« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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vendredi 30 septembre 2016

Filles + sciences = une équation insoluble ? Enquête sur les classes préparatoires scientifiques, Marianne BLANCHARD, Sophie ORANGE et Arnaud PIERREL

Filles + sciences = une équation insoluble ? 
Enquête sur les classes préparatoires scientifiques
Marianne BLANCHARD, Sophie ORANGE et Arnaud PIERREL
Préface de Christian Baudelot
Rue d'Ulm
CEPREMAP
2016


Présentation de l'éditeur
Les filles constituent quasiment la moitié des bacheliers scientifiques et réussissent mieux à cet examen que les garçons. Pourtant les grandes écoles d’ingénieurs – qui représentent plus que jamais la voie d’accès aux positions de pouvoir – demeurent aujourd’hui des bastions masculins. C’est cette énigme apparente qu’il s’agit de résoudre : comment rendre compte de cette « disparition » des filles ? Où sont-elles passées ?
En mobilisant un large spectre de sources statistiques et une enquête conduite auprès d’élèves de classes préparatoires scientifiques à la demande de la direction de l’École normale supérieure, ce livre propose une approche originale en considérant cette disparition comme un fait social à part entière. Comment certains parcours scolaires et certaines destinées professionnelles en viennent-ils à être reconnus comme ouverts aux femmes ? Quels mécanismes d’incitation poussent les uns plus que les autres à se sentir à leur place dans ces parcours scolaires d’excellence scientifique ? Comment les rapports aux savoirs qui y ont cours participent-ils au maintien de ces bastions masculins ?
Cette étude pourra intéresser un large public : élèves, enseignants, parents d’élèves, conseillers d’orientation, mais aussi responsables politiques ou associatifs en charge de la promotion des carrières scientifiques féminines, ainsi que sociologues et économistes spécialistes des questions scolaires et/ou de genre. 

Ancienne élève de l’ENS, Marianne BLANCHARD est maître de conférences en sociologie à l’Université de Toulouse 2/ESPE Midi-Pyrénées et chercheuse au Certop. Ses recherches portent sur la formation des élites, du point de vue des publics comme des institutions. Elle a publié Les Écoles supérieures de commerce. Sociohistoire d’une entreprise éducative en France (Garnier, 2015) et Sociologie de l’école (avec J. Cayouette Remblière, La Découverte, 2016).
Sophie ORANGE est maître de conférences à l’Université de Nantes et chercheuse au CENS. Ses travaux concernent principalement la construction des choix scolaires, le processus d’orientation des bacheliers et la segmentation de l’enseignement supérieur. Elle a publié L’Autre enseignement supérieur. Les BTS et la gestion des aspirations scolaires (PUF, 2013) et L’Université n’est pas en crise. Les transformations de l’enseignement supérieur : enjeux et idées reçues (avec R. Bodin, Éditions du Croquant, 2013).
Arnaud PIERREL est doctorant en sociologie au laboratoire Gresco à l’Université de Poitiers. Agrégé de sciences économiques et sociales, il s’intéresse aux transformations à l’œuvre au sein de l’espace de l’enseignement supérieur et aux publics étudiants. Il a notamment publié, en 2015, « Réussite scolaire, barrière économique. Des boursiers et leur famille face aux frais de scolarité des grandes écoles de commerce » dans la revue Sociologie. 
 

mardi 9 juin 2015

en poche: Muriel Darmon, Classes préparatoires. La fabrique d'une jeunesse dominante


écouter: Muriel Darmon, Classes préparatoires. La fabrique d'une jeunesse dominante
Le temps de le dire par Stéphanie Gallet, 03.06.2015
Muriel Darmon
Classes préparatoires
La fabrique d'une jeunesse dominante
La Découverte
Poche
2015

Présentation de l'éditeur
Qui sait ce qui se passe réellement aujourd’hui derrière les murs des classes préparatoires ? Accusées de tous les maux – fabriquer des crétins ou désespérer leur jeunesse – ou célébrées comme formation d’« élite » – dans l’oubli de sa contribution à la reproduction sociale –, les « prépas » sont en réalité très mal connues. Cette première enquête ethnographique sur les classes préparatoires vient donc combler un manque et remettre en question nombre d’idées reçues.
Au travers d’une analyse très originale de l’« institution préparatoire », Muriel Darmon nous montre quels types de sujets y sont « fabriqués ». Elle met ainsi au jour les dispositifs de pouvoir qui s’y exercent, la manière dont l’institution produit une certaine forme de violence envers les élèves tout en étant soucieuse de leur bien-être, comment elle opère en individualisant à l’extrême plutôt qu’en homogénéisant et comment, ce faisant, elle renforce sa prise sur les individus. 
Muriel Darmon, ancienne élève de l’École normale supérieure (Ulm), est sociologue et directrice de recherche au CNRS dans le Centre européen de sociologie et de science politique (CNRS-EHESS-Paris I). Elle est également l’auteure de Devenir anorexique (La Découverte, 2003, 2008).


jeudi 29 août 2013

Muriel Darmon, Classes préparatoires. La fabrique d'une jeunesse dominante

Muriel Darmon
Classes préparatoires
La fabrique d'une jeunesse dominante
La Découverte
2013

Présentation de l'éditeur
Qui sait ce qui se passe réellement aujourd'hui derrière les murs des classes préparatoires ? Accusées de tous les maux - fabriquer des crétins ou désespérer leur jeunesse - ou célébrées comme formation d'« élite » - dans l'oubli de sa contribution à la reproduction sociale -, les « prépas » sont en réalité très mal connues. Cette première enquête ethnographique sur les classes préparatoires vient donc combler un manque et remettre en question nombre d'idées reçues.
Au travers d'une analyse très originale de l'« institution préparatoire », Muriel Darmon nous montre quels types de sujets y sont « fabriqués ». Elle met ainsi au jour les dispositifs de pouvoir qui s'y exercent, la manière dont l'institution produit une certaine forme de violence envers les élèves tout en étant soucieuse de leur bien-être, comment elle opère en individualisant à l'extrême plutôt qu'en homogénéisant et comment, ce faisant, elle renforce sa prise sur les individus.
L'enjeu est de transformer les élèves en « maîtres du temps », aimant gérer l'urgence et haïssant les temps morts, et de leur faire intégrer un savoir critique légitime tout en valorisant leur capacité à appliquer des « recettes ». Ce faisant, c'est aussi à devenir dominant, à s'adapter aux nouvelles exigences du monde du travail et à y occuper des positions élevées que les prépas forment la jeunesse.
Ancienne élève de l’École normale supérieure (Ulm), Muriel Darmon est sociologue et directrice de recherche au CNRS dans le Centre européen de sociologie et de science politique (CNRS-EHESS-Paris I). Elle est également l’auteure de Devenir anorexique (La Découverte, 2003, 2008)