« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mercredi 15 juillet 2020

Bourdieu, à propos des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques



Pierre Bourdieu, dans sa maison de Lasseube en 1992© archives serge moulia dr


Bourdieu, à propos des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques





(Cette liste de publications sera mise à jour au fur et à mesure, Gilbert Quélennec)
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Bourdieu: "C’est-à-dire que quand il y avait une épidémie de peste, cela ne s’arrêtait pas dans les quartiers populaires : ça tuait tout le monde, y compris les bourgeois."


« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ». Pierre Bourdieu (1992)





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voir également: Pierre Bourdieu: un Intellectuel global





vendredi 17 avril 2020

Bourdieu: "C’est-à-dire que quand il y avait une épidémie de peste, cela ne s’arrêtait pas dans les quartiers populaires : ça tuait tout le monde, y compris les bourgeois."


"il y a des coûts sociaux qui touchent tout le monde, ça c'est un travail qu'a fait un sociologue néerlandais (Abram de Swaan ,  Sous l'aile protectrice de l'État ), il a montré qu’au XVIIIe et XIXe  siècle, les progrès de l’hygiène ont été favorisés par le fait que les grandes épidémies, de peste et cætera, passaient les frontières de classe. C’est-à-dire que quand il y avait une épidémie de peste, cela ne s’arrêtait pas dans les quartiers populaires : ça tuait tout le monde, y compris les bourgeois. Donc on a fait les égouts, on a pris des tas de mesure d’hygiène, d’intérêt général mais qui étaient d’intérêt général dans la mesure où elles intéressaient aussi les dominants. Alors aujourd’hui, évidemment, quand il y a Tchernobyl, le nuage ne va pas s’arrêter à la frontière Oder-Neisse . Il ne va pas s’arrêter non plus au Rhin, il ne va pas s’arrêter avant le XVIe arrondissement. Alors à ce moment-là, on fait de l’écologie intéressée."


mercredi 22 novembre 2017

Pascal Marichalar, Qui a tué les verriers de Givors ? Une enquête de sciences sociales

 
Pascal Marichalar
Qui a tué les verriers de Givors ?
Une enquête de sciences sociales
La Découverte
L'envers des faits 
2017

Présentation de l'éditeur
Dans la petite ville de Givors, proche de Lyon, des hommes meurent les uns après les autres, emportés par des cancers à un âge relativement jeune. Leur point commun : ils ont travaillé pour produire des bouteilles et des pots à la verrerie qui a fermé ses portes en 2003. La compagne d’un verrier malade fait alors équipe avec un imprimeur à la retraite pour résoudre ce mystère. Ils comprennent vite que ce ne sera pas une enquête policière classique : c’est à eux de prouver qu’il y a eu un crime, et plus ils avancent vers la vérité, moins la justice semble disposée à juger les faits. Cependant, grâce à la force collective des verriers et de leurs soutiens, ils vont lever progressivement le voile sur un véritable scandale d’État.
Ce livre est une enquête sur cette enquête. Avec les outils des sciences sociales, l’auteur analyse les procédures, les mensonges et les injustices qui font que tous les jours autour du monde des millions de femmes et d’hommes sont mis en danger impunément.  

Pascal Marichalar est sociologue et historien, chercheur au CNRS, membre de l’Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux.