« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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vendredi 17 septembre 2021

en ligne: Bourdieu et les disciplines, Sous la direction de Stéphane Dufoix & Christian Laval

 

Bourdieu et les disciplines
Sous la direction de Stéphane Dufoix & Christian Laval
  P.U.Paris Nanterre
  Philosophie et sciences sociales
2018
Publication sur OpenEdition Books : 01 septembre 2021
 
Sommaire
 
Stéphane Dufoix et Christian Laval
Introduction : la sociologie comme science sociale
 
 
 


 

 

 

samedi 6 octobre 2018

Bourdieu et les disciplines, Sous la direction de Stéphane Dufoix & Christian Laval

 
Bourdieu et les disciplines
Sous la direction de Stéphane Dufoix & Christian Laval
  P.U.Paris Nanterre
 Le social et le politique
2018 
Disponible le 20 octobre
 
 
 
Présentation de l'éditeur
 Le présent ouvrage, qui est issu d'un séminaire du Laboratoire Sophiapol de l'université de Nanterre, s’attache aux rapports de Pierre Bourdieu à plusieurs espaces académiques (philosophie, économie, histoire, psychologie, histoire de l’art, sociologie) sans perdre de vue la question complexe de la réception de ses travaux par les chercheurs de ces différentes disciplines. Sans prétention aucune à l’exhaustivité, il tente de rendre compte de la complexité d’une trajectoire académique singulière qui, dès le début des années 1960, a entamé un dialogue souvent conflictuel avec les traditions disciplinaires existantes.


Sommaire

Première partie : Pierre Bourdieu et les disciplines
Chapitre 1
Claude Gautier : Sociologie et philosophie chez Pierre Bourdieu : l'exemple de la critique de l'intellectualisme
Chapitre 2
Hervé Oulc'hen : Bourdieu et l'économie
Chapitre 3
Stéphane Dufoix : Le motif dans le tapis. L'histoire dans le travail de Pierre Bourdieu
Chapitre 4
Claire Pagès : Bourdieu et la « psychologie des profondeurs
Chapitre 5
Barbara Carnevali : Bourdieu et l’esthétique
Deuxième partie : Pierre Bourdieu et la sociologie
Chapitre 6
Pierre Clément : Pierre Bourdieu et la sociologie de l’éducation
Chapitre 7
Monique de Saint Martin : Pierre Bourdieu, et les enquêtes en sociologie de l’éducation
Chapitre 8
Alain Quemin : Pierre Bourdieu, la sociologie de l’art et de la culture... et les sociologues du domaine
Chapitre 9
Frédéric Lebaron : Pierre Bourdieu et les dynamiques du champ du pouvoir
Chapitre 10
Franck Poupeau : Pierre Bourdieu et l’impensé de l’État colonial
 
 
 
 
 
 

jeudi 1 mars 2018

audio: Christian Laval, Bourdieu, Foucault et la question néolibérale



audio: Christian Laval, Bourdieu, Foucault et la question néolibérale 
La Grande table (2ème partie) par Raphaël Bourgois, le 28.02.2018

 
Christian Laval
Bourdieu, Foucault et la question néolibérale
La Découverte
2018


Présentation de l'éditeur
Deux des intellectuels français parmi les plus importants de la seconde moitié du XXe siècle, Michel Foucault et Pierre Bourdieu, ont choisi de caractériser – le premier à la fin des années 1970, le second dans les années 1990 – le moment historique qu’ils traversaient par le même concept : « néolibéralisme ». Pour autant, leurs parcours théoriques et leurs styles de recherche se sont révélés très différents et, surtout, ils ont l’un et l’autre laissé inachevés leurs travaux sur cette question, rendant cet ouvrage, véritable enquête sur leurs enquêtes, indispensable.
La grande force de ce livre est de faire comprendre, dans une démarche à la fois politique et pédagogique, l’originalité et la cohérence de chacune d’elles, sans oublier leurs points aveugles et leurs limites. L’ouvrage montre en quoi Foucault et Bourdieu éclairent de façon à la fois différente et complémentaire ce qu’est le néolibéralisme.
Et comme celui-ci se prolonge d’une manière à la fois plus manifeste, plus radicale et plus violente, leurs analyses s’avèrent incontournables pour comprendre le mode de pouvoir actuel et pour rouvrir la question : quelle nouvelle politique faut-il inventer pour mener ce combat central du XXIe siècle ?  
Christian Laval est professeur de sociologie à l'université Paris-Ouest Nanterre-La Défense et a publiéL’Homme économique. Essai sur les racines du néolibéralisme (Gallimard, « NRF essais », 2007). Il est l'auteur, avec Pierre Dardot et El Mouhoub Mouhoud, de Sauver Marx ? Empire, multitude, travail immatériel (La Découverte, 2007). Depuis 2004, il anime avec Pierre Dardot, le groupe d’études et de recherche « Question Marx » qui entend contribuer au renouvellement de la pensée critique.
 
 

mercredi 27 janvier 2016

Bourdieu / Foucault : un rendez-vous mancato? Convegno Internazionale – Napoli, 1-2 marzo 2016

Bourdieu / Foucault :

un rendez-vous mancato?

Convegno Internazionale – Napoli, 1-2 marzo 2016


Présentation des organisateurs
Pierre Bourdieu et Michel Foucault ont été tous les deux considérés comme des penseurs “hérétiques” et ont également enseigné au Collège de France. Cependant, leurs parcours se sont toujours déroulés sur des binaires parallèles, sans jamais se croiser véritablement, sauf à l’occasion de leur engagement pour Solidarnosc. Il s’agit pour autant d’un rapport qu’on pourrait, en un certain sens, qualifier du même titre de la pétition qu’ils signent ensemble à cette époque : “Les rendez-vous manqués“. Si Bourdieu, notamment après la mort de Foucault, n’a guère cessé de basculer entre une incompréhension de sa perspective théorique et politique et nombreuses attestations d’affinité soucieuses sans doute de relancer un dialogue trop soudain interrompu, Foucault, de son côté, quitte à lui reconnaître d’avoir été (avec Robert Castel et Jean-Claude Passeron) un des héritiers de Georges Canguilhem dans le domaine de la sociologie, lui a réservé un silence presque total, ce qui, même aujourd’hui, continue à poser problème à maints chercheurs.
Pourtant, malgré l’étrangeté de leur rapport personnel et la diversité des leurs perspectives, ces deux penseurs ont déployé leurs réflexions à l’intérieur de champs de problématisation théorique et historico-politique le plus souvent très proches, sinon parfois communs: de l’importance accordée aux pratiques à la imbrication du pouvoir et du discours ; du quadrillage et de la classification à la question de la subjectivation ; de la conception de l’intellectuel et de la critique à l’engagement dans des luttes sociales. Il s’agit de questions et d’attitudes éthico-politiques et scientifiques qui les rapprochent davantage que les critiques de l’un ou le silence de l’autre ne les séparent. Même si, quelques rares exceptions mises à part, le rapport de Foucault à la sociologie ainsi que celui de Bourdieu à la philosophie ont fait souvent tous les deux l’objet d’un même réductionnisme, dans ces dernières années, lorsque l’édition des cours de Foucault au Collège de France se termine alors que celle des cours de Bourdieu se poursuit assez régulièrement, ces matériaux nous restituent une conscience plus aigue de l’héritage complexe légué par ces deux figures majeures de la pensée critique du XXe siècle. Cette situation invoque une responsabilité à la fois scientifique et politique qui n’était encore possible mettre en avant auparavant.
L’ambition de ce colloque est en ce sens double, s’agissant, d’un côté, de pointer sur l’ouverture d’un espace inédit de rapprochement entre Bourdieu et Foucault, et de l’autre, de contribuer à son exploration à travers une mise en parallèle articulée et critique de leurs pensées à partir d’une multiplicité d’angles d’attaque qui traversent et débordent des champs de savoir encadrés par des identités disciplinaires rigides ou des cadres méthodologiques figés : de la question du rapport à l’État, le néolibéralisme et le “capital humain” à l’éventuelle complémentarité entre l’analyse généalogique et une sociologie de la classification ; de la reproduction à travers l’enseignement à l’usage critique de la parole de Bourdieu et de Foucault à l’intérieur de leurs discours dans le champ académique ; d’une mise en parallèle des formes d’assujettissement de l’habitus et de la discipline au rapprochement possible entre la généalogie foucaldienne de la sexualité et les recherches sur la domination masculine de Bourdieu ; de la problématisation du sujet de la critique à la forme sociographique de l’engagement intellectuel et politique. Pour réaliser cette tâche, la liste des intervenants à ce colloque se compose de chercheurs qui se sont occupés aussi bien de Bourdieu que de Foucault et qui sont donc en mesure de saisir autant les éléments d’une complémentarité possible que les traces d’une différence peut-être irréductible.

Programme

(Source:  https://bourdieufoucault.wordpress.com/)

 

mardi 1 avril 2014

écouter: Christian Laval, Commun. Essai sur la révolution au XXIe siècle

écouter: Christian Laval, Commun. Essai sur la révolution au XXIe siècle
Parenthèse par Laurence Luret, 30.03.2014
Pierre Dardot
Christian Laval
Commun
Essai sur la révolution au XXIe siècle
La Découverte
2014

Présentation de l'éditeur
Partout dans le monde, des mouvements contestent l'appropriation par une petite oligarchie des ressources naturelles, des espaces et des services publics, des connaissances et des réseaux de communication. Ces luttes élèvent toutes une même exigence, reposent toutes sur un même principe : le commun.
Pierre Dardot et Christian Laval montrent pourquoi ce principe s'impose aujourd'hui comme le terme central de l'alternative politique pour le XXIe siècle : il noue la lutte anticapitaliste et l'écologie politique par la revendication des « communs » contre les nouvelles formes d'appropriation privée et étatique ; il articule les luttes pratiques aux recherches sur le gouvernement collectif des ressources naturelles ou informationnelles ; il désigne des formes démocratiques nouvelles qui ambitionnent de prendre la relève de la représentation politique et du monopole des partis.
Cette émergence du commun dans l'action appelle un travail de clarifi cation dans la pensée. Le sens actuel du commun se distingue des nombreux usages passés de cette notion, qu'ils soient philosophiques, juridiques ou théologiques : bien suprême de la cité, universalité d'essence, propriété inhérente à certaines choses, quand ce n'est pas la fin poursuivie par la création divine. Mais il est un autre fil qui rattache le commun, non à l'essence des hommes ou à la nature des choses, mais à l'activité des hommes eux-mêmes : seule une pratique de mise en commun peut décider de ce qui est « commun », réserver certaines choses à l'usage commun, produire les règles capables d'obliger les hommes. En ce sens, le commun appelle à une nouvelle institution de la société par elle-même : une révolution. 
Pierre Dardot, philosophe et enseignant, poursuit des recherches sur Marx et Hegel.
Christian Laval est sociologue et a publié L’Homme économique. Essai sur les racines du néolibéralisme (Gallimard, « NRF essais », 2007). Tous deux sont les auteurs, avec El Mouhoub Mouhoud, de Sauver Marx ? Empire, multitude, travail immatériel (La Découverte, 2007). Depuis 2004, ils animent le groupe d’études et de recherche « Question Marx » qui entend contribuer au renouvellement de la pensée critique.


lundi 20 mai 2013

Journée d’études: Pierre Bourdieu et la sociologie, Université Paris Ouest, 8 juin 2013


                                                   
Pierre Bourdieu et la sociologie

             Journée d’études Sophiapol (Université Paris Ouest Nanterre)
  
Organisée par Philippe Combessie, Stéphane Dufoix, Christian Laval et Christian Lazzeri


Samedi 8 juin 2013
Université Paris Ouest
Bâtiment B, salle des conférences 
L’entrée est ouverte à tous et à toutes 


9h30 – 12h30

Président de séance : Christian Laval

Monique de Saint Martin (EHESS, IRIS) : Pierre Bourdieu et la sociologie de l’éducation et de la culture
Luc Boltanski (EHESS, GSPM) : La sociologie critique et les classes sociales
François Héran (INED), La doctrine et le terrain : remarques critiques sur les pratiques de recherche de Bourdieu

14h – 16h

Président de séance : Philippe Combessie

Frédéric Lebaron (Université d’Amiens, CURAPP) : Les dynamiques des champs du pouvoir
Alain Quemin (Université Paris 8, Institut d’études européennes) : Pierre Bourdieu et la sociologie de l’art et de la culture : apport théorique et rôle institutionnel

16h30 – 18h

Table ronde “Jeunes chercheurs” animée par Stéphane Dufoix

Karim Fertikh (post-doctorant, EHESS, Centre Georg Simmel)
Mathieu Hauchecorne (post-doctorant, UVSQ, laboratoire Printemps)
Anne Jourdain (docteure en sociologie, Université d’Amiens, CURAPP)
Sidonie Naulin (docteure en sociologie, Université Paris-Sorbonne, GEMASS)
Arnaud Saint-Martin (chargé de recherche au CNRS, UVSQ, laboratoire Printemps)







(source: Sophiapol)

mardi 27 mars 2012

écouter: séminaire Avis de recherche ! La gouvernementalité socialiste


Avis de recherche !
La gouvernementalité socialiste
  
Les soirées-débats du Lieu-Dit (19h-21h)
6 rue Sorbier 75020 Paris – 01.40.33.26.29
Accès : 
métro Ménilmontant (ligne 2) ou Gambetta (ligne 3) ; 
bus n°96  
CONTACTS :
Isabelle Bruno izabruno@gmail.com
Arnault Skornicki askornicki@yahoo.fr


Avis de recherche !
La gouvernementalité socialiste
Dans une formule provocatrice, Michel Foucault estimait « qu’il n’y a pas de gouvernementalité socialiste autonome » ; il en concluait que cette gouvernementalité, « il faut l’inventer ». Y a-t-il un art socialiste de gouverner? Comment penser ensemble l’émancipation socialiste et les impératifs de l’organisation? Le socialisme ne signifie-t-il pas, par essence, l’extinction de la politique et des rapports de pouvoir? Ou, à l’inverse, la tradition socialiste, de la Commune de Paris à Porto Alegre, de Flora Tristan à Evo Morales, n’est-elle pas riche de réflexions et pratiques autour de nouvelles manières de conduire les hommes – jusque dans ses échecs les plus notables?
Réinterroger la réalité et la possibilité d’une politique du socialisme qui ne soient ni celle de la bureaucratie d’État ni celle d’un libéralisme tempéré, telle est l’ambition de ce séminaire qui se tiendra au Lieu-Dit, de janvier à juin 2012. Avec des historiens, sociologues, militants, philosophes ou économistes, le public est invité à échanger librement sur les questions suivantes : une gouvernementalité socialiste est-elle possible? Et si oui, à quoi pourrait-elle bien ressembler?
Au-delà de la campagne électorale qui battra son plein, dans un contexte de crise globale historique et de renouvellement des formes de mobilisation sociale, ces soirées-débats seront l’occasion d’aller plus loin que la critique du néolibéralisme, en (re)découvrant collectivement les réalités et les virtualités du socialisme et de sa politique.

écouter:

mardi 31 janvier 2012, Laurent Jeanpierre et Luc Boltanski

L'introduction d'Isabelle Bruno et Arnault Skornicki
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L'intervention de Laurent Jeanpierre
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L'intervention de Luc Boltanski
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Le premier round de discussion
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Le deuxième round de discussion
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mardi 14 février 2012, Samuel Hayat et Michèle Riot-Sarcey

L'introduction d'Isabelle Bruno et Arnault Skornicki
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L'intervention de Samuel Hayat
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mardi 6 mars 2012, Yves Cohen et Paolo Napoli

L'intervention de Yves Cohen
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L'intervention de Paolo Napoli
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Le premier round de discussion
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Le deuxième round de discussion (avec Luc Boltanski)
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Le troisième round de discussion
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mardi 20 mars 2012, Christian Laval et Pierre Dardot

L'introduction de Arnault Skornicki
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L'intervention de Christian Laval
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L'intervention de Pierre Dardot
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Le premier round de discussion
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Le deuxième round de discussion
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  • 3 avril : Yves Citton & Frédéric Lordon
  •  15 mai : table-ronde militante sur les modes passés et présents d’organisation et d’action collective
  • enregistrements: Savoirscommuns.org

jeudi 15 mars 2012

écouter: La lutte des classes (école), avec Christian Laval

écouter:
La lutte des classes (1)
Là-bas si j'y suis par Daniel Mermet, 7 mars 2012

La lutte des classes (2), avec Christian Laval
Là-bas si j'y suis par Daniel Mermet, 8 mars 2012

mardi 15 novembre 2011

le séminaire 2011-2012 du laboratoire Sophiapol est consacré aux relations de Pierre Bourdieu avec le politique.

Présentation
Il y a dix ans, disparaissait Pierre Bourdieu. Le laboratoire Sophiapol, de l’Université Paris Ouest-Nanterre La Défense, organise, sur une période de deux ans (2011-2012 et 2012-2013), un séminaire visant à mieux comprendre certains aspects du travail de Pierre Bourdieu ainsi que les relations qu’il entretenait avec d’autres disciplines que la sociologie.
A l’occasion de la prochaine réédition, en janvier 2012, de ses Interventions et de la parution, aux éditions du Seuil (sous la direction éditoriale de Patrick Champagne, Rémi Lenoir, Franck Poupeau et Marie-Christine Rivière), de ses cours du Collège de France consacrés à la question de l’Etat (1989-1992), la première année de ce séminaire est consacrée aux relations de Pierre Bourdieu avec le politique.
Les intervenants évoqueront aussi bien sa place parmi les théories sociologiques du politique (Philippe Corcuff, Bruno Karsenti), certains de ses « objets politiques » comme le néolibéralisme ou la politique éducative (Christian Laval, Charlotte Nordmann) que les modalités de son engagement dans l’espace public (Franck Poupeau, Jean-François Bert) ou la réception de sa sociologie politique dans une discipline comme la science politique (Bernard Lacroix).
Le séminaire se conclura au printemps 2012 par l’organisation d’une journée d’études que nous avons intitulée « Pierre Bourdieu et la théorie de l’Etat » (programme à venir).
La deuxième année du séminaire portera sur les relations entre Pierre Bourdieu et « les disciplines ».
Comité d’organisation
Philippe Combessie, Stéphane Dufoix, Christian Laval, Christian Lazzeri.
Lieu
Université Paris Ouest-Nanterre La Défense, bâtiment D, salle 201b.
Programme
- 10 décembre 2011
Philippe Corcuff, maître de conférences en science politique, IEP de Lyon : « La critique sociale et l’émancipation : de la productivité intellectuelle et politique des tensions Bourdieu/Rancière ».

- 21 janvier 2012
Franck Poupeau, chargé de recherches CNRS, Centre de sociologie européenne : « Engagement politique et rupture épistémologique : les deux faces de la construction d’objet dans la sociologie de Pierre Bourdieu ».

- 11 février
Christian Laval, professeur de sociologie, Université Paris-Ouest Nanterre : « La lecture bourdieusienne du néolibéralisme et ses implications politiques ».

- 10 mars 2012
Jean-François Bert, chercheur sous contrat, Institut interdisciplinaire d’anthropologie du contemporain : « L’affaire polonaise (1981) : engagements croisés de Bourdieu et de Foucault ».

- 24 mars 2012
Bruno Karsenti, directeur d’études à l’EHESS : « De Marx à Bourdieu ».

- 7 avril 2012
Charlotte Nordmann, éditrice, essayiste et traductrice : « Bourdieu et l’école : des ambiguïtés révélatrices ».

- 5 mai 2012
Bernard Lacroix, professeur de science politique, Université Paris-Ouest Nanterre, membre de l’IUF : « Dialogue de politiste avec Bourdieu ».
 ---
url d'origine: « La première séance du séminaire annuel consacré à Pierre Bourdieu par le Laboratoire Sophiapol , Samedi 10 décembre 2011. 10h00-12h00. l’Université Paris Ouest-Nanterre La Défense, bâtiment D, salle 201b. », Revue du MAUSS permanente, http://www.journaldumauss.net/spip.php?article851

jeudi 29 septembre 2011

video: Frédéric Lordon et Christian Laval, Avons-nous seulement compris ce qu’est le néolibéralisme ?

Avons-nous seulement compris ce qu’est le néolibéralisme ?

Avec
  • Christian LAVAL (co-auteur de La Nouvelle Raison du monde. Essai sur la société néolibérale) et
  • Frédéric LORDON (auteur de Capitalisme, désir et servitude. Marx et Spinoza).
  • Débat animé par Laurent JEANPIERRE (professeur de science politique, membre du collectif éditorial de RdL).
  • 17 septembre 2011

     

mercredi 17 février 2010

La grande mutation. Néolibéralisme et éducation en Europe


La grande mutation
Néolibéralisme et éducation en Europe

Auteurs: Bruno Isabelle, Clément Pierre, Laval Christian
Éditions Syllepse
2010








Présentation de l'éditeur
L’avenir de nos écoles et de nos universités se décide de plus en plus à l’échelle européenne. Encore mal connue, la politique de l’Europe en matière d’éducation reste peu visible alors même que son influence s’accroît. Connaître le sens de la « stratégie de Lisbonne » et du processus de Bologne », c’est se donner la possibilité de mieux comprendre la grande mutation de nos institutions d’enseignement. C’est aussi comprendre le projet de société que l’Union européenne met en œuvre au travers des réformes nationales en se servant de relais multiples et parfois inattendus à l’intérieur de chaque pays.

L’enjeu de cette politique néolibérale est considérable. En rupture avec les bases humanistes de l’école, elle fait de cette dernière un instrument au service exclusif de la compétitivité économique dans le cadre du capitalisme globalisé. Par là, elle menace la formation de citoyens libres et le développement de la pensée et de la science.

De la mise en concurrence des écoles à la pédagogie des compétences, de l’évaluation quantitative à l’augmentation des droits universitaires, du pouvoir managérial à la professionnalisation généralisée des cursus, une cohérence s’impose par touches successives à tous les niveaux de l’enseignement : le projet de construire un « marché européen de la connaissance ».

Partout en Europe les mêmes réformes régressives engendrent des mobilisations qui demandent aujourd’hui à être coordonnées. Dans toutes les langues de l’Europe, les mots d’ordre disent un même refus de l’« école-entreprise » et de la « connaissance-marchandise ».

Le message de ce livre fortement documenté est clair : mieux connaître la politique européenne en matière d’éducation et de recherche, c’est se donner les moyens d’engager la lutte sur le terrain transnational où seule désormais elle peut être gagnée.

http://www.syllepse.net/