« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mardi 10 décembre 2019

jeudi 25 juillet 2019

en ligne: Bourdieu et le travail, Maxime Quijoux (dir.)


Bourdieu et le travail
Maxime Quijoux (dir.)
P.U.Rennes
Le Sens social 
2015

en ligne sur OpenEdition Book, 2019




 
Maxime Quijoux
Préambule

Première partie. Bourdieu et le travail, une introduction

Maxime Quijoux
Introduction
Maxime Quijoux
Conclusions



mardi 29 novembre 2016

Regards Sociologiques, n*49, 2016, Réception et valorisation des biens culturels



Regards Sociologiques, n*49, 2016, Réception et valorisation des biens culturels


sommaire

Perig Humeau, Wenceslas Lizé, "La contribution des publics à la production de la valeur culturelle" 
Charlotte Guichard, "Les amateurs au XVIIIe siècle: reconnaissance et canon artistique"
Samuel Coavoux, "Reconnaitre un chef-oeuvre. L’influence du statut d’une oeuvre dans l’allocation de l’attention des visiteurs au musée d’art"
Maïa Drouard, "Une consécration du patrimoine sans l’État. Experts associatifs et nouvelles formes de labélisation de l’habitat"
Juliette Dalbavie, "Consacrer la chanson ou l’oublier : ethnographie des conventions de disques"
Alice Aterianus-Owanga, "« Groupie love » : du rôle de quelques agents féminins dans la construction de la notoriété chez les rappeurs de Libreville"
Wenceslas Lizé, "Une micro-économie des biens symboliques. Hiérarchisation des valeurs musicales et construction du goût au sein d’un cercle de jazzophiles"
Modesto Gayo, "L’historicité de la consécration culturelle des goûts musicaux au Chili et au Royaume-Uni"


jeudi 2 juin 2016

Sociologie et sociétés, volume 47, N°2, 2015, Trajectoires de consécrations et transformations des champs artistiques, Sous la direction de Wenceslas Lizé et Marian Misdrahi

Sociologie et sociétés, volume 47, N°2, 2015 
Trajectoires de consécrations et transformations des champs artistiques  
Sous la direction de Wenceslas Lizé et Marian  Misdrahi

Présentation de l'éditeur 
Si le problème de la construction de la valeur des biens et de l’excellence des producteurs préoccupe l’ensemble des sciences sociales, il se pose avec une acuité particulière aux sociologues et aux historiens de l’art en raison des propriétés propres aux champs artistiques. C’est à ce problème que s’attaque le présent numéro en centrant l’attention sur les instances d’évaluation et de consécration, les trajectoires des artistes que ces instances peuvent conduire vers la reconnaissance et les transformations des champs artistiques qui affectent leur déroulement. Quels sont les circuits, les étapes, les ressources et les institutions qui, au fil d’un parcours, mènent un artiste à la consécration? Quels sont les mécanismes selon lesquels se construisent progressivement les écarts de notoriété entre les artistes ou entre les œuvres?
Les transformations récentes des champs artistiques n’ont pas fait disparaître les voies traditionnelles de la consécration telles qu’elles s’incarnent dans les figures des pairs, de l’expert, du critique et de l’académie, mais elles en ont fait apparaître de nouvelles — associées aux technologies numériques, par exemple — et ont rendu plus efficientes celles qui sont davantage centrées sur la notoriété médiatique et le succès commercial plutôt que sur la légitimité proprement artistique.
Les démarches des auteurs qui sont réunis ici sont variées mais elles ont en commun d’introduire la temporalité dans l’analyse des champs et de la consécration artistiques. Par la variété des disciplines et des contextes nationaux étudiés, les articles de ce numéro apportent un nouvel éclairage aux épineuses questions, centrales en sociologie, de la construction par nature processuelle de la valeur et de la fabrique des trajectoires au sein d’univers sociaux eux-mêmes en constante recomposition.
 

mardi 15 septembre 2015

Bourdieu et les sciences sociales. Réceptions et usages, avec un inédit de Pierre Bourdieu. Sous la direction de Catherine Leclercq, Wenceslas Lizé, Hélène Stevens

Bourdieu et les sciences sociales
Réceptions et usages
avec un inédit de Pierre Bourdieu
Sous la direction de 
Catherine Leclercq 
Wenceslas Lizé 
Hélène Stevens
La Dispute
2015


Présentation de l'éditeur 
L'oeuvre de Pierre Bourdieu a exercé une influence profonde sur la recherche scientifique, bien au-delà de la sociologie. Du fait de sa formation de philosophe, de ses incursions en anthropologie et en linguistique, de son souci constant d'analyser la dimension historique des faits sociaux, de son regard critique sur la science politique et le droit, de ses emprunts au vocabulaire économique, ainsi que de son intérêt marqué pour l'art et la littérature, Bourdieu n'a cessé de dialoguer mais aussi parfois de "ferrailler" avec différentes disciplines des sciences sociales.
Cet ouvrage collectif rend compte de manière inédite de l'étendue des réceptions et appropriations des travaux de Pierre Bourdieu dans les diverses sciences sociales. Il propose un éclairage original sur les usages du travail de Bourdieu en sociologie, anthropologie, histoire, philosophie, science politique, économie, droit, études littéraires et sciences de l'information et de la communication. Il permet ainsi d'entrer dans le laboratoire des sciences sociales qui font usage de Bourdieu et donne à voir la manière dont ses concepts et ses méthodes peuvent être déplacés et employés au-delà de l'univers disciplinaire dans lequel ils ont été forgés ; les luttes autour des frontières disciplinaires ; les obstacles à la réception de Bourdieu ou au contraire les conditions qui la favorisent.
Fenêtre ouverte sur le renouvellement des études bourdieusiennes, I'ouvrage fait également dialoguer plusieurs générations de chercheurs, au-delà du premier cercle des "héritiers". Il permet ainsi de mieux connaître ou de découvrir des recherches contemporaines qui, dans le sillage de celles de Pierre Bourdieu, contribuent à la construction d'une connaissance décloisonnée, réflexive et critique du monde social.

dimanche 3 mai 2015

Lire les sciences sociales: Présentation et discussion de Jazz, les échelles du plaisir. Intermédiaires et culture lettrée en France au XXe siècle d'Olivier Roueff et de Manet, une révolution symbolique. Cours au Collège de France, 1998-2000 de Pierre Bourdieu, 20 mai 2015

lire les sciences sociales

Séance sociologie de l’art

Mercredi 20 mai 2015

14 h 00 - 17 h 00

CNRS/site Pouchet, 59-61, rue Pouchet, 75017 Paris
Métro ligne 13 (Guy Moquet/Brochant), Bus 66 (La Jonquière)


Présentation et discussion de 


Jazz, les échelles du plaisir. Intermédiaires et culture lettrée en France au XXe siècle
(La Dispute, coll. Arts, Culture, 2013)
de Olivier Roueff 
par Wenceslas Lizé en présence de l’auteur

Jazz, les échelles du plaisir, histoire sociale inédite, accessible et vivante du jazz en France, éclaire l’histoire culturelle du XXe siècle sous un jour nouveau. Il montre comment musiciens, auditeurs et intermédiaires culturels se rassemblent, et parfois se confrontent, pour faire vivre les plaisirs du jazz. Olivier Roueff, sociologue et spécialiste du jazz, raconte les hauts faits des musiciens (de Django Reinhardt à Martial Solal) et les grandes batailles critiques (Hugues Panassié contre Boris Vian, le free jazz…) qui peuplent la mémoire des passionnés. L’auteur analyse la formation des industries culturelles et la « racialisation » de l’érotisme musical, l’invention de la « musique des jeunes » et les rendez-vous féconds ou manqués entre cultures populaires et savantes, les rapports complexes entre développement des politiques culturelles, marchandisation des musiques et défense de l’« authenticité ». L’ouvrage s’appuie sur des données abondantes et variées, des archives du music-hall à l’ethnographie des jazz-clubs. Il est accompagné d’un site internet qui propose aux lecteurs des compléments d’analyse, ainsi que de nombreux documents textuels, sonores et visuels. Référence incontournable pour tous les passionnés de jazz, ce livre s’adresse également aux chercheurs, enseignants et étudiants en sciences humaines et sociales, et au grand public au-delà des seuls amateurs de jazz.
Pour plus d’informations sur l’ouvrage, consulter le site associé au livre : http://www.plaisirsdujazz.fr/

Manet, une révolution symbolique 
Cours au Collège de France, 1998-2000
(Le Seuil, Raisons d’agir, Cours & Travaux, 2013)
de Pierre Bourdieu 
par Olivier Roueff

Comment s’opère une révolution symbolique et comment réussit-elle à s’imposer ? À travers le cas exemplaire d’Édouard Manet, c’est à cette question que s’est confronté Pierre Bourdieu dès les années 1980 et à laquelle il a consacré les dernières années de son enseignement au Collège de France. Ce deuxième volume des cours inédits du sociologue, accompagnés d’un livre resté inachevé, marque ainsi l’aboutissement d’une réflexion centrale dans son œuvre. Située en pleine crise de l’Académie, à un moment où la croissance du nombre des peintres remettait en cause la tutelle de l’État sur la définition de la valeur artistique, la rupture inaugurée par Manet a abouti à un bouleversement de l’ordre esthétique. La nouvelle vision du monde qu’elle a engendrée a imprimé sa marque jusqu’à nos jours. En abordant la genèse des tableaux de Manet comme une série de prises de position qui sont autant de défis lancés à l’académisme conservateur des peintres pompiers, au populisme des réalistes, à l’éclectisme commercial de la peinture de genre et même aux « impressionnistes », Bourdieu montre qu’une telle révolution est indissociable des conditions d’émergence des champs de production culturelle.
Olivier Roueff est sociologue, chargé de recherche au CNRS, membre du CRESPPA-CSU. Ses recherches portent sur les systèmes d’intermédiation culturelle et la fabrique des styles de vie dans leurs dimensions de classe, de race et de genre, en France et en Inde. Il a récemment publié : Écologie sociale de l’oreille. Enquêtes sur l’expérience musicale, Paris, EHESS, 2009 (avec A. Pecqueux, dir.) et Intermédiaires du travail artistique. À la frontière de l’art et du commerce, Paris, La Documentation Française, coll. "Questions de culture", 2010 (avec W. Lizé et D. Naudier).
Wenceslas Lizé est sociologue, maître de conférences à l’Université de Poitiers, chercheur au GRESCO. Ses recherches portent principalement sur la culture et les pratiques culturelles, ainsi que l’art, les professions et les marchés du travail artistiques. Il a notamment dirigé avec D. Naudier et S. Sofio Les stratèges de la notoriété. Intermédiaires et consécration dans les univers artistiques, Paris, Éditions des archives contemporaines, 2014.


(source: Lire Les Sciences Sociales)

jeudi 19 mars 2015

Bourdieu et le travail, Sous la direction de Maxime Quijoux


Bourdieu et le travail
Sous la direction de Maxime Quijoux
P.U.Rennes
2015

Présentation de l'éditeur
P LUS de dix ans après sa disparition, Pierre Bourdieu demeure toujours l’auteur des sciences sociales le plus cité au monde. Si ses concepts, sujets de débats permanents, expliquent probablement ce succès, son aptitude à explorer l’ensemble des domaines du social y a aussi grandement contribué : la socialisation, l’école, les classes sociales, le célibat, la culture, l’art, l’État, la politique, etc., peu d’objets semblent en effet s’être soustraits à l’examen du sociologue, et sur lesquels, en retour, il n’a pas été discuté. Il en existe pourtant un et non des moindres : le travail. Après des travaux liminaires sur la question dans le contexte de la guerre d’Algérie, Bourdieu paraît en effet définitivement s’en désintéresser. Cette désaffection correspond alors à une indifférence équivalente des sociologues du travail à l’égard de son oeuvre. Durant quarante ans, Bourdieu et « le travail » donnent l’impression de s’ignorer superbement.
À l’occasion du dixième anniversaire de sa mort, c’est cette double défection – le travail dans la sociologie de Bourdieu, et Bourdieu dans la sociologie du travail – que nous avons voulue questionner : le travail est-il vraiment absent dans l’oeuvre de Pierre Bourdieu ? Comment l’aborde-t-il, en particulier après son époque algérienne ? Enfin, dans quelle mesure ses concepts peuvent-ils contribuer à l’analyse du travail, d’hier et d’aujourd’hui ?
Réunissant plus d’une vingtaine de contributions, entre exégèses, analyses historiques et enquêtes de terrain, ce livre souhaite montrer l’apport mutuel du sociologue et de l’objet « travail ». Une réconciliation scientifique en somme.
Avec le concours du conseil régional d’Île-de-France et son programme DIM-GESTES.
Préambule
Maxime Quijoux est chargé de recherche en sociologie au CNRS, membre du laboratoire PRINTEMPS à l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Spécialiste du travail et des mobilisations, il est l’auteur de Néolibéralisme et autogestion, l’expérience argentine (éditions de l’IHEAL, 2011) et a récemment dirigé un double dossier sur « les conflits du travail dans le monde » paru dans la revue Critique internationale (nos 64 et 65, 2014, Presses de Sciencespo).

jeudi 6 novembre 2014

La culture et ses intermédiaires. Dans les arts, le numérique et les industries créatives, Ouvrage dirigé par Laurent Jeanpierre et Olivier Roueff

La culture et ses intermédiaires
Dans les arts, le numérique et les industries créatives
Ouvrage dirigé par Laurent Jeanpierre et Olivier Roueff
Editions des archives contemporaines
2014

Présentation de l'éditeur
Qui sont les protagonistes des « fonctions » d’intermédiation en pleine expansion actuellement ? Quelles sont leurs relations, directes ou indirectes, avec la création?
Amazon, iTunes, Netflix, YouTube, etc. : la liste serait longue des nouvelles formes controversées d’accès à la culture. À côté de ces grands noms d’entreprises transnationales, c’est en réalité l’ensemble des activités d’intermédiaires dans les arts et les industries créatives qui s’expose aujourd’hui et semble croître, en nombre, en taille et en puissance. Qui sont les protagonistes de ces activités en pleine expansion?
Que font-ils ? Quelles sont leurs relations, directes ou indirectes, avec la création?
À travers une vingtaine d’enquêtes conduites en France, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis sur des individus et des entreprises qui font exister l’offre et la demande de travail artistique ou de biens culturels, les auteurs de ce livre répondent pour la première fois à ces questions de manière plurisectorielle : dans les arts visuels, la musique, le cinéma, la mode, la bande-dessinée et les industries numériques. La plupart des « fonctions » d’intermédiation sont ainsi abordées, depuis le soutien à la production jusqu’aux palmarès en passant par la sélection des talents, le développement de carrières, le montage des équipes et des budgets et, bien entendu, la distribution et la promotion des œuvres.
La perspective adoptée met en avant les luttes incessantes pour la conquête des créations ayant lieu aux frontières de « territoires » d’activité professionnalisés ou plus informels. L’ouvrage constitue un plaidoyer pour une sociologie des systèmes d’intermédiation : méthode d’analyse pertinente des reconfigurations économiques actuelles, irréductibles au discours enchanté des investisseurs comme au schème critique globalisant de la marchandisation de la culture ; instrument privilégié d’une écologie sociale indispensable à une compréhension réaliste du travail artistique. Au terme du parcours, les débats sur la reconnaissance déclinante des créateurs et la répartition inégale des risques et des bénéfices au sein du capitalisme dit « culturel » devraient apparaître sous un jour inédit.

Ouvrage dirigé par Laurent Jeanpierre et Olivier Roueff avec des contributions d’Olivier Alexandre, Pierre-Jean Benghozi, Célia Bense Ferreira Alves, Christian Bessy, Laura Braden, Vincent Bullich, Pierre-Marie Chauvin, Diana Crane, Timothy J. Dowd, Thomas Guignard, Karim Hammou, Wenceslas Lizé, Audrey Mariette, Jean-Matthieu Méon, Bernard Miège, Delphine Naudier, Keith Negus, Thomas Paris, Violaine Roussel, Mathieu Trachman, Laure de Verdalle, Julie Verlaine et Pierre-Édouard Weill.

mercredi 5 novembre 2014

Les stratèges de la notoriété. Intermédiaires et consécration dans les univers artistiques, Ouvrage dirigé par Wenceslas Lizé, Delphine Naudier et Séverine Sofio

Les stratèges de la notoriété
Intermédiaires et consécration dans les univers artistiques

Ouvrage dirigé par Wenceslas Lizé, Delphine Naudier et Séverine Sofio
Editions des archives contemporaines
2014

Présentation de l'éditeur
Dans quelle mesure et de quelles manières les intermédiaires contribuent-ils à la fabrication du succès des artistes et à leur accès à la consécration ?
L'activité artistique professionnelle est collective et repose, in fine, sur la commercialisation d'oeuvres, de spectacles, de disques ou de films dont la vocation est d' atteindre un public. Dans cette entreprise, la notoriété est à la fois une fin en soi et un outil qu'un certain nombre de professionnels s’emploient à fabriquer. En d’autres termes, l’accès des artistes à l’espace public suppose l’intervention d' intermédiaires culturels qui s'efforcent, au moyen de stratégies encore peu étudiées par les sciences sociales, de sortir de l'anonymat et de promouvoir des artistes ou des oeuvres.
A partir d'un ensemble d'enquêtes et de recherches collectives, ce livre a pour but de lever le voile sur ces acteurs clés des mondes de l'art, sur leurs pratiques et sur les conséquences de celles-ci en termes à la fois économiques et symboliques. La construction de la valeur des artistes et des oeuvres est ici conçue comme la principale tâche des intermédiaires culturels. Au-delà de leur présentation emphatique comme « faiseurs de stars » ou « briseurs de carrières », dans quelle mesure et de quelles manières les intermédiaires contribuent-ils à la fabrication du succès des artistes et à leur accès à la consécration ?
Répondant à cette question décisive à travers plusieurs études de cas, ce livre éclaire les processus de construction sociale de (l'accès à) la notoriété dans différents secteurs de la production culturelle : édition, musique, arts du spectacle, cinéma, arts plastiques et diffusion en ligne. Ainsi, il s'adresse aussi bien aux professionnels de la culture ou des arts qu'aux étudiant-e-s, enseignant-e-s et chercheur-e-s.
Ouvrage dirigé par Wenceslas Lizé, Delphine Naudier et Séverine Sofio, avec des contributions de Vincent Dubois, Luca Pareschi, Kaoutar Harchi, Dominique Sagot-Duvauroux, Gérôme Guibert, Laure de Verdalle, Pierre-Edouard Weill, Jean-Samuel Beuscart, Maxime Crepel, Olivier Roueff.



mercredi 8 octobre 2014

Lire les sciences sociales: présentation et discussion de l’ouvrage de Vincent Dubois “La culture comme vocation” (Raisons d’Agir, 2013) par Wenceslas Lizé, en présence de l’auteur, 14 Octobre 2014




Dans le cadre des rencontres Lire les sciences sociales, présentation et discussion de l’ouvrage de Vincent Dubois “La culture comme vocation” (Raisons d’Agir, 2013) par Wenceslas Lizé, en présence de l’auteur

   Dans un sondage établissant « les métiers préférés des jeunes de 18 à 25 ans », celui de « manager culturel » arrive ainsi en 7e position (acteur et chanteur occupant respectivement les 1re et 4e places). Et dans les collectivités territoriales, les postes « culturels » sont généralement parmi les plus demandés. Certains métiers semblent attirer pour leur image plus que pour la stabilité d’emploi ou le niveau de revenus qu’ils garantissent. Ce sont des métiers dits « vocationnels », c’est-à-dire des activités professionnelles reposant sur un fort engagement personnel, qui peut être subjectivement vécu sur le double mode de la passion et du désintéressement. On n’y entre pas pour l’argent, mais pour la beauté du métier ou par amour de l’art.
   Qu’est-ce qui rend ces métiers de la culture si attractifs ? C’est à cette question que ce livre propose de répondre.
   Sur la base d’une enquête originale sur un échantillon d’étudiants qui se destinent à l’administration de la culture, Vincent Dubois répond à cette question en analysant les transformations depuis les années 1960 de l’espace des gratifications symboliques associées à ces métiers, transformations liées à la constitution d’un secteur public de la culture et des formations qui y mènent.
   Ce faisant, le livre rompt avec une lecture individualisante et psychologisante, faite de passion et de désir, pour mettre en évidence la logique et la dynamique d’un univers de positions sociales construites par la politique culturelle de l’État. Les métiers de la culture se trouvent ainsi bien ajustées aux attentes et aux aptitudes professionnelles des générations issues de la deuxième explosion scolaire. Le système universitaire lui-même invite ainsi à concevoir l’orientation vers les métiers de la culture comme une manière d’optimiser le rendement professionnel d’un capital scolaire (notamment littéraire et artistique) dévalué.
   Deux facteurs ont un rôle prépondérant. La chronologie du développement de ces métiers, initié au milieu des années 1960 et amplifié à partir du début des années 1980, fait que ceux qui s’y destinent dans les années 2000-2010 sont les enfants des générations qui occupent aujourd’hui une part importante des postes, voire les petits-enfants des « pionniers » parmi les premiers à les occuper. La « passion » pour les métiers de la culture peut donc bien être héritée, et correspondre à un mécanisme classique de reproduction professionnelle. Si les métiers de la culture sont « attractifs », c’est donc aussi qu’ils peuvent être envisagés comme une voie de salut dans un contexte de massification de l’enseignement supérieur et de fort chômage des jeunes. Les filles connaissant cette situation davantage que les garçons, elles sont, pour cette raison également, plus nombreuses à viser de telles positions.
   Ainsi est-on dans le cas qui nous intéresse conduit à retourner le syntagme habituel : ce n’est pas à une « crise des vocations » que l’on a affaire mais à des « vocations de crise ».
   Retrouvez l’ouvrage sur le site de l’éditeur
  • Vincent Dubois, sociologue et politiste, est actuellement membre de l’Institute for Advanced Studies à Princeton et professeur à l’Institut d’études politiques de Strasbourg. Ses travaux de sociologie de l’action publique portent sur les rapports entre le champ culturel et l’État et sur le traitement bureaucratique de la misère. Il a notamment publié sur ces questions La Politique culturelle (Belin, 1999) et La Vie au guichet (Economica, 2e éd., 2003). 
  • Wenceslas Lizé est sociologue, maître de conférences à l’Université de Poitiers (Groupe de recherches et d’études sociologiques du Centre Ouest). Ses travaux portent notamment sur l’art et la musique et plus particulièrement sur le Jazz. Il a notamment publié Intermédiaires du travail artistique. A la frontière de l’art et du commerce avec D. Naudier et O. Roueff (La Documentation Française, 2011).
Mardi 14 Octobre
14 h 00 – 16 h 00
CNRS/Site Pouchet
Salle 255
59 – 61, rue Pouchet, 75017 Paris
métro ligne 13 – Guy Moquet | Brochant , Bus 66 – La Jonquière



lundi 13 janvier 2014

en ligne: Actes de la Recherche en Sciences Sociales, mars 2010 - n°181-182, Les partitions du goût musical

en ligne sur Cairn.info:
Actes de la Recherche en Sciences Sociales, mars 2010 - n°181-182, Les partitions du goût musical, Seuil
(Abonnement à la revue)



Page 4 à 11
Wenceslas Lizé et Olivier Roueff   La fabrique des goûts








Page 142 à 156


(source: Cairn.info)

samedi 25 mai 2013

Le Cinéma. Travail et organisation. Gwenaële Rot et Laure de Verdalle (Sous la direction de)

Le Cinéma
Travail et organisation
Gwenaële Rot et Laure de Verdalle
(Sous la direction de)
La Dispute
2013

Présentation de l'éditeur
L’industrie française du cinéma connaît d’importants bouleversements: redéfinition des règles de financement des films, passage aux techniques numériques pour le tournage, la postproduction et la diffusion en salle… Pour mieux saisir ces transformations et leurs enjeux, cet ouvrage analyse l’évolution des métiers et des circuits de l’industrie cinématographique. Comment se concrétisent les projets de film ? Les contraintes économiques de la production peuvent-elles s’adapter aux choix esthétiques des réalisateurs? De quelle manière s’organise la division du travail qui mobilise tant de métiers différents ?
Les auteurs ont mené une vaste enquête sur les conditions de la fabrication des films aujourd’hui en France. Du documentaire au long métrage de fiction, de la conception d’un film à sa fabrication proprement dite, ils donnent une vision précise de l’organisation du cinéma français. Ils proposent des éclairages inédits sur la contribution centrale de professionnels souvent laissés dans l’ombre (producteurs, distributeurs, agents, techniciens, etc.), ainsi que des pistes de réflexion sur les transformations des métiers de la culture et plus généralement du salariat.
Ce livre intéressera tous ceux qui, sociologues du travail ou de la culture, étudiants ou amateurs de cinéma, professionnels du secteur ou responsables des politiques culturelles, cherchent à mieux saisir la réalité complexe de l’industrie contemporaine du cinéma.
Vincent Cardon, docteur en sociologie, est membre du CESPRA-CNRS.
Adeline Lamberbourg, doctorante en sociologie à l’EHESS, est attachée territoriale à la Ville de Montreuil.
Wenceslas Lizé, maître de conférences en sociologie à l’université de Poitiers, est membre du GRESCO.
Audrey Mariette, maîtresse de conférences en science politique à l’université Paris-VIII Saint-Denis, est membre de l’équipe CSU au sein du CRESPPA-CNRS Paris-VIII.
Delphine Naudier, chargée de recherche en sociologie au CNRS, est membre de l’équipe CSU au sein du CRESPPA-CNRS Paris-VIII.
Olivier Pilmis, docteur en sociologie, est membre du CESPRA-CNRS EHESS.
Gwenaële Rot, maître de conférences HDR en sociologie à l’université Paris-Ouest Nanterre, est membre de l’IDHE-CNRS.
Olivier Roueff, chargé de recherche en sociologie au CNRS, est membre de l’équipe CSU au sein du CRESPPA-CNRS Paris-VIII.
Émilie Sauguet, doctorante en sociologie, est membre de l’IDHE-CNRS Paris-Ouest Nanterre.
Laure de Verdalle, chargée de recherche en sociologie au CNRS, est membre du laboratoire Printemps-CNRS UVSQ.
Antoine Vernet, docteur en sociologie, est chercheur postdoctoral à l’Imperial College Business School, à Londres.


samedi 29 décembre 2012

video: "Reconnaissance et consécration artistiques" / "Recognition and consecration in the arts", 7,8 et 9 Novembre 2012

Mercredi 7 novembre
Ouverture du colloque
Introduction du colloque par les organisateurs

Conférences plénières

Atelier 1 : Artistes ordinaires, Espace de reconnaissance et ajustements des aspirations (coordinatrice : Hyacinthe Ravet)

Atelier 2 : Les intermédiaires dans l’économie de la notoriété et l’accès à la consécration (2) (coordinateur : Dominique Sagot-Duvauroux)


Jeudi 8 novembre
Conférence plénière

Conférences plénières

Vendredi 9 novembre
Atelier 2 : Consécration en demi-teinte (1) (coordinateur : Olivier Donnat)

Conférence plénière

Atelier 1 : Transformations des classifications et des critères de valorisation (2) (coordinateur : Timothy J. Dowd)

Conférence plénière

Conclusion du colloque par Yvon Lamy, président du comité scientifique

lundi 1 octobre 2012

rappel: Les usages du travail de Pierre Bourdieu en sciences sociales, à l'occasion de l'inauguration de l’amphithéâtre Pierre Bourdieu, 4 octobre 2012



Les usages du travail de Pierre Bourdieu en sciences sociales

Journée d'études organisée à l'occasion de

l'inauguration de l’amphithéâtre Pierre Bourdieu

à l'Université de Poitiers

Jeudi 4 octobre 2012

Journée ouverte au public
Hôtel Fumé, 8 rue Descartes, 86000 Poitiers

9h00 Accueil des participants
9h15 Ouverture de la journée par le Président de l’Université de Poitiers

9h30-10h45
Catherine Leclercq
, Wenceslas Lizé, Hélène Stevens (Université de Poitiers, GRESCO) : « Introduction de la journée d'études »
Gérard Mauger (
CESSP, EHESS) : « Le style de pensée de Pierre Bourdieu »

11h00-12h30
Bertrand Geay
(Université d’Amiens, CURAPP-CNRS) : « Faut-il casser les amphithéâtres ? Quelques remarques sociologiques et pédagogiques à la lecture de Pierre Bourdieu »
Bruno Ambroise (Université d’Amiens, CURAPP-CNRS) : « Bourdieu en philosophie : quels usages philosophiques du travail de P. Bourdieu ? »

14h00-15h15
Tassadit Yacine (LAS-EHESS) : « La dimension symbolique dans l'anthropologie de  Pierre Bourdieu »
Boris Klein (Université Lumière Lyon 2): « Des raisons pratiques pour un usage de la pensée de Pierre Bourdieu en histoire »

15h30-17h00
Bernard Pudal (Université Paris Ouest Nanterre-La Défense, CSU-CNRS) et Boris Gobille (ENS Lyon, Triangle) : « Faire de la science politique avec la sociologie de Pierre Bourdieu : regards croisés »
Stéphane Beaud (CMH, ENS-EHESS), Michel Pialoux (CESSPP-EHESS) : « Faire du terrain à Peugeot-Sochaux avec Bourdieu en tête »

17h15
Inauguration de l’amphithéâtre par le Doyen de l’UFR SHA et cocktail

Informations : 05 49 45 45 01 ou nicole.mfouraka.royer@univ-poitiers.fr
Journée organisée par le département de sociologie http://sha.univ-poitiers.fr/dpt-socio/
et le GRESCO (EA 3815) http://gresco.labo.univ-poitiers.fr/
Avec le soutien de l’UFR Sciences Humaines et Arts
En partenariat avec la Fondation Bourdieu, la revue Actes de la recherche en sciences sociales et le réseau Pierre Bourdieu un hommage
Comité d’organisation : Catherine Leclercq, Wenceslas Lizé, Hélène Stevens.


jeudi 27 septembre 2012

La fabrique biographique

La fabrique biographique
Textes réunis par
Stéphane Chantegros, Sophie Orange, Adrien Pégourdie, Cyrille Rougier
Presses Universitaires de Limoges
2012

Présentation de l'éditeur
Alors qu'au début du XXe siècle, elle passe, aux yeux de François Simiand, pour une des trois « idoles de la tribu des historiens » à abattre, la biographie connaît, à partir des années 1970, un vif regain d'intérêt, au point d'être perçue, quelques années plus tard, comme un nouveau « totem » des sciences sociales.
En passant du statut d’idole à celui de totem, ce n’est plus l’utilité de "la" démarche biographique qui est remise en cause mais son unité même. Ainsi, sous-tendues par des présupposés théoriques différents, les notions plus ou moins conceptualisées (carrière, histoire de vie, itinéraire, trajectoire, etc.) ne manquent pas en sciences sociales pour rendre compte des logiques biographiques. C’est à l’usage même de ces diverses notions que cet ouvrage s’intéresse.
Plutôt que d’endosser le rôle de censeurs théoriques, les coordonnateurs de ce livre ont pris le parti d’ouvrir un espace de prises de positions scientifiques et de proposer à différents chercheurs de mettre plusieurs de ces concepts à l’épreuve de la pratique scientifique.

Sommaire

Introduction. Les constructions biographiques en sciences sociales

Première partie
Biographies et socialisation

- La force des destins d’institution. Analyse comparée en monde clérical et sportif,
Charles SUAUD

- Trajectoires biographiques et itinéraires d’amateurs. Une enquête sur le goût musical, Wenceslas LIZÉ

- Les contingences d’une carrière, José Luis MORENO PESTAÑA

Deuxième partie
Espaces de conformation et de confirmation

- Saisir les vicissitudes des parcours scolaires. Le suivi d’une cohorte d’étudiants de Sections de technicien supérieur, Sophie ORANGE

- Trajectoires sociales et entrées dans la carrière de journaliste sportif, Samuel BOURON, Karim SOUANEF

- Devenir femme politique : une approche du parcours politique par la carrière de genre, Maud NAVARRE

Troisième partie
Devenirs individuels et configurations sociales

- Rendre raison des écrits (auto)biographiques d’un écrivain, Marie-Pierre POULY

- Effets de génération dans le rapport au métier des intermittents en musique classique, Adrien PÉGOURDIE

- Pour une sociologie des trajectoires révolutionnaires. Le cas des membres du CNR (Algérie, 1954), Nedjib SIDI MOUSSA

- Recontextualiser les trajectoires individuelles : mesure des carrières et biographie collective dans le monde de l’art, Séverine SOFIO

mardi 2 mars 2010

Actes de la recherche en sciences sociales, n°181-182, Les partitions du goût musical



















Extrait
« Le goût classe, et classe celui qui classe », montrait PB dans La Distinction à la fin des année 1970. Le goût n’est pas une simple affaire de tempérament individuel. Entre l’oeuvre et celui qui la goûte, toutes une série de médiations sociales s’intercalent : la trajectoire sociale du consommateur, les mécanismes de sociabilités qui se jouent, par exemple, dans les groupes des pairs, ou encore l’activité de tous les intermédiaires qui contribuent à former les goûts. C’est en se plaçant sur le terrain de la musique, que ce numéro d’Actes de la recherche en sciences sociales contribue à l’analyse du goût. Des exemples aussi différents que celui de la jazzophilie française ou de l’histoire de la samba au Brésil au cours du XXe siècle montrent, par exemple, comment les goûts se forment et se transforment, avec les « genres » auxquels ils s’attachent. Les analyses développées mettent particulièrement en lumière le rôle des « connaisseurs », les critiques savants aussi bien que, au XXe siècle, les programmateurs de radio et les professionnels du marché du disque, dans la définition des pratiques musicales légitimes et, bien souvent, corrélativement, dans la disqualification de pratiques d’écoute « amateurs ». Plusieurs articles rendent sensible à la concurrence qui se joue, de longue date, au sein des classes cultivées (et entre leurs différentes fractions) entre un goût « général » et un goût « savant » qui considère, de façon moins « hédoniste », que la compréhension des oeuvres nécessite une connaissance spécifique. Si le numéro aborde, à travers plusieurs objets empiriques, la formation d’un goût esthète ou/et savant, il n’ignore pas des pratiques musicales plus populaires et la relation spécifique qu’elles entretiennent avec le goût : le cas de la musique d’harmonie, par exemple, montre que le goût n’est pas toujours, pour les musiciens, la condition de la pratique. La question de l’éclectisme croissant du goût musical traverse également le numéro. Le penchant à l’éclectisme varie-t-il (dans son intensité comme dans ses formes) selon les catégories sociales ? Faut-il voir dans les progrès qu’il enregistre dans les milieux cultivés la fin d’une « parenthèse cultivée » qui s’est ouverte au XVIIIe siècle quand la musique s’est dotée, dans les catégories privilégiées, d’une tradition savante comparable à celle qui existait déjà dans d’autres domaines artistiques ?
C’est également à un retour réflexif sur la sociologie du goût, et peut-être plus généralement de la culture, que ce numéro convie. Les années 1960 ont marqué une étape importante en ce domaine, avec les premières grandes enquêtes empiriques et la mise au point d’analyses qui restent aujourd’hui des références cardinales. Depuis, des thèses concurrentes ont été défendues. Il reste à savoir si elles constituent des mises en question aussi radicales qu’on l’a parfois dit. Les développements de la sociologie du goût et, plus généralement de la culture, sur ces quarante dernières années invitent également à s’interroger sur les effets néfastes de la division du travail scientifique qui tend ordinairement à séparer l’analyse des biens culturels et celle de leur réception. Le numéro, à cet égard, montre tout l’intérêt d’une approche plus intégrée : c’est dans les relations entre ces deux dimensions que semblent se jouer quelques-uns des mécanismes les plus importants de la formation du goût musical.



au sommaire


4 La fabrique des goûts
Wenceslas Lizé et Olivier Roueff

12 Hédonismes et ascétismes musicaux au prisme de l’histoire
Entretien avec William Weber

18 Le savant et le général. Les goûts musicaux en France au XVIIIe siècle
William Weber

34 La montée des intermédiaires. Domestication du goût et formation du champ du jazz en France, 1941-1960
Olivier Roueff

60 Le goût jazzistique en son champ. L’espace parisien de la jazzophilie
Wenceslas Lizé

88 Les métamorphoses de la légitimité. Classes sociales et goût musical en France, 1973-2008
Philippe Coulangeon

106 Quand le goût ne fait pas la pratique. Les musiciens amateurs des orchestres d’harmonie
Vincent Dubois, Jean-Matthieu Méon et Emmanuel Pierru

126 Le goût de ces choses bien à nous. La valorisation de la samba comme emblème national (Brésil, années 1920-1940)
Vassili Rivron

142 Lectures Critiques À l’écoute du rap : une politique du corps chantant
Olivier Roueff

146 Lectures Critiques Distinction studies
Julien Duval

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