« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ». Pierre Bourdieu (1992)
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dimanche 6 décembre 2015

Le Symbolique et le Social. La réception internationale de la pensée de Pierre Bourdieu, Sous la direction de Jacques Dubois, Pascal Durand, Yves Winkin (Nouvelle édition avec mise à jour de l'introduction)

Le Symbolique et le Social
La réception internationale de la pensée de Pierre Bourdieu
Sous la direction de
Jacques Dubois, Pascal Durand, Yves Winkin
 (Nouvelle édition avec mise à jour de l'introduction)
P.U.Liège
Situations
2015

Présentation de l'éditeur
La catégorie du symbolique joue un rôle central dans la pensée de Pierre Bourdieu. Elle a pourtant a été assez peu théorisée en tant que telle, alors que d’autres notions clés, comme celles d’habitus ou de champ, ont fait l’objet de reprises méthodiques et de commentaires minutieux. C’est à combler cette lacune que l’on s’emploie dans le présent ouvrage, en faisant valoir que le symbolique concentre la démarche du sociologue dans ce qu’elle a de plus singulier.
Sociologues, philosophes, théoriciens du langage, spécialistes de la littérature ou des médias, les auteurs réunis ici procèdent à cette réévaluation sous trois aspects, qui correspondent à autant de champs de réflexion : anthropologie, culture et politique. Au-delà, c’est du rayonnement international de l’oeuvre de Pierre Bourdieu qu’il s’agit de témoigner, et aussi de la diversité des objets qu’une même discipline de pensée continue de prendre en
compte : de la gastronomie à la photographie, des littératures périphériques à l’art d’avantgarde, des politiques de contrôle social aux pratiques journalistiques.
Le présent volume constitue une nouvelle édition des Actes du colloque qui s’est tenu au Centre Culturel International de Cerisy du 12 au 19 juillet 2001 avec la participation du sociologue, dont l’intervention est recueillie au sommaire. L’introduction générale en a été mise à jour afin de faire place aux développements apportés par celui-ci au concept de symbolique dans ses cours au Collège de France sur la genèse de l’État, publiés entre-temps. L’épilogue de l’ouvrage est assuré par l’écrivain Annie Ernaux.

Note liminaire
Jacques Dubois, Pascal Durand, Yves Winkin – Le symbolique est le social
Première partie : Refondations
Tassadit Yacine – Bourdieu et l'Algérie ;
Yves Winkin – Portrait du photographe et jeune antropologue ;
Bridget Fowler – La photographie et l'esthétisme aristocratique ;
Cornelia Bohn – Les conséquences réelles de l'auto-illusionnement ;
Jean-Marie Klinkenberg – De la sociolinguistique à l'action linguistique ;
Priscilla P. Ferguson – L'ostentation culinaire. Naissance du champ gastronomique ;
José Sérgio Leite Lopes – Le rôle de Bourdieu dans le renouveau des enquêtes ethnologiques et sociologiques au Brésil.
Deuxième partie : Champs culturels et formes symboliques
Constante Baethge – Une littérature sans littéralité. Pour une autonomie de l'œuvre d'art ;
Anthony Glinoer – Enfances du champ littéraire français : à propos de l'époque romantique ;
Pascal Durand – Les ruses de l'illusion : le cas Mallarmé ;
Wolfgang Asholt – La notion d’avant-garde dans les Règles de l’art ;
Benoît Denis – La littérature francophone de Belgique. Périphérie et autonomie ;
Jérôme Meizoz – Pierre Bourdieu et la question de la forme. Vers une sociologie du style ;
Paul Dirkx – Réception et récepteur des Règles de l’art ;
Johan Heilbron – Innovation institutionnelle et transmission artistique ;
Michael Grenfell – Balises pour une morphologie sociale de l’art contemporain en Grande-Bretagne.
Troisième partie : Champ politique et politique de la science
Craig Calhoun – Centralité du social et possibilité de la politique ;
Teresa Orozco – La réception de Hannah Arendt en Allemagne et ses enjeux ;
Luc van Campenhoudt – La dimension symbolique des politiques de sécurité ;
Geoffrey Geuens – Logique de champs et habitus journalistique ;
Wolfgang Settekorn – Du sport à l’économie. Les constituants d’un cercle enchanté ;
Philippe Fritsch – Les vétérinaires dans le champ du pouvoir ;
Nikos Panayotopoulos – La sociologie de Bourdieu : une théorie comme praxis et non comme logos ;
Pierre Bourdieu – « Secouez un peu vos structures ! ».
Épilogue
Annie Ernaux – Raisons d’écrire


vendredi 2 décembre 2011

Geoffrey Geuens, Les vieilles élites de la nouvelle économie

Geoffrey Geuens
Les vieilles élites de la nouvelle économie
Puf
2011


Présentation de l'éditeur
La révolution numérique n’a pas eu lieu. Censés dynamiter les structures économiques et politiques traditionnelles, les « nouveaux médias » et les TIC témoignent au contraire de la reconduction, sinon de la consolidation, des logiques sociales et nationales de pouvoir associées aux vieux capitalismes. À l’heure où seuls résonnent les termes de « flux informationnels », de « mouvements volatiles de capitaux » et de « marchés financiers désincarnés », c’est l’économie du virtuel, paradoxe s’il en est, qui démontre toute l’importance des réseaux d’affaires, de pouvoir et de sociabilité réels bien à l’œuvre dans un univers supposé fonctionner, pourtant, sur la base de la seule rationalité marchande.
Enquête de longue haleine au cœur des conseils d’administration des plus puissants groupes internationaux du multimédia et des TIC, Les vieilles élites de la nouvelle économie révèle à quel point pèse sur les « vieilles » élites des « nouveaux médias » l’héritage d’une économie qui, jamais, ne s’est affranchie des États-nations, du politique et des dynasties d’affaires.

Maître de conférences au département des Arts et sciences de la communication de l’Université de Liège, Geoffrey Geuens est l’auteur de La finance imaginaire (Éditions Aden, 2011), de Tous pouvoirs confondus. État, capital et médias à l’ère de la mondialisation (EPO, 2003)&shy et de L’information sous contrôle. Médias et pouvoir économique en Belgique (Labor/Espace de libertés, 2002).

vendredi 14 octobre 2011

Geoffrey Geuens, La finance imaginaire Anatomie du capitalisme : des « marchés financiers » à l'oligarchie




















Geoffrey Geuens 
La finance imaginaire 
Anatomie du capitalisme : des « marchés financiers » à l'oligarchie 
éditions Aden
2011

Présentation de l'éditeur 
Figure imposée de la communication politique, la dénonciation des excès du capitalisme sauvage – aussi virulente qu'inoffensive – a duré le temps nécessaire à la recapitalisation des banques. Les responsables et intellectuels dominants des puissances occidentales l'avaient, pourtant, répété à qui voulait l'entendre : l'État allait reprendre la main sur la finance et contrôler les banquiers. Voilà pour les slogans de campagne. Sur le terrain, le capitalisme réel voit les plus grands noms de la politique internationale – qu'ils soient démocrates ou républicains, travaillistes ou conservateurs, socialistes ou libéraux – siéger dans les conseils d'administration de trusts et hedge funds assimilant l'économie à un portefeuille géant d'actifs. Quant aux spéculateurs d'hier, dénoncés il y a peu encore pour leur cupidité et leur irresponsabilité, ils ont déjà été réinstallés par les pouvoirs publics à la tête de commissions de sages prônant une meilleure gouvernance de la finance... Étude détaillée de l'oligarchie financière et analyse serrée du discours social, La finance imaginaire, véritable Who's Who, rompt avec l'image désincarnée des marchés financiers que relaient, jour après jour, les penseurs de la doxa, et qui est bien faite, consciemment ou non, pour laisser impensés les véritables bénéficiaires des mesures de crise et politiques d'austérité à venir. 
Chargé de cours au département Arts et Sciences de la communication de l'Université de Liège, Geoffrey Geuens a publié plusieurs ouvrages parmi lesquels Tous pouvoirs confondus (EPO, 2002) et Les vieilles élites de la nouvelle économie (Presses universitaires de France, 2011).