« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mardi 6 novembre 2018

Savoir/Agir, n°45, Syndicalisme et politique

Savoir/Agir, n°45, Syndicalisme et politique
Du Croquant
2018

Présentation de l'éditeur
Depuis ses origines, le syndicalisme hexagonal s’évertue à s’affranchir du politique. À la faveur de l’effondrement de l’URSS et plus largement du mouvement ouvrier, cette inclination n’a cessé à la fois de se renforcer et de se généraliser.
« Contestataires » ou « réformistes », toutes les confédérations, sans exception, affirment aujourd’hui une même distance au champ politique.
Cette unanimité, rare dans un paysage syndical français morcelé, interroge : l’univers politique – dans ses dimensions les plus militantes comme les plus institutionnelles – et le monde syndical sont-ils vraiment si cloisonnés ? Comment ces deux champs interagissent-ils,  quelles relations entretiennent-ils ?
À partir d’un ensemble de contributions portant sur des scènes nationales variées – France, Argentine, Grande-Bretagne, États-Unis –, ce numéro vise à documenter les relations différenciées, dans le temps et dans l’espace, entre les champs syndical et politique. À l’heure où le monde du travail est confronté à des transformations sans précédent, les syndicalistes peuvent-ils indéfiniment se tenir à distance du politique ?



vendredi 14 septembre 2018

Comprendre le social dans la durée - Les études longitudinales en sciences sociales , Sous la direction de Joanie Cayouette-Remblière, Bertrand Geay, Patrick Lehingue


Comprendre le social dans la durée
Les études longitudinales en sciences sociales
Sous la direction de 
Joanie Cayouette-Remblière, Bertrand Geay, Patrick Lehingue
P.U.Rennes
Res Publica
2018

Présentation de l'éditeur
EN 1966, H. Becker écrivait que « les sociologues aiment parler de fonctionnement, de processus, etc., mais [que] leurs méthodes les empêchent, en général, de saisir concrètement les processus dont ils parlent si abondamment ». Près de cinquante ans plus tard, les techniques permettant de saisir les processus in itinere, que l’on a pris pour habitude de qualifier de longitudinales se sont développées. Ce qui frappe aujourd’hui, c’est moins l’absence de méthodes ajustées à l’étude longitudinale des phénomènes que la diversité des techniques et la dispersion des lieux où elles sont débattues. 
Ces méthodes de recueil et d’analyse longitudinales sont rarement discutées ensemble et sont au contraire souvent présentées comme constitutives de traditions de recherche opposées. C’est à ces différentes manières de faire usage des techniques longitudinales que cet ouvrage voudrait constituer une introduction. 
En partant d’exemples précis d’études conduites dans des domaines aussi différents que la participation électorale, la socialisation enfantine ou l’intégration des populations migrantes, on souhaite d’abord restituer les enjeux pratiques, théoriques et épistémologiques des différentes techniques de type longitudinal, qu’elles relèvent de l’ethnographie, de la statistique sur grands échantillons de population, du traitement de corpus de documents ou d’archives et de tous les cas intermédiaires de production et d’analyse des données. Résolument pratique, l’approche proposée pourra suggérer la part d’illusion qu’enferme la démarche longitudinale elle-même, comme ambition de rendre exhaustivement compte du social en train de se faire.  
Introduction
Les auteurs 



 

mardi 20 mars 2018

Vidéo: Sophie Orange, Comprendre la sélection (dans le cadre de la mobilisation contre le projet de loi ORE, ParcourSup et l'instauration de la sélection à l'entrée en Licence)


Vidéo: Sophie Orange, Comprendre la sélection 
Conférence dans le cadre de la mobilisation contre le projet de loi ORE, ParcourSup et l'instauration de la sélection à l'entrée en Licence
21 février 2018 à Nantes





mercredi 14 février 2018

Actes de la recherche en sciences sociales, 2017, N° 220 ,Varia

Actes de la recherche en sciences sociales, 2017, N° 220 ,Varia
Seuil
2018


Page 4 à 25
Francis Lebon, Maud Simonet
« Des petites heures par-ci par-là »
Quand la réforme des rythmes scolaires réorganisait le temps des professionnels de l’éducation
Page 26 à 47
Hadrien Clouet, Jean-Marie Pillon
Le chômeur et le chronomètre
Course contre la montre à Pôle emploi
Page 49 à 67
Brice Le Gall
L’aggiornamento d’un département d’économie
Conversion à la gestion et marginalisation des savoirs critiques
Page 68 à 85
Marianne Blanchard, Sophie Orange, Arnaud Pierrel
La noblesse scientifique
Jugements scolaires et naturalisation des aspirations en classes préparatoires aux grandes écoles
  
Page 87 à 101 
Laure Flandrin
Les contradictions du capitalisme informationnel à la lumière de l’affaire Renault, 2010-2011
Résumé 
 

vendredi 7 avril 2017

vidéo: Benjamin Coriat présente le livre des Économistes atterrés, Changer d'avenir. Réinventer le travail et le modèle économique

L'éco à contre-courant par Martine orange et Laurent Mauduit
Les Économistes atterrés
Changer d'avenir 
Réinventer le travail et le modèle économique 
Les Liens qui Libèrent
2017

Présentation de l'éditeur
Les politiques ne prennent pas la mesure de la profondeur de la crise et, surtout, de son caractère systémique. Cet aveuglement devient mortifère pour notre société et notre démocratie. Dans cet ouvrage, Les Économistes atterrés appellent à une grande bifurcation. À l’âge de l’anthropocène, qui implique de repenser l’idée même de la croissance, et face à l’ubérisation qui organise le délitement de la protection sociale, ils proposent d’entrer dans un nouveau monde.
S’inscrire résolument dans la transition écologique et créer ainsi de vastes domaines d’activités nouvelles. Se saisir de l’économie sociale et solidaire et du mouvement autour des communs pour bâtir d’autres manières de produire et d’autres organisations du travail dont le profit n’est pas la fin exclusive. Instaurer des nouveaux droits du travail attachés à la personne pour, au-delà du salariat, renforcer les solidarités et combattre le précariat. Promouvoir une nouvelle manière de conduire la politique industrielle, centrée non plus sur les seuls grands groupes, mais aussi sur les territoires, en donnant toute sa place aux PME et aux acteurs locaux…
Loin des sentiers battus, avec lucidité et détermination, ce livre se confronte aux véritables défis d’aujourd’hui et propose un chemin pour refonder l’avenir. 



mardi 21 février 2017

Stéphane Beaud et Gérard Mauger (dir.), Une génération sacrifiée ? Jeunes des classes populaires dans la France désindustrialisée

 
Stéphane Beaud et Gérard Mauger (dir.)
Une génération sacrifiée ? 
Jeunes des classes populaires dans la France désindustrialisée
Postface de Florence Weber
Rue d'Ulm 
Sciences sociales
2017

Présentation de l'éditeur
La massification scolaire, la désindustrialisation, les transformations du paysage politique et culturel ont provoqué une crise de reproduction de longue durée des classes populaires, dont les « jeunes des cités  ;» constituent le point focal. Sans les exclure ni se réduire à leur cas, les enquêtes rassemblées dans ce livre analysent les inadaptations et les tentatives d’ajustement, les engagements et les désengagements, les espoirs et les déboires, les quêtes de compensation et les conversions, mais aussi les formes de reproduction au sein des nouvelles générations de jeunes des classes populaires. La menace du chômage, la précarité et le chantage à la docilité qu’elle permet, l’emprise des valeurs consuméristes, ont d’autant plus détérioré leurs capacités de mobilisation que beaucoup se vivent comme « de passage ». Faut-il en conclure qu’à la culture de rébellion de la « génération ouvriérisée » des années 1970 s’opposerait aujourd’hui « l’individualisme négatif » d’une « génération désouvriérisée » ?
La postface de Florence Weber revient sur le tabou du déclassement qui enferme depuis quinze ans les perdants de la mondialisation dans la colère, le retrait et la honte. La croissance des inégalités territoriales s’est aggravée en France depuis la crise économique de 2008, tandis que la course au diplôme sans création d’emplois qualifiés, notamment dans le secteur de la culture, minait la confiance dans l’école, jusque chez les jeunes des classes moyennes sans patrimoine. 

Stéphane BEAUD est sociologue, professeur de science politique à l’Université Paris-Ouest Nanterre, chercheur à l’Institut des sciences sociales du politique (CNRS-Nanterre). Ses recherches portent sur les classes populaires, la démocratisation scolaire, les descendants d’immigrés avec un détour par la sociologie du football. Il a notamment publié, avec M. Pialoux, Retour sur la condition ouvrière (La Découverte-poche, 2011), Violences urbaines, Violence sociale (Fayard, 2003).
Gérard MAUGER est sociologue, directeur de recherche émérite au CNRS, chercheur au Centre européen de sociologie et de science politique (CNRS-Paris I). Ses recherches concernent, pour l’essentiel, les générations et les âges de la vie (jeunesse), les pratiques déviantes et délinquantes, les classes populaires, les pratiques culturelles (lecture) et l’œuvre de Pierre Bourdieu. Il a récemment publié Lectures de Bourdieu (codir. F. Lebaron, Ellipses, 2012), Repères pour résister à l’idéologie dominante (Le Croquant, 2013), Lectures numériques. Une enquête sur les grands lecteurs (avec P. Gaudric et X. Zunigo, Bibliothèque du Centre Pompidou, 2014) et Âges et générations (La Découverte, 2015).
Avec la collaboration de Lorenzo BARRAULT-STELLA, Thomas BEAUBREUIL, Clémentine BERJAUD, Charles BERTHONNEAU, Samuel BOURON, Vincent BURCKEL, Benoît COQUARD, Pierig HUMEAU, Sophie ORANGE, Akim OUALHACI, Ugo PALHETA, Martin THIBAULT.
 


mardi 24 janvier 2017

en ligne : Actes de la recherche en sciences sociales, 2013/4 (N° 199), Pauvre consommateur

en ligne sur Cairn.info
Actes de la recherche en sciences sociales, 2013/4 (N° 199), Pauvre consommateur
Seuil

Louis Pinto
La construction sociale d'une fiction juridique : le consommateur, 1973-1993
Version HTML 

Martin Bruegel
Un distant miroir La campagne pour l'alimentation rationnelle et la fabrication du « consommateur » en France au tournant du XXe siècle

Ana Perrin-Heredia
Le « choix » en économie Le cas des consommateurs pauvres

Eva Barlösius,   Marion Schiegritz
« Consommateurs imaginaires » – modèles de la politique des consommateurs Une approche sociologique
 
Anne Lhuissier 
Soup Kitchen. L'encadrement philanthropique à l'épreuve des budgets ouvriers (Londres, 1875-1906)
Version HTML

Sébastien Plot
 Le consommateur au crible de la commission de surendettement
Régime de visibilité, régime de crédibilité et régime de normalité de la dette du particulier

Interventions scientifiques

Romuald Bodin, Sophie Orange
La barrière ne fera pas le niveau
La sélection à l'université : une fausse solution à un problème mal posé  
Version HTML 


mardi 4 octobre 2016

Savoir/Agir n° 37, Jeunesses rurales

Savoir/Agir n° 37, Jeunesses rurales
Du Croquant
2016  

Présentation de l'éditeur
La question de la jeunesse rurale demeure un objet de recherche relativement sous-exploré par les sciences sociales. Son invisibilité tient pour beaucoup à ce qu’il s’agit d’une jeunesse « sans éclat » et « sans écart » qui ne se distingue ni par son excellence, ni par ses troubles. Ces jeunes ruraux ne font par ailleurs pas ou peu l’objet de politiques publiques spécifiques – du moins à l’échelle nationale – contrairement aux jeunes des quartiers. Ce numéro de Savoir/Agir est consacré à cette jeunesse ordinaire à travers son rapport à l’école. Le parti pris est celui d’une sociologie de l’éducation qui dépasse et déborde les murs de l’école et prête attention aux configurations locales (familiales, amicales, conjugales, etc.) dans lesquelles sont pris les élèves. Les auteurs ont cherché à déconstruire un certain nombre de conceptions essentialisantes, en tout cas fortement culturalistes, portées notamment par les chefs d’établissement et les acteurs locaux de l’orientation scolaire, qui tendent à attribuer aux élèves des campagnes un « manque d’ambitions » à l’égard des études. Ils proposent une approche en différence, en mettant en évidence les logiques propres de leurs représentations et de leurs pratiques. Ils considèrent l’école et la jeunesse rurale au pluriel, contre une approche homogénéisante des espaces ruraux et de leurs habitants, en montrant la diversité des groupes sociaux qui composent les campagnes et les rapports entre ces groupes. Ils donnent ainsi à voir des écoles (primaires, publiques, privées, lycées, collèges, agricoles, etc.) et des élèves ruraux (garçons, filles, enfants d’artisans, enfants de cadres, apprentis, etc.), mais aussi d’autres groupes sociaux investis autour de la cause scolaire (des parents d’élèves, des élus locaux, etc.). Si la question scolaire constitue le point d’entrée des articles de ce dossier, ils pourront cependant sortir de ce cadre pour évoquer les loisirs, les engagements, les sociabilités ou encore les lieux privilégiés par les jeunes ruraux.

Éditorial
Chocs, par Frédéric Lebaron
Dossier
Jeunesses rurales – jeunesses ordinaires, par Claire Lemêtre et Sophie Orange
Qui va scolariser nos enfants  ? Les réouvertures d’écoles publiques dans les communes rurales, par Juliette Mengneau
Jeunes ruraux. Les contours d’un rapport ambivalent au monde scolaire, par Séverine Depoilly
Perdre sa jeunesse en classe, par Thibault Cizeau
«  Paris  ? Jamais de la vie  ». Goûts et dégoûts territoriaux chez les jeunes ruraux de classes populaires, par Benoît Coquard
Un salon à la campagne, par Fanny Renard
Les stratégies scolaires des artisans ruraux de l’Ouest, par Caroline Mazaud
Les ambitions scolaires et sociales des lycéens ruraux, par Claire Lemêtre et Sophie Orange
Grand entretien avec Bernard Pudal
Communisme, propos recueillis par Gérard Mauger et Louis Pinto
Chronique de la gauche de gauche
Gauche de gauche et Islam, par Louis Weber
La rhétorique réactionnaire
Islamophobie (2). Sur la «  radicalisation islamiste  », par Gérard Mauger
Culture
Effets de lieux, par Gérard Mauger
Chroniques du monde
Biopolitique et bureaucratie. Une tragédie en trois actes de l’affaiblissement des universités nationales japonaises, par Stéphane Heim

vendredi 30 septembre 2016

Filles + sciences = une équation insoluble ? Enquête sur les classes préparatoires scientifiques, Marianne BLANCHARD, Sophie ORANGE et Arnaud PIERREL

Filles + sciences = une équation insoluble ? 
Enquête sur les classes préparatoires scientifiques
Marianne BLANCHARD, Sophie ORANGE et Arnaud PIERREL
Préface de Christian Baudelot
Rue d'Ulm
CEPREMAP
2016


Présentation de l'éditeur
Les filles constituent quasiment la moitié des bacheliers scientifiques et réussissent mieux à cet examen que les garçons. Pourtant les grandes écoles d’ingénieurs – qui représentent plus que jamais la voie d’accès aux positions de pouvoir – demeurent aujourd’hui des bastions masculins. C’est cette énigme apparente qu’il s’agit de résoudre : comment rendre compte de cette « disparition » des filles ? Où sont-elles passées ?
En mobilisant un large spectre de sources statistiques et une enquête conduite auprès d’élèves de classes préparatoires scientifiques à la demande de la direction de l’École normale supérieure, ce livre propose une approche originale en considérant cette disparition comme un fait social à part entière. Comment certains parcours scolaires et certaines destinées professionnelles en viennent-ils à être reconnus comme ouverts aux femmes ? Quels mécanismes d’incitation poussent les uns plus que les autres à se sentir à leur place dans ces parcours scolaires d’excellence scientifique ? Comment les rapports aux savoirs qui y ont cours participent-ils au maintien de ces bastions masculins ?
Cette étude pourra intéresser un large public : élèves, enseignants, parents d’élèves, conseillers d’orientation, mais aussi responsables politiques ou associatifs en charge de la promotion des carrières scientifiques féminines, ainsi que sociologues et économistes spécialistes des questions scolaires et/ou de genre. 

Ancienne élève de l’ENS, Marianne BLANCHARD est maître de conférences en sociologie à l’Université de Toulouse 2/ESPE Midi-Pyrénées et chercheuse au Certop. Ses recherches portent sur la formation des élites, du point de vue des publics comme des institutions. Elle a publié Les Écoles supérieures de commerce. Sociohistoire d’une entreprise éducative en France (Garnier, 2015) et Sociologie de l’école (avec J. Cayouette Remblière, La Découverte, 2016).
Sophie ORANGE est maître de conférences à l’Université de Nantes et chercheuse au CENS. Ses travaux concernent principalement la construction des choix scolaires, le processus d’orientation des bacheliers et la segmentation de l’enseignement supérieur. Elle a publié L’Autre enseignement supérieur. Les BTS et la gestion des aspirations scolaires (PUF, 2013) et L’Université n’est pas en crise. Les transformations de l’enseignement supérieur : enjeux et idées reçues (avec R. Bodin, Éditions du Croquant, 2013).
Arnaud PIERREL est doctorant en sociologie au laboratoire Gresco à l’Université de Poitiers. Agrégé de sciences économiques et sociales, il s’intéresse aux transformations à l’œuvre au sein de l’espace de l’enseignement supérieur et aux publics étudiants. Il a notamment publié, en 2015, « Réussite scolaire, barrière économique. Des boursiers et leur famille face aux frais de scolarité des grandes écoles de commerce » dans la revue Sociologie. 
 

jeudi 15 octobre 2015

Regards croisés sur l’économie, 2015/1 (n° 16), L'université désorientée

La Découverte


Présentation de l'éditeur
En ces temps troubles de crise économique, être diplômé de l’enseignement supérieur demeure le meilleur rempart contre le chômage. Malheureusement, trop nombreux encore sont les étudiants qui sortent du système universitaire les mains vides. Les chiffres du ministère de l’Enseignement supérieur sont édifiants : plus d’un quart des étudiants sortent du premier cycle sans aucun diplôme. Comment y remédier ? À la lumière des tous derniers résultats de la recherche en sciences sociales, ce numéro de Regards croisés sur l’économie propose, dans une synthèse inédite, de faire le point sur les nouveaux enjeux de l’enseignement supérieur.
Comment aider les bacheliers à mieux choisir leur orientation ? Comment lutter contre le décrochage universitaire ? Comment mieux financer l’enseignement supérieur ? Quelle gouvernance pour les universités ?
C’est à toutes ces questions que répond ce numéro, dans un langage à la fois clair et pédagogique. Ce faisant, il dessine des pistes concrètes et ambitieuses pour repenser notre système d’enseignement supérieur et sa place dans la société de demain.


lundi 22 juin 2015

en ligne: Savoir/agir n°29, Austère université. Faux diagnostics pour vraies réformes

en ligne: Savoir/agir n°29, Austère université. Faux diagnostics pour vraies réformes
éditions du Croquant, 2014
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Sommaire

Éditorial, par Frédéric Lebaron

Dossier : Austère Université. Faux diagnostics pour vraies réformes
Présentation du dossier, par Romuald Bodin et Sophie Orange
De l’autonomie à la mise sous tutelle ? Contraintes budgétaires et stratégies gestionnaires des universités, par Odile Henry et Jérémy Sinigaglia
Folle rationalisation de l’enseignement supérieur et de la recherche. Universitaires en danger par Fanny Darbus et Fanny Jedlicki
Le rôle des palmarès et classements, ou comment les étudiant.e.s en Licence 3 de Gestion à Paris-Dauphine évaluent leur formation par Séverine Chauvel et Pierre Clément
Une hausse des frais d’inscription en France est-elle inéluctable ou même simplement souhaitable ?par Léonard Moulin
La résistible ascension de la gestion universitaire et la transformation de la culture académique par Brice Le Gall
L’essor des écoles supérieures de commerce, cas d’école de la privatisation de l’enseignement supérieur en France ? par Marianne Blanchard
La « réussite pour tous » passe-t-elle par la « professionnalisation » de l’enseignement supérieur ?par Vanessa Pinto

Grand entretien avec Lyonel Trouillot Haïti, une occupation molle

Chronique de la gauche de gauche
Front de gauche. Refondation ? Relance ? par Louis Weber

La rhétorique réactionnaire
Sur l’origine et les fondements de l’inégalité, par Gérard Mauger

Médias
Front national : indignations sélectives et banalisation effective, par Henri Maler et Julien Salingue

Chronique d’outre-Manche
Les écrivains écossais et la question de l’indépendance, par Keith Dixon


 (source: Savoir/agir)

mercredi 11 février 2015

Pré-programme du Festival Raisons d’agir 2015 : « Jeunesses. ‘No Future ?’» (Du mercredi 8 au vendredi 10 avril 2015)

Festival Raisons d’agir 2015 : Jeunesses. ‘No Future ?
Espace Mendès-France, Poitiers
Du mercredi 8 au vendredi 10 avril 2015

Pré-programme
Etre jeune aujourd’hui… Quoi de commun entre l’apprenti/e, déjà au travail, et l’étudiant/e des grandes écoles, promis/e au meilleur avenir ? Quelles rencontres imaginer entre les « galériens » des « quartiers » qui résistent comme ils le peuvent à la relégation et celles et ceux qui inventent de nouvelles manières de vivre dans le bout de campagne où ils ont trouvé refuge ? Quelle unité possible entre les convertis aux nouveaux fantasmes de la radicalité religieuse et celles et ceux qui s’efforcent de gagner pas à pas leur propre émancipation, sociale, sexuelle ou politique ?
Il y a pourtant quelques questions qui se posent à tous ceux qui, comme on dit, entrent aujourd’hui dans la vie. Ce que leur promettent les générations en place, c’est toujours plus d’attente, toujours plus de menaces, toujours plus de risques. Ce que leur ont déjà offert les institutions qui ont accompagné leur enfance et leur adolescence, ce sont des diplômes au rendement incertain, un monde économique livré au consumérisme, une politique habitée par la désespérance.
Et puis il y a le regard des presque déjà vieux, souvent condescendant ou un peu nostalgique, forcément nostalgique. De leur temps, on ne se complaisait pas « chez papa et maman » jusqu’à pas d’âge, on savait s’engager pour la vie ou on savait se révolter – selon, bien-sûr, la lucarne d’où les observent les presque déjà vieux. Conflit de génération ? Même pas. Mais distances, ruptures, malentendus.
Il y a pourtant beaucoup à apprendre des façons dont chacun fait ou a fait sa jeunesse. On gagne à comparer les expériences, à transmettre ce qui peut l’être, à réinventer ce qui doit l’être. Sous réserve que chacun prenne la parole et fasse le récit de sa propre existence et de ce qui compte pour lui. A la condition, aussi, que l’on soit attentif à tout le nuancier des mondes d’avant et à ce qui se vit aujourd’hui, dans les nouvelles façons de vivre le travail, les études, la famille, le sens de la justice, l’espoir de la transformation sociale.
La 10e édition du festival Raisons d’agir mettra donc en discussion le rapport des jeunes d’hier et d’aujourd’hui à l’engagement. Plus encore qu’à l’occasion des précédentes éditions, il s’agira de croiser les expériences individuelles et collectives et les savoirs issus des sciences sociales, le regard des cinéastes, la sensibilité des artistes.

Avec :
  • Marsu (ex-manager des ‘Bérurier noir’)
  • Des jeunes engagés dans la musique, l’éducation populaire, les ZAD ou le militantisme politique.
  • Rémi Douat, producteur délégué de l’émission «Les Pieds sur Terre» sur France Culture.
  • Des projections de films : «Pascaline et Klara», «On n’est pas des marques de vélo».
  • Les chercheurs Romuald Bodin, Aurélien Casta, Henri Eckert, Sophie Orange, Julie Pagis, Camille Peugny, Nicolas Rénahy,…
  • Une expo sur les fanzines.
  • Une promenade sociologique.
  • Des travaux d’enquête réalisés par des étudiants.
  • Et une soirée-concert !
Programme en cours de finalisation.


(source: Festival Raisons d'agir)

lundi 20 octobre 2014

Savoir/agir n°29, Austère université. Faux diagnostics pour vraies réformes

Savoir/agir n°29
Austère université. Faux diagnostics pour vraies réformes
éditions du Croquant
2014
Présentation de l'éditeur
Ecrire, ou simplement prendre position, au sujet des universités n’est pas sans poser de nombreuses difficultés. L’éducation fait partie de ces objets de discussion sur lesquels tout le monde a un avis ou, mieux, se doit d’en avoir un. Qu’il s’agisse du supérieur ou des autres niveaux de l’éducation nationale, les publications scientifiques, les commentaires médiatiques et les jugements les plus divers se suivent année après année, avec la même régularité et la même intensité. Les fonctions d’encadrement de la jeunesse, de reproduction et de légitimation des hiérarchies remplies par l’enseignement expliquent sans doute cette logorrhée collective et le caractère particulièrement tranché des prises de positions qui la constituent, mais aussi l’inquiétude et le pessimisme qui semblent généralement les animer. Il y a de ce point de vue une forte proximité entre ces dernières et les discours sur la famille, le mariage, les valeurs ou encore l’immigration. Ecrire sur l’enseignement supérieur c’est donc de fait s’inscrire dans un espace discursif saturé et déjà fortement structuré, où la rhétorique de la crise, du déclin, de la dégradation, tient une place centrale. Or, le discours de la « crise de l’université » est un élément clé de la rhétorique réformiste qui tend à remettre en question aujourd’hui la mission de service public de formation et de diffusion des connaissances scientifiques au plus grand nombre qui est celle des universités.

Sommaire

Éditorial, par Frédéric Lebaron
Dossier : Austère Université. Faux diagnostics pour vraies réformes
Présentation du dossier, par Romuald Bodin et Sophie Orange
De l’autonomie à la mise sous tutelle ? Contraintes budgétaires et stratégies gestionnaires des universités, par Odile Henry et Jérémy Sinigaglia
Folle rationalisation de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Universitaires en danger par Fanny Darbus et Fanny Jedlicki
Le rôle des palmarès et classements, ou comment les étudiant.e.s en Licence 3 de Gestion à Paris-Dauphine évaluent leur formation par Séverine Chauvel et Pierre Clément
Une hausse des frais d’inscription en France est-elle inéluctable ou même simplement souhaitable ? par Léonard Moulin
La résistible ascension de la gestion universitaire et la transformation de la culture académique par Brice Le Gall
L’essor des écoles supérieures de commerce, cas d’école de la privatisation de l’enseignement supérieur en France ? par Marianne Blanchard
La « réussite pour tous » passe-t-elle par la « professionnalisation » de l’enseignement supérieur ? par Vanessa Pinto
Grand entretien avec Lyonel Trouillot
Haïti, une occupation molle
Chronique de la gauche de gauche 
Front de gauche. Refondation ? Relance ? par Louis Weber
La rhétorique réactionnaire 
Sur l’origine et les fondements de l’inégalité, par Gérard Mauger
Médias 
Front national : indignations sélectives et banalisation effective, par Henri Maler et Julien Salingue
Chronique d’outre-Manche 
Les écrivains écossais et la question de l’indépendance, par Keith Dixon
 

dimanche 5 janvier 2014

en ligne: Actes de la Recherche en Sciences Sociales n° 183 – juin 2010, Les classes populaires dans l’enseignement supérieur français


en ligne sur Cairn.info:
Actes de la Recherche en Sciences Sociales n° 183 – juin 2010, Les classes populaires dans l’enseignement supérieur français, Seuil (Abonnement à la revue)










(source: Cairn.info)

vendredi 6 décembre 2013

ARESER: Colloque Les réformes universitaires en France, au Japon et au Brésil: pour un bilan critique comparé, Paris, 13 décembre 2013



Le vendredi 13 décembre 2013, l'ARESER France et l'ARESER Japon organisent un colloque franco-japonais relatif aux réformes universitaires en France, au Japon et au Brésil. Il se déroulera salle Pasteur à l'Ecole normale supérieure de la rue d'Ulm.

Matin :
  • 9h30- 9h45 : Charles Soulié (Paris 8, secrétaire de l’ARESER) : Introduction.
  • 9h45-10h15 : Atsumi Omae (Université de Joetsu-Kyoiku) : Les politiques de création de « nouvelles universités » au Japon dans les années 1960 : en comparaison avec le cas français.
  • 10h15-10h45 : Helgio Trindade (recteur émérite  Universidade Federal da Integração Latino-Americana – UNILA ) : Les réformes universitaires au Brésil et en Amérique latine, essai de diagnostic comparatif.
  • 10h45-11h : Pause
  • 11h-11h30 : Yoshihiko Shiratori (Université de Kobé): La politique de «projets » dans l’enseignement supérieur japonais et la hiérarchisation des universités.
  •  11h30-12h30 : Discussion.
12h30-14H : Déjeuner
Après midi :
  • 14 h : Romuald Bodin (Université de Poitiers) et Sophie Orange (Université de Nantes): Faux diagnostics pour vraies réformes : quelques idées reçues sur la situation actuelle des universités françaises.
  • 14 h30 : Frédéric Neyrat (Centre Emile Durkheim Sciences Po Bordeaux et Université de Limoges) : La redéfinition des diplômes universitaires en termes de compétences.
  • 15h : Shigeru Okayama (Université Waseda) : Les Humanités après Fukushima.
  • 15h 30—15h45 : Pause
  • 15h45- 17h : Discussion
  • 17h : Christophe Charle (Paris 1) : Essai de conclusion
Colloque soutenu par le programme japonais, Grants-in-Aid for Scientific Research (Japan Society for the Promotion of Science (JSPS)  « Recherches interdisciplinaires sur les réformes de l’enseignement supérieur au Japon et en France », l’ARESER France et l’ARESER Japon
Entrée libre dans la limite des places disponibles
Pour tout renseignement : charles.soulie [at] neuf.fr


(source: Areser)

mardi 24 septembre 2013

Séminaire 50 ANS APRES LES HÉRITIERS (séance 3), "Savoirs, disciplines et pratiques d’études", Poitiers, 18 octobre 2013

Séminaire 50 ANS APRES LES HÉRITIERS

Séminaire inter-laboratoires
Organisé par le CENS (Université de Nantes), le CESSP-CSE (CNRS/Université de Paris-1 Panthéon Sorbonne), le CRESSPA-CSU (CNRS-Université de Paris 8), le CURAPP (CNRS-Université de Picardie Jules Verne), le Circeft Escol (Université de Paris 8) et le GRESCO (Universités de Poitiers et de Limoges)
La parution en 1964 du premier livre écrit par Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron, Les Héritiers. Les étudiants et la culture apparaît aujourd’hui comme un des actes fondateurs de la sociologie de l’éducation française. L’ouvrage est en effet rapidement au cœur des discussions sociologiques et politiques qui s’intensifient autour de l’augmentation des effectifs étudiants et des inégalités scolaires. Au fur et à mesure que la sociologie s’institutionnalise et s’enseigne à l’université, le livre devient même, aux côtés de La Reproduction. Éléments pour une théorie du système d’enseignement, publié par les mêmes auteurs en 1970, un classique de la discipline. Ce projet de séminaire part du constat que cet ouvrage classique demeure paradoxalement peu connu pour ses conclusions sur l’université et l’enseignement supérieur. Il semble dès lors opportun d’entrer dans la mécanique des Héritiers pour comprendre la rupture qu’il représente dans l’espace académique de l’époque mais aussi en matière de perspectives de recherches et de résultats.


PROGRAMME DE LA JOURNÉE "Savoirs, disciplines et pratiques d’études" (séance 3) ORGANISÉE A POITIERS, 18 octobre 2013


L’idée de la journée organisée par le GRESCO (EA3815 – Universités de Poitiers et Limoges) est de revisiter Les Héritiers à l’aune de la question des savoirs disciplinaires et des pratiques d’études. L’entrée choisie par les auteurs du livre consistait à prendre l’ habitus littéraire comme exemplaire du rapport à la culture des étudiants. Partant de ce constat, les interventions de la journée réinterrogeront ce choix descriptif sous l’angle des variations dans les formes de savoirs et de cultures disciplinaires. Seront ainsi abordés un ensemble de questions, ouvertes ou fermées par Les Héritiers , autour de l’ancrage social et cognitif différentiel des pratiques d’études et des socialisations scolaires ou universitaires