« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mercredi 27 janvier 2016

Bourdieu / Foucault : un rendez-vous mancato? Convegno Internazionale – Napoli, 1-2 marzo 2016

Bourdieu / Foucault :

un rendez-vous mancato?

Convegno Internazionale – Napoli, 1-2 marzo 2016


Présentation des organisateurs
Pierre Bourdieu et Michel Foucault ont été tous les deux considérés comme des penseurs “hérétiques” et ont également enseigné au Collège de France. Cependant, leurs parcours se sont toujours déroulés sur des binaires parallèles, sans jamais se croiser véritablement, sauf à l’occasion de leur engagement pour Solidarnosc. Il s’agit pour autant d’un rapport qu’on pourrait, en un certain sens, qualifier du même titre de la pétition qu’ils signent ensemble à cette époque : “Les rendez-vous manqués“. Si Bourdieu, notamment après la mort de Foucault, n’a guère cessé de basculer entre une incompréhension de sa perspective théorique et politique et nombreuses attestations d’affinité soucieuses sans doute de relancer un dialogue trop soudain interrompu, Foucault, de son côté, quitte à lui reconnaître d’avoir été (avec Robert Castel et Jean-Claude Passeron) un des héritiers de Georges Canguilhem dans le domaine de la sociologie, lui a réservé un silence presque total, ce qui, même aujourd’hui, continue à poser problème à maints chercheurs.
Pourtant, malgré l’étrangeté de leur rapport personnel et la diversité des leurs perspectives, ces deux penseurs ont déployé leurs réflexions à l’intérieur de champs de problématisation théorique et historico-politique le plus souvent très proches, sinon parfois communs: de l’importance accordée aux pratiques à la imbrication du pouvoir et du discours ; du quadrillage et de la classification à la question de la subjectivation ; de la conception de l’intellectuel et de la critique à l’engagement dans des luttes sociales. Il s’agit de questions et d’attitudes éthico-politiques et scientifiques qui les rapprochent davantage que les critiques de l’un ou le silence de l’autre ne les séparent. Même si, quelques rares exceptions mises à part, le rapport de Foucault à la sociologie ainsi que celui de Bourdieu à la philosophie ont fait souvent tous les deux l’objet d’un même réductionnisme, dans ces dernières années, lorsque l’édition des cours de Foucault au Collège de France se termine alors que celle des cours de Bourdieu se poursuit assez régulièrement, ces matériaux nous restituent une conscience plus aigue de l’héritage complexe légué par ces deux figures majeures de la pensée critique du XXe siècle. Cette situation invoque une responsabilité à la fois scientifique et politique qui n’était encore possible mettre en avant auparavant.
L’ambition de ce colloque est en ce sens double, s’agissant, d’un côté, de pointer sur l’ouverture d’un espace inédit de rapprochement entre Bourdieu et Foucault, et de l’autre, de contribuer à son exploration à travers une mise en parallèle articulée et critique de leurs pensées à partir d’une multiplicité d’angles d’attaque qui traversent et débordent des champs de savoir encadrés par des identités disciplinaires rigides ou des cadres méthodologiques figés : de la question du rapport à l’État, le néolibéralisme et le “capital humain” à l’éventuelle complémentarité entre l’analyse généalogique et une sociologie de la classification ; de la reproduction à travers l’enseignement à l’usage critique de la parole de Bourdieu et de Foucault à l’intérieur de leurs discours dans le champ académique ; d’une mise en parallèle des formes d’assujettissement de l’habitus et de la discipline au rapprochement possible entre la généalogie foucaldienne de la sexualité et les recherches sur la domination masculine de Bourdieu ; de la problématisation du sujet de la critique à la forme sociographique de l’engagement intellectuel et politique. Pour réaliser cette tâche, la liste des intervenants à ce colloque se compose de chercheurs qui se sont occupés aussi bien de Bourdieu que de Foucault et qui sont donc en mesure de saisir autant les éléments d’une complémentarité possible que les traces d’une différence peut-être irréductible.

Programme

(Source:  https://bourdieufoucault.wordpress.com/)

 

samedi 28 mars 2015

Michel Foucault, Qu’est-ce que la critique? Suivie de La culture de soi

Michel Foucault 
Qu’est-ce que la critique? 
Suivie de
La culture de soi
Vrin
2015

Présentation de l'éditeur
Édition établie par H.-P. Fruchaud et D. Lorenzini
Introduction et apparat critique par D. Lorenzini et A.I. Davidson
Le 27 mai 1978, Michel Foucault prononce devant la Société française de Philosophie une conférence où il inscrit sa démarche dans la perspective ouverte par l’article de Kant Qu’est-ce que les Lumières? (1784), et définit la critique, de manière frappante, comme une attitude éthico-politique consistant dans l’art de n’être pas tellement gouverné. Ce volume en présente pour la première fois l’édition critique.
Il présente également la traduction d’une conférence inédite intitulée La culture de soi, prononcée à l’Université de Californie à Berkeley le 12 avril 1983. C’est le seul moment où, en définissant son travail comme une ontologie historique de nous-mêmes, Foucault établit un lien significatif entre ses réflexions sur l’Aufklärung et ses analyses de l’Antiquité gréco-romaine. Au cours du même séjour en Californie, Foucault participe aussi à trois débats publics où il est amené à revenir sur plusieurs aspects de son parcours philosophique, et dont on trouvera les textes à la suite de la conférence.

mercredi 24 avril 2013

Colloque international “Foucault/Wittgenstein. Subjectivité et politique” (7 et 8 juin 2013)


Colloque international “Foucault/Wittgenstein. Subjectivité et politique” (7 et 8 juin 2013)

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
EA 3562 Philosophies Contemporaines
En collaboration avec l’EA 4395 LIS (Université Paris-Est Créteil) et avec mf (materiali foucaultiani)

Vendredi 7 juin 2013

9h30 – Accueil et introduction par Sandra Laugier
9h45 – Présentation du colloque par Pascale Gillot et Daniele Lorenzini

Matinée - Présidence : Pascale Gillot (PhiCo/EXeCO, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

10h00 – Arnold I. Davidson (University of Chicago/Università Ca’Foscari Venezia) - Ouverture
10h15 – Judith Revel (PhiCo/EXeCO, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne): “Le soi, l’autre et le « nous » à partir de Foucault et Wittgenstein”
11h00 – Pause
11h15 – Piergiorgio Donatelli (Sapienza Università di Roma): “Wittgenstein and Foucault on ethics and subjectivity”
12h00 – Élise Marrou (PhiCo/EXeCO, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne): “Retour au sol raboteux des pratiques : le statut de la déviance, de Foucault à Wittgenstein”

Après-midi - Présidence : Frédéric Gros (LIS, Université Paris-Est Créteil)

14h45 – Matteo Vagelli (Fondazione Collegio San Carlo, Modena/Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne): “Wittgenstein après Foucault : Discours, Style et Grammaire dans la formation du sujet”
15h30 – James Williams (University of Dundee) Subjectivity, time and signs in Foucault and Wittgenstein
16h15 – Pause
16h30 – “Pour une philosophie analytique de la politique” - table ronde présidée par Arnold I. Davidson, avec:
Sandra Laugier (PhiCo/EXeCO, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) Daniele Lorenzini (LIS, Université Paris-Est Créteil/Sapienza Università di Roma)

Samedi 8 jun 2013

9h30 – Accueil des participants

Matinée - Présidence : Daniele Lorenzini (LIS, Université Paris-Est Créteil/Sapienza Università di Roma)

9h45 – Laura Cremonesi (Università degli Studi di Pisa): “À partir de Foucault et Wittgenstein : un renouvellement de la pratique éthique est-il possible ?”
10h30 – Orazio Irrera (Université Paris Diderot-Paris 7): “Work on philosophy is really more a work on oneself ”. Le travail de soi sur soi chez Foucault et Wittgenstein”
11h15 – Pause
11h30 – Marc Pavlopoulos (PhiCo/EXeCO, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne): “Souci de soi et pratiques de subjectivation : Foucault, Wittgenstein, Descombes”
12h15 – Pierre Fasula (PhiCo/EXeCO, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) La critique wittgensteinienne de Foucault par Vincent Descombes

Après-midi - Présidence : Jean-François Braunstein (PhiCo/EXeCO, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

14h45 – Pascale Gillot (PhiCo/EXeCO, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne): “Foucault / Wittgenstein : une subjectivité sans sujet ?”
15h30 – Elisabetta Basso (Innovationszentrum Wissensforschung, Technische Universität Berlin): “La psychologie comme « champ des décisions » : déclinations et enjeux de l’antipsychologisme chez Foucault”
16h15 – Pause
16h30 – Sabine Plaud (PhiCo/EXeCO, PSL Research University): “Le gouvernement, les savants et la tribu sans âme : peut-on penser une forme de vie pour des automates ? (Wittgenstein, RPP1, §96)”
17h15 – Discussion générale

Contacts : Daniele Lorenzini (d.lorenzini@sns.it), Pascale Gillot (gillot.pascale@wanadoo.fr

Date: 7 et 8 juin 2013.
Lieu: Paris 1, UFR de philosophie, 17, rue de la Sorbonne, salle Cavaillès (escalier C, 1er étage, droite).

(Source: EXeCO)