« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mercredi 15 juillet 2026

Savoir/Agir, N° 68, Des élites contre l'écologie

 

 

 

Savoir/Agir, N° 68, Des élites contre l'écologie

du Croquant

2026

 

Présentation de l'éditeur

En 2015, la revue Savoir/Agir publiait un dossier consacré à « l’urgence écologique ». Dix ans plus tard, l’urgence s’est accélérée. Le présent dossier propose de saisir les façons dont l’écologie est (mal)menée par une catégorie sociale singulière d’acteurs et actrices : les élites.

Des pratiques de direction d’entreprise aux styles de vie, les élites sont tantôt louées, tantôt dénoncées pour leur rôle dans les problématiques écologiques. Les différentes contributions offrent, à partir de terrains bien différents, un panorama contemporain de différentes élites « contre » l’écologie, le terme « contre » étant ici entendu dans une double dimension : celle d’une proximité (faisant de l’écologie vertu, voire opportunité) et celle d’un contournement de la question écologique, voire d’une opposition à celle-ci (considérant l’écologie comme une contrainte).

 

Dossier - Des élites contre l’écologie 

Pages 1 à 8  Présentation. Par Christophe Birolini, Michel Koebel et Sophie Louey 

Pages 9 à 21 Se convertir au sérieux commercial L’entrepreneuriat écologique comme espace de légitimation de l’accumulation capitaliste. Par Maud Hetzel 

Pages 23 à 38  « Look at my beautiful car ! ». Rapport à l’environnement et enjeux de classement chez les élites de l’eau en Afrique australe. Par Paul-Malo Winsback 

Pages 39 à 53  Une « transition » (contre) réformatrice d’élites locales. Réformer l’action publique écologique à l’échelle métropolitaine. Par Louise Edrei 

Pages 55 à 68 Les travailleurs de l’eau et leurs indicateurs. L’écologie diluée dans des impératifs de production. Par Elvire Danchin 

Pages 69 à 82 De la finance « verte » ? L’encadrement des pratiques d’investissement responsables dans les formations en finance. Par Lisa Laurence 

Pages 83 à 96  Le changement de façade des « grandes écoles » françaises. Un cas de récupération institutionnelle des revendications écologiques. Par Christophe Birolini, Walkens Sainval et Margaux Trarieux 

Pages 97 à 111  Tenir la plume, atteindre le ministre, incarner les firmes. Quand le patronat organisé contribue à affaiblir la Charte de l’environnement. Par Maxime Royoux 

Pages 113 à 130  La FNSEA face aux enjeux écologiques. Stratégies d’expertise et de légitimation d’une agriculture conventionnelle Par Estelle Smessaert 

Pages 131 à 148 Le populisme de marché contre les luttes progressistes. Esquisse de l’idéologie des élites publicitaires. Par Keyvan Ghorbanzadeh 

Pages 149 à 170  Tech et environnement aux États-Unis. Un processus de délégitimation. Par Olivier Alexandre, Antoine Houssard et Céline Vaslin 

Pages 171 à 187  La philanthropie élitaire et les contradictions de son action écologique. Le cas de la fondation Luma à Arles. Par Gwendal Simon 

Pages 189 à 208 Grand entretien avec Édouard Morena. Entretien avec Edouard Morena. Propos recueillis par Christophe Birolini, Sophie Louey 

Idées 

Pages 209 à 225 Faut-il évaluer les évaluateurs ? Par Louis Pinto 

Pédagogie 

Pages 227 à 244  Un embargo théorique sur le concept de classe sociale. Par Gérard Mauger 

Chroniques du monde 

Pages 245 à 260 Salaires impayés, vie dure et domination au Cameroun. L’éthique du « au moins il y a » Par Patrick Dieudonné Belinga Ondoua 

Varia 

Pages 261 à 275  La fabrique des entrepreneurs de l’information. Les incubateurs de médias contre le journalisme. Par Jérôme Pacouret 

 Pages 277 à 293  L’assassinat de Jean Zay Par Christian de Montlibert 

 

mardi 8 avril 2025

Actes de la recherche en sciences sociales, n° 256. Écologie et dominations II. Mobilisations sociales et recompositions des rapports de classe

 

 

Actes de la recherche en sciences sociales, n° 256 

 Écologie et dominations II

Mobilisations sociales et recompositions des rapports de classe

Seuil

2025

 

 

Présentation de l'éditeur

Après avoir exposé (dans le numéro 255) l’intérêt de la notion de condition écologique des classes sociales pour étudier les rapports de domination à l’œuvre en matière d’environnement, ce numéro s’attache plus spécifiquement à la mobilisation de différents groupes sociaux face à des contaminations diverses (minières, industrielles) et aux enjeux professionnels liés à l’écologisation de leurs domaines d’activité. Dans quelle mesure les nuisances environnementales et les luttes sociales qu’elles génèrent favorisent-elles la recomposition des conflits de classe ?

Les cas des boues rouges de Gardanne comme celui des pollutions métalliques de la mine de Rio Tinto en Andalousie révèlent comment l’engagement écologique des milieux populaires peut être mis à l’épreuve par l’activité extractive et la gestion des résidus. De même, des projets d’agriculture urbaine encouragés par la « rénovation écologique » des quartiers permettent à des associations écologiques de mobiliser les classes populaires contre la dépossession de leurs lieux de vie. Cette mobilisation se fait au prix de l’imposition de pratiques écologiques issues des classes moyennes cultivées, parfois désajustées à leur mode de vie. D’autres secteurs non industriels et non urbains sont aussi touchés par ces transformations. L’évolution du métier de gardien de troupeaux en alpage vers une activité de protection des espaces naturels disqualifie ainsi le travail des anciens bergers face aux pratiques portées par une petite bourgeoisie culturelle en reconversion. Enfin, la diffusion de pratiques gestionnaires du sanglier dans les forêts françaises produit une exclusion des « petites chasses » populaires, sous la pression des « grandes chasses » bourgeoises, corrélatives d’une appropriation des lieux, des ressources et des usages par les classes dominantes.



 

mercredi 1 janvier 2025

Actes de la recherche en sciences sociales, n°255. Écologie et dominations I De la justice environnementale à la condition écologique des classes sociales

 

 

Actes de la recherche en sciences sociales, n°255. Écologie et dominations I 

De la justice environnementale à la condition écologique des classes sociales

Seuil

2024

 

Présentation de l'éditeur

L’étude des inégalités sociales en matière d’environnement connaît un véritable développement en France aujourd’hui. Cette notion – qui désigne à la fois une inégalité d’exposition aux nuisances et aux risques environnementaux, et une inégalité d’accès aux ressources « naturelles » – reste peu précise au sujet des rapports sociaux de domination. En particulier, elle n’analyse pas véritablement les niveaux auxquels les inégalités opèrent, au point que l’étude de ces injustices environnementales, qui les renvoie à des divisions sociales beaucoup plus générales, semble dissoudre leur spécificité. Face à ce flou conceptuel, la notion de « condition écologique des classes sociales » vise à tenir ensemble les différentes inégalités environnementales : l’inégale vulnérabilité aux nuisances de toutes sortes (contaminations, épidémies, pénuries, catastrophes dites naturelles, etc.) ; les inégalités d’accès aux biens considérés comme naturels, ainsi que leurs usages socialement différenciés ; l’inégal accès aux arènes publiques où les problèmes environnementaux sont traités ; les contributions variables des modes de vie et des activités professionnelles à l’accentuation (ou à l’atténuation) des nuisances écologiques. Si ces différentes inégalités obéissent à des logiques en partie indépendantes, c’est précisément quand on met en rapport les inégales contributions des modes de vie à la crise écologique avec les autres formes d’inégalités que l’on aperçoit plus nettement l’occultation de leurs bases objectives et matérielles, ainsi que les rapports de domination qui contribuent à les engendrer et à les perpétuer.

 

 

mercredi 28 février 2024

Jean-Baptiste Comby, Ecolos, mais pas trop… Les classes sociales face à l'enjeu environnemental

 


Jean-Baptiste Comby

Ecolos, mais pas trop… 

Les classes sociales face à l'enjeu environnemental

Raisons d'Agir

Raisons d'agir

2024

 

 

Présentation de l'éditeur

Le capitalisme menace la vie sur terre. Aucune issue technique à ce constat. Les usages destructeurs des ressources naturelles sont inscrits au plus profond des structures sociales : école, travail, propriété, marché, etc. Ils forgent des conditions de classe écologiquement inégales et antagoniques.
Ce livre montre qu’une écologie politique véritablement transformatrice doit avoir pour horizon la refonte des cadres fondamentaux de la vie sociale qu’exige l’invention d’une société respectueuse des limites planétaires.

Jean-Baptiste Comby est sociologue. Il a publié en 2015 La question climatique. Genèse et dépolitisation d'un problème public aux Editions Raisons d’agir.
 

 

mercredi 15 juillet 2020

Bourdieu, à propos des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques



Pierre Bourdieu, dans sa maison de Lasseube en 1992© archives serge moulia dr


Bourdieu, à propos des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques





(Cette liste de publications sera mise à jour au fur et à mesure, Gilbert Quélennec)
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Bourdieu: "C’est-à-dire que quand il y avait une épidémie de peste, cela ne s’arrêtait pas dans les quartiers populaires : ça tuait tout le monde, y compris les bourgeois."


« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ». Pierre Bourdieu (1992)





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voir également: Pierre Bourdieu: un Intellectuel global





vendredi 17 avril 2020

Bourdieu: "C’est-à-dire que quand il y avait une épidémie de peste, cela ne s’arrêtait pas dans les quartiers populaires : ça tuait tout le monde, y compris les bourgeois."


"il y a des coûts sociaux qui touchent tout le monde, ça c'est un travail qu'a fait un sociologue néerlandais (Abram de Swaan ,  Sous l'aile protectrice de l'État ), il a montré qu’au XVIIIe et XIXe  siècle, les progrès de l’hygiène ont été favorisés par le fait que les grandes épidémies, de peste et cætera, passaient les frontières de classe. C’est-à-dire que quand il y avait une épidémie de peste, cela ne s’arrêtait pas dans les quartiers populaires : ça tuait tout le monde, y compris les bourgeois. Donc on a fait les égouts, on a pris des tas de mesure d’hygiène, d’intérêt général mais qui étaient d’intérêt général dans la mesure où elles intéressaient aussi les dominants. Alors aujourd’hui, évidemment, quand il y a Tchernobyl, le nuage ne va pas s’arrêter à la frontière Oder-Neisse . Il ne va pas s’arrêter non plus au Rhin, il ne va pas s’arrêter avant le XVIe arrondissement. Alors à ce moment-là, on fait de l’écologie intéressée."


samedi 24 mars 2018

L'oeuvre de Pierre Bourdieu en pratiques, 16ème édition, Questions écologiques, questions politiques , 28-29 Mars 2018

 

L'oeuvre de Pierre Bourdieu en pratiques

16ème édition

Questions écologiques, questions politiques

28-29 Mars 2018




Mercredi 28 mars 2018

Rencontre à Oloron, librairie « L’escapade ». 15h
Jean-Baptiste Comby (Chercheur en sociologie, Maître de conférences à Paris 2)
« La question climatique. Genèse et dépolitisation d’un problème public »,
Raisons d’agir, 2015. Librairie l’Escapade 16 rue de la Cathédrale. Oloron Ste Marie

Table ronde à Lasseube : Mairie, Maison pour tous, 20h30
"Enjeux du développement durable"

Échanges ouverts avec la salle, animés par
Jean Baptiste Comby (Chercheur en sociologie, Maître de conférences)
Laurent Bruneau (Agrégé de Sciences Sociales, Docteur en économie)

Jeudi 29 mars 2018

10h-12h Rencontre avec les lycéen-ne-s du Lycée Barthou, Pau
"La question climatique"

Jean-Baptiste Comby
Sociologue, chercheur au Centre d’Analyse et de Recherche Interdisciplinaire sur les Médias (CARISM) Chercheur au Centre Nantais de Sociologie (CENS) Maître de conférences à l’Institut Français de Presse de l’Université Paris 2.




( Source: Pauses)



vendredi 7 avril 2017

vidéo: Benjamin Coriat présente le livre des Économistes atterrés, Changer d'avenir. Réinventer le travail et le modèle économique

L'éco à contre-courant par Martine orange et Laurent Mauduit
Les Économistes atterrés
Changer d'avenir 
Réinventer le travail et le modèle économique 
Les Liens qui Libèrent
2017

Présentation de l'éditeur
Les politiques ne prennent pas la mesure de la profondeur de la crise et, surtout, de son caractère systémique. Cet aveuglement devient mortifère pour notre société et notre démocratie. Dans cet ouvrage, Les Économistes atterrés appellent à une grande bifurcation. À l’âge de l’anthropocène, qui implique de repenser l’idée même de la croissance, et face à l’ubérisation qui organise le délitement de la protection sociale, ils proposent d’entrer dans un nouveau monde.
S’inscrire résolument dans la transition écologique et créer ainsi de vastes domaines d’activités nouvelles. Se saisir de l’économie sociale et solidaire et du mouvement autour des communs pour bâtir d’autres manières de produire et d’autres organisations du travail dont le profit n’est pas la fin exclusive. Instaurer des nouveaux droits du travail attachés à la personne pour, au-delà du salariat, renforcer les solidarités et combattre le précariat. Promouvoir une nouvelle manière de conduire la politique industrielle, centrée non plus sur les seuls grands groupes, mais aussi sur les territoires, en donnant toute sa place aux PME et aux acteurs locaux…
Loin des sentiers battus, avec lucidité et détermination, ce livre se confronte aux véritables défis d’aujourd’hui et propose un chemin pour refonder l’avenir. 



mercredi 22 mars 2017

Les Économistes atterrés, Changer d'avenir. Réinventer le travail et le modèle économique

Les Économistes atterrés
Changer d'avenir 
Réinventer le travail et le modèle économique 
Les Liens qui Libèrent
2017

Présentation de l'éditeur
Les politiques ne prennent pas la mesure de la profondeur de la crise et, surtout, de son caractère systémique. Cet aveuglement devient mortifère pour notre société et notre démocratie. Dans cet ouvrage, Les Économistes atterrés appellent à une grande bifurcation. À l’âge de l’anthropocène, qui implique de repenser l’idée même de la croissance, et face à l’ubérisation qui organise le délitement de la protection sociale, ils proposent d’entrer dans un nouveau monde.
S’inscrire résolument dans la transition écologique et créer ainsi de vastes domaines d’activités nouvelles. Se saisir de l’économie sociale et solidaire et du mouvement autour des communs pour bâtir d’autres manières de produire et d’autres organisations du travail dont le profit n’est pas la fin exclusive. Instaurer des nouveaux droits du travail attachés à la personne pour, au-delà du salariat, renforcer les solidarités et combattre le précariat. Promouvoir une nouvelle manière de conduire la politique industrielle, centrée non plus sur les seuls grands groupes, mais aussi sur les territoires, en donnant toute sa place aux PME et aux acteurs locaux…
Loin des sentiers battus, avec lucidité et détermination, ce livre se confronte aux véritables défis d’aujourd’hui et propose un chemin pour refonder l’avenir. 



mardi 20 septembre 2016

Lire les sciences sociales: Présentation et discussion de La question climatique. Genèse et dépolitisation d'un problème public de Jean-Baptiste Comby, 19 octobre 2016

LIRE LES SCIENCES SOCIALES
Mercredi 19 octobre 2016

14 h 00 - 16 h 30
CNRS/Site Pouchet, Salle 159
59 - 61, rue Pouchet, 75017 Paris
métro ligne 13 - Guy Moquet | Brochant , Bus 66 - La Jonquière
 Présentation et discussion (en présence de l'auteur) de :

La question climatique. Genèse et dépolitisation d'un problème public (Raisons d'agir, 2015)
de Jean-Baptiste Comby
par Stanislas Morel

Présentation de l'éditeur

Au cours des années 2000, la montée en puissance de la question climatique dans les médias généralistes français, en rendant plus évidents les dégâts environnementaux provoqués par le capitalisme, aurait pu conduire à interroger l'emprise des rationalités marchandes sur l'organisation des sociétés. Revenant sur la genèse et le déroulement ordinaire de ce débat public, ce livre montre comment s'est au contraire imposée une vision dépolitisée de la question climatique. Pour attirer l'attention des journalistes, les défenseurs conventionnels de cette cause doivent en livrer une version consensuelle propre à satisfaire les verdicts du «plus grand nombre». Ils développent alors une entreprise de moralisation des individus ce qui, du même coup, met à l'abri de la critique les logiques économiques et politiques engendrant la catastrophe écologique en cours. Et ce d'autant plus que les prescriptions «éco-citoyennes» occultent le coût environnemental plus élevé des styles de vie socialement valorisés, permettant ainsi aux plus favorisés de faire valoir leur bonne volonté écologique sans avoir à questionner leurs aspirations consuméristes. Loin d'être neutre, la dépolitisation des enjeux climatiques conforte une organisation sociale hautement inégalitaire et écologiquement dévastatrice. C'est donc à une sociologie des mécanismes concourant à la préservation de l'ordre établi que contribue l'enquête présentée dans ce livre. Ce faisant, elle ouvre des pistes pour penser autrement, et au-delà du seul cas français, une transformation sociale et écologique des «sociétés de marché».

Biographie de l'auteur

Jean-Baptiste Comby est sociologue, chercheur au Centre d'analyse et de recherche interdisciplinaire sur les médias (CARISM) ainsi qu'au Centre nantais de sociologie (CENS) et maître de conférences à l'Institut français de presse de l'université Paris II.
Contact : lirelessciencessociales@gmail.com

(source: LLSS) 


vendredi 29 juillet 2016

en ligne: Savoir/Agir n° 33, L’urgence écologique

Savoir/Agir n° 33
L’urgence écologique
éditions du Croquant, 2015
S’abonner


Éditorial

Vers le « retour des intellectuels » ?, par Frédéric Lebaron

Dossier

Présentation, par Laurent Willemez
Les modes de vie populaires au secours de la planète, par Paul Ariès
À propos de la dépossession écologique des classes populaires, par Jean-Baptiste Comby

Propos sur la Grèce

L’expérience grecque (I). « Les cigales et les fourmis », par Gérard Mauger
L’expérience grecque (II). « En chemise, pieds nus et la corde au cou », par Gérard Mauger
Deux ou trois choses que je sais de la dette grecque, par Michel Husson

Grand entretien

Nous vivons dans une démocratie du consensus, avec Roland Gori

Paroles

« Eux, ils n’ont pas besoin de manifester pour avoir tout ce qu’ils ont », par Clément Petitjean

Chronique de la gauche de gauche

Front de gauche, vers l’éparpillement ?, par Louis Weber
Sociogenèse de la gauche de gauche, avec Pierre Larrouturou

Actualité
Classes sur le vif. Retours à l’école les 8 et 9 janvier 2015, par Laurence De Cock et Vincent Casanova

Alterindicateurs

Politique de la ville : que nous révèle la qualité de vie ?, par Thomas Vroylandt

Idées

Thompson contre Althusser, par Louis Pinto

Chronique d’outre-Manche

Élection interne au parti travailliste britannique : la surprise du chef, par Keith Dixon

(source: Savoir/agir)
 

mercredi 30 décembre 2015

vidéo: Jean-Baptiste Comby, La question climatique. Genèse et dépolitisation d'un problème public

Table ronde : Quel climat pour la presse ? 17 octobre 2015, Festival du livre et de la presse d'écologie

Jean-Baptiste Comby
La question climatique
Genèse et dépolitisation d'un problème public 
Raisons d'agir
Cours & Travaux 
2015

Présentation de l'éditeur
Au cours des années 2000, la montée en puissance de la question climatique dans les médias généralistes français, en rendant plus évidents les dégâts environnementaux provoqués par le capitalisme, aurait pu conduire à interroger l’emprise des rationalités marchandes sur l’organisation des sociétés. Revenant sur la genèse et le déroulement ordinaire de ce débat public, ce livre montre comment s’est au contraire imposée une vision dépolitisée de la question climatique.
Pour attirer l’attention des journalistes, les défenseurs conventionnels de cette cause doivent en livrer une version consensuelle propre à satisfaire les verdicts du « plus grand nombre ». Ils développent alors une entreprise de moralisation des individus ce qui, du même coup, met à l’abri de la critique les logiques économiques et politiques engendrant la catastrophe écologique en cours. Et ce d’autant plus que les prescriptions « éco-citoyennes » occultent le coût environnemental plus élevé des styles de vie socialement valorisés, permettant ainsi aux plus favorisés de faire valoir leur bonne volonté écologique sans avoir à questionner leurs aspirations consuméristes.
Loin d’être neutre, la dépolitisation des enjeux climatiques conforte une organisation sociale hautement inégalitaire et écologiquement dévastatrice. C’est donc à une sociologie des mécanismes concourant à la préservation de l’ordre établi que contribue l’enquête présentée dans ce livre. Ce faisant, elle ouvre des pistes pour penser autrement, et au-delà du seul cas français, une transformation sociale et écologique des « sociétés de marché ».
Jean-Baptiste Comby est sociologue, chercheur au Centre d’Analyse et de Recherche Interdisciplinaire sur les Médias (CARISM) ainsi qu’au Centre Nantais de Sociologie (CENS) et maître de conférences à l’Institut Français de Presse de l’Université Paris 2.

mercredi 18 novembre 2015

Savoir/Agir n° 33, L’urgence écologique

Savoir/Agir n° 33
L’urgence écologique
éditions du Croquant, 2015
S’abonner

Présentation de l'éditeur

L’urgence écologique

L’écologie a été et reste aujourd’hui un ensemble aux appellations, dimensions et préoccupations multiples. Le vocabulaire en témoigne : décroissance, écoso­cialisme, croissance verte ou développement humain durable, etc. Et, sous l’influence d’une partie du mou­vement altermondialiste, le buen vivir. Tous ces termes ne sont cependant pas équivalents et donnent lieu à des controverses et constituent autant de manières, souvent contradictoires, parfois complémentaires, de penser « l’urgence écologique ». Pourtant, tous mettent au centre de leur activité la préoc­cupation pour l’écologie et ses diverses déclinaisons : réchauffement climatique, épuisement des énergies fossiles, risque nucléaire, stérilisation des sols, pollu­tions et impacts sur la santé, réduction de la biodiversité, accroissement des inégalités, etc. Ces divergences d’analyse et les différentes solutions préconisées relèvent-elles de querelles de chapelle, comme le mouvement écologiste en a connu beau­coup ? Ou tracent-elles des modèles différents pour la « transition écologique » ? Comment s’organise l’articu­lation entre le social et l’écologique ?

Grèce

Comment la presse a-t-elle rendu compte des événe­ments qui ont marqué les relations de la Grèce avec ses créanciers et avec les institutions européennes depuis la victoire électorale de Syriza en janvier dernier ? À partir d’une étude de ce qui a été publié dans quelques journaux français et étrangers, la question vient à l’esprit : Qu’est-ce que lire les journaux veut dire ? Comment s’organise le récit médiatique ? Qu’est-ce qui a conduit dans le cas de la Grèce à privilégier le lexique de la polémologie et à reprendre les catégories les plus éculées (les fourmis du Nord et les cigales du Sud, etc.)

Sommaire du numéro 33

Éditorial

Vers le « retour des intellectuels » ? par Frédéric Lebaron

Dossier

Présentation, par Laurent Willemez
Les modes de vie populaires au secours de la planète, par Paul Ariès
À propos de la dépossession écologique des classes populaires, par Jean-Baptiste Comby

Propos sur la Grèce

L’expérience grecque (I). « Les cigales et les fourmis », par Gérard Mauger
L’expérience grecque (II). « En chemise, pieds nus et la corde au cou », par Gérard Mauger
Deux ou trois choses que je sais de la dette grecque, par Michel Husson

Grand entretien

Nous vivons dans une démocratie du consensus, avec Roland Gori

Paroles

« Eux, ils n’ont pas besoin de manifester pour avoir tout ce qu’ils ont », par Clément Petitjean

Chronique de la gauche de gauche

Front de gauche, vers l’éparpillement ? Par Louis Weber
Sociogenèse de la gauche de gauche, avec Pierre Larrouturou
Actualité
Classes sur le vif. Retours à l’école les 8 et 9 janvier 2015, par Laurence De Cock et Vincent Casanova

Alterindicateurs

Politique de la ville : que nous révèle la qualité de vie ?, par Thomas Vroylandt

Idées

Thompson contre Althusser, par Louis Pinto

Chronique d’outre-Manche

Élection interne au parti travailliste britannique : la surprise du chef, par Keith Dixon
 

mercredi 26 novembre 2014

en ligne: Razmig Keucheyan, La nature est un champ de bataille. Essai d'écologie politique

en ligne: Razmig Keucheyan
La nature est un champ de bataille 
Essai d'écologie politique

Zones
2014

Présentation de l'éditeur
Face à la catastrophe écologique annoncée, les bonnes âmes appellent l'humanité à « dépasser ses divisions » pour s'unir dans un « pacte écologique ». Cet essai s'attaque à cette idée reçue. Il n'y aura pas de consensus environnemental. Loin d'effacer les antagonismes existants, la crise écologique se greffe au contraire à eux pour les porter à incandescence. Soit la localisation des décharges toxiques aux États-Unis : si vous voulez savoir où un stock de déchets donné a le plus de chances d'être enfoui, demandez-vous où vivent les Noirs, les Hispaniques, les Amérindiens et autres minorités raciales. Interrogez-vous par la même occasion sur le lieu où se trouvent les quartiers pauvres... Ce « racisme environnemental » qui joue à l'échelle d'un pays vaut aussi à celle du monde.
« Marchés carbone », « droits à polluer », « dérivés climatiques », « obligations catastrophe » : on assiste à une prolifération des produits financiers « branchés » sur la nature. Faute de s'attaquer à la racine du problème, la stratégie néolibérale choisit de financiariser l'assurance des risques climatiques. C'est l'essor de la « finance environnementale » comme réponse capitaliste à la crise.
Surcroît de catastrophes naturelles, raréfaction de certaines ressources, crises alimentaires, déstabilisation des pôles et des océans, « réfugiés climatiques » par dizaine de millions à l'horizon 2050... Autant de facteurs qui annoncent des conflits armés d'un nouveau genre, auxquels se préparent aujourd'hui les militaires occidentaux. Fini la guerre froide, bienvenue aux « guerres vertes ». De La Nouvelle-Orléans au glacier Siachen en passant par la banquise de l'Arctique, l'auteur explore les lieux marquants de cette nouvelle « géostratégie du climat ».
Cet essai novateur de théorie politique fournit une grille de lecture originale et critique, indispensable pour saisir les enjeux de la crise écologique actuelle. À travers l'exposition édifiante des scénarios capitalistes face au désastre environnemental, il fait oeuvre - salutaire - de futurologie critique.  

Razmig Keucheyan est docteur en sociologie et maître de conférences à l'université de Paris-IV-Sorbonne. Il est l'auteur de Constructivsme. Des origines à nos jours (Hermann, 2007) , d'une anthologie des Cahiers de prison d'Antonio Gramsci, Guerre de mouvement et guerre de position (La Fabrique, 2012) ainsi que de Hémisphère gauche, cartographie des nouvelles pensées critiques, Zones/La Découverte, 2013, 2eéd..

mardi 8 avril 2014

écouter: Renaud Duterme, La dette cachée de l'économie. Le scandale planétaire (avec Éric de Ruest)


écouter:
1) Renaud Duterme, La dette cachée de l'économie. Le scandale planétaire (avec Éric de Ruest)
2) Renaud Duterme, La dette cachée de l'économie. Le scandale planétaire (avec Éric de Ruest)
RFI - C'est pas du vent par Igor Strauss, 06.04.2014
Renaud Duterme
Éric de Ruest
La dette cachée de l'économie
Le scandale planétaire
Préface par Jean Gadrey
Les Liens qui Libèrent
2014

Présentation de l'éditeur
Ce livre montre que les exploitations économiques et environnementales sont indissociables et qu’elles sont imputables à une minorité accrochée à une idéologie réductionniste et court-termiste dangereuse. Débuté il y a cinq siècles avec l’expansion coloniale européenne, le saccage se poursuit aujourd'hui avec l'imposition planétaire du capitalisme productiviste.
Une dette écologique s'est dès lors accumulée sans jamais être intégrée dans les bilans financiers et sociaux. Elle est parfois évoquée timidement dans les discours de certains dirigeants politiques mais, malgré la succession de catastrophes industrielles ces dernières décennies, elle reste inaudible face à la doxa de la croissance.
Cette réalité impose la mise en place de solutions originales et radicales pour sortir des crises multiples que nous traversons et qui portent en elles les germes d’un effondrement civilisationnel. Evolution du droit à l’environnement, fin des mécanismes de domination économique mondialisés, relocalisation des instances décisionnelles et mise en place d’une démocratie réelle et participative ; ces solutions font échos aux nombreuses mobilisations qui secouent de plus en plus largement la planète, tout en évitant les messages culpabilisants dont nous sommes abreuvés au quotidien. Ce livre est un plaidoyer afin de vivre l’écologie connectée aux  réalités économiques, sociales et spirituelles, pour le plus grand bien de l'humanité et de la nature.
Renaud Duterme enseigne la géographie et collabore régulièrement avec le CADTM. Il est également l’auteur de « Rwanda – Une histoire volée », paru en 2013 aux éditions Tribord.  
Eric De Ruest est conseiller en énergie et ancien chargé de communication et de  recherche en matière d'écologie pour le CADTM. Membre de la plate-forme nationale sur le climat du CNCD, il travaille actuellement à la réalisation de documentaires audiovisuels sur les savoirs des peuples premiers. 

mercredi 11 décembre 2013

Médiacritique(s) n°10 (janvier-mars 2014), « Médias et écologie »

Médiacritique(s) n°10 (janvier-mars 2014),  « Médias et écologie »
Comme les précédents, ce numéro ne sera disponible que dans quelques librairies.
Commandes et abonnements : c’est ici.





(source: ACRIMED)

dimanche 7 octobre 2012

video: Quelle politique de la catastrophe ? avec Geneviève Azam et Frédéric Lordon

Quelle politique de la catastrophe ?
avec Geneviève Azam et Frédéric Lordon
débat animé par Yves Citton
organisation: la Revue des Livres, à La Générale, Paris, 22 septembre 2012


(merci à Laurent Denave pour l'info)

lundi 27 août 2012

video: Olivier Bonfond et Eric Toussaint, L’ABC de la dette des pays du Sud

Olivier Bonfond et Eric Toussaint, L’ABC de la dette des pays du Sud 
Ces vidéos ont été réalisées dans le cadre de la formation infocycle de la CTB
(source: CADTM)