« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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jeudi 20 octobre 2022

Les mondes ouvriers : figures de (dé)mobilisations. Pascal Depoorter, Nathalie Frigul, Thomas Venet, Sébastien Vignon (dir.)

 

 

Les mondes ouvriers : 

figures de (dé)mobilisations

Pascal Depoorter

Nathalie Frigul

Thomas Venet

Sébastien Vignon 

(dir.)

Septentrion

Paradoxa

2022



Présentation de l'éditeur

De la fragilisation de la classe ouvrière et de l'affaiblissement des organisations syndicales et politiques qui entendaient parler en son nom, n'en conclut-on pas trop rapidement à la « fin des ouvriers » ? Les conflits sociaux qui surgissent dans les médias à l’aube des années 2000 braquent les projecteurs sur un monde que l’on disait disparu. Quels acteurs se mobilisent ? Quelles alliances sont opérées ? Quels sont leurs modes d’action ? Quelles ressources sont nécessaires ?

Reposant sur des enquêtes réalisées au plus près des réalités vécues des mondes ouvriers et celles et ceux qui en sont issus (agents de la RATP, pompiers), cet ouvrage appréhende des figures de (dé)mobilisations – individuelles et collectives – et restitue des phénomènes visibles et invisibles d’engagement autant dans le rapport au politique que dans d’autres univers sociaux.

 

Sommaire

Préface — L'histoire ouvrière du second Vingtième siècle : trois temps et quelques mouvements ?
Nicolas Hatzfeld

Introduction
Pascal Depoorter, Nathalie Frigul, Thomas Venet et Sébastien Vignon

Première partie — Mobilisations et fermetures

Des actions collectives atypiques. Quand l’activité productive devient la cause à défendre
Matéo Sorin

Crise, mobilisations salariales et judiciarisation des conflits de travail
Pascal Depoorter et Nathalie Frigul

Les verriers de Givors entre l’emploi et la santé : de l’intérêt d’étudier les contradictions de la condition ouvrière
Pascal Marichalar

Les sentinelles : mobilisations sociales et scientifiques pour la santé des travailleurs exposés à la radioactivité
Annie Thébaud-Mony

La documentation des expositions cancérogènes dans les métiers portuaires : histoire d’une mobilisation ouvrière et scientifique
Christophe Coutanceau

Deuxième partie — Transformations économiques et styles de vie

Le refus du travail comme seul accès à l’identité sociale : ouvrier et… ou ouvrier mais
Martin Thibault

Désindustrialisation, employabilité et passage à l’âge adulte de la jeunesse rurale Picarde
Thomas Venet

Rapports à la contrainte budgétaire et rapports au politique. Ce que l’ethnographie économique peut apporter à la sociologie politique
Ana Perrin-Heredia

Troisième partie — Recompositions politiques et engagements

Comment la politique vient aux pompiers ou pourquoi il ne faut pas être (trop) légitimiste en sociologie politique ?
Romain Pudal

Les recompositions du militantisme ouvrier à distance du PCF : réflexions sur la constitution d’un capital culturel à base militante
Julian Mischi

Agir sur la scène intercommunale. La marginalisation politique des maires des catégories populaires dans les mondes ruraux
Sébastien Vignon

Postface — (dé)mobilisations ouvrières
Gérard Mauger

 

 
 
 
 


jeudi 1 septembre 2022

Actes de la recherche en sciences sociales, n° 243-244. Qui a peur des sciences sociales ?

 

 

Actes de la recherche en sciences sociales, n° 243-244. Qui a peur des sciences sociales ? 

Seuil

2022



Présentation de l'éditeur

Les sciences sociales sont attaquées ! Le ministre de la recherche en personne menace la sociologie et lance une grande inquisition contre l’« islamo-gauchisme » qui « gangrène » l’Université, un président de région veut couper des crédits à un institut d’études politiques, de grandes mobilisations s’élèvent contre le « wokisme »…
Enfin les sciences sociales retrouvent leur place en dissidence ! Enfin le pouvoir réagit ! Quel triomphe pour la sociologie !
Ce numéro revient sur les attaques dont la sociologie a récemment fait l’objet et montre qu’elles mettent en cause des acquis les plus élémentaires des sciences sociales, tout en revenant sur le paradoxe apparent de ces sciences sociales : toujours politiques parce qu’elles parlent du monde social, elles n’ont de force sociale que parce qu’elles se revendiquent de la science.
Une autre perspective s’ouvre alors qui fait de ces attaques contre les sciences sociales un objet d’analyse : comment expliquer sociologiquement les réticences à la sociologie ?

 


Anti (Sciences) Sociales… Tu Perds Ton Sang-Froid !
Jérôme Bourdieu, Sara Dezalay, Julien Duval, Johan Heilbron et Franck Poupeau

Une haine tentaculaire
Rose-Marie Lagrave

Quand le Danemark fermait ses départements de sociologie
Kristoffer Kropp
Traduction d’Antoine Heudre

Sciences sociales et société, histoire d’un malentendu
Christophe Charle

« Une péripétie du gouvernement » : la sociologie soviétique entre incitation et répression
Alexander Bikbov

Y a-t-il un besoin des sciences sociales ?
Cours du Collège de France (extrait d’un cours donné au Collège de France en 1988)
Pierre Bourdieu

À propos de l’autonomie de la sociologie
Julien Duval

Philia et misos dans la sociologie contemporaine en Grèce
Nikos Panayotopoulos

Pour une pédagogie rationnelle de la construction d’objet
Marie-Pierre Pouly

Divorce à l’allemande
Luttes symboliques et tensions institutionnelles dans la sociologie allemande contemporaine
Christian Schmidt-Wellenburg et Andreas Schmitz
Traduction d’Antoine Heudre

« C’est pas évident de prendre la vérité dans la gueule ». Notes sur le retour de l’enquête aux enquêtés
Martin Thibault

 

 

 

 

 

 

 

lundi 1 mars 2021

Sophie Béroud et Martin Thibault, En luttes ! Les possibles d’un syndicalisme de contestation

 


Sophie Béroud et Martin Thibault
En luttes !
Les possibles d’un syndicalisme de contestation
Raisons d'agir
2021
 
 
Présentation de l'éditeur

Le mouvement des Gilets jaunes, d’abord éloigné des syndicats, est un révélateur inattendu de leurs difficultés. Englués dans le « dialogue social », incapables de faire plier les gouvernements successifs, pris dans des enjeux de rivalités internes, ils peinent à élargir leur base sociale et à peser sur les mobilisations.
Depuis près de trente ans une organisation, les SUD, devenus Solidaires, développe pourtant des pratiques plus horizontales et démocratiques et affirme le retour d’un syndicalisme de contestation. Elle rencontre toutefois des obstacles imprévus : comment avoir du poids institutionnel sans s’institutionnaliser ? Comment réussir à servir davantage les intérêts immédiats des salariés sans devenir des professionnels du syndicalisme et en rabattre sur la radicalité du combat ?
Pour éclairer ces transformations profondes, ce livre s’appuie sur une enquête sociologique au long cours qui retrace l’enthousiasme et l’âpreté de parcours militants en les resituant dans les grands mouvements sociaux des vingt dernières années. Au-delà du cas de Solidaires, il témoigne de la capacité des organisations syndicales, confrontées à un monde du travail de plus en plus fragmenté et dérégulé, à rendre aux conflits salariaux un rôle moteur et œuvrer ainsi à des revendications plus larges d’émancipation et de transformation politique.

Sophie Béroud a publié, en collaboration avec Baptiste Giraud et Karel Yon, Sociologie politique du syndicalisme, Armand Colin (2018).

Martin Thibault a également publié aux éditions Raisons d’agir Ouvriers malgré tout. Enquête sur les ateliers de maintenance des trains de la Régie autonome des transports parisiens (2013).

 

mercredi 19 décembre 2018

en ligne: Biens symboliques / Symbolic Goods no 3, octobre 2018 Questions d’in-disciplines


Biens symboliques / Symbolic Goods no 3, octobre 2018
Questions d’in-disciplines
Questions of In-Disciplines
Presses Universitaires de Vincennes 
 

mardi 18 avril 2017

Actes de la Recherche en Sciences Sociales, 216-217, Mars 2017, VARIA



Actes de la Recherche en Sciences Sociales, 216-217, Mars 2017, VARIA
Seuil


4 Gouverner le vote des « pauvres »
Champs experts et circulations de normes
en Amérique latine (regards croisés Argentine/Mexique)
Hélène Combes et Gabriel Vommaro

24 La civilité marchande
Agressivité et retenue professionnelles
dans les activités de vente
Louis Pinto

42 La pédagogie charismatique
de Gilles Deleuze à Vincennes
Charles Soulié

64 La fabrique des dispositions urbaines
Propriétés sociales des parents et socialisation urbaine des enfants
Clément Rivière

80 Les garages à ciel ouvert :
configurations sociales et spatiales
d’un travail informel

Collectif Rosa Bonheur

104 Se voir « avec les yeux des autres »
Ou comment de jeunes ouvriers
se sont laissés imposer des représentations
dominantes d’eux-mêmes
Martin Thibault


mardi 21 février 2017

Stéphane Beaud et Gérard Mauger (dir.), Une génération sacrifiée ? Jeunes des classes populaires dans la France désindustrialisée

 
Stéphane Beaud et Gérard Mauger (dir.)
Une génération sacrifiée ? 
Jeunes des classes populaires dans la France désindustrialisée
Postface de Florence Weber
Rue d'Ulm 
Sciences sociales
2017

Présentation de l'éditeur
La massification scolaire, la désindustrialisation, les transformations du paysage politique et culturel ont provoqué une crise de reproduction de longue durée des classes populaires, dont les « jeunes des cités  ;» constituent le point focal. Sans les exclure ni se réduire à leur cas, les enquêtes rassemblées dans ce livre analysent les inadaptations et les tentatives d’ajustement, les engagements et les désengagements, les espoirs et les déboires, les quêtes de compensation et les conversions, mais aussi les formes de reproduction au sein des nouvelles générations de jeunes des classes populaires. La menace du chômage, la précarité et le chantage à la docilité qu’elle permet, l’emprise des valeurs consuméristes, ont d’autant plus détérioré leurs capacités de mobilisation que beaucoup se vivent comme « de passage ». Faut-il en conclure qu’à la culture de rébellion de la « génération ouvriérisée » des années 1970 s’opposerait aujourd’hui « l’individualisme négatif » d’une « génération désouvriérisée » ?
La postface de Florence Weber revient sur le tabou du déclassement qui enferme depuis quinze ans les perdants de la mondialisation dans la colère, le retrait et la honte. La croissance des inégalités territoriales s’est aggravée en France depuis la crise économique de 2008, tandis que la course au diplôme sans création d’emplois qualifiés, notamment dans le secteur de la culture, minait la confiance dans l’école, jusque chez les jeunes des classes moyennes sans patrimoine. 

Stéphane BEAUD est sociologue, professeur de science politique à l’Université Paris-Ouest Nanterre, chercheur à l’Institut des sciences sociales du politique (CNRS-Nanterre). Ses recherches portent sur les classes populaires, la démocratisation scolaire, les descendants d’immigrés avec un détour par la sociologie du football. Il a notamment publié, avec M. Pialoux, Retour sur la condition ouvrière (La Découverte-poche, 2011), Violences urbaines, Violence sociale (Fayard, 2003).
Gérard MAUGER est sociologue, directeur de recherche émérite au CNRS, chercheur au Centre européen de sociologie et de science politique (CNRS-Paris I). Ses recherches concernent, pour l’essentiel, les générations et les âges de la vie (jeunesse), les pratiques déviantes et délinquantes, les classes populaires, les pratiques culturelles (lecture) et l’œuvre de Pierre Bourdieu. Il a récemment publié Lectures de Bourdieu (codir. F. Lebaron, Ellipses, 2012), Repères pour résister à l’idéologie dominante (Le Croquant, 2013), Lectures numériques. Une enquête sur les grands lecteurs (avec P. Gaudric et X. Zunigo, Bibliothèque du Centre Pompidou, 2014) et Âges et générations (La Découverte, 2015).
Avec la collaboration de Lorenzo BARRAULT-STELLA, Thomas BEAUBREUIL, Clémentine BERJAUD, Charles BERTHONNEAU, Samuel BOURON, Vincent BURCKEL, Benoît COQUARD, Pierig HUMEAU, Sophie ORANGE, Akim OUALHACI, Ugo PALHETA, Martin THIBAULT.
 


jeudi 2 juin 2016

Sociologie et sociétés, volume 47, N°2, 2015, Trajectoires de consécrations et transformations des champs artistiques, Sous la direction de Wenceslas Lizé et Marian Misdrahi

Sociologie et sociétés, volume 47, N°2, 2015 
Trajectoires de consécrations et transformations des champs artistiques  
Sous la direction de Wenceslas Lizé et Marian  Misdrahi

Présentation de l'éditeur 
Si le problème de la construction de la valeur des biens et de l’excellence des producteurs préoccupe l’ensemble des sciences sociales, il se pose avec une acuité particulière aux sociologues et aux historiens de l’art en raison des propriétés propres aux champs artistiques. C’est à ce problème que s’attaque le présent numéro en centrant l’attention sur les instances d’évaluation et de consécration, les trajectoires des artistes que ces instances peuvent conduire vers la reconnaissance et les transformations des champs artistiques qui affectent leur déroulement. Quels sont les circuits, les étapes, les ressources et les institutions qui, au fil d’un parcours, mènent un artiste à la consécration? Quels sont les mécanismes selon lesquels se construisent progressivement les écarts de notoriété entre les artistes ou entre les œuvres?
Les transformations récentes des champs artistiques n’ont pas fait disparaître les voies traditionnelles de la consécration telles qu’elles s’incarnent dans les figures des pairs, de l’expert, du critique et de l’académie, mais elles en ont fait apparaître de nouvelles — associées aux technologies numériques, par exemple — et ont rendu plus efficientes celles qui sont davantage centrées sur la notoriété médiatique et le succès commercial plutôt que sur la légitimité proprement artistique.
Les démarches des auteurs qui sont réunis ici sont variées mais elles ont en commun d’introduire la temporalité dans l’analyse des champs et de la consécration artistiques. Par la variété des disciplines et des contextes nationaux étudiés, les articles de ce numéro apportent un nouvel éclairage aux épineuses questions, centrales en sociologie, de la construction par nature processuelle de la valeur et de la fabrique des trajectoires au sein d’univers sociaux eux-mêmes en constante recomposition.
 

mercredi 18 mars 2015

Rachid Bouchareb et Martin Thibault (dir.), Des restructurations du travail à l'accompagnement vers l'emploi

Rachid Bouchareb et Martin Thibault (dir.)
Des restructurations du travail à l'accompagnement vers l'emploi
Presses Universitaires du Septentrion
Le regard sociologique
2015

Présentation de l'éditeur
En montrant les dynamiques sociales qui façonnent le travail, compris en tant que rapport social qui dépasse la seule sphère de production qu'est l’entreprise, cet ouvrage collectif a choisi de croiser l’étude des changements dans les milieux de travail et les institutions publiques qui « accompagnent » le retour à l’emploi.
Il met en discussion ces deux domaines de recherche : les rapports sociaux dans le travail et en dehors, afin d’appréhender les similitudes et de définir les statuts et identités sociales des individus. Les injonctions à la responsabilisation comme les processus d’individualisation et la casse des collectifs de travail sont suivis à partir de différentes enquêtes qui entrent en résonance : dans le secteur public comme dans le privé, dans l’industrie comme dans le tertiaire, auprès d’ouvriers comme d’employés, dans les agences pour l’emploi et les cellules de reclassement, en appréhendant les fermetures de sites comme les restructurations internes aux entreprises.
Rachid Bouchareb, Chercheur en sociologie, Université d’Evry Val-d’Essonne et membre du CRESPPA (Centre de recherches sociologiques et politiques de Paris), équipe Genre, Travail, Mobilités. Martin Thibault, enseignant-chercheur en sociologie, Université de Limoges-GRESCO.

lundi 30 juin 2014

L'art social en France: De la Révolution à la Grande Guerre


L'art social en France 
De la Révolution à la Grande Guerre 
Sous la direction de
Neil McWilliam, Catherine Méneux & Julie Ramos
P.U.Rennes
2014

Présentation de l'éditeur
Les vingt-trois essais rassemblés dans cet ouvrage examinent les discours sur l'« art social », leurs origines idéologiques, leurs tensions, ainsi que l'histoire de la notion et le rôle qu'elle a pu jouer dans les pratiques artistiques. Le désir d'intégrer les arts à une transformation radicale des rapports sociaux et économiques inspire les théoriciens politiques, les philosophes et les artistes (en fait, ceux-là bien plus que ceux-ci) depuis l’époque des jacobins jusqu’à celle des anarchistes. Une telle conception devient plus complexe sous la Troisième République où de nouvelles voix, souvent attachées au maintien des hiérarchies existantes, plaident pour une nouvelle version de l’« art social » plus à même de prendre place dans la politique artistique de l’État.
Éminemment polysémique et mouvante, l’idée d’art social pose la question de la fonction de l’art dans une société post-révolutionnaire, industrielle et marchande, et interroge l’autonomie et l’originalité supposées de l’art. Elle a pesé d’un poids déterminant dans l’abolition des hiérarchies, l’extension du concept d’art et le développement de l’éducation populaire, dans des domaines aussi divers que la fête publique, le logement social et les arts du décor, dont le rôle parfois attribué aujourd’hui au designer porte l’héritage. Sans prétendre épuiser la question, ni céder à une vision téléologique de son évolution, les contributions au présent ouvrage permettent de replacer l’idée d’art social dans la longue durée et d’en découvrir les acteurs.











jeudi 27 février 2014

"Pierre Bourdieu en pratiques" 12ème édition, Repenser les classes populaires aujourd’hui, 22-29 Mars 2014


"Pierre Bourdieu en pratiques" 12ème édition
Repenser les classes populaires aujourd’hui
22-29 Mars 2014
 association Pau-SES


Yasmine Siblot :

Faut-il encore parler des classes populaires ?

"La notion de classes populaires est souvent jugée obsolète, mais demeure une catégorie très fréquemment employée dans les discours politiques et médiatiques. Cette intervention propose un retour sur les usages de cette notion en sociologie et sur les enjeux politiques et scientifiques qui y sont attachés. Elle vise à montrer sa pertinence pour caractériser les groupes dominés dans la société contemporaine."
Samedi 29 mars 2014, médiathèque André Labarrère, place Marguerite Laborde à Pau, 15h-18h dans l’auditorium


Martin Thibault :

Une sociologie du monde ouvrier aujourd’hui ou pourquoi rendre visible un groupe invisible ?

"La mort annoncée du monde ouvrier ne doit pas cacher ni la pérennité de cette condition (près du quart de la population active), ni les transformations en cours, notamment dans certaines fractions de la jeunesse. Aussi, il s’agira dans cette présentation de donner des éléments permettant de comprendre comment ce groupe a disparu des représentations sociales, tout en mettant en valeur les multiples mécanismes sociaux l’ayant progressivement déstabilisé (l’allongement de la scolarité, la perte de poids politique, les politiques managériales en entreprise, etc.)"
Vendredi 28 mars 2014, ITS Institut du travail social Pierre Bourdieu, 8 cours Léon Bérard, 64000 Pau14h-17h, amphithéâtre
Samedi 29 mars 2014, médiathèque André Labarrère, place Marguerite Laborde, 64000 Pau, 15h-18h dans l’auditorium


Laurence Espinosa, Abel Kouvouama, Philippe Téchère :

Table ronde : Repenser les classes populaires aujourd’hui, expériences singulières

Samedi 22 mars 2014, médiathèque d’Este, avenue de la Pléiade, 64140 Billère, 15h-18h dans l’amphithéâtre


Abel Kouvouama, Laurent Bruneau, Pierre Colat-Parros, Sami Bouri :

Conférence : repenser les classes populaires dans la mondialisation

Jeudi 27 mars 2014, UPPA Université de Pau et des Pays de l’Adour, avenue de l’ Université, 64000 Pau, 17h-20h dans l’amphithéâtre 2 UFR des Lettres.


(source: association Pau-SES)


mercredi 24 juillet 2013

écouter: Martin Thibault, Ouvriers malgré tout



écouter: Martin Thibault, Ouvriers malgré tout, Cours & Travaux, Raisons d'agir, 2013
Turbulences par Patrick Nivolle et Kevin Sonsa Kini, 28 juin 2013
Martin Thibault
Ouvriers malgré tout
Enquête sur les ateliers de maintenance des trains de la Régie autonome des transports parisiens 
Préface d'Olivier Schwartz
Cours &Travaux
Raisons d'agir
2013

Présentation de l'éditeur
La mort annoncée du monde ouvrier ne doit pas cacher ni la pérennité de cette condition (près du quart de la population active), ni les transformations en cours, notamment dans certaines fractions de la jeunesse. Invisibles, délaissés politiquement, les ouvriers ne semblent plus capables de faire entendre leur voix. Pourtant, un ouvrier sur quatre a aujourd’hui entre 15 et 29 ans et, si les travaux sur les générations antérieures ont été nombreux, la jeunesse ouvrière semble d’autant plus invisible aujourd’hui qu’elle est peu explorée. L’enquête ethnographique présentée dans cet ouvrage, et qui a été menée pendant huit ans sur de jeunes ouvriers de la maintenance des trains à la RATP, entend donner à voir un univers social peu visible à trois titres : le monde ouvrier déjà, celui du public ensuite, la jeunesse ouvrière enfin. Elle nous amène à suivre des trajectoires de jeunes, de leur sortie de l’école à leur insertion dans le monde du travail, de leur quotidien dans l’atelier à leurs activités en dehors, de leurs acceptations des contraintes managériales à de nouvelles formes de résistances au travail...
Ainsi, ce livre se propose de répondre à trois questions : Qu’est-ce qu’être un jeune ouvrier et comment ces jeunes vivent-ils cette condition ? En quoi cette génération apparaît-elle distante de celle qui la précède ? En quoi la perméabilité aux normes managériales du secteur privé tend à remettre en cause la « particularité » de ces ouvriers de la RATP et une certaine idée du service public ?
 

jeudi 13 juin 2013

Martin Thibault, Ouvriers malgré tout - Enquête sur les ateliers de maintenance des trains de la Régie autonome des transports parisiens

Martin Thibault
Ouvriers malgré tout
Enquête sur les ateliers de maintenance des trains de la Régie autonome des transports parisiens 
Préface d'Olivier Schwartz
Cours & Travaux
Raisons d'agir
2013

Présentation de l'éditeur
La mort annoncée du monde ouvrier ne doit pas cacher ni la pérennité de cette condition (près du quart de la population active), ni les transformations en cours, notamment dans certaines fractions de la jeunesse. Invisibles, délaissés politiquement, les ouvriers ne semblent plus capables de faire entendre leur voix. Pourtant, un ouvrier sur quatre a aujourd’hui entre 15 et 29 ans et, si les travaux sur les générations antérieures ont été nombreux, la jeunesse ouvrière semble d’autant plus invisible aujourd’hui qu’elle est peu explorée. L’enquête ethnographique présentée dans cet ouvrage, et qui a été menée pendant huit ans sur de jeunes ouvriers de la maintenance des trains à la RATP, entend donner à voir un univers social peu visible à trois titres : le monde ouvrier déjà, celui du public ensuite, la jeunesse ouvrière enfin. Elle nous amène à suivre des trajectoires de jeunes, de leur sortie de l’école à leur insertion dans le monde du travail, de leur quotidien dans l’atelier à leurs activités en dehors, de leurs acceptations des contraintes managériales à de nouvelles formes de résistances au travail...
Ainsi, ce livre se propose de répondre à trois questions : Qu’est-ce qu’être un jeune ouvrier et comment ces jeunes vivent-ils cette condition ? En quoi cette génération apparaît-elle distante de celle qui la précède ? En quoi la perméabilité aux normes managériales du secteur privé tend à remettre en cause la « particularité » de ces ouvriers de la RATP et une certaine idée du service public ?
 

samedi 21 avril 2012

en poche: Edward P. Thompson, La formation de la classe ouvrière anglaise + entretien avec Miguel Abensour et François Jarrige

Edward P. Thompson
La formation de la classe ouvrière anglaise
Traduit de l´anglais par Gilles Dauvé, Mireille Golaszewski et Marie-Noëlle Thibault
Préface de François Jarrige 
Points
2012

Présentation de l'éditeur
En France, peu d'historiens ont joué un rôle politique et intellectuel équivalent à celui qu'a tenu Edward Palmer Thompson en Grande-Bretagne et, plus largement, dans le monde.
Peu de livres ont exercé une influence aussi profonde sur l'écriture de l'histoire contemporaine que cette somme publiée une première fois en anglais en 1963, traduite en français vingt-cinq ans plus tard. Ce livre foisonnant et engagé, d'une richesse exceptionnelle, qui tente de tisser ensemble de multiples fils afin de restituer l'expérience vécue par les contemporains de la " révolution industrielle " demeure d'une extraordinaire actualité.
Comme l'écrit Thompson lui-même dans sa préface : " Certaines causes perdues de la révolution industrielle peuvent nous éclairer sur des plaies sociales encore ouvertes aujourd'hui. " En restituant la vie des pauvres tisserands à bras, des artisans " utopistes " et radicaux, des luddistes brisant les machines, en s'efforçant de les " sauver de l'immense condescendance de la postérité ", Thompson a écrit un chapitre décisif de notre passé.
Près de cinquante ans après, la lecture de ce grand livre peut encore nous aider à nous orienter face aux bouleversements et aux incertitudes du présent. 
Edward P Thompson (1923-1993), historien britannique, spécialiste de l'histoire sociale et culturelle du Royaume-Uni, et en particulier du mouvement ouvrier.
 + entretien avec Miguel Abensour et François Jarrige
par Julie Clarini, Le Monde des livres,| 05.04.2012