« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ». Pierre Bourdieu (1992)
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mercredi 7 novembre 2018

Ivan Chupin, Les écoles du journalisme. Les enjeux de la scolarisation d'une profession (1899-2018)

Ivan Chupin
Les écoles du journalisme
Les enjeux de la scolarisation d'une profession (1899-2018)
P.U.Rennes
Res Publica
2018

Présentation de l'éditeur
Les médias occupent une place particulière dans nos démocraties contemporaines. Les journalistes sont souvent critiqués pour leur conformisme et leur « formatage ». Mais on ne sait rien de la manière dont ils sont formés en pratique(s). Jusqu’à quel point des écoles peuvent-elles rester autonomes par rapport à l’État ou des entreprises de médias ? Comment ces savoir-faire se sont-ils codifiés ? Comment le contenu des formations est-il défini ? 
Pour répondre à ces questions, ce livre propose une socio-histoire des écoles de journalisme en France depuis la fin du xixe siècle jusqu’à nos jours. Il offre un nouveau regard sur le lien peu exploré entre formation et profession. Il repose sur l’exploitation d’archives inédites, d’observations et d’entretiens auprès des acteurs de cette histoire. Il raconte comment le journalisme est parvenu suite à l’affaire Dreyfus à se scolariser alors même que la plupart des professionnels considéraient à l’époque qu’il était possible de l’apprendre directement « sur le tas ». À la Libération, le Centre de formation des journalistes (CFJ) est parvenu à imposer avec les syndicats de journalistes un modèle spécifique de formation reposant sur l’alliance de la technique et de l’éthique. Dans les années 1990, ce Centre a perdu progressivement la main sur l’espace de formation à la suite de crises financières. Dans les années 2000, de nouveaux acteurs comme Sciences Po Paris et les IEP de région s’invitent à leur tour dans le monde de la formation au journalisme. Cette recomposition s’accompagne du maintien d’un contrôle par la profession qui parvient ces dernières années à constituer un véritable groupe d’intérêt reconnu par l’État
Ivan Chupin est maître de conférences en science politique à l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines/IEP de Saint-Germain-en-Laye au laboratoire Printemps, UMR 8085, CNRS. Il a publié plusieurs ouvrages sur les médias comme Journalisme et dépendances en 2006 (avec Jérémie Nollet) et une Histoire politique et économique des médias à la Découverte (avec Nicolas Kaciaf et Nicolas Hubé) paru en 2009. Ses travaux portent par ailleurs sur le journalisme politique en Russie ainsi que sur les représentations médiatiques de l’agriculture en France.

Introduction






jeudi 9 octobre 2014

L'informel pour informer. Les journalistes et leurs sources, Sous la direction de Jean-Baptiste Legavre

L'informel pour informer
Les journalistes et leurs sources
Sous la direction de Jean-Baptiste Legavre
Editions Pepper / L’Harmattan
2014

Présentation de l'éditeur
Les journalistes aiment rappeler que leur métier se construit dans la distance. Distance avec les pouvoirs, distance avec les « sources » – celles qui donnent des informations aux gens de presse. Mais comment obtenir des informations qui ne seraient pas le reflet des seuls discours des institutions et de leurs stratégies de communication ? Par un apparent paradoxe, les journalistes n’ont d’autre choix que de quitter, au moins un temps, les habits commodes (et utiles) des défenseurs-de-la-démocratie pour se rapprocher de leurs sources. Tout le paradoxe est là : être « au contact » des sources n’est pas sans risque – le spectre de la « connivence » n’est jamais loin – mais permet aussi de recueillir de précieuses informations pour rendre compte. C’est bien ici que prend place ce qu’il convient d’appeler l’informel. Le mot permet d’éclairer un ensemble de pratiques qui s’opposent a priori à la dimension officielle, publique, du métier, d’indiquer et de comprendre des écarts, des tensions, des intrications. Il fait entrer qui s’y essaie dans une zone grise occupée par journalistes et informateurs, une zone faite de compromis, d’essais et d’erreurs. Mais il enrichit la compréhension de l’activité, en laissant aux moralistes le rôle (commode) de dénoncer, loin de la bataille.

Jean-Baptiste Legavre est professeur des universités en sciences de l’information et de la communication à l’Université Panthéon-Assas (Paris II). Il dirige l’Ecole de journalisme de l’Institut français de presse.

Ont collaboré à cet ouvrage : Carole Bachelot, Olivier Baisnée, Samuel Bouron, Ivan Chupin, Jamil Dakhlia, Oliver Hahn, Nicolas Hubé, Eric Lagneau, Pierre Mayance, Rémy Rieffel, Philippe Riutort.


samedi 29 juin 2013

écouter: Olivier Pilmis, L'intermittence au travail. Une sociologie des marchés de la pige et de l'art dramatique

écouter: Olivier Pilmis, L'intermittence au travail. Une sociologie des marchés de la pige et de l'art dramatique
La suite dans les idées, 29.06.2013

Olivier Pilmis 
L'intermittence au travail
Une sociologie des marchés de la pige et de l'art dramatique
Economica
2013

Présentation de l'éditeur
Le travail se précarise et l’emploi s’émiette. De contrats aidés en intérim, de temps partiel en CDD, les dispositifs et les statuts se sont multipliés pour alimenter un mouvement qui amène un nombre toujours plus grand de travailleurs à un univers d’embauches raccourcies. Sur le modèle des mondes de l’art, on leur donne parfois le nom d’intermittent : aux intermittents du spectacle s’ajoutent ainsi les intermittents de la recherche, de l’écriture, de l’enseignement, de la restauration, du journalisme... Tous sont confrontés à l’incertitude quant à leurs rémunérations, leur temps de travail, voire la possibilité de demeurer présents sur le marché du travail ou de concilier vies personnelle et professionnelle. Apparaissent finalement des turbulences dans les carrières : comment construire une trajectoire longue à partir d’engagements brefs ?
L’étude conjointe des comédiens intermittents et des journalistes pigistes y apporte une réponse. Elle montre ce que l’intermittence fait au travail, et comment elle travaille les destins individuels. S’éclairent ainsi les principes d’organisation des parcours marqués par la discontinuité. Les marchés des comédiens et des pigistes ne se révèlent ainsi anarchiques qu’en apparence. La domestication des mondes de l’intermittence demeure possible, même si elle ne prend pas partout la même forme.
Olivier Pilmis, Agrégé de sciences sociales et docteur en sociologie, chercheur post-doctorant au Centre de Sociologie des Organisations et chercheur associé au Centre d'Etudes Sociologiques et Politiques Raymond-Aron.