociales aujourd’hui le plus cité au monde.
Les entrées portent aussi bien sur les concepts, objets de recherche, méthodes, disciplines et courants intellectuels avec lesquels Bourdieu a dialogué, que sur ses auteurs de prédilection et ses rapports avec ses contemporains, ses ouvrages, les revues, éditions, associations qu’il a fondées, les événements marquants comme la guerre d’Algérie, Mai 68, les grèves de 1995, ainsi que les principaux pays de réception de son travail (de l’Europe à la Chine et au Japon en passant par l’Amérique latine, les États-Unis et le monde arabe). S’y trouvent également abordés, entre autres aspects biographiques, la passion de Bourdieu pour le rugby ou son aspiration de jeunesse à devenir chef d’orchestre, ses relations avec ses professeurs (Raymond Aron, Georges Canguilhem, Jules Vuillemin), les groupes qu’il a créés, sans oublier ses engagements politiques, qu’il concevait sous la forme d’un « intellectuel collectif ». Forme que ce dictionnaire incarne aussi à sa façon…

Comité éditorial :
François Denord, Julien Duval, Mathieu Hauchecorne, Johan Heilbron, Franck Poupeau

Coordination éditoriale :
Hélène Seiler

Extrait

 

 

_Rencontre avec les sociologues Gisèle Sapiro, François Denord et Hélène Seiler, directrice, contributeur et contributrice du "Dictionnaire international Bourdieu" à la Librairie Petite Égypte 35 rue des Petits Carreaux, 75002 Paris Jeudi 29 octobre 2020 de 18:00 à 20:00

_"La suite dans les idées", France Culture, le 7/11/20

"Intelligence-service", France Inter, le 7/11/20

_Présentation à l’EHESS le 23/11, 17h30-19:30

Inscription requise pour assister à la visio-conférence auprès de Hélène Seiler (politika[@]ehess.fr)

 

dimanche 10 mai 2020

Ideas on the Move in the Social Sciences and Humanities. The International Circulation of Paradigms and Theorists. Edited by Gisèle Sapiro, Marco Santoro, Patrick Baert

Ideas on the Move in the Social Sciences and Humanities 
The International Circulation of Paradigms and Theorists
Edited by Gisèle Sapiro, Marco Santoro, Patrick Baert
Palgrave Macmillan
Socio-Historical Studies of the Social and Human Sciences  
2020
 
 
Présentation de l'éditeur
This edited collection analyses the reception of a selection of key thinkers, and the dissemination of paradigms, theories and controversies across the social sciences and humanities since 1945. It draws on data collected from textbooks, curricula, interviews, archives, and references in scientific journals, from a broad range of countries and disciplines to provide an international and comparative perspective that will shed fresh light on the circulation of ideas in the social and human sciences.
The contributions cover high-profile disputes on methodology, epistemology, and research practices, and the international reception of theorists that have abiding and interdisciplinary relevance, such as: Antonio Gramsci, Hannah Arendt, Karl Polanyi, Pierre Bourdieu, Michel Foucault, Edward Said and Gayatri Spivak. This important work will be a valuable resource to scholars of the history of ideas and the philosophy of the social sciences; in addition to researchers in the fields of social, cultural and literary theory.
Gisèle Sapiro is Professor of Sociology at the EHESS and Research Director at the CNRS, France.
Marco Santoro is Professor of Sociology at the University of Bologna, Italy.
Patrick Baert is Professor of Social Theory at the University of Cambridge, UK.






mardi 2 avril 2019

Mathieu Hauchecorne, La gauche américaine en France. La réception de John Rawls et des théories de la justice

Mathieu Hauchecorne
La gauche américaine en France
La réception de John Rawls et des théories de la justice 
Cnrs
Culture & Société
2019

Présentation de l'éditeur
La réception de John Rawls et des théories de la justice Souvent présenté comme un des plus grands théoriciens politiques du XXe siècle, John Rawls est aujourd’hui un philosophe consacré en France, communément perçu comme le porte-parole d’un « libéralisme égalitaire », alliant défense de la démocratie, du marché et de la justice sociale. Rien ne laissait pourtant présager l’entrée dans le canon académique et dans le débat politique d’une œuvre longtemps ignorée des philosophes et intellectuels français. Cette consécration tardive constitue le terme d’une histoire qui court du début des années 1970 aux années 2000, durant laquelle les lectures les plus diverses de Rawls se sont affrontées.
Porté par une écriture dynamique et accessible, l’ouvrage de Mathieu Hauchecorne rend compte de la réception française de ce qu’on a communément appelé les « théories de la justice ». Il retrace les circulations de Rawls mais aussi d’auteurs comme Robert Nozick, Michael Walzer ou Amartya Sen entre les États-Unis et la France ; entre économie, philosophie, sociologie, droit et science politique ; et entre champ intellectuel et champ politique. Une histoire inséparable de reconfigurations plus globales, comme la domination accrue de l’anglais sur les échanges intellectuels transnationaux, l’affirmation d’une gauche non-marxiste en France, et les débats relatifs aux politiques de redistribution.
Une contribution majeure à une sociologie de la pensée politique contemporaine.

Ancien élève de l’École normale supérieure, Mathieu Hauchecorne est docteur en science politique et maître de conférences à l’Université Paris 8. Ses recherches portent notamment sur l’histoire intellectuelle du libéralisme et de la gauche non-marxiste ainsi que sur la circulation internationale de la philosophie et des savoirs.
 
 





mercredi 19 décembre 2018

en ligne: Biens symboliques / Symbolic Goods no 3, octobre 2018 Questions d’in-disciplines


Biens symboliques / Symbolic Goods no 3, octobre 2018
Questions d’in-disciplines
Questions of In-Disciplines
Presses Universitaires de Vincennes 
 

jeudi 7 décembre 2017

Vers une histoire sociale des idées politiques, Chloé Gaboriaux, Arnault Skornicki (dir.)

Vers une histoire sociale des idées politiques
Chloé Gaboriaux, Arnault Skornicki (dir.)
Septentrion
Espaces politiques
2017

Présentation de l'éditeur
L'histoire sociale des idées politiques correspond à un authentique projet de rénovation disciplinaire : ancrer l’histoire des idées politiques dans les sciences sociales. Cependant, ce projet doit encore devenir un programme articulé, entre la sociologie des intellectuels, la généalogie foucaldienne, la sémantique historique, l’analyse du discours et des langages politiques… Sans prétendre livrer la formule magique de son unité méthodologique, cette série de contributions et d’entretiens donne à voir la pluralité et le dynamisme de l’histoire sociale des idées politiques. Elle offre non seulement un panorama international, mais aussi de nombreuses pistes méthodologiques et empiriques, que ce soit sur la notion cardinale de « contexte », le rapport de Quentin Skinner à la sociologie, le laboratoire démocratique, ou l’histoire des idées en milieu populaire. Fruit d’un important effort collectif, cet ouvrage transdisciplinaire est le premier du genre sur un domaine en pleine expansion.



lundi 12 septembre 2016

La Vie intellectuelle en France - Tomes 1 & 2, Sous la direction de Christophe Charle & Laurent Jeanpierre

 
La vie intellectuelle en France
I Des lendemains de la Révolution à 1914 
Sous la direction de Christophe Charle & Laurent Jeanpierre
Seuil
2016 

Présentation de l'éditeur
La vie intellectuelle ne saurait être réduite à une galerie de grandes figures de la pensée ni au récit épique de leurs combats. Elle ne se limite pas davantage aux idées politiques, aux grands courants littéraires et aux doctrines philosophiques. Avec cette somme sans équivalent par son approche de longue durée, elle englobe tout à la fois le monde des sciences, des lettres et des arts comme les idéologies militantes ou religieuses.
Attentif aux espaces de production et de diffusion des idées, à leur circulation internationale comme à leurs ferments locaux et régionaux, aux soubassements collectifs et institutionnels de leur genèse ainsi qu’à leurs interactions avec la société, cet ouvrage retrace l’histoire de la France contemporaine au prisme des idées qui l’ont transformée et qui s’y sont affrontées. De ses groupements emblématiques à ses courants marginaux, de ses moments d’effervescence à ses mouvements souterrains, il donne à lire une histoire de la vie intellectuelle entièrement décloisonnée et renouvelée.
Ce premier volume couvre une période qui s’étend des lendemains de la Révolution à 1914. Elle débute par la conquête des libertés d’expression, marquée par une imbrication forte entre le monde intellectuel et les pouvoirs politiques et religieux. Elle se prolonge par une phase déterminante d’autonomisation collective des intellectuels et d’affirmation de nouvelles sciences. Il en résulte une lutte entre eux pour définir les valeurs à faire valoir publiquement dans la nouvelle société démocratique.

La vie intellectuelle en France 
II. De 1914 à nos jours
Sous la direction de Christophe Charle & Laurent Jeanpierre
Seuil
2016 

Présentation de l'éditeur
Depuis deux siècles, la vie des idées en France s’est étendue et en partie « démocratisée ». L’élévation du niveau d’éducation de la population, la croissance du nombre des producteurs intellectuels, les bouleversements des modes de circulation des idées et de l’espace public, l’évolution des hiérarchies entre les domaines de la pensée et les changements de rapports de force culturels, scientifiques et politiques entre nations ont modifié la physionomie du pays. Toutefois des tendances longues n’en continuent pas moins de produire leurs effets, qui expliquent le rapport particulier que la France entretient avec ses intellectuels et la forme qu’y prennent leurs interventions. 
C’est à rompre avec une conception étroite de la vie des idées que s’emploie cette nouvelle histoire intellectuelle de la France contemporaine, ouverte sur les échanges extérieurs avec le monde, la diversité des domaines d’exercice de la pensée, les institutions et les mouvements généralement négligés. 
Ce deuxième volume s’étend de 1914 à nos jours. Les conflits qui se succèdent de la Première Guerre mondiale à la guerre d’Algérie consacrent la valeur de l’engagement politique des intellectuels dans un contexte d’institutionnalisation du travail de la pensée. La déploration actuelle de leur perte d’influence et de légitimité dans l’espace public masque quant à elle la vitalité, la nouveauté et les voies inédites d’expression des idées qui, jusqu’à aujourd’hui, ambitionnent de comprendre le monde, voire de le transformer. 
Sous la direction de Christophe Charle (Université Paris 1, IUF) et Laurent Jeanpierre (Université Paris 8), cette somme collective en deux volumes réunit près de 130 des meilleurs spécialistes, français et étrangers, de l’histoire et de la sociologie des intellectuels et de la vie culturelle, scientifique, littéraire et artistique des deux derniers siècles.


lundi 11 juillet 2016

Les programmes politiques. Genèses et usages, Sous la direction de Karim Fertikh, Mathieu Hauchecorne et Nicolas Bué

Les programmes politiques
Genèses et usages
Sous la direction de
Karim Fertikh, Mathieu Hauchecorne et Nicolas Bué
P.U.Rennes
Res Publica
2016
Les auteurs
Présentation de l'éditeur
Les programmes politiques sont au cœur de la vie politique des démocra- ties contemporaines : les promesses que l’on tient, ou que l’on trahit, les débats sur le réalisme des propositions des candidats nourrissent discours politiques et commentaires journalistiques. Cet ouvrage entend ouvrir un nouveau chantier de recherche portant sur l’invention et les usages des programmes depuis le 19 e siècle. Comment et pourquoi les programmes sont-ils apparus et comment ont-ils été codifiés et diffusés jusqu’à devenir incontournables dans l’action politique ? Quels sont les acteurs (intellectuels, experts, think tanks, sondeurs...) qui interviennent dans leur production ? Comment les candidats et militants des partis les utilisent-ils, et les appliquent- ils ? Politistes ou historiens, les auteurs de cet ouvrage privilégient une approche empirique sous la forme d’études de cas relatives à différentes époques ou pays. En se penchant sur la genèse historique des programmes, sur leurs usages et conditions de production, et sur les programmes de la gauche française durant les années 1970 et 1980, les études réunies montrent que, loin de constituer de simples catalogues de mesures d’action publique bien identifiables et stabilisées, les programmes et leurs significations sont sans cesse retravaillés et modifiés, interprétés et défaits par ceux qui les mobilisent. L’étude des programmes politiques proposée dans cet ouvrage renouvelle ainsi le regard qui est porté sur la vie politique et sur les idées politiques

mardi 29 mars 2016

Andrew Abbott et l'héritage de l'école de Chicago, Sous la direction de Didier Demazière & Morgan Jouvenet

Andrew Abbott et l'héritage de l'école de Chicago
Sous la direction de Didier Demazière & Morgan Jouvenet
Ehess
2016
En temps & lieux

Extrait
Présentation de l'éditeur
Ce livre présente en deux volumes un panorama inédit des propositions théoriques et méthodologiques de l'oeuvre d'Andrew Abbott, l'une des figures majeures de la sociologie contemporaine.
Il révèle et discute les importants chantiers théoriques et empiriques auxquels renvoient ses thèses originales, présentées ici comme un héritage quelque peu oublié de l'école de Chicago.
Premier ouvrage de référence de l'oeuvre d'Abbott, l'ensemble réunit des traductions de six textes majeurs, des contributions de divers spécialistes qui éclairent ses apports, et une réponse inédite alliant bilan réflexif et nouvelles perspectives.
L'ouvrage fournit une bibliographie complète de ses travaux, permettant au lecteur de se repérer dans une oeuvre jusqu'à présent très peu traduite en français.
Dans les textes d'Abbott comme dans ceux de ses commentateurs, il est aussi beaucoup question de l'école de Chicago, un courant sociologique pionnier et parmi les plus influents, tant les orientations prônées par Abbott apparaissent liées à une redécouverte et remobilisation de son héritage.  

 

lundi 20 mai 2013

Journée d’études: Pierre Bourdieu et la sociologie, Université Paris Ouest, 8 juin 2013


                                                   
Pierre Bourdieu et la sociologie

             Journée d’études Sophiapol (Université Paris Ouest Nanterre)
  
Organisée par Philippe Combessie, Stéphane Dufoix, Christian Laval et Christian Lazzeri


Samedi 8 juin 2013
Université Paris Ouest
Bâtiment B, salle des conférences 
L’entrée est ouverte à tous et à toutes 


9h30 – 12h30

Président de séance : Christian Laval

Monique de Saint Martin (EHESS, IRIS) : Pierre Bourdieu et la sociologie de l’éducation et de la culture
Luc Boltanski (EHESS, GSPM) : La sociologie critique et les classes sociales
François Héran (INED), La doctrine et le terrain : remarques critiques sur les pratiques de recherche de Bourdieu

14h – 16h

Président de séance : Philippe Combessie

Frédéric Lebaron (Université d’Amiens, CURAPP) : Les dynamiques des champs du pouvoir
Alain Quemin (Université Paris 8, Institut d’études européennes) : Pierre Bourdieu et la sociologie de l’art et de la culture : apport théorique et rôle institutionnel

16h30 – 18h

Table ronde “Jeunes chercheurs” animée par Stéphane Dufoix

Karim Fertikh (post-doctorant, EHESS, Centre Georg Simmel)
Mathieu Hauchecorne (post-doctorant, UVSQ, laboratoire Printemps)
Anne Jourdain (docteure en sociologie, Université d’Amiens, CURAPP)
Sidonie Naulin (docteure en sociologie, Université Paris-Sorbonne, GEMASS)
Arnaud Saint-Martin (chargé de recherche au CNRS, UVSQ, laboratoire Printemps)







(source: Sophiapol)

jeudi 18 avril 2013

écouter: Colloque "Les sources de la mondialisation : pour une approche réflexive"

Le colloque international "Les sources de la mondialisation : pour une approche réflexive" s'est déroulé les mercredi 19 et jeudi 20 septembre 2012 à Guyancourt.
Sous la responsabilité scientifique de Lamia Missaoui et Olivier Roueff (Laboratoire Printemps CNRS-UVSQ) et Thomas Brisson (LABTOP, Université Paris 8 Vincennes - Saint Denis), ce colloque a été organisé avec le soutien de l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, de la délégation régionale Ouest et Nord du CNRS, de la Communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines et de l’UFR des sciences sociales de l’UVSQ.

Mercredi 19 Septembre

Mondialisation et normes

Yves Dezalay (CESSP, CNRS)
L’internationalisation  des marchés d’expertise professionnelle comme clef d’entrée dans  la mondialisation des ‘luttes de palais’

Gilles Lhuilier (Professeur de droit à l’Université de Bretagne Sud)
« Normative spaces ». La localisation mondiale des lois par les acteurs privés

Didier Demazière (CSO, CNRS)
Comment interroger l’évidence d’une mondialisation du chômage ? Une démarche de comparaison internationale compréhensive

Isabelle Giraudou ( Maison franco-japonaise de Tokyo,CNRS-MAEE)
Les Principles of Asian Contract Law (PACL) : objet d’une recherche de droit global ?

Catégoriser/Quantifier la Mondialisation

Jean-Yves Mollier (CHSCS, UVSQ)
« Quelques réflexions sur la circulation des imprimés dans le monde (XVe-XXIe siècles) »
Gisele Sapiro ( CESSP, EHESS )
La mondialisation dans le domaine de la production culturelle : le cas du marché du livre et de la traduction

Stephane Dufoix (SOPHIAPOL, Université Paris Ouest Nanterre)
Comment les mots viennent au monde… Socio-sémantique historique et mondialisation 

Stéphanie Treillet (CEMOTEV-UVSQ)) et  Dominique Mertens-Santamaria (CEMOTEV-UVSQ)
La mondialisation en économie, entre stratégie des firmes et politiques des États

Jeudi 20 Septembre

les Economies de la Mondialisation

Carlos Alba-Vega (Centre d’études internationales, Colegio de Mexico)
Globalisation par le bas et enjeux politiques à Mexico

Olivier Pliez (LISST, CNRS)
Suivre des routes discrètes de la mondialisation, une approche géographique multisituée

Helene Le Bail (Maison franco-Japonaise de Tokyo, CNRS-MAEE)
Mobilités transnationales dans un contexte de récessions démographique et économique : le cas des Chinois au Japon

Hélène Pellerin (École d’études politiques, Université d’Ottawa)
Regard critique sur la mondialisation : la mobilité des personnes comme forme d’internationalisation des firmes

Lieux et Echelles de la Mondialisation

Gustavo Sora (CONICET, Université nationale de Cordoba)
Défis d’une ethnographie du centre du monde éditorial à partir de ses rapports avec l’Amérique Latine

Mathieu Hauchecorne (Printemps, UVSQ)
Théories sans frontières ? Circulation transnationale des idées et mondialisation



(Source: Printemps. Professions, Institutions, Temporalités)

jeudi 3 janvier 2013

en ligne: Actes de la recherche en sciences sociales n° 176-177, 2009/1-2, Engagements intellectuels. Sociologie publique

en ligne: Actes de la recherche en sciences sociales n° 176-177, 2009/1-2, Engagements intellectuels. Sociologie publique

SOMMAIRE

Page 4 à 7
Frédérique Matonti et Gisèle Sapiro   L'engagement des intellectuels : nouvelles perspectives

Page 8 à 31
Gisèle Sapiro   Modèles d'intervention politique des intellectuels Le cas français

Page 32 à 51
Éric Brun   L'avant-garde totale La forme d'engagement de l'Internationale situationniste

Page 52 à 67
Frédérique Matonti   L'anneau de Mœbius La réception en France des formalistes russes

Page 68 à 81
Sébastien Lemerle   Les habits neufs du biologisme en France

Page 82 à 93
Thomas Medvetz   Les think tanks aux États-Unis L'émergence d'un sous-espace de production des savoirs

Page 94 à 113
Mathieu Hauchecorne   Le « professeur Rawls » et le « Nobel des pauvres » La politisation différenciée des théories de la justice de John Rawls et d'Amartya Sen dans les années 1990 en France

Dossier « sociologie publique »

Page 114 à 120
Étienne Ollion   (Que) faire de la sociologie publique ?

Page 121 à 144
Michael Burawoy   Pour la sociologie publique

Page 145 à 147
  Pour une véritable politique en faveur des revues de SHS

mercredi 17 octobre 2012

Séminaire: "Penser l’État avec Pierre Bourdieu" (CERAPS, CURAPP-ESS, CLERSE), 2012-2013

Séminaire inter-laboratoires interdisciplinaire sur "Penser l’État avec Pierre Bourdieu" entre le CERAPS (UMR 8026, Lille), le CURAPP-ESS (UMR 7319, Amiens) et le CLERSE (UMR 8019, Lille).
L’objet de ce cycle de séminaires est de réunir des économistes, historiens, juristes, philosophes, politistes, sociologues en vue de « penser l’État à partir de Bourdieu ». Il s’agit de créer un lieu de réflexion et un terrain d’échanges interdisciplinaires pour y croiser les regards et les approches de diverses sciences sociales sur la question étatique :
Qu’est-ce que l’État ? Qu’est-ce que penser l’État ? Qu’est-ce que la « pensée d’État », quelle est son autorité et comment se déploie-t-elle ? Dès lors, comment, d’un point de vue épistémologique, appréhender l’État au moyen d’un discours à prétention scientifique alors même que l’État est souvent l’initiateur des savoirs qui le concernent ? Comment mobiliser l’ensemble (ou du moins une vaste partie) des disciplines des sciences sociales pour pouvoir mieux penser l’État de manière objective, c’est-à-dire nécessairement distanciée ou réflexive, puisque non empreinte des catégories de la pensée d’État qui s’imposent quasi spontanément à ceux qui vivent et pensent en son sein ?
Une double actualité éditoriale et politique compose en effet un contexte stimulant pour revisiter ce questionnement. La récente publication des cours Sur l’État de Pierre Bourdieu au Collège de France (1989-1992)[1], d’une part, et la crise globale qui éprouve le pouvoir souverain, d’autre part, offrent à la fois des outils conceptuels et des cas d’étude empiriques pour interroger cet objet de recherche (scientifique) et de lutte (sociale) qu’est l’État.
Destiné à l’ensemble des (enseignants-)chercheurs amenés à croiser cette figure incontournable qu’est l’État dans leur champ d’étude, ce séminaire intéressera également les doctorants et étudiants de deuxième cycle, ainsi qu’un public plus large concerné par les transformations de l’institution étatique, qu’il s’agisse d’élus locaux, de responsables associatifs, d’agents administratifs, ou de citoyens soucieux de comprendre les conditions d’exercice des pouvoirs publics. C’est pourquoi le programme des séances sera largement diffusé par voie d’affichage et par courrier électronique, et leur lieu de tenue alternera entre la MESHS, le CERAPS à Lille, le CLERSÉ à Villeneuve d’Ascq, et le Curapp-ESS à Amiens.
L’organisation des séances visera à animer une réflexion collective autour d’intervenants issus des différents laboratoires régionaux, mais ouverte à un plus large public qui pourra contribuer à la discussion. L’enjeu est ainsi de manifester la pertinence des travaux en sciences de l’homme et de la société pour penser les États contemporains.
Une attention toute particulière sera accordée aux apports des travaux de Pierre Bourdieu pour penser l’État. C’est notamment à partir de ses cours au Collège de France que notre réflexion collective se structurera. Non pas qu’ils constituent forcément un point de ralliement, mais ils offrent un carrefour où peuvent se rencontrer et dialoguer les différentes disciplines mobilisées dans notre cycle (science politique, sociologie, philosophie, économie, droit, etc.). Les thèmes que nous avons choisis pour les huit séances prévues se veulent ainsi le reflet de ce dialogue possible.
L’État sera, en effet, abordé sous de multiples facettes. Nous nous intéresserons en premier lieu aux multiples théories de l’État afin d’avancer sur ce qui pourrait en être une définition. Nous aborderons ensuite les questions liées à sa genèse historique et sociale, en suivant le fil de son institutionnalisation. Il sera aussi question du pouvoir de l’État, notamment de son pouvoir symbolique et de sa capacité à produire des normes, du droit, et des croyances. Nous nous pencherons sur les agents de l’État, ceux que Bourdieu a appelé ailleurs « la noblesse d’État »[2], et à leurs stratégies de reproduction dans l’espace bureaucratique. Nous terminerons par une réflexion sur l’État en ce qu’il peut être considéré comme un champ, c’est-à-dire non pas comme un bloc monolithique mais comme un espace d’oppositions, de confrontations, de luttes à la fois politiques et symboliques entre des agents et groupes sociaux dotés de propriétés sociales et de dispositions différentes, placés en concurrence pour le pouvoir de et sur l’État.
Ce programme de recherche nous semble requérir, de par son objet même, de rassembler les différentes disciplines parties prenantes du projet de ce séminaire. En effet, d’une part, la science politique se retrouve dans toutes les interrogations qui concernent l’exercice du pouvoir étatique. D’autre part, la sociologie est directement concernée par toutes les questions qui abordent notamment les représentations et les actions des agents d’État. L’Etat est justement un lieu essentiel de production de catégories de pensée et d’action (que l’on pense par exemple aux « Professions et catégories socio-professionnelles » – PCS, entrées dans le langage commun mais qui constituent d’abord une nomenclature administrative des activités productives à des fins statistiques). De même, l’économie, pour peu qu’elle attache de l’importance non pas seulement aux marchés mais aussi aux institutions qui les façonnent, trouve dans les questionnements sur l’État le moyen d’enrichir sa vision du pouvoir, des normes et des croyances dans l’économie et des réponses à la performativité de ses discours. C’est également en termes de normes – mais sans doute aussi de croyances – qu’une réflexion sur l’État intéresse évidemment le droit. Bien que ce processus de régulation sociale puise très largement sa normativité à la source étatique, il fait notamment face aujourd’hui à un désengagement de l’État, lequel se voit débordé dans son rôle d’édiction de normes à la fois par des formes de droit spontané, infra-étatique, et par les processus liés à l’internationalisation, la porosité accrue des ordres juridiques et la montée en puissance de la jurisprudence d’organes supra-étatiques. Enfin, la philosophie, outre qu’elle est souvent à l’origine des réflexions sur ce qu’est l’État et sa légitimité, trouve dans la confrontation avec les sciences sociales, qui disposent de savoirs positifs, la possibilité d’acquérir une plus grande réflexivité encore sur ses objets et ses approches. Confrontée à l’appropriation par l’État et ses mandants de la « pensée d’État », elle doit toujours se situer dans une distance – dans une position nécessairement critique – pour appréhender l’État sans être contaminée par ce qu’il pense de lui-même (à travers toutes les instances administratives chargées de le définir, de le maintenir et de le construire en le pensant). En ce sens, on s’interrogera aussi sur la possibilité pour la philosophie de penser l’État sans reprendre à son compte, de manière a-critique, les catégories de la pensée d’État et, à travers un examen réaliste de ses conditions de possibilité, de penser le pouvoir de l’État (son origine et sa provenance) et, à partir de là, la possibilité et les conditions de sa légitimité.
Ce séminaire vise donc à renouveler la pensée sur l’État, en s’appuyant sur les travaux les plus récents de P. Bourdieu, de manière à mobiliser l’ensemble des disciplines susceptibles, si cela s’avère légitime, de construire un savoir sur l’État qui ne soit plus une pensée d’État. Ce faisant, il réunira trois des laboratoires des régions Nord-Pas de Calais et Picardie parmi les plus reconnus sur ces questions, en essayant de cumuler les apports de l’interdisciplinarité qui fait déjà la marque de chacun (droit, science politique et sociologie pour le CERAPS ; économie et sociologie pour le CLERSÉ ; droit, science politique, sociologie et philosophie pour le CURAPP-ESS). Ce cycle de séminaires permettra donc d’amorcer un travail interdisciplinaire et inter-laboratoires qui pourra déboucher sur l’élaboration de projets de recherche communs. Les communications et discussions seront également valorisées sous la forme de publications dans des revues (la Revue française de socio-économie a déjà manifesté son intérêt) et de working papers. Elles pourront également donner lieu à des articles de vulgarisation. Enfin, sur un plan pédagogique, ce séminaire de recherche pourra être articulé avec des enseignements en master (par exemple, les étudiants du cours « Socio-histoire de l’État » en M1 Science politique-Action publique à l’université Lille 2, seront invités à participer aux séances et à en proposer une restitution) ; les doctorants des différents laboratoires seront étroitement associés à l’organisation de ce séminaire de recherche. De manière plus informelle, nous souhaitons que ce cycle contribue à tisser des liens plus étroits entre les disciplines et les équipes de nos laboratoires respectifs afin de repérer des complémentarités et des collaborations possibles.

[1]            Pierre Bourdieu, Sur l’État. Cours au Collège de France 1989-1992, Paris, Raisons d’agir/Seuil, 2012.
[2]            Pierre Bourdieu, La Noblesse d’État. Grandes écoles et esprit de corps, Paris, Éditions de Minuit, 1989.

(source: CURAPP)
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