« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ». Pierre Bourdieu (1992)
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mardi 2 juin 2015

Pratiques de la représentation politique, Sous la direction de Alice Mazeaud

Pratiques de la représentation politique
Sous la direction de Alice Mazeaud
P.U.Rennes
Res Publica
2014


Présentation de l'éditeur
SUCCÈS du Front National, recul des partis de gouvernement, niveau élevé de l’abstention, la « crise de la représentation » fut de nouveau un point de passage obligé de l’exégèse électorale des élections municipales et européennes de 2014. Cet ouvrage entend rompre avec les jugements de valeurs qui alimentent cette thématique récurrente du débat public pour éclairer les pratiques de la représentation politique. Le parti pris est ici de ré-insèrer la représentation politique issue du suffrage universel dans l’espace de la compétition permanente pour la représentation des intérêts sociaux. L’élection est ainsi envisagée comme une modalité et une temporalité, spécifique mais non exclusive, de désignation des représentants et de légitimation des groupes qu’ils prétendent représenter. 
Ainsi, cet ouvrage construit sur la base de trois parties thématiques – la représentativité de l’élu : discours et pratiques ; l’organisation du travail de la représentation politique ; la mise en forme des intérêts et des groupes sociaux – offre une analyse globale et actualisée de la représentation politique telle qu’elle se pratique face aux demandes sociales et aux logiques de la concurrence politique. Si les travaux sont centrés sur le cas français, l’attention accordée aux échelles multiples (locale, nationale, européenne) de la représentation politique, les contrepoints apportés par des cas étrangers et la variété des terrains et des méthodes d’enquête (travaux quantitatifs, suivi embarqué d’élus...) permettent un éclairage plus large des « rouages de la représentation politique ».

vendredi 27 avril 2012

video: Science, démocratie et débat public. Paroles de chercheurs, avec Jacques Bouveresse, Loïc Blondiaux et Mathias Girel


Science, démocratie et débat public











Paroles de chercheurs
Mercredi 14 mars 2012
Collège de France

videos:

Introduction au débat, Marie- Françoise CHEVALLIER-LE-GUYADER - Bertrand Collomb

Science, démocratie et débat public -  Jacques BOUVERESSE

Intervention - LoÏc BLONDIAUX - Mathias GIREL

Science et débat public - questions du public 
LoÏc BLONDIAUX - Jacques BOUVERESSE - Mathias GIREL

LA SCIENCE ET LE DÉBAT PUBLIC
Sous la direction de Marie-Françoise CHEVALLIER-LE GUYADER
Actes Sud/IHEST
2012

Présentation de l'éditeur
Née d’échanges entre intervenants français et internationaux, lors de la deuxième université d’été européenne de l’IHEST, cette synthèse pose la question des sciences dans l’espace public et de leur place dans le débat. Elle établit les fondements politiques et juridiques du rapport entre science et société. Le livre s’ouvre sur l’article fondamental du philosophe Jacques Bouveresse, qui se fait l’écho de la pensée de Bertrand Russel, sur les liens unissant démocratie, vérité et démarche scientifique, et les dangers les menaçant : idéologie pragmatiste, utilitaire ou religieuse sectaire, paresse mentale, « trahison des clercs », etc.
La réflexion se poursuit avec la place accordée au débat sur les sciences par les démocraties contemporaines et la question de la compétence, tant des décideurs que de l’opinion publique et des intermédiaires, « communicants », groupes de pression divers… La science a fait l’objet de maints procès de par le monde (surtout aux USA) et Mathias Girel analyse les plus célèbres d’entre eux : du procès Scopes (1925) – où la cible était, déjà, la théorie de l’Évolution –, au procès Dover (2005) qui verra la condamnation de l’Intelligent Design.
Ce qui conduit à la question de la légitimité des acteurs des débats, en raison même de la segmentation et de l’extrême spécialisation des disciplines, rendant leur complexité peu communicable au public, scientifiques et profanes confondus : le terrain de discussion choisi est celui, orageux, du changement climatique. S’affrontent ainsi, sur ce sujet d’actualité mondiale, un climatologue, un politologue américain, un industriel.
Quels débats, quels publics ? La construction des débats et leur diffusion, la notion même de public se heurtent aux dérives de la démocratie d’opinion et des médias, dont le rôle est capital mais souvent si réducteur pour la transmission et la formulation des problèmes posés. Conséquences : une remise en question de la science et, parallèlement une interférence de l’idéologie dans le débat scientifique. Là encore, sont mises en exergue les convergences de réalités aussi différentes que celles des Pays-Bas, de la Grande-Bretagne ou des États-Unis. Enfin, se posent les questions, intriquées, de l’expertise scientifique, de ses conséquences, du point de vue tant éthique que juridique, et de la responsabilité des experts, de leur légitimité comme de leur autorité. Elles font l’objet de l’article du philosophe Heinz Wismann (EHESS), auquel répondent divers témoignages issus des mondes scientifique, industriel et administratif.
Les nanotechnologies, le changement climatique, les OGM, le nucléaire, l’ESB, la théorie de l’Évolution etc. autant de questions essentielles pour l’avenir de nos sociétés. Ces échanges entre spécialistes et non-spécialistes, entre scientifiques et public averti, permettent de clarifier les termes du débat public lorsqu’il convoque les sciences.