« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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samedi 9 septembre 2017

Interventions de Pierre Bourdieu: en soutien aux mobilisations (Grèves, manifestations, mouvements sociaux)




Interventions de Pierre Bourdieu 
en soutien aux mobilisations 
(Grèves, manifestations, mouvements sociaux)




(Cette liste de publications sera mise à jour au fur et à  mesure,  Gilbert Quélennec)
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Interventions de Pierre Bourdieu: en soutien au mouvement des chômeurs et des travailleurs précaires

Interventions de Pierre Bourdieu: en soutien au mouvement social de novembre-décembre 1995

Interventions de Pierre Bourdieu: en soutien aux mobilisations étudiantes et lycéennes

Publications de Pierre Bourdieu: à propos des Grèves et manifestations




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mardi 3 janvier 2017

Savoir/Agir, 38, Des alternatives à géométrie variable

Savoir/Agir, 38, décembre 2016, Des alternatives à géométrie variable
éditions du Croquant 

Présentation de l'éditeur
dossier coordonné par Jean-Baptiste Comby
Dans la lignée de nombreuses productions culturelles, le récent succès du film Demain a été perçu comme un indice fort de l’attrait grandissant pour des manières d’être, de faire et de s’organiser empruntant des chemins de traverses et dérogeant aux attendus de l’ordre établi. Cette adhésion croissante à « l’alternative » comme catégorie d’action militante résulte de logiques matérielles et symboliques que les sciences sociales mettent peu à peu au jour. En proposant un aperçu de ces recherches aux confins de la sociologie de l’engagement politique, du travail ou des modes de vie, ce dossier aide à saisir les ressorts collectifs et subjectifs de ces mobilisations qui revendiquent en expérimentant. Deux articles adoptent une approche relationnelle pour observer comment se structure un espace social des alternatives d’une part, et un sous-champ des médias alternatifs d’autre part. A sa façon, chacun de ces espaces révèle des recompositions à l’œuvre au sein des fractions culturelles et économiques de la petite bourgeoisie. Deux autres textes resserrent la focale sur l’agriculture biologique. Le premier montre que les mobiles de l’entrée en agriculture non conventionnelle ne sont pas toujours politiques et tiennent à la position sociale occupée avant la réorientation. C’est encore à partir du poids des socialisations que le second texte rend cette-fois compte des coûts différenciés du maintien dans les alternatives agricoles. Pour mettre politiquement en perspective ces quatre articles, deux autres rendent compte d’engagements plus radicaux. Un texte revient ainsi sur le rapport de l’avant-garde situationniste avec les classes populaires. Il souligne son ambivalence et les difficultés des projets de transformation sociale à penser stratégiquement « le peuple ». Or les collectifs révolutionnaires contemporains se donnent souvent comme objectif de développer des leviers de politisation efficaces au sein des classes populaires. Un sixième article s’appuie ainsi sur l’ethnographie d’un lieu d’aide aux démunis animé par des militants dits « autonomes », pour montrer comment en favorisant la mise en suspens du sens pratique, ils peuvent oeuvrer à la politisation des participants aux ateliers. Enfin, un entretien réalisé avec le collectif Mauvaise Troupe sur la zad de Notre-Dame-des-Landes ouvre des pistes fécondes pour comprendre à quelles conditions les « alternatives » peuvent être porteuses de transformation sociale. En effet, au terme de ces sept contributions illustrant la géométrie sociopolitique variable des mouvements « alternatifs », il apparaît que leur articulation avec des projets politiques radicaux, bien qu’elle soit probablement la condition de leur extension, n’aille pas toujours de soi, n’en déplaise à leurs détracteurs comme à leurs promoteurs.

mardi 6 décembre 2016

Agone 60, Nouvelles masses, nouveaux mouvements ?

Agone, 60, Nouvelles masses, nouveaux mouvements ?
Agone
2016 

Présentation de l'éditeur
Coédition avec la New Left Review
Coordination : Philippe Olivera
Quelles sont les mobilisations politiques et sociales suscitées par la crise financière mondiale de 2008 ? Auraient-elles un air de famille ? En quoi prolongent-elles – ou au contraire tranchent-t-elles avec – la vague précédente de mouvements inspirés par l’alter-mondialisme autour de l’an 2000 ?
Dans un monde où, pour la première fois depuis cent cinquante ans, le capitalisme ne semble plus contesté par aucune force sociale de premier plan, de très nombreux mouvements de masses ne cessent d’émerger. Par-delà tout ce qui les distingue, notamment entre ceux des pays dits « riches » et ceux des pays qu’on appelle « émergents », ils partagent presque tous la caractéristique de mêler des membres des classes populaires et des classes moyennes. Tout l’enjeu est alors de savoir s’il y a convergence ou simple coexistence des luttes. Si cette réelle diversité sociale est une force ou au contraire une faiblesse où la résistance des uns est confisquée par les intérêts des autres.
Ce numéro est la cinquième livraison thématique d’Agone exclusivement tirée de la New Left Review. Conformément à la lucidité dont elle se réclame – qui la conduisait par exemple à relativiser la portée du mouvement alter-mondialiste en 2000 –, la NLR refuse de se raconter des histoires à propos des mobilisations actuelles. Tout en donnant plusieurs éléments d’analyse transversaux, ce numéro reprend pour l’essentiel la série en cours qu’elle consacre depuis 2014 aux new masses et qui brosse un large panorama mondial des principaux mouvements de résistance à l’ordre dominant. Fidèle à ce qui fait sa marque depuis sa création, la New Left Review les passe au crible d’une lecture résolument sociologique rarement faite ailleurs : c’est l’approche des forces sociales mobilisées qui est ici privilégiée.
Sommaire : Goran Therborn, « Nouvelles masses ? Les fondements sociaux d’une résistance » ; Zhanna Andreasyan et Georgi Derluguian, « Protestations électriques en Arménie » ; Suhas Palshikar, « Qui est “l’homme ordinaire” de Dehli ? » ; André Singer, « Révolte brésilienne. La nature sociale et politique des événements de juin 2013 » ; Erdem Yörük et Murat Yüksel, « Classes et politique dans les manifestations de Gezi en Turquie » ; Daniel Finn, « Guerres de l’eau en Irlande » ; Nancy Fraser, « Un triple mouvement ? Penser un projet politique face à la crise après Polanyi » ; Susan Watkins, « Oppositions » ; Boris Mellow, « “On ne peut pas payer et on ne payera pas !” Comment la lutte contre la poll tax bouleversa la Grande-Bretagne et fit chuter Margaret Thatcher » ; Haringey Solidarity Group, « La révolte de Haringey contre la poll tax ».


mercredi 14 septembre 2016

Marie Vannetzel, Les Frères musulmans égyptiens. Enquête sur un secret public

Marie Vannetzel
Les Frères musulmans égyptiens
Enquête sur un secret public
Karthala
2016

Présentation de l'éditeur
De leur victoire électorale à la répression féroce qu’ils ont subie après le coup d’État du maréchal Sissi, les Frères musulmans égyptiens ont connu un destin mouvementé depuis la révolution de 2011. Par-delà ces événements, le défi majeur qui s’est imposé à cette organisation islamiste a été de sortir de l’ambivalente clandestinité à laquelle elle était tenue sous l’ancien régime. Depuis des décennies, la Gama‘a des Frères musulmans, ce mouvement de nature indéfinie, interdit mais toléré, à la présence sociale aussi étendue que déniée, existait comme un « secret public ».
Une plongée ethnographique dans trois quartiers du Grand Caire permet de montrer comment ce secret public façonnait l’ancrage social de la Gama‘a et quels étaient les ressorts de sa mobilisation sous le régime de Moubarak. Au fil des pratiques quotidiennes d’action politique et sociale de leurs députés, apparaît une tension irréductible entre la large implantation des Frères musulmans dans la société, et la perpétuation, en leur sein, d’un entre soi clos et hiérarchisé. Dans l’interdépendance entre les structures de l’ancien régime et les réseaux des Frères, des processus de politisation, diffus et aléatoires, reposaient sur les sociabilités locales et des sensibilités éthiques partagées.
Au-delà du seul cas égyptien, ce livre invite à penser l’imbrication des logiques de coproduction et de contestation de l’ordre autoritaire. Il éclaire aussi d’un jour nouveau les néoconfréries nées de la réforme de l’islam, au début du XXe siècle, et les dynamiques internes des mouvements islamistes.
Marie Vannetzel est chargée de recherche au CNRS (Centre universitaire de recherche sur l’action publique et le politique, UMR 7319), et participe au programme ERC-CNRS « When authoritarianism fails in the Arab World » (WAFAW).

lundi 4 mai 2015

en ligne: Entretien avec Anna Boschetti (par Francesco Fiorentino) à propos de son livre Ismes. Du réalisme au postmodernisme


Entretien avec Anna Boschetti (par Francesco Fiorentino) à propos de son livre Ismes. Du réalisme au postmodernisme,
 « Conversation avec Anna Boschetti », in Revue italienne d’études françaises, 4 | 2014
Anna Boschetti
Ismes
Du réalisme au postmodernisme 
Culture et société
CNRS
2014

Présentation de l'éditeur
Réalisme, futurisme, surréalisme, existentialisme, structuralisme, postmodernisme… Depuis le romantisme, il est devenu habituel de penser l’histoire littéraire, artistique et intellectuelle comme une succession d’Ismes.
Il faut mettre en cause cette fausse évidence, que l’enseignement scolaire et les usages savants perpétuent. Elle suggère l’image de « mouvements » unitaires et cohérents, alors que chaque label désigne des pratiques et des représentations très diverses. Elle fait sembler naturel le passage d’un Isme à l’autre, en occultant les questions que posent ces virages collectifs.
Pourquoi le succès et le déclin ? Pourquoi le scandale et les luttes passionnées, culturelles et politiques, nationales et internationales ? Comment expliquer le rôle capital que Paris a joué dans ces métamorphoses ? Qu’en est-il aujourd’hui ?
En dévoilant les transformations et les batailles dont notre regard est le fruit, ce livre éclaire le problème du changement dans l’histoire culturelle. Il montre, notamment, comment la continuité avec le passé et les ruptures, sociales et mentales, se combinaient, étroitement enchevêtrées, dans les « révolutions symboliques » qui se sont succédé depuis le milieu du XIXe siècle.
Professeur de littérature française à l’université de Venise, Anna Boschetti est notamment l’auteur de Sartre et « Les Temps Modernes » (Minuit, 1985) et de La Poésie partout. Apollinaire, homme époque. 1898-1918 (Le Seuil, 2001). Elle a dirigé L’Espace culturel transnational (Nouveau Monde, 2010).

mardi 13 mai 2014

Anna Boschetti, Ismes. Du réalisme au postmodernisme

Anna Boschetti
Ismes
Du réalisme au postmodernisme 
Culture et société
CNRS
2014

Présentation de l'éditeur
Réalisme, futurisme, surréalisme, existentialisme, structuralisme, postmodernisme… Depuis le romantisme, il est devenu habituel de penser l’histoire littéraire, artistique et intellectuelle comme une succession d’Ismes.
Il faut mettre en cause cette fausse évidence, que l’enseignement scolaire et les usages savants perpétuent. Elle suggère l’image de « mouvements » unitaires et cohérents, alors que chaque label désigne des pratiques et des représentations très diverses. Elle fait sembler naturel le passage d’un Isme à l’autre, en occultant les questions que posent ces virages collectifs.
Pourquoi le succès et le déclin ? Pourquoi le scandale et les luttes passionnées, culturelles et politiques, nationales et internationales ? Comment expliquer le rôle capital que Paris a joué dans ces métamorphoses ? Qu’en est-il aujourd’hui ?
En dévoilant les transformations et les batailles dont notre regard est le fruit, ce livre éclaire le problème du changement dans l’histoire culturelle. Il montre, notamment, comment la continuité avec le passé et les ruptures, sociales et mentales, se combinaient, étroitement enchevêtrées, dans les « révolutions symboliques » qui se sont succédé depuis le milieu du XIXe siècle.
Professeur de littérature française à l’université de Venise, Anna Boschetti est notamment l’auteur de Sartre et « Les Temps Modernes » (Minuit, 1985) et de La Poésie partout. Apollinaire, homme époque. 1898-1918 (Le Seuil, 2001). Elle a dirigé L’Espace culturel transnational (Nouveau Monde, 2010).