« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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jeudi 16 janvier 2014

Sociétés contemporaines, n°91, 2013, Rétributions

Sociétés contemporaines, n°91, 2013,  Rétributions
Presses de Sciences Po

Présentation de l'éditeur
Malgré une extrême amplitude des salaires et une grande flexibilité de l'emploi, l'attractivité des métiers du secteur culturel ne se dément pas depuis plusieurs dizaines d'années. Dans un contexte général de dégradation des conditions d'emploi, comment la persistance d'une telle attractivité s'explique-t-elle ? La réponse se trouve dans l'examen des « rétributions », c'est-à-dire de l'ensemble des significations associées aux gains monétaires, matériels et sociaux que l'on perçoit en travaillant.
Ce dossier étudie les rétributions du travail, anticipées ou vécues, à travers le prisme d'activités aussi différentes que celles de comédien, de musicien, de céramiste et artisan indépendants ou de placeur de théâtre. Effectuant des tâches souvent similaires à celles qui existent dans l'artisanat, les services publics ou le commerce, et confrontés à des réajustements constants de leur projet professionnel, les protagonistes de ce dossier éclairent sur le rapport aux rétributions dans d'autres secteurs.
Au-delà du caractère nodal des rémunérations, les articles confirment l'importance des rétributions non monétaires dans les activités culturelles, en particulier le pari sur les possibilités de carrières et les opportunités de satisfaction au travail. Ils soulignent surtout le travail permanent, en prise avec un contexte sans cesse réactualisé, d'articulation et de réarticulation des diverses rétributions envisagées les unes avec les autres, avec la vie privée, avec les attentes professionnelles et avec le moment et la position dans le parcours professionnel.

samedi 29 juin 2013

écouter: Olivier Pilmis, L'intermittence au travail. Une sociologie des marchés de la pige et de l'art dramatique

écouter: Olivier Pilmis, L'intermittence au travail. Une sociologie des marchés de la pige et de l'art dramatique
La suite dans les idées, 29.06.2013

Olivier Pilmis 
L'intermittence au travail
Une sociologie des marchés de la pige et de l'art dramatique
Economica
2013

Présentation de l'éditeur
Le travail se précarise et l’emploi s’émiette. De contrats aidés en intérim, de temps partiel en CDD, les dispositifs et les statuts se sont multipliés pour alimenter un mouvement qui amène un nombre toujours plus grand de travailleurs à un univers d’embauches raccourcies. Sur le modèle des mondes de l’art, on leur donne parfois le nom d’intermittent : aux intermittents du spectacle s’ajoutent ainsi les intermittents de la recherche, de l’écriture, de l’enseignement, de la restauration, du journalisme... Tous sont confrontés à l’incertitude quant à leurs rémunérations, leur temps de travail, voire la possibilité de demeurer présents sur le marché du travail ou de concilier vies personnelle et professionnelle. Apparaissent finalement des turbulences dans les carrières : comment construire une trajectoire longue à partir d’engagements brefs ?
L’étude conjointe des comédiens intermittents et des journalistes pigistes y apporte une réponse. Elle montre ce que l’intermittence fait au travail, et comment elle travaille les destins individuels. S’éclairent ainsi les principes d’organisation des parcours marqués par la discontinuité. Les marchés des comédiens et des pigistes ne se révèlent ainsi anarchiques qu’en apparence. La domestication des mondes de l’intermittence demeure possible, même si elle ne prend pas partout la même forme.
Olivier Pilmis, Agrégé de sciences sociales et docteur en sociologie, chercheur post-doctorant au Centre de Sociologie des Organisations et chercheur associé au Centre d'Etudes Sociologiques et Politiques Raymond-Aron.




samedi 25 mai 2013

Le Cinéma. Travail et organisation. Gwenaële Rot et Laure de Verdalle (Sous la direction de)

Le Cinéma
Travail et organisation
Gwenaële Rot et Laure de Verdalle
(Sous la direction de)
La Dispute
2013

Présentation de l'éditeur
L’industrie française du cinéma connaît d’importants bouleversements: redéfinition des règles de financement des films, passage aux techniques numériques pour le tournage, la postproduction et la diffusion en salle… Pour mieux saisir ces transformations et leurs enjeux, cet ouvrage analyse l’évolution des métiers et des circuits de l’industrie cinématographique. Comment se concrétisent les projets de film ? Les contraintes économiques de la production peuvent-elles s’adapter aux choix esthétiques des réalisateurs? De quelle manière s’organise la division du travail qui mobilise tant de métiers différents ?
Les auteurs ont mené une vaste enquête sur les conditions de la fabrication des films aujourd’hui en France. Du documentaire au long métrage de fiction, de la conception d’un film à sa fabrication proprement dite, ils donnent une vision précise de l’organisation du cinéma français. Ils proposent des éclairages inédits sur la contribution centrale de professionnels souvent laissés dans l’ombre (producteurs, distributeurs, agents, techniciens, etc.), ainsi que des pistes de réflexion sur les transformations des métiers de la culture et plus généralement du salariat.
Ce livre intéressera tous ceux qui, sociologues du travail ou de la culture, étudiants ou amateurs de cinéma, professionnels du secteur ou responsables des politiques culturelles, cherchent à mieux saisir la réalité complexe de l’industrie contemporaine du cinéma.
Vincent Cardon, docteur en sociologie, est membre du CESPRA-CNRS.
Adeline Lamberbourg, doctorante en sociologie à l’EHESS, est attachée territoriale à la Ville de Montreuil.
Wenceslas Lizé, maître de conférences en sociologie à l’université de Poitiers, est membre du GRESCO.
Audrey Mariette, maîtresse de conférences en science politique à l’université Paris-VIII Saint-Denis, est membre de l’équipe CSU au sein du CRESPPA-CNRS Paris-VIII.
Delphine Naudier, chargée de recherche en sociologie au CNRS, est membre de l’équipe CSU au sein du CRESPPA-CNRS Paris-VIII.
Olivier Pilmis, docteur en sociologie, est membre du CESPRA-CNRS EHESS.
Gwenaële Rot, maître de conférences HDR en sociologie à l’université Paris-Ouest Nanterre, est membre de l’IDHE-CNRS.
Olivier Roueff, chargé de recherche en sociologie au CNRS, est membre de l’équipe CSU au sein du CRESPPA-CNRS Paris-VIII.
Émilie Sauguet, doctorante en sociologie, est membre de l’IDHE-CNRS Paris-Ouest Nanterre.
Laure de Verdalle, chargée de recherche en sociologie au CNRS, est membre du laboratoire Printemps-CNRS UVSQ.
Antoine Vernet, docteur en sociologie, est chercheur postdoctoral à l’Imperial College Business School, à Londres.