« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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dimanche 1 septembre 2019

Actes de la recherche en sciences sociales, n°229, Économie politique de la financiarisation


Actes de la recherche en sciences sociales, n°229, Économie politique de la financiarisation
Seuil
2019


Ce dossier présente les résultats de recherches récentes portant sur la construction sociale de la finance par les institutions publiques après la crise financière de 2008. Il s’inscrit ainsi dans le domaine de recherche qui, au carrefour de l’économie régulationniste, de la sociologie économique et des études sociales de finance, renouvelle depuis le début des années 2000, une approche institutionnaliste des activités financières. Opposée à l’idée d’une autonomisation de l’économique, cette approche souligne les médiations sociales et notamment institutionnelles qui soustendent la circulation, l’allocation et l’accumulation du capital au cours du temps. Ces travaux décrivent la centralité des processus d’institution et de réglementation de l’économie dans la structuration de la finance contemporaine. Le rôle de l’État fait l’objet d’une attention particulière. 
Les articles proposés s’inscrivent dans des disciplines scientifiques diverses (sociologie, science politique, économie) et se concentrent sur des acteurs financiers multiples, qu’il s’agisse des banques centrales, des acteurs des marchés monétaires, des fonds d’investissement, des institutions financières d’aide au développement ou encore du secteur financier dans son ensemble. Ils ont comme objectif commun de saisir la manière dont la finance contemporaine, en apparence déréglementée, est cependant le produit d’une construction institutionnelle de long terme

Numéro coordonné par
Marlène Benquet, Théo Bourgeron et Bénédicte Reynaud

Économie politique de la financiarisation
Marlène Benquet, Théo Bourgeron et Bénédicte Reynaud

Au-delà de la « répression financière » et de la « capture de la régulation »
Recomposition des écosystèmes financiers européens après la crise
Éric Monnet, Stefano Pagliari et Shahin Vallée

Une banque comme les autres ?
Les mutations de Proparco et de la finance administrée
Antoine Ducastel

Accumuler le capital
Sociohistoire du capital-investissement en France, 1982-2017
Marlène Benquet et Théo Bourgeron

Finance et inégalités
Une approche d’économie politique
Thibault Darcillon


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mercredi 13 avril 2016

Savoir/Agir n° 35, Dettes publiques/finances publiques

Savoir/Agir n° 35, Dettes publiques/finances publiques
éditions du Croquant
2016

Présentation de l'éditeur
Dans les débats politiques, la dette publique apparaît comme passif du Trésor public, excès de dépense et charge pour les générations futures. Pourtant, pour certaines catégories économiques et sociales, elle est un actif, un titre de créance rémunérateur. Prétendues victimes du fardeau de la dette, les privilégiés héritent en réalité de l’épargne placée par leurs aïeux dans des emprunts d’États (les obligations du Trésor), dont les taux d’intérêt sont parfois protégés contre l’inflation. 
En analysant la structure des dettes publiques dans le monde, ainsi que les conflits qu'elles suscitent, ce numéro de la revue met en lumière les relations entre capital financier privé et gestion des finances publiques.
L’explosion des ratios de dette publique rapportés au PIB des États à la suite de la crise pose une question nouvelle : faut-il tout mettre en œuvre pour la rembourser quitte à renoncer aux politiques sociales ? Les dettes publiques sont donc affaire de lutte des classes. Elles mettent aux prises sous une forme inédite les détenteurs de capital financier et les bénéficiaires des dépenses publiques et des prestations sociales.
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