« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mardi 18 avril 2017

Actes de la Recherche en Sciences Sociales, 216-217, Mars 2017, VARIA



Actes de la Recherche en Sciences Sociales, 216-217, Mars 2017, VARIA
Seuil


4 Gouverner le vote des « pauvres »
Champs experts et circulations de normes
en Amérique latine (regards croisés Argentine/Mexique)
Hélène Combes et Gabriel Vommaro

24 La civilité marchande
Agressivité et retenue professionnelles
dans les activités de vente
Louis Pinto

42 La pédagogie charismatique
de Gilles Deleuze à Vincennes
Charles Soulié

64 La fabrique des dispositions urbaines
Propriétés sociales des parents et socialisation urbaine des enfants
Clément Rivière

80 Les garages à ciel ouvert :
configurations sociales et spatiales
d’un travail informel

Collectif Rosa Bonheur

104 Se voir « avec les yeux des autres »
Ou comment de jeunes ouvriers
se sont laissés imposer des représentations
dominantes d’eux-mêmes
Martin Thibault


jeudi 29 décembre 2016

Les lieux de la colère. Occuper l’espace pour contester, de Madrid à Sanaa. Hélène Combes, David Garibay, Camille Goirand

Les lieux de la colère
Occuper l’espace pour contester, de Madrid à Sanaa
Hélène Combes, David Garibay, Camille Goirand
Karthala
Questions Transnationales
2015

Présentation de l'éditeur
Dans bien des capitales, des places majestueuses, chargées d’histoire et de symboles, sont investies par des manifestants : les étudiants de la place Tian-An-Men à Pékin, les Indignés sur la Puerta del Sol à Madrid, les mères de disparus sur la Place de Mai à Buenos Aires, les contestataires sur le Zócalo de Mexico… Cette centralité de l’espace dans la construction de la contestation a été notée par de nombreux observateurs au cours des révoltes arabes et du mouvement Occupy. Or, en dépit de cette apparente évidence du lieu, la dimension spatiale n’a que rarement fait l’objet d’une attention en tant que telle dans la sociologie des mobilisations. Cet ouvrage s’attaque à cet angle mort. Il propose au lecteur de comprendre l’importance des lieux physiques et vécus et leurs effets sur l’action collective en suivant des mobilisations très variées – locales ou nationales-, d’hier ou d’aujourd’hui, de la péninsule arabique à la Bretagne, de New York à la Seine-Saint-Denis, de l’Amazonie péruvienne à Madrid.
Ont également contribué à cet ouvrage : Anahi Alviso-Marino, Martin Baloge, Doris Buu-Sao, Franck Gaudichaud, Marie Laure Geoffray, Stéphanie Guyon, Tudi Kernalegenn, Aurélie Llobet, Julie Metais, Héloïse Nez, Sylvie Ollitrault, Charlotte Pujol, Stéphane Tonnelat.
Hélène Combes est chargée de recherche au CNRS, rattachée au Centre de recherches internationales (CERI- UMR 7050), Sciences Po.
David Garibay est professeur de science politique à l’Université Lumière Lyon 2 et chercheur à l’UMR Triangle.
Camille Goirand est professeur de science politique à l’université Paris 3 Sorbonne Nouvelle (Institut des hautes études d’Amérique latine – IHEAL) et chercheur au Centre d’études et de recherches administratives, politiques et sociales (CERAPS – CNRS UMR 8026).


jeudi 8 octobre 2015

Hélène Combes & Gabriel Vommaro, Sociologie du clientélisme


Hélène Combes
Gabriel Vommaro
Sociologie du clientélisme
La Découverte
Repères
2015

Présentation de l'éditeur
La notion de clientélisme est ici interrogée de façon critique. Elle est analysée à la fois comme concept savant et comme étiquette morale mobilisée par différents acteurs de la vie politique (partis, ONG, organisations internationales) afin de dénoncer des pratiques considérées comme s’éloignant de l’idéal du citoyen libre : pour exprimer une opinion, pour voter, pour se mobiliser. Le clientélisme est ainsi défini comme un rapport politique personnalisé où des échanges de biens interviennent, et comme une notion construite dans le débat public, de manière variable en fonction des pays et des contextes sociohistoriques.
Les auteurs retracent d’abord l’histoire savante du concept, depuis l’anthropologie sociale jusqu’aux études sur l’achat de votes. Ils analysent ensuite différents cas nationaux et différents moments où ce concept a été utilisé. Ils concluent en proposant de nouvelles pistes méthodologiques et analytiques à l’aide de la tradition des études de E. P. Thompson sur l’économie morale. 
Hélène Combes est chercheur au CNRS, rattachée au CERISciences Po. Elle est l’auteur de Faire parti. Trajectoires de gauche au Mexique (Karthala, 2011) et coauteur de l’ouvrage collectif Les Lieux de la colère. Occuper l’espace pour contester de Madrid à Sanaa (Karthala, 2015).Gabriel Vommaro est chercheur au CONICET (Argentine) et enseignant-chercheur à l’Université nationale de General Sarmiento. Il est l’auteur de différents livres et articles sur les partis politiques, les militants et leurs rapports au politique, et le lien entre experts, médias et politique.