« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mercredi 27 octobre 2021

Christophe Charle, Paris, "capitales" des XIXe siècles

 

 

Christophe Charle

Paris, 

"capitales" des XIXe siècle

Seuil

Points essais

2021

 

 

Présentation de l'éditeur

Cet ouvrage explore Paris dans toutes ses dimensions, politiques et sociales, quotidiennes et culturelles, symboliques ou imaginaires. Il s’agit de comprendre comment coexistent, mais plus souvent se heurtent plusieurs mondes et plusieurs époques sur un territoire toujours trop contraint malgré ses élargissements. Grâce aux images et aux témoignages du temps largement cités ou reproduits, on y saisit comment Parisiens et Parisiennes, natifs et nouveaux venus, classes dominantes et classes dominées, classes moyennes et citoyens mobilisés rêvent ou réalisent plusieurs formes urbaines, toujours décalées face aux besoins et aux urgences du temps. Tout prend une nouvelle ampleur dans cette capitale des révolutions et des ruptures, des modes et des cultures d’avant-garde, à la fois archaïque et moderne, toujours inquiète et inquiétante par sa masse humaine et ses tensions récurrentes. De l’invasion de 1814 au conflit de 1914, Paris se reconfigure sans cesse, fascine et fait peur jusqu’à l’autodestruction de 1871, suivie des renaissances flamboyantes de fragiles belles époques.

Christophe Charle

Professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Auteur de nombreux ouvrages, il a notamment dirigé La Vie intellectuelle en France (avec Laurent Jeanpierre, Seuil, 2016 ; « Points Histoire », 2018, 3 vol.).

 

 

samedi 23 novembre 2019

Pierre Bourdieu, Cours du Collège de France, 1993-1994, L'économie des biens symboliques

cours du Collège de France prononcés « hors les murs »




Pierre Bourdieu, Cours du Collège de France,  1993-1994
L'économie des biens symboliques





(Cette liste de publications sera mise à jour au fur et à mesure, Gilbert Quélennec) 
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à Göttingen

Pour une histoire comparée des stratégies de reproduction, Cours du Collège de France donné à Göttingen le 23 septembre 1993. Stratégies de reproduction et modes de domination, Actes de la recherche en sciences sociales, 1994, Numéro   105, pp. 3-12


à Lyon

L'économie des biens symboliques,Cours du Collège de France donné à l' Université Lumière Lyon II, 3-4 février 1994. L'économie des biens symboliques , dans Raisons pratiques, Seuil, 1994, aussi Points Essais, 1996,p.173-211, aussi The economy of symbolic goods, Practical reason: on the theory of action, Stanford University Press, 1998


Résumé des cours du Collège de France, 1993-1994, L'économie des biens symboliques ,







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voir également:

Publications de Pierre Bourdieu: L'économie des biens symboliques

Pierre Bourdieu, Cours du Collège de France, 1995-1996, Quelques propriétés des champs de production culturelle

Pierre Bourdieu, Cours du Collège de France, 1996-1997, Raisons et histoires




 

jeudi 18 septembre 2014

Robert Darnton, De la censure: Essai d'histoire comparée, et L'Affaire des Quatorze: Poésie, police et réseaux de communication à Paris au XVIIIe siècle

Robert Darnton
De la censure
Essai d'histoire comparée 
Gallimard
2014

Présentation de l'éditeur
Qu'est-ce que la censure? L'historien croit disposer d'un concept unitaire mais plonge-t-il dans les archives qu'il est alors saisi par la diversité des expériences qu'en firent ceux qui la subirent – en l'occurrence, dans la France des Bourbons, dans l'Inde coloniale et dans la République démocratique allemande.
Peut-on cependant dégager des trais communs à ces trois situations?
La première dimension est la répression : Mlle Bonafon, treize ans d'internement dans un couvent pour avoir écrit un conte de fées politique (Tanastès) ; Mukunda Lal Das, trois ans d'«emprisonnement rigoureux» pour avoir entonné la très suggestive «Chanson du rat blanc» ; Walter Janka, cinq ans d'isolement carcéral pour avoir publié Lukács, un auteur tombé en disgrâce.
La seconde dimension comparative est l'herméneutique : la censure est une lutte sur le sens. Elle implique le décodage de références dans un roman à clé ou des querelles sur la grammaire sanskrite, elle suppose toujours des débats interprétatifs qui conduisent peu ou prou à une collaboration entre censeurs et auteurs. Les deux parties comprennent la nature du donnant-donnant : la coopération, la complicité et la négociation caractérisent la façon dont les auteurs et les censeurs opèrent, au moins dans les trois systèmes étudiés ici. Plus qu'un simple affrontement entre création et oppression, la censure, en particulier aux yeux du censeur, apparaît coextensive à la littérature, au point de s'en croire la source.
L'écrivain Norman Manea, quand il reconsidérait les coupes qu'il avait acceptées afin que son roman L'enveloppe noire parût dans la Roumanie de Ceauşescu, ne regrettait pas tant l'amputation des passages critiques que le processus de compromis et de complicité qui lui faisait conclure au «succès à plus long terme de la Censure, là où il n'était pas visible...». 


Robert Darnton
L'Affaire des Quatorze
Poésie, police et réseaux de communication à Paris au XVIIIe siècle 
Gallimard
2014

Présentation de l'éditeur
C'est un étrange dossier des archives de la Bastille et l'un des plus fascinants, fait de paperolles, qu'ouvre, pour la première fois, Robert Darnton.
Au printemps de 1749, le lieutenant général de police à Paris reçut l'ordre de capturer l'auteur d'une ode moquant le roi et sa maîtresse. Le mot fut passé aux légions d'informateurs, ou mouches, et bientôt quatorze personnes croupirent dans les geôles – des prêtres, des clercs et des étudiants.
Griffonnés sur des bouts de papier, les vers circulaient de cabarets en dîners avec grand succès. Robert Darnton ne reconstitue pas seulement une affaire de création collective ; il tire les mailles d'un étonnant filet : celui de la communication orale, politique, dans le Paris populaire du XVIIIe siècle. La plupart des hommes et surtout des femmes ne maîtrisant pas la lecture, le moyen mnémotechnique le plus efficace était la musique. Les poèmes étaient composés pour être chantés sur des airs célèbres que l'on retrouve dans les recueils connus sous le nom de chansonnier.
Voici une occasion exceptionnelle d'écrire une histoire de la communication à partir de son élément majeur, l'oralité, qui d'habitude ne laissait aucune trace.  
Ancien professeur à l'Université Princeton, Robert Darnton est à l'heure actuelle le président des Bibliothèques de l'Université Harvard. On lui doit des travaux majeurs sur l'histoire du livre, de la lecture et de la Bohême littéraire au siècle des Lumières. Il est notamment l'auteur, aux Editions Gallimard, de Edition et sédition. L'univers de la littérature clandestine au XVIIIe siècle ; Le Diable dans un bénitier.
L'art de la calomnie en France 1650-1800 ; Apologie du livre. Demain, aujourd'hui, hier. Robert Darnton sera l'invité d'honneur, chargé de la conférence inaugurale, aux rendez-vous de l'Histoire à BLois, en octobre 2014.