« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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jeudi 15 septembre 2022

Sylvain Ville, Le théâtre de la boxe. Naissance d'un spectacle sportif (Paris-Londres, 1880-1930)

 

Sylvain Ville

Le théâtre de la boxe

Naissance d'un spectacle sportif 

(Paris-Londres, 1880-1930)


PUR
2022


Présentation de l'éditeur
 
Comment inventer et fabriquer un spectacle sportif ? Pratique confidentielle en 1903, la boxe, dix ans plus tard, attire des milliers de spectateurs, met en jeu des sommes d'argent colossales et présente de véritables vedettes. Comment une pratique si réprouvée en raison de sa violence devient-elle un des loisirs les plus prisés de Paris ? Le présent ouvrage entend analyser les mécanismes présidant à ce succès.
Loin d'être un spectacle devenu un sport ou un sport devenu spectacle, la boxe est dès ses débuts doublement codifiée : pensée et structurée comme un sport, elle est aussi portée et mise en scène comme un spectacle, ces deux dynamiques étant indissociables. Ensemble, promoteurs de spectacles, dirigeants de fédérations, journalistes, managers et boxeurs participent à la structuration d'un marché des spectacles pugilistiques inséré dans un tissu de relations avec d'autres grandes villes européennes. À l'aube de la Première Guerre mondiale, bénéficiant de conditions économiques et sociales spécifiques, la scène parisienne s'impose progressivement comme un des foyers les plus actifs de la boxe, lui donnant la forme d'un spectacle à la fois mondain et populaire, avant de se transformer après-guerre. Comprendre l'historicité des spectacles pugilistiques revient alors à prendre au sérieux l'expression même de « spectacle sportif ».
Sylvain Ville est maître de conférences à l'université Picardie Jules-Verne (UPJV) et membre du Centre d'histoire des sociétés, des sciences et des conflits (CHSSC).
 
 
 
 

mercredi 27 octobre 2021

Christophe Charle, Paris, "capitales" des XIXe siècles

 

 

Christophe Charle

Paris, 

"capitales" des XIXe siècle

Seuil

Points essais

2021

 

 

Présentation de l'éditeur

Cet ouvrage explore Paris dans toutes ses dimensions, politiques et sociales, quotidiennes et culturelles, symboliques ou imaginaires. Il s’agit de comprendre comment coexistent, mais plus souvent se heurtent plusieurs mondes et plusieurs époques sur un territoire toujours trop contraint malgré ses élargissements. Grâce aux images et aux témoignages du temps largement cités ou reproduits, on y saisit comment Parisiens et Parisiennes, natifs et nouveaux venus, classes dominantes et classes dominées, classes moyennes et citoyens mobilisés rêvent ou réalisent plusieurs formes urbaines, toujours décalées face aux besoins et aux urgences du temps. Tout prend une nouvelle ampleur dans cette capitale des révolutions et des ruptures, des modes et des cultures d’avant-garde, à la fois archaïque et moderne, toujours inquiète et inquiétante par sa masse humaine et ses tensions récurrentes. De l’invasion de 1814 au conflit de 1914, Paris se reconfigure sans cesse, fascine et fait peur jusqu’à l’autodestruction de 1871, suivie des renaissances flamboyantes de fragiles belles époques.

Christophe Charle

Professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Auteur de nombreux ouvrages, il a notamment dirigé La Vie intellectuelle en France (avec Laurent Jeanpierre, Seuil, 2016 ; « Points Histoire », 2018, 3 vol.).

 

 

lundi 25 janvier 2021

en poche: Xavier Vigna, Histoire des ouvriers en France au XXe siècle

 


Xavier Vigna

Histoire des ouvriers en France au XXe siècle 

Perrin

Tempus

2021

 

Présentation de l'éditeur

Une histoire sociale et politique de la « classe ouvrière ».

Loin des idées reçues, cet ouvrage sans équivalent raconte et explore « le siècle ouvrier ». Faisant la part belle aux témoignages, l'auteur trace les contours du quotidien ouvrier : travail, engagements, combats, mais aussi vie de famille, logements, loisirs. Il inscrit l'histoire de ces hommes et ces femmes dans un siècle scandé par les crises, du Front populaire à Mai 1968, en passant par les deux guerres mondiales et la crise des années 1930

Balayant bien des clichés – comme les liens indéfectibles entre partis de gauche et classe ouvrière – et investissant d’autres thèmes – les femmes, les immigrés, la « centralité » ouvrière –, cette synthèse novatrice nous livre les clés pour saisir la force et la complexité d’un monde qui incarne le XXe siècle français dans son aspiration à la solidarité comme dans sa récente déstabilisation.

Professeur d'histoire contemporaine à l’université Paris-Nanterre, Xavier Vigna est membre du Centre Georges-Chevrier et de l’Institut universitaire de France. Spécialiste d’histoire sociale de la France contemporaine, il a notamment publié L’insubordination ouvrière dans les années 68. Essai d’histoire politique des usines (Presses universitaires de Rennes, 2007), a codirigé avec Jean Vigreux, Mai-juin 1968. Huit semaines qui ébranlèrent la France (Editions universitaires de Dijon, 2010) et a publié plus récemment, L'espoir et l'effroi. Luttes d'écritures et luttes de classe en France au XXe siècle (La Découverte, 2016). 

 

 

mardi 21 janvier 2020

en poche: Michael Baxandall, L'œil du Quattrocento. L'usage de la peinture dans l'Italie de la Renaissance



Michael Baxandall 
L'œil du Quattrocento
 L'usage de la peinture dans l'Italie de la Renaissance
[Painting and Experience in fifteenth Century Italy]
Première parution en 1985
Trad. de l'anglais par Yvette Delsaut
Gallimard 
Tel (n° 427)
2020


Présentation de l'éditeur

jeudi 7 décembre 2017

Vers une histoire sociale des idées politiques, Chloé Gaboriaux, Arnault Skornicki (dir.)

Vers une histoire sociale des idées politiques
Chloé Gaboriaux, Arnault Skornicki (dir.)
Septentrion
Espaces politiques
2017

Présentation de l'éditeur
L'histoire sociale des idées politiques correspond à un authentique projet de rénovation disciplinaire : ancrer l’histoire des idées politiques dans les sciences sociales. Cependant, ce projet doit encore devenir un programme articulé, entre la sociologie des intellectuels, la généalogie foucaldienne, la sémantique historique, l’analyse du discours et des langages politiques… Sans prétendre livrer la formule magique de son unité méthodologique, cette série de contributions et d’entretiens donne à voir la pluralité et le dynamisme de l’histoire sociale des idées politiques. Elle offre non seulement un panorama international, mais aussi de nombreuses pistes méthodologiques et empiriques, que ce soit sur la notion cardinale de « contexte », le rapport de Quentin Skinner à la sociologie, le laboratoire démocratique, ou l’histoire des idées en milieu populaire. Fruit d’un important effort collectif, cet ouvrage transdisciplinaire est le premier du genre sur un domaine en pleine expansion.



samedi 7 octobre 2017

Joseph Jurt, Pour une histoire sociale de la littérature : Pierre Bourdieu (20 octobre 2017 à Besançon)

Joseph Jurt, professeur de littérature française au Frankreich-Zentrum de l’université Albert Ludwig à Fribourg (Allemagne), donnera une série de conférences à l'UFR SLHS, Université de Besançon

Programme :
  • Jeudi 19 octobre 2017 à 18 h, grand salon
« L’universel et le particulier en France et en Allemagne »
  • Vendredi 20 octobre 2017 à 8 h, salle B16
« Les intellectuels en France et en Allemagne » (débat animé par Philippe Payen et Marlon Poggio)
  • Vendredi 20 octobre 2017 à 15 h, salle B18
« Pour une histoire sociale de la littérature : Pierre Bourdieu »



mercredi 12 juillet 2017

écouter: Claire Ducournau, La fabrique des classiques africains. Écrivains d'Afrique subsaharienne francophone


écouter: Claire Ducournau, La fabrique des classiques africains. Écrivains d'Afrique subsaharienne francophone
Danse des mots par Yvan Amar, 26.05.2017
Claire Ducournau 
La fabrique des classiques africains 
Écrivains d'Afrique subsaharienne francophone 
CNRS
Culture & Société
2017

Présentation de l'éditeur
Comment une œuvre littéraire accède-t-elle au rang de « classique » lorsque son auteur est issu d’Afrique subsaharienne francophone, l’une des zones les plus déshéritées du monde selon les standards culturels internationaux ? Si les noms de Léopold Sédar Senghor et d’Ahmadou Kourouma se sont imposés partout, pourquoi d’autres auteurs, portés au pinacle en Europe, restent-ils peu connus dans leurs pays d’origine, quand les textes d’Aminata Sow Fall et de Seydou Badian, étudiés et discutés au Sénégal et au Mali, ne le sont pas en France ?
Ce livre propose une histoire sociale collective de ces écrivains depuis 1960. Il distingue deux protagonistes majeurs : des intermédiaires culturels (organisateurs de festival, éditeurs, agents littéraires), souvent français, et des auteurs nés et socialisés en Afrique subsaharienne francophone, dont les trajectoires sont situées les unes par rapport aux autres dans un espace littéraire africain en recomposition.
Nourri de nombreux entretiens, fondé sur le dépouillement d’archives inédites et sur une étude statistique, cet ouvrage majeur décrit par quels mécanismes symboliques et matériels des écrivains originaires d’Afrique subsaharienne francophone sont devenus, sous différentes formes, des classiques africains.

Ancienne élève de l’École Normale Supérieure de Lyon, agrégée de lettres modernes, Claire Ducournau est docteure de l’École des hautes études en sciences sociales. Maîtresse de conférences dans le département de lettres modernes de l’université Paul-Valéry à Montpellier, elle mène ses recherches sur les productions littéraires africaines et leurs réceptions au XXe et au XXe siècles.

lundi 3 avril 2017

vidéo: Michelle Zancarini-Fournel, Les luttes et les rêves. Une histoire populaire de la France de 1685 à nos jours



Michelle Zancarini-Fournel
Les luttes et les rêves
Une histoire populaire de la France de 1685 à nos jours
Zones
2016 

Présentation de l'éditeur
1685, année terrible, est à la fois marquée par l’adoption du Code Noir, qui établit les fondements juridiques de l’esclavage « à la française », et par la révocation de l’édit de Nantes, qui donne le signal d’une répression féroce contre les protestants. Prendre cette date pour point de départ d’une histoire de la France moderne et contemporaine, c’est vouloir décentrer le regard, choisir de s’intéresser aux vies de femmes et d’hommes « sans nom », aux minorités et aux subalternes, et pas seulement aux puissants et aux vainqueurs.
C’est cette histoire de la France « d’en bas », celle des classes populaires et des opprimé.e.s de tous ordres, que retrace ce livre, l’histoire des multiples vécus d’hommes et de femmes, celle de leurs accommodements au quotidien et, parfois, ouvertes ou cachées, de leurs résistances à l’ordre établi et aux pouvoirs dominants, l’histoire de leurs luttes et de leurs rêves.
Pas plus que l’histoire de France ne remonte à « nos ancêtres les Gaulois », elle ne saurait se réduire à l’« Hexagone ». Les colonisés – des Antilles, de la Guyane et de La Réunion en passant par l’Afrique, la Nouvelle-Calédonie ou l’Indochine – prennent ici toute leur place dans le récit, de même que les migrant.e.s qui, accueilli.e.s « à bras fermés », ont façonné ce pays. 
Michelle Zancarini-Fournel, professeure émérite à l’université Claude Bernard-Lyon-I, spécialiste en histoire contemporaine, a consacré ses recherches à l'histoire des milieux populaires. Elle est notamment l'auteure de L’Histoire des femmes en France XIXe-XXe siècle (PUR, 2005) et a codirigé, avec Philippe Artières, 68, une histoire collective (1962-1981) (La Découverte, 2008).

 

mardi 28 mars 2017

Claire Ducournau, La fabrique des classiques africains. Écrivains d'Afrique subsaharienne francophone

Claire Ducournau 
La fabrique des classiques africains 
Écrivains d'Afrique subsaharienne francophone 
CNRS
Culture & Société
2017

Présentation de l'éditeur
Comment une œuvre littéraire accède-t-elle au rang de « classique » lorsque son auteur est issu d’Afrique subsaharienne francophone, l’une des zones les plus déshéritées du monde selon les standards culturels internationaux ? Si les noms de Léopold Sédar Senghor et d’Ahmadou Kourouma se sont imposés partout, pourquoi d’autres auteurs, portés au pinacle en Europe, restent-ils peu connus dans leurs pays d’origine, quand les textes d’Aminata Sow Fall et de Seydou Badian, étudiés et discutés au Sénégal et au Mali, ne le sont pas en France ?
Ce livre propose une histoire sociale collective de ces écrivains depuis 1960. Il distingue deux protagonistes majeurs : des intermédiaires culturels (organisateurs de festival, éditeurs, agents littéraires), souvent français, et des auteurs nés et socialisés en Afrique subsaharienne francophone, dont les trajectoires sont situées les unes par rapport aux autres dans un espace littéraire africain en recomposition.
Nourri de nombreux entretiens, fondé sur le dépouillement d’archives inédites et sur une étude statistique, cet ouvrage majeur décrit par quels mécanismes symboliques et matériels des écrivains originaires d’Afrique subsaharienne francophone sont devenus, sous différentes formes, des classiques africains.

Ancienne élève de l’École Normale Supérieure de Lyon, agrégée de lettres modernes, Claire Ducournau est docteure de l’École des hautes études en sciences sociales. Maîtresse de conférences dans le département de lettres modernes de l’université Paul-Valéry à Montpellier, elle mène ses recherches sur les productions littéraires africaines et leurs réceptions au XXe et au XXe siècles.

vendredi 16 septembre 2016

écouter: Christophe Charle, Laurent Jeanpierre, Thomas Brisson, Jean-Luc Chappey, Christian Delporte, Gisèle Sapiro, à propos de La Vie intellectuelle en France


écouter: à propos de La Vie intellectuelle en France 

Christophe Charle, Thomas Brisson et Jean-Luc Chappey
La Fabrique de l'Histoire par Emmanuel Laurentin, 16.09.2016

Laurent Jeanpierre, L'Invité des Matins par Guillaume Erner, 16.09.2016
Laurent Jeanpierre, L'invité des Matins (2ème partie) par Guillaume Erner, 16.09.2016

Christian Delporte et Gisèle Sapiro, La Grande table (2ème partie) par Olivia Gesbert , 16.09.2016


 
La vie intellectuelle en France
I Des lendemains de la Révolution à 1914 
Sous la direction de Christophe Charle & Laurent Jeanpierre
Seuil
2016 

Résumé
Ce premier volume couvre une période qui s’étend des lendemains de la Révolution à 1914. Elle débute par la conquête des libertés d’expression, marquée par une imbrication forte entre le monde intellectuel et les pouvoirs politiques et religieux. Elle se prolonge par une phase déterminante d’autonomisation collective des intellectuels et d’affirmation de nouvelles sciences. Il en résulte une lutte entre eux pour définir les valeurs à faire valoir publiquement dans la nouvelle société démocratique.

La vie intellectuelle en France 
II. De 1914 à nos jours
Sous la direction de Christophe Charle & Laurent Jeanpierre
Seuil
2016 

Résumé
Ce deuxième volume s’étend de 1914 à nos jours. Les conflits qui se succèdent de la Première Guerre mondiale à la guerre d’Algérie consacrent la valeur de l’engagement politique des intellectuels dans un contexte d’institutionnalisation du travail de la pensée. La déploration actuelle de leur perte d’influence et de légitimité dans l’espace public masque quant à elle la vitalité, la nouveauté et les voies inédites d’expression des idées qui, jusqu’à aujourd’hui, ambitionnent de comprendre le monde, voire de le transformer.
Sous la direction de Christophe Charle (Université Paris 1, IUF) et Laurent Jeanpierre (Université Paris 8), cette somme collective en deux volumes réunit près de 130 des meilleurs spécialistes, français et étrangers, de l’histoire et de la sociologie des intellectuels et de la vie culturelle, scientifique, littéraire et artistique des deux derniers siècles.


samedi 10 septembre 2016

Publications de Pierre Bourdieu: Histoire sociale des sciences sociales



"Quand à la socioanalyse, il est vrai que c'est très important et je peux rendre public un projet qui est semi-public et que nous avons maintenant, depuis trois ou quatre ans (nous l'appelons "Sociologie 2000"), qui a pour objet l'histoire sociale des sciences sociales en France depuis 1945. C'est une grande entreprise collective, ça se ficellera peu à peu." 
Bourdieu , (8 décembre 1997), à propos des Méditations pascaliennes, Seuil, Liber, 1997,   in Lire les sciences sociales. volume 3, 1994-1996, Gérard Mauger et Louis Pinto, Hermes science, 2000. P.220
Publications de Pierre Bourdieu
Histoire sociale des sciences sociales
 
 



(Cette liste de publications sera mise à jour au fur et à mesure,  13.02.2022, G.Q.)
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L'Intérêt au désintéressement . Cours au Collège de France (1987-1989), Seuil/Raisons d'agir, Cours & Travaux , 2022, P.188-204

Les conditions sociales de la circulation internationale des idées, [Conférence prononcée le 30 octobre 1989 pour l’inauguration du Frankreich-Zentrum de l’université de Fribourg. Ce texte a été publié en 1990 dans les Cahiers d’histoire des littératures romanes (14e année, 1-2, p.1-10); in Actes de la recherche en sciences sociales, La circulation internationale des idées (2002/5, 145, p. 3-8) ; sur le site du projet Espace des Sciences Sociales Européen (ESSE); in Forschen und Handeln/Recherche et action (Rombach-Verlag, 2004, p.21-33) et dans L'espace intellectuel en Europe (La Découverte, 2009, p.27-39)

L'objectivation du sujet de l'objectivation,  (introduction au séminaire à l'EHESS 1997), Pour une histoire des sciences sociales. Hommage à Pierre Bourdieu, (Sous la direction de Johan Heilbron, Rémi Lenoir, Gisèle Sapiro), Fayard, 2004, p.19-23

La cause de la science. Comment l'histoire sociale des sciences sociales peut servir le progrès de ces sciences, Actes de la recherche en sciences sociales, 1995, Numéro 106-107, pp. 3-10

L'inconscient d'école, Actes de la recherche en sciences sociales, 2000, Numéro 135, pp. 3-5

Science de la science et réflexivité, (Cours au Collège de France 2000-2001), Raisons d'agir, Cours & Travaux, 2001




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Voir également:

L'inconscient d'école
 
Publications de Pierre Bourdieu: Sociologie de la sociologie (socioanalyse, objectivation participante, réflexivité)


Publications de Pierre Bourdieu: Un programme de recherche comparatif

Publications de Pierre Bourdieu: La circulation internationale des idées

Questions à Pierre Bourdieu, Lire Les Sciences Sociales (en 1992 et en 1997)

 

mercredi 6 juillet 2016

Fonds d’archives Pierre Bourdieu: en dépôt à l’EPHE (accessible sur autorisation en 2018-2019)

(Source: Annonce sur le site de l'EPHE) 

Pierre Bourdieu 
Photo de Pierre Bourdieu.


Manuscrit Pierre Bourdieu
Notes préparatoires au Cours de sociologie générale donné au Collège de France en 1984.

 

Fonds Pierre Bourdieu

Projet Archives des Sciences Sociales

Le Fonds d’archives Pierre Bourdieu est confié en dépôt à l’EPHE dans la perspective d’une intégration ultérieure au Grand Équipement Documentaire du site Condorcet. Ce fonds est constitué d’un ensemble documentaire très vaste se rapportant à l’œuvre de Pierre Bourdieu. Il comprend la correspondance, des manuscrits originaux de livres et d’articles avec la documentation afférente et en particulier le matériel d’enquêtes, des supports de cours et de séminaires, des rapports réalisés pour différentes institutions, des documents liés au travail éditorial (Collections Le Sens Commun aux Éditions de Minuit, Liber au Seuil, Revue Actes de la Recherche en Sciences Sociales, Revue internationale des livres Liber, Éditions Raisons d’Agir).

Comité de pilotage scientifique des Archives Pierre Bourdieu
La mise en valeur du fonds est confiée au Comité de pilotage scientifique des Archives Pierre Bourdieu. Ce comité est composé de : Jacques Berchon (Directeur des Bibliothèques et Archives de l’EPHE), Jérôme Bourdieu, Craig Calhoun (LSE), Pierre Clément (Université de Rouen), Yvette Delsaut (EHESS), Julien Duval (CNRS), Johan Heilbron (CNRS et Erasmus University Rotterdam), Brigitte Mazon (EHESS), Paul Pasquali (CNRS), Denis Pelletier (EPHE), Amín Pérez (EHESS), Olivier Poncet (École nationale des chartes), Franck Poupeau (CNRS), Marie-Christine Rivière (CNRS), Gisèle Sapiro (EHESS), Franz Schultheis (Université de Saint-Gall), George Steinmetz (University of Michigan), Stéphane Verger (ENS et EPHE).

Pour une histoire sociale des sciences sociales transnationale et interdisciplinaire
Le Fonds d’archives Pierre Bourdieu a vocation à faire partie d’un ensemble archivistique permettant d’enrichir et de renouveler l’histoire sociale des sciences sociales, aussi bien en France qu’à l’étranger. Il s’agit en effet de favoriser un travail qui n’enferme pas la recherche sur archives dans des frontières disciplinaires, dans la seule perspective de biographies individuelles ou dans une érudition entièrement tournée vers le passé.
Ce fonds d’archives offre la possibilité pour la première fois de lancer ou d’enrichir les recherches sur ou autour de l’œuvre de Pierre Bourdieu, mais il vise aussi à constituer le « pivot » d’un projet intellectuel marqué par quelques préoccupations fondamentales. Il s’agit tout d’abord de ne pas dissocier les sciences sociales des autres espaces sociaux dont elles dépendent et où elles produisent des effets, et ensuite de mettre en relation le travail de chaque chercheur avec l’activité de l’ensemble de ses collaborateurs, collègues ou concurrents, comme des institutions dans lesquelles sa recherche a été produite. Très riche en matériel empirique, ce fonds est également mis à disposition pour servir à de nouvelles enquêtes qui, dans une perspective comparative par exemple, « revisiteraient » les travaux passés pour les confronter à d’autres contextes historiques ou nationaux et assurer ainsi la cumulativité nécessaire à tout progrès scientifique. Ce fonds voudrait donc contribuer à initier un programme de recherche réflexif sur les sciences sociales et leur histoire qui comprendrait une dimension transnationale et pluridisciplinaire et participerait de l’essor actuel en France d’une histoire sociale des sciences sociales.
Les membres du Comité Scientifique ont pour rôle de favoriser des travaux en accord avec ces objectifs et de proposer des recherches collectives inscrits dans cette perspective.

Accès aux archives

Le Comité Scientifique a également pour rôle d’évaluer les demandes de consultation du fonds. Il donnera accès au fonds en fonction de la qualité scientifique intrinsèque des demandes soumises et de leur compatibilité avec le projet d’ensemble.
Le Fonds est actuellement en cours de classement. Cette opération terminée, il sera rendu accessible sur autorisation en 2018-2019.
Pour toute demande, merci de vous adresser au bureau du comité de pilotage du fonds Pierre Bourdieu / Projet ARCHISS (Archives et Recherches Collectives pour une Histoire Internationale des Sciences Sociales) archiss.project@gmail.com en mettant en copie le directeur du SCDBA : jacques.berchon@ephe.sorbonne.fr

(Source:  Annonce sur le site de l'EPHE)


vendredi 17 juin 2016

écouter: Vincent Robert, La petite-fille de la sorcière. Enquête sur la culture magique des campagnes au temps de George Sand



écouter: Vincent Robert, La petite-fille de la sorcière. Enquête sur la culture magique des campagnes au temps de George Sand
La Compagnie des auteurs par Matthieu Garrigou-Lagrange , 15.06.2016
Vincent Robert
La petite-fille de la sorcière
Enquête sur la culture magique des campagnes au temps de George Sand
Les Belles Lettres
2015

Présentation de l'éditeur
Au XIXe siècle, cela faisait longtemps qu'on ne brûlait plus de sorcières. Les pièces de procès n’existent donc pas. La justice est muette, à part quelques affaires d’escroquerie et de rares faits divers tragiques. Ne comptons pas trop non plus sur les tout premiers folkloristes : ces notables cherchaient surtout dans les mœurs campagnardes des vestiges de cultes ou d’usages antiques et en somme ne s’intéressaient guère aux paysans de leur temps. On a dû procéder autrement et partir de la littérature.
Relire La Petite Fadette, les Dus frays bessous du gascon Jasmin, d’autres œuvres d’écrivains ayant eu une enfance rurale afin d’y repérer ce que Carlo Ginzburg appellerait des traces : traces à demi effacées d’une culture essentiellement orale et très méprisée, indices ténus qu’il faut interpréter à la lumière de ce que les anthropologues et les folkloristes nous ont appris des contes et des croyances.
Il s’agit ainsi de reconstituer les logiques multiples d’un univers culturel très étrange à nos yeux, entre le rêve et le réel, peuplé de sorcières et de loups-garous, de devins et de feux follets. Et, en bon historien, d’inscrire ces croyances dans le temps : comprendre pourquoi, en dépit du mépris des Lumières qui faisait suite à la persécution sanglante des siècles précédents, elles étaient encore si vivantes au début du XIXe siècle ; puis tenter d’évaluer leur recul, ou plutôt les transformations qu’elles connaissaient à cette époque ; enfin apprécier l’enjeu politique qu’elles en vinrent à représenter lorsqu’en 1848 l’instauration du suffrage universel donna à des campagnards encore illettrés et « superstitieux » un poids décisif dans la destinée d’un pays.
Vincent Robert enseigne l’histoire politique et culturelle du XIXe siècle à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne. Il a notamment publié Le Temps des banquets. Politique et symbolique d’une génération, 1818-1848 (2010) qui a obtenu le prix des Rendez-vous de l’histoire de Blois.

jeudi 16 juin 2016

vidéo: Florence Tamagne et Gérard Mauger, Lectures politiques de la scène punk à l’Est : revendications, contestations, instrumentalisations ? autour du film EAST PUNK MEMORIES

Florence Tamagne et Gérard Mauger, « Lectures politiques de la scène punk à l’Est : revendications, contestations, instrumentalisations ? »   

Vendredi 1er avril 2016


Gérard MAUGER est sociologue, directeur de recherche émérite au CNRS, chercheur au Centre de sociologie européenne, créé par Pierre Bourdieu. Il a enquêté sur la délinquance et les styles de vie des jeunes des classes populaires, sur les âges de la vie et les générations, mais aussi sur le champ artistique ou les pratiques de lecture, etc. Dans son dernier livre, Repères pour résister à l’idéologie dominante (éditions du Croquant, Savoir/Agir), il évoque des sujets aussi divers que la place des intellectuels dans les médias, les clivages au sein des classes populaires ou l’avenir de la « gauche de gauche ». S'efforçant de sortir du rôle de « sociologue pour sociologues », il s'interroge sur une lecture politique du film. Dans ce sens, il a écrit un article sur East Punk Memories dans le numéro d'avril du Monde Diplomatique.

Florence TAMAGNE est maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l’université Lille 3, chercheure à l’Institut de recherches historiques du septentrion (IRHIS, UMR 8529). Elle travaille actuellement sur « Rock, jeunesse et politique. France, Grande-Bretagne, Allemagne (années 1950-années 1970) ». Le débat autour de EAST PUNK MEMORIES s’inscrit notamment dans le programme du séminaire « Histoire sociale du rock », qu’elle co-anime depuis cinq ans avec Arnaud Baubérot. Ouvert librement au public, il se tient cette année de mars à juin au Centre Malher à Paris. Contact : bauberot@u-pec.fr., ftamagne@gmail.com.

mardi 12 janvier 2016

Gérard Noiriel, Chocolat. La véritable histoire d’un homme sans nom

Gérard Noiriel
Chocolat
La véritable histoire d’un homme sans nom
Bayard
2016

Présentation de l'éditeur
Ce livre raconte l’incroyable destin d’un jeune esclave cubain, vendu à un marchand espagnol, puis engagé comme domestique par un clown anglais. Il arrive à Paris en 1886 et s’impose rapidement comme mime, danseur et comédien. Avec son compère Foottit, ils inventent la comédie clownesque et deviennent des stars de la Belle Epoque, avant de sombrer dans l’oubli.
Pendant six ans, Gérard Noiriel a mené l’enquête de La Havane à Paris en passant par Bilbao, pour retrouver les traces de cet artiste sans nom et pour tenter de comprendre pourquoi nous l’avons oublié. Il découvre des archives inédites, rencontre des descendants, recueille des témoignages : le clown Chocolat sort peu à peu de sa nuit. Commence alors le combat pour réhabiliter sa mémoire. Combat difficile, qui suscite d’abord le scepticisme et l’indifférence, jusqu’au jour où le cinéma s’empare de ce personnage hors du commun pour lui rendre la popularité qu’il n’aurait jamais dû perdre.

jeudi 17 décembre 2015

vidéo: Paulin Ismard, La Démocratie contre les experts. Les esclaves publics en Grèce


Paulin Ismard 
La Démocratie contre les experts 
Les esclaves publics en Grèce 
Seuil
L'Univers historique 
2015 

Présentation de l'éditeur
Supposons un instant que le dirigeant de la Banque de France, le directeur de la police et celui des Archives nationales soient des esclaves, propriétés à titre collectif du peuple français. Imaginons, en somme, une République dans laquelle certains des plus grands serviteurs de l’État seraient des esclaves.
Ils étaient archivistes, policiers ou vérificateurs de la monnaie : tous esclaves, quoique jouissant d’une condition privilégiée, ils furent les premiers fonctionnaires des cités grecques. En confiant à des esclaves de telles fonctions, qui requéraient une expertise dont les citoyens étaient bien souvent dénués, il s’agissait pour la cité de placer hors du champ politique un certain nombre de savoirs spécialisés, dont la maîtrise ne devait légitimer la détention d’aucun pouvoir. Surtout, la démocratie directe, telle que la concevaient les Grecs, impliquait que l’ensemble des prérogatives politiques soit entre les mains des citoyens. Le recours aux esclaves assurait ainsi que nul appareil administratif ne pouvait faire obstacle à la volonté du peuple. En rendant invisibles ceux qui avaient la charge de son administration, la cité conjurait l’apparition d’un État qui puisse se constituer en instance autonome et, le cas échéant, se retourner contre elle.
Que la démocratie se soit construite en son origine contre la figure de l’expert gouvernant, mais aussi selon une conception de l’État qui nous est radicalement étrangère, voilà qui devrait nous intriguer.

Paulin Ismard est maître de conférences en histoire grecque à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il a récemment publié L’Événement Socrate (Flammarion, 2013, prix du livre d’histoire du Sénat 2014).

lundi 9 novembre 2015

écouter: Nicolas Roussellier, La force de gouverner. Le pouvoir exécutif en France, XIXe-XXIe siècles


écouter:
Nicolas Roussellier, La force de gouverner. Le pouvoir exécutif en France, XIXe-XXIe siècles
La Suite dans les idées par Sylvain Bourmeau, 31.10.2015

Nicolas Roussellier
La force de gouverner
Le pouvoir exécutif en France, XIXe-XXIe siècles
Gallimard
NRF Essais
2015

Présentation de l'éditeur
Au commencement, les régimes politiques modernes visèrent à affaiblir les pouvoirs du gouvernement. En France, les républicains n'eurent de cesse de réduire la puissance du pouvoir exécutif, afin de conjurer l’arbitraire de la monarchie et de l’empire. Aujourd’hui, notre démocratie présidentielle est concentrée autour d’un chef suprême, tenu non plus pour un obstacle à l’expression du peuple mais pour son principal vecteur. Que s’est-il passé?
Des années 1870 aux années 1930, les assemblées ont contrôlé l’essentiel de la confection des lois et ont dominé l’action du gouvernement, dans une continuité stable, grâce notamment à la permanence des commissions, alors que se succédaient les cabinets. On doit à cette République du Parlement, donc du débat et du compromis, le substrat qui nous régit encore : laïcité, libertés publiques (presse, réunion, syndicats, associations), système moderne de l’enseignement public, protection sociale.
La conduite de la guerre devenue mondiale et le combat contre la crise économique majeure de 1929 instillent à droite comme à gauche l’idée d’un Exécutif fort, clé de voûte constitutionnelle. Depuis la Cinquième République, l’Exécutif décide des lois et de leur instabilité car il en change selon sa couleur politique, et limite la discussion parlementaire qui n’inspire plus l'esprit du régime.
D’où le paradoxe qu’analyse Nicolas Roussellier dans ce grand livre : les juristes se gargarisent d’une «tradition républicaine», véritable vue de l’esprit puisque la logique du régime actuel est l’exact opposé de l’ancien esprit républicain. Historiquement parlant, il n’y a pas eu une République mais deux. Et contrairement à d’autres pays, la France n’a pas su mener à bien la modernisation du pouvoir gouvernemental tout en préservant une tradition parlementaire : elle est passée d’un déséquilibre institutionnel à un autre. Chaque jour, on le constate, elle en paie politiquement le prix fort.  
Historien de la France politique contemporaine, Nicolas Roussellier enseigne à l'Institut des sciences politiques de Paris. 

vendredi 9 octobre 2015

écouter: Romain Bertrand, Le Long remords de la Conquête. Manille-Mexico-Madrid : l'affaire Diego de Avila (1577-1580)


écouter: Romain Bertrand, Le Long remords de la Conquête. Manille-Mexico-Madrid : l'affaire Diego de Avila (1577-1580)
Débats d'histoire par Roger Chartier, Collège de France, décembre 2015


Romain Bertrand
Le Long remords de la Conquête 
Manille-Mexico-Madrid : l'affaire Diego de Avila (1577-1580) 
Seuil
L'Univers historique
2015

Présentation de l'éditeur
Manille, 1577, un enfant comparaît devant le gouverneur Francisco de Sande dans le cadre d’un procès d’Inquisition. De quoi le jeune Diego de Avila s'est-il rendu coupable pour inquiéter à ce point le représentant du roi d'Espagne? Ensorcelé peut-être par des servantes indigènes, l’enfant qui vit avec son oncle dans le couvent des Augustins a rêvé qu’aux Enfers un siège était réservé pour le gouverneur… Colportée par les soldats et les colons, la rumeur circule à Manille dans les arrière-cours et les cuisines et jusqu’au cœur du gouvernement municipal. Francisco de Sande ne peut le supporter.
À travers cette histoire extraordinaire, dont tous les détails sont romanesques et qui agit à la façon de ces traceurs chimiques qui défient l’opacité des chairs, Romain Bertrand dévoile le paysage dérobé de la Conquête et défait, chemin faisant, la fiction de l'irrésistible expansion occidentale.
Car qu’est-ce que la Conquête, sinon des commencements incertains qui voient les Espagnols, en lutte les uns contre les autres et taraudés déjà par le remords, ignorant tout d’un univers cosmopolite dont le cœur bat plus loin, être conquis plus qu’ils ne le conquièrent par le monde philippin et ses magies ?

Romain Bertrand, directeur de recherche au Centre d’études et de recherches internationales (CERI), est notamment l’auteur, au Seuil, de L’Histoire à parts égales. Récits d'une rencontre, Orient-Occident (XVIe-XVIIe siècle) (Seuil, 2011, "Points Histoire", 2014 ; Grand Prix des Rendez-vous de l’histoire de Blois 2012).