« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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samedi 1 octobre 2022

vidéo (inédite): Pierre Bourdieu, Qu’est-ce que faire parler un auteur ? (et débat) le 12 octobre 1995, Intervention faite au colloque Michel Foucault « Surveiller et punir 20 ans après » . Organisé à Vaucresson , les 12 et 13 octobre 1995

 

 

vidéo originale:  Pierre Bourdieu, Qu’est-ce que faire parler un auteur ? (et débat)

le 12 octobre 1995, Intervention faite au colloque Michel Foucault « Surveiller et punir 20 ans après » . Organisé à Vaucresson , les 12 et 13 octobre 1995

https://www.adolie.enpjj.justice.fr

 

lire:

Sociétés & Représentations, 1996/2 (N° 3), Michel Foucault, Surveiller et punir : la prison vingt ans après, p. 13-18 

en ligne sur Cairn.info

 

 

 

 

jeudi 8 octobre 2020

vidéo: Gisèle Sapiro, Peut-on dissocier l'oeuvre de l'auteur ?

 

 

Gisèle Sapiro

Peut-on dissocier l'oeuvre de l'auteur ? 

Seuil

2020



Présentation de l'éditeur

Depuis quelques années, la question resurgit avec force : peut-on séparer l’œuvre de son auteur ? Du Nobel attribué à Peter Handke aux César à Roman Polanski, sans parler du prix Renaudot à Gabriel Matzneff, le débat fait rage. De même, le passé nazi de grands penseurs du XXe siècle, à commencer par Heidegger, trouble notre appréciation de leur legs, tandis que l’inscription d’un Céline ou d’un Maurras au livre des commémorations nationales a suscité une âpre querelle.
Faut-il considérer que la morale des œuvres est inextricablement liée à celle de leurs auteurs ? Et bannir les œuvres lorsque leur auteur a fauté ? Loin de l’invective, ce court essai entend mettre en perspective, historique, philosophique et sociologique, cette question, en analysant les prises de position dans ces « affaires ». Mais loin du « tout se vaut », il tranche, offrant à chacun les moyens de cheminer intellectuellement sur un terrain semé d’embûches.

Gisèle Sapiro est directrice de recherche au CNRS et directrice d’études à l’EHESS, spécialiste de l’engagement des intellectuels et des rapports entre littérature et politique. Elle est l’auteure notamment de La Responsabilité de l’écrivain. Littérature, droit et morale en France (XIXe-XXIe siècles), Seuil, 2011, de Les Écrivains et la politique en France. De l’affaire Dreyfus à la guerre d’Algérie, Seuil, 2018, et de Des mots qui tuent. La responsabilité de l’intellectuel en temps de crise (1944-1945), Points Seuil, 2020.

jeudi 31 janvier 2019

Dinah Ribard, 1969 : Michel Foucault et la question de l'auteur "Qu'est-ce qu'un auteur ? " Texte, présentation, et commentaire


Dinah Ribard 
1969 : Michel Foucault et la question de l'auteur
"Qu'est-ce qu'un auteur ? "
Texte, présentation, et commentaire 
Honoré Champion
Textes critiques français
2019

Présentation de l'éditeur
Michel Foucault donne en 1969 à Paris, puis en 1970 aux États-Unis, une conférence sur la question de l’auteur dont la formule-clé, « Qu’importe qui parle », est empruntée à Samuel Beckett. Il existe plusieurs manières de donner un contexte aux propositions avancées dans ce texte qui fit événement, de raconter l’histoire de son impact sur la théorie, la critique, l’histoire du fait littéraire, d’y réagir enfin. On s’efforce ici d’éclairer ces interprétations, ces récits, leurs évolutions et leurs enjeux, en s’intéressant notamment à leur caractère contradictoire, ainsi qu’à l’importance qu’ont eue, pour l’évolution des études littéraires, des choses que Foucault ne dit pas dans « Qu’est-ce qu’un auteur ? ».
Dinah Ribard est directrice d’études à l’EHESS et membre, au Centre de recherches historiques, du Groupe de recherches interdisciplinaires sur l’histoire du littéraire. Elle a notamment publié Histoire littérature témoignage. Écrire les malheurs du temps avec Christian Jouhaud et Nicolas Schapira (2009) et participé au livre du Grihl, Écriture et action XVIIe-XIXe siècle. Une enquête collective (2016).

mardi 6 septembre 2016

audio: Jérôme Meizoz, La Littérature en «personne». Scène médiatique et formes d'incarnation


audio: Jérôme Meizoz, La Littérature en «personne». Scène médiatique et formes d'incarnation
La Suite dans les idées par Sylvain Bourmeau, 03.09.2016
Jérôme Meizoz
La Littérature en «personne» 
Scène médiatique et formes d'incarnation
Slaktine
2016

Introduction

Présentation de l'éditeur
Que se passe-t-il quand les écrivains (et les artistes en général) sont appelés à se produire «en personne » devant un public ? Quel est l’impact sur le champ littéraire de la tendance à une spectacularité généralisée, à l’ère médiatique moderne ? Quel impact ces formes d’incarnation des auteurs ont-elles sur la lecture ? Comment, dans un tel dispositif, redéfinir la complexité de la notion d’« auteur » ? Enfin, quel enjeu y a-t-il à envisager la littérature comme une activité, plutôt que comme un corpus inerte de « textes » ? À travers des figures aussi diverses qu’Arthur Cravan, Henri Calet, L.-F. Céline, Michel Houellebecq, Annie Ernaux, Gaston Cherpillod, Richard Millet, Jean d’Ormesson, Jean-Philippe Toussaint, Noëlle Revaz, Edouard Louis, Jean-Pierre Rochat ainsi que celles de slameurs contemporains, cet essai examine l’activité littéraire et son dispositif complexe, l’exposition médiatique des auteurs et leur statut de «marque » éditoriale.
Jérôme Meizoz, né en Valais en 1967, vit à Lausanne. Il est professeur associé de littérature française à l’UNIL où il co-dirige la Formation doctorale interdisciplinaire. Lauréat du Prix de l’Académie suisse des sciences humaines (ASSH) en 2005, il est l’auteur de nombreuses études : L’Âge du roman parlant 1919-1939 (2001, préface de Pierre Bourdieu), Le Gueux philosophe. Jean-Jacques Rousseau (2003), L’Œil sociologue et la littérature (2004), Postures littéraires. Mises en scène modernes de l’auteur (2007) et La Fabrique des singularités (2011). Ses textes polémiques ont été réunis dans Confrontations (2005) et dans Saintes colères (2014). Le récit Morts ou vif, a reçu la mention « Livre de la Fondation Schiller 2000 » avant Les Désemparés (2005), Père et passe (2008), Séismes (2013), Temps mort (2014, préface d’Annie Ernaux) et Haut Val des loups (2015).


mardi 22 mars 2016

écouter: Roger Chartier, La main de l'auteur et l'esprit de l'imprimeur. XVIe-XVIIIe siècle


La Fabrique de l'Histoire par Emmanuel Laurentin, 29.06.2015
Roger Chartier
La main de l'auteur et l'esprit de l'imprimeur
XVIe-XVIIIe siècle
Gallimard
Folio histoire
2015

Présentation de l'éditeur
Tout comme l'histoire, la littérature est attachée à la résurrection des morts. Souffle inspiré de l'épopée, minutie narrative et descriptive du roman historique, ou bien réincarnation des acteurs de l'histoire sur la scène du théâtre – certaines œuvres de fiction donnent au passé une présence souvent plus forte que celle proposée par les livres des historiens.
Mais Roger Chartier nous met en garde : lorsqu'il les lit, l'historien ne doit jamais oublier l'historicité de ces œuvres et leur mode de circulation. Si le XVIIIe siècle fonde la littérature sur l'individualisation de l'écriture, l'originalité des œuvres et le sacre de l'écrivain, il n'en allait pas du tout de même auparavant : fréquence de l'écriture en collaboration, réemploi d'histoires déjà racontées, lieux communs partagés, formules répétées, ou encore, continuelles révisions et continuations de textes jamais clos.
C'est dans ce paradigme de l'écriture de fiction que Shakespeare a composé ses pièces et que Cervantès a écrit Don Quichotte, à une époque de faible reconnaissance de l'écrivain comme tel : ses manuscrits ne méritaient pas conservation, ses œuvres n'étaient pas sa propriété et ses livres, dans leur matérialité (ponctuation, divisions internes, paragraphes, etc. qui en fixaient le sens), étaient d'abord l'œuvre des correcteurs, des typographes et de l'imprimeur. Lecteur des textes littéraires, l'historien se doit plus que jamais de savoir faire la part entre la main de l'auteur et l'esprit de l'imprimeur.
Roger Chartier est professeur au Collège de France, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales et professeur invité à l'Université de Pennsylvanie. Ses recherches portent sur l'histoire des textes, des livres et des lectures dans l'Europe de la première modernité, entre XVIe' et XVIIIe siècles. En ces dernières années, ses études ont privilégié les migrations de certaines oeuvres entre langues, genres et publics.

mercredi 17 juin 2015

Roger Chartier, La main de l'auteur et l'esprit de l'imprimeur. XVIe-XVIIIe siècle

Roger Chartier
La main de l'auteur et l'esprit de l'imprimeur
XVIe-XVIIIe siècle
Gallimard
Folio histoire
2015

Présentation de l'éditeur
Tout comme l'histoire, la littérature est attachée à la résurrection des morts. Souffle inspiré de l'épopée, minutie narrative et descriptive du roman historique, ou bien réincarnation des acteurs de l'histoire sur la scène du théâtre – certaines œuvres de fiction donnent au passé une présence souvent plus forte que celle proposée par les livres des historiens.
Mais Roger Chartier nous met en garde : lorsqu'il les lit, l'historien ne doit jamais oublier l'historicité de ces œuvres et leur mode de circulation. Si le XVIIIe siècle fonde la littérature sur l'individualisation de l'écriture, l'originalité des œuvres et le sacre de l'écrivain, il n'en allait pas du tout de même auparavant : fréquence de l'écriture en collaboration, réemploi d'histoires déjà racontées, lieux communs partagés, formules répétées, ou encore, continuelles révisions et continuations de textes jamais clos.
C'est dans ce paradigme de l'écriture de fiction que Shakespeare a composé ses pièces et que Cervantès a écrit Don Quichotte, à une époque de faible reconnaissance de l'écrivain comme tel : ses manuscrits ne méritaient pas conservation, ses œuvres n'étaient pas sa propriété et ses livres, dans leur matérialité (ponctuation, divisions internes, paragraphes, etc. qui en fixaient le sens), étaient d'abord l'œuvre des correcteurs, des typographes et de l'imprimeur. Lecteur des textes littéraires, l'historien se doit plus que jamais de savoir faire la part entre la main de l'auteur et l'esprit de l'imprimeur.
Roger Chartier est professeur au Collège de France, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales et professeur invité à l'Université de Pennsylvanie. Ses recherches portent sur l'histoire des textes, des livres et des lectures dans l'Europe de la première modernité, entre XVIe' et XVIIIe siècles. En ces dernières années, ses études ont privilégié les migrations de certaines oeuvres entre langues, genres et publics.

samedi 24 mai 2014

audio-video: Pierre Bourdieu, entretiens et conférences, en 1995



audio-video: 
Pierre Bourdieu, entretiens et conférences, en 1995



(Cette liste sera mise à jour au fur et à mesure, version augmentée le 06.10.2022, Gilbert Quélennec)
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voir également:
Pierre BOURDIEU audio-video

 
 
 

dimanche 13 juin 2010

Pierre Bourdieu, Le critique ou le point de vue de l’auteur

Pierre Bourdieu, Le critique ou le point de vue de l’auteur, in M. Zink (ed.), L’Œuvre et son ombre. Que peut la littérature secondaire? (Paris, colloque organisé à la Fondation Hugot du Collège de France, novembre 2000), Paris, Éditions de Fallois, 2002, pp.129-134.