« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


Affichage des articles dont le libellé est modernité. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est modernité. Afficher tous les articles

mardi 1 décembre 2020

« La modernité dure longtemps ». Penser les discordances des temps avec Christophe Charle, Sous la direction de François Jarrige et Julien Vincent

 

 

« La modernité dure longtemps » 

Penser les discordances des temps avec Christophe Charle

Sous la direction de François Jarrige et Julien Vincent  

de la Sorbonne

Histoire contemporaine

2020



Présentation de l'éditeur

Dans son livre Discordance des temps. Une brève histoire de la modernité, paru en 2011, Christophe Charle reprend les différents objets et questionnements qui traversent toute son œuvre pour élaborer une histoire sociale et culturelle de l'idée de modernité. Dans le sillage de cet essai, le présent recueil explore la question des temporalités en étudiant les tensions, les décalages et les distorsions qui n’ont cessé de modeler, depuis deux siècles, les visions du passé et de l’avenir.

Adoptant des démarches et approchant des terrains variés, les auteurs ici réunis ont pour point commun de fonder leurs interrogations sur celles formulées par Christophe Charle, dans un dialogue nourri. Qu’il prenne la forme d’essais de synthèse —sur l’État moderne, l’expérience de l’exil ou la Commune —, d’études de cas autour d’événements qui font rupture (1871, 1945, 1968), ou de portraits d’intellectuels, tels ceux de l’abbé Grégoire ou Jacques Ellul, ce projet articule le concept de modernité à chacune des sociétés ici étudiées qui l’a expérimentée.

Cette approche anime les recherches et guide les travaux de la plupart des ancien·ne·s étudiant·es ou des proches de Christophe Charle qui ont accepté de contribuer à ce livre d’hommages, dont l’ambition est bien de passer d’une histoire hors-sol de la modernité à une histoire sociale et culturelle des expériences du temps et de l’avenir. Déjouant la difficulté d’accès aux sources comme à la parole des acteurs, écrire une histoire des pratiques de construction du temps social a aussi consisté à approfondir un travail collectif engagé depuis plusieurs décennies en l’inscrivant au présent des crises à répétition de la modernité.

 
 
 

 


mercredi 18 septembre 2019

audio: Antoine Lilti, L’héritage des Lumières. Ambivalences de la modernité


Chemins d'histoire,  par Luc Daireaux
Radio Clype
15 septembre 2019



Antoine Lilti
L’héritage des Lumières 
Ambivalences de la modernité
Ehess-Gallimard-Seuil
Hautes Études
2019


Présentation de l'éditeur
Les Lumières sont souvent invoquées dans l’espace public comme un combat contre l’obscurantisme, combat qu’il s’agirait seulement de réactualiser. Des lectures, totalisantes et souvent caricaturales, les associent au culte du Progrès, au libéralisme politique et à un universalisme désincarné.
Or, comme le montre ici Antoine Lilti, les Lumières n’ont pas proposé une doctrine philosophique cohérente ou un projet politique commun. En confrontant des auteurs emblématiques et d’autres moins connus, il propose de rendre aux Lumières leur complexité historique et de repenser ce que nous leur devons : un ensemble de questions et de problèmes, bien plus qu’un prêt-à-penser rassurant.
Les Lumières apparaissent dès lors comme une réponse collective au surgissement de la modernité, dont les ambivalences forment aujourd’hui encore notre horizon. Partant des interrogations de Voltaire sur le commerce colonial et l’esclavage pour arriver aux dernières réflexions de Michel Foucault, en passant par la critique postcoloniale et les dilemmes du philosophe face au public, L’Héritage des Lumières propose ainsi le tableau profondément renouvelé d’un mouvement qu’il nous faut redécouvrir car il ne cesse de nous parler.

Antoine Lilti est directeur d'études à l'EHESS depuis 2011. Ancien élève de l'Ecole normale supérieure, agrégé et docteur en histoire, il a dirigé la revue Annales, histoire, sciences sociales de 2006 à 2011. Ses travaux portent sur l'histoire sociale et culturelle du XVIIIe siècle. Il a publié deux ouvrages : Le Monde des salons. Sociabilité et mondanité à Paris au XVIIIe siècle (Fayard, 2005) et Figures publiques. L'invention de la célébrité (Fayard, 2014).



vendredi 24 mars 2017

Laurent Denave, Charles Ives. Naissance de la modernité musicale aux Etats-Unis

Laurent Denave
Charles Ives
Naissance de la modernité musicale aux Etats-Unis
Aedam Musicae
2017

Présentation de l'éditeur
Charles Ives (1874-1954) est considéré aujourd’hui comme le premier compositeur moderne de l’histoire des États-Unis. Son œuvre, composée du début des années 1890 à la fin des années 1920, obtient progressivement une reconnaissance exceptionnelle dans le monde musical étasunien, où Ives est présenté comme l’un des quatre plus grands compositeurs de la première moitié du xxe siècle, aux côtés de Schoenberg, Stravinsky et Bartók.
Comment ce compositeur a-t-il été en mesure de produire une œuvre à la fois savante et originale ? L’étude de ses conditions sociales de possibilité, en particulier la singularité du parcours du compositeur – l’enseignement de son père musicien expérimentateur et l’autonomie vis-à-vis des institutions musicales dominantes –, explique (au moins en partie) la valeur exceptionnelle de son œuvre.
Laurent Denave est docteur en sociologie (EHESS) et diplômé en musicologie (DEA, Paris-IV Sorbonne). Il est l’auteur de Un siècle de création musicale aux États-Unis (Contrechamps, 2012),  Les terres fertiles de la création musicale (Aedam Musicae, 2015) et La valeur des Beatles (Presses Universitaires de Rennes, 2016).



mardi 22 avril 2014

video: Christophe Charle, La modernité, une idée neuve de l’histoire?


Christophe Charle, La modernité, une idée neuve de l’histoire?
Agora des Savoirs, H comme Homo historicus, (Montpellier, 8 janvier 2014)


Christophe Charle
Discordance des temps
Une brève histoire de la modernité
Armand Colin
2011

Présentation de l'éditeur
Filles du XIXe siècle, la notion de modernité et les thématiques qui l’accompagnent cherchent d’abord à penser cette époque en tant que siècle à part. D’abord destinée, chez Baudelaire, à exprimer la nouvelle historicité de l’art née du romantisme, l’idée de « modernité » a été étendue de proche en proche, si bien que sa genèse et ses fonctions variables doivent être étudiées dans le temps long et l’espace social global. Elle engage une nouvelle perception et conception générale du devenir historique, la discordance des temps, que l’on explore dans cet essai en croisant l’histoire des idées, l’histoire culturelle, l’histoire des représentations, l’histoire sociale voire, plus globalement, toutes les formes d’histoire où elle a pu faire sens et débat. Comment les hommes et les femmes de ces siècles ont-ils pensé leur rapport à l’avenir, au présent et donc au passé ? Comment ont-ils mesuré leur différence par rapport aux siècles passés et surtout à venir ? Combinant approche synthétique et études de cas révélatrices, s’efforçant de transgresser les frontières entre spécialités, Discordance des temps propose une relecture d’un grand siècle d’histoire contemporaine dont les débats et combats préfigurent bien des conflits de représentation contemporains sur le sens de l’histoire. 

Première partie. La première modernité (vers 1830-vers 1850)
1. Le moment 1830
2. Penser l’avenir, les utopies
3. Paris, capitale de la discordance des temps
4. 1848 : concordance des peuples ?

Deuxième partie. La modernité classique (1850-1890)
5. Le temps des modernisateurs (1850-1870)
6. Le libre-échange, promesse d’un avenir de paix ?
7. Peinture, littérature et modernité (1855-1885)
8. Science, littérature et discours de la modernité
9. Accéder à la modernité (1850-1914)
10. Projet républicain et modernité

Troisième partie. Modernité, antimodernité et modernisme
11. Penser le XXe siècle. De l’esprit fin de siècle aux utopies début de siècle
12. Nouveaux mondes
13. Vers l’homme nouveau ?

Conclusion provisoire

Christophe Charle est professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne et membre de l’IUF.

lundi 2 avril 2012

David Harvey, Paris, capitale de la modernité


David Harvey
Paris, capitale de la modernité
Traduction coordonnée par Matthieu Giroud
Préface de Matthieu Giroud
Les Prairies Ordinaires
2012

Présentation de l'éditeur
Comment, au milieu du XIXe  siècle, Paris a-t-elle pu devenir l’incarnation urbaine de la modernité ?
Pour répondre à cette question, David Harvey a exploré les mutations connues par la ville à cette époque : transformation physique, avec les grands projets d’Haussmann, qui remplace le plan médiéval par les grands boulevards ; transformation économique, avec une nouvelle forme de capitalisme dominée par les puissances financières et industrielles ; transformation culturelle, avec l’irruption de ce qu’on appellera plus tard le modernisme ; transformation sociale, avec l’émergence de violents antagonismes de classes qui atteignent leur paroxysme dans les révolutions de 1848 et de 1871. En présentant la ville moderne comme le produit instable de forces hétérogènes et contradictoires, David Harvey nous offre une image vivante du fonctionnement de Paris ainsi qu’une vision panoramique de la période décisive que fut le Second Empire. Mais cette analyse de la ville moderne est aussi l’occasion d’une réflexion magistrale sur la ville contemporaine – sur la part de la population dans l’urbanisation, sur son accès aux ressources, en somme sur le « droit à la ville ».
DAVID HARVEY enseigne dans le département d’anthropologie de la City University of New York. Chef de file de la « géographie radicale », il a révolutionné sa discipline en repensant les rapports entre l’économie et l’espace. Il a publié deux autres ouvrages aux Prairies ordinaires : Géographie de la domination et Le Nouvel Impérialisme.

mardi 29 novembre 2011

écouter: Christophe Charle et Anne-Marie Thiesse, Modernité, Identité



écouter: Christophe Charle et Anne-Marie Thiesse, Modernité, Identité
Les Lundis de l'histoire par Michelle Perrot, 28.11.2011

A propos de :
  Discordance des temps. Une brève histoire de la modernité , Paris, Armand Colin (2011), de Christophe Charle,
de :
 Faire les Français. Quelle identité nationale ?,   Paris, Stock (2010), de Anne-Marie Thiesse,
et de :
  De l'identité nationale. Science, race et politique en Europe et aux Etats-Unis, XIXe-XXe siècles, Paris, Puf (2011), de Carole Reynaud-Paligot

mercredi 5 octobre 2011

Christophe Charle, Discordance des temps. Une brève histoire de la modernité

Christophe Charle
Discordance des temps
Une brève histoire de la modernité
Armand Colin
2011

Présentation de l'éditeur
Filles du XIXe siècle, la notion de modernité et les thématiques qui l’accompagnent cherchent d’abord à penser cette époque en tant que siècle à part. D’abord destinée, chez Baudelaire, à exprimer la nouvelle historicité de l’art née du romantisme, l’idée de « modernité » a été étendue de proche en proche, si bien que sa genèse et ses fonctions variables doivent être étudiées dans le temps long et l’espace social global. Elle engage une nouvelle perception et conception générale du devenir historique, la discordance des temps, que l’on explore dans cet essai en croisant l’histoire des idées, l’histoire culturelle, l’histoire des représentations, l’histoire sociale voire, plus globalement, toutes les formes d’histoire où elle a pu faire sens et débat. Comment les hommes et les femmes de ces siècles ont-ils pensé leur rapport à l’avenir, au présent et donc au passé ? Comment ont-ils mesuré leur différence par rapport aux siècles passés et surtout à venir ? Combinant approche synthétique et études de cas révélatrices, s’efforçant de transgresser les frontières entre spécialités, Discordance des temps propose une relecture d’un grand siècle d’histoire contemporaine dont les débats et combats préfigurent bien des conflits de représentation contemporains sur le sens de l’histoire. 

Première partie. La première modernité (vers 1830-vers 1850)
1. Le moment 1830
2. Penser l’avenir, les utopies
3. Paris, capitale de la discordance des temps
4. 1848 : concordance des peuples ?

Deuxième partie. La modernité classique (1850-1890)
5. Le temps des modernisateurs (1850-1870)
6. Le libre-échange, promesse d’un avenir de paix ?
7. Peinture, littérature et modernité (1855-1885)
8. Science, littérature et discours de la modernité
9. Accéder à la modernité (1850-1914)
10. Projet républicain et modernité

Troisième partie. Modernité, antimodernité et modernisme
11. Penser le XXe siècle. De l’esprit fin de siècle aux utopies début de siècle
12. Nouveaux mondes
13. Vers l’homme nouveau ?

Conclusion provisoire

Christophe Charle est professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne et membre de l’IUF.