« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».Pierre Bourdieu (1992)
Affichage des articles dont le libellé est Tozy. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Tozy. Afficher tous les articles
vendredi 22 juillet 2022
Travailler avec Max Weber. Sous la direction de Jean-Pierre Grossein et Béatrice Hibou
54
Ce livre collectif interroge la fécondité heuristique de la démarche wébérienne pour les sciences sociales d'aujourd’hui, alors même que celles-ci s’interrogent à nouveau sur leur fondement et sur leur objet. Il entend contribuer à une meilleure compréhension de l’œuvre de Max Weber à un moment où les références à celle-ci sont devenues plus nombreuses mais le plus souvent convenues, quand elles ne sont pas de l’ordre de la seule incantation ou qu’elles ne se réduisent pas à des stéréotypes rebattus.
lundi 24 juin 2013
Néolibéralisme et bureaucratie, Sous la direction de Béatrice Hibou
Néolibéralisme et bureaucratie
Sous la direction de Béatrice Hibou
La Découverte
2013
Présentation de l'éditeur
Sous la direction de Béatrice Hibou
La Découverte
2013
Présentation de l'éditeur
L'objectif de ce travail collectif est d'analyser la signification
politique et sociale des nouvelles formes de bureaucratisation par les
normes et les procédures. Ce défi est mené à travers des exemples
hétérogènes, qui s'ancrent dans des situations nationales ou régionales
allant de l'Afrique, à l'Europe en passant par les États-Unis, le
Maghreb et le Proche-Orient. Ils traitent des procédures techniques
(analyse du management, des chiffres, des études économiques, du droit,
des manuels de procédure), de la mise en oeuvre concrète de croyances
idéologico-politiques (analyse de la participation, de l'empowerment, de
la construction du consensus) et de dynamiques sociales (analyse des
imaginaires politiques, du traitement des migrants, du capitalisme, du
religieux, de la propriété intellectuelle).
Centré sur la bureaucratisation comme problématique légitime du politique et comme lieu privilégié des conflits et des luttes sociales, cet ouvrage est structuré autour de deux grandes lignes. La première a trait aux "arts de faire" bureaucratiques : le processus de bureaucratisation passe par un système de savoirs et de savoir-faire considérés comme les "bonnes manières" à suivre et qui s'institutionnalisent dans des normes, dans des procédures, dans des programmes.
Ces derniers sont destinés à éduquer individuellement les clients, les travailleurs et les consommateurs, mais aussi bien les entrepreneurs en herbe, les fonctionnaires ou le personnel religieux La seconde est celle du langage, entendu tout à la fois comme modalité d'énonciation du politique par un lexique et une terminologie qui produisent des effets, mais aussi comme expression de l'imaginaire politique et de son économie politique.
La bureaucratisation apparaît ainsi comme l'un des répertoires dominants de la médiation politique, l'un des principaux référentiels autour duquel les relations sociales, les conflits et les négociations se nouent, les inégalités et les exclusions se jouent, créant ainsi un système collectif de représentation du réel.
Centré sur la bureaucratisation comme problématique légitime du politique et comme lieu privilégié des conflits et des luttes sociales, cet ouvrage est structuré autour de deux grandes lignes. La première a trait aux "arts de faire" bureaucratiques : le processus de bureaucratisation passe par un système de savoirs et de savoir-faire considérés comme les "bonnes manières" à suivre et qui s'institutionnalisent dans des normes, dans des procédures, dans des programmes.
Ces derniers sont destinés à éduquer individuellement les clients, les travailleurs et les consommateurs, mais aussi bien les entrepreneurs en herbe, les fonctionnaires ou le personnel religieux La seconde est celle du langage, entendu tout à la fois comme modalité d'énonciation du politique par un lexique et une terminologie qui produisent des effets, mais aussi comme expression de l'imaginaire politique et de son économie politique.
La bureaucratisation apparaît ainsi comme l'un des répertoires dominants de la médiation politique, l'un des principaux référentiels autour duquel les relations sociales, les conflits et les négociations se nouent, les inégalités et les exclusions se jouent, créant ainsi un système collectif de représentation du réel.
Béatrice Hibou est directrice de recherches au CNRS
(rattachée au Centre d’études et de recherches internationales –
Sciences Po). Elle est l’auteur de plusieurs livres, dont, à La
Découverte, La Force de l’obéissance (2006), Anatomie politique de la domination (2011) et La Bureaucratisation du monde à l’ère néolibérale (2012).
Inscription à :
Articles (Atom)

