« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ». Pierre Bourdieu (1992)
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jeudi 22 octobre 2015

Nouveau manuel de science politique, Sous la direction de Bernard Lacroix, Antonin Cohen, Philippe Riutort (Nouvelle édition revue et augmentée)


Nouveau manuel de science politique
Sous la direction de Bernard Lacroix, Antonin Cohen, Philippe Riutort
Nouvelle édition revue et augmentée
La Découverte
Grands Repères Manuels
2015 



Présentation de l'éditeur
Cette nouvelle édition propose une présentation, entièrement revue et augmentée, des connaissances disponibles en science politique. Unique manuel collectif en langue française, mobilisant l’expertise de plus de 80 auteurs, il réunit les meilleurs spécialistes des nombreux thèmes abordés.
La diversité de ces thèmes, des objets les plus classiques de la discipline aux thèmes les plus contemporains, le traitement novateur de certaines questions, l’attention particulière accordée aux relations transnationales et à la politique comparée, la discussion des auteurs de sociologie, l’historicisation des processus sociaux qui ont donné corps à la politique moderne font de cet ouvrage un outil de travail indispensable et incomparable.
Il s’adresse aux étudiants en science politique et aux étudiants de droit, histoire, sociologie, économie ayant des options de science politique au programme dans le cadre de leur cursus LMD, au sein des universités comme des instituts d’études politiques, en France et dans les pays francophones. Par sa clarté pédagogique et son exhaustivité thématique et bibliographique, il est destiné aux étudiants de tous niveaux, de la L1 au M2 (incluant la préparation aux concours). 
Avant-propos
Chapitre introductif : L'analyse des phénomènes politiques
Introduction
1. Qu’est-ce que la politique ?, par Antonin Cohen, Bernard Lacroix, Philippe Ruitort

1. Une question de définition
2. Un point de vue wébérien
L’anthropologie politique, par Alban Bensa
2. Qu’est-ce que la science politique ?, par Antonin Cohen, Bernard Lacroix, Philippe Ruitort
1. La quête illusoire des origines
2. Une lente et partielle autonomisation académique
3. Une « vraie » science
I / Genèses des groupements politiques
Introduction
1. Vie et mort des groupements et des formes politiques, par Xavier Landrin

1. La construction de l’ordre féodal
2. L’invention du passé national
2. Genèses et constructions de l’État moderne, par Bernard Lacroix
1. La monopolisation : conquête des monopoles et conquête territoriale
2. La puissance publique : serviteurs de l’État et raison d’État
3. Constructions pratiques et symboliques des frontières politiques, par Arnault Skornicki
1. Borner, mesurer, compter l’État
2. Représenter l’État
II / Figures historiques de l'État parlementaire
Introduction
1. La division du travail en politique, par Éric Phélippeau

1. Mandants et mandataires : la différenciation de rôles politiques
2. L’autonomisation et laspécialisation de la politique moderne
3. La professionnalisation des auxiliaires du travail politique
2. L’apprivoisement du suffrage universel, par Alain Garrigou
1. Politisation et démocratisation
2. Émancipation et domestication des dominés
3. Vote et science de la politique
3. La genèse de la concurrence pour la ratification : les partis politiques, par Hervé Fayat
1. Une question de définition et de méthode
2. Sociogenèse des partis et configuration des rapports de représentation
3. L’établissement d’une concurrence partisane
III / Différenciations des formes de pouvoir
Introduction
1. Concurrence entre élites et champ du pouvoir, par Christophe Charle

1. Bilan historiographique
2. Modèle napoléonien et modèle prussien
3. L’impossible modèle anglais
4. Le compromis républicain
5. Une spécificité française : la bourgeoisie de robe
6. Les nouveaux conflits de légitimité
2. Les formes de concurrence non démocratique
2.1 Le fascisme et le nazisme, par Enzo Traverso

1. Aux origines du fascisme
2. L’idéologie fasciste
3. Fascisme italien et nazisme allemand : quelles différences ?
2.2 Le soviétisme, par Bernard Pudal

1. Une fausse piste : le concept de totalitarisme
2. La matrice soviétique
3. La question de la bureaucratie
4. Dictatures, violences politiques et reproduction du régime politique
3. Les concurrences « ailleurs »
3.1 La Chine, par Stéphanie Balme

1. Que faire de la géographie et de l’Histoire ?
2. Le triptyque institutionnel : État, Parti, Armée
3. Conflits de légitimité : le droit au cœur du politique
3.2 L’Inde, par Roland Lardinois
1. Religions, castes et langues
2. Société et politique
3.3 La Russie, par Marie Mendras
1. Le conflit inégal, nerf du régime
2. L'affaiblissement des institutions publiques et le « contrat social »
3. La radicalisation dans un contexte de récession
3.4 Le monde arabe, par Bernard Rougier
1. Concurrences régionales et pluralisme politique
2. La gestion volontaire de la conflictualité sociale
3. Les contradictions internes du bloc autoritaire
4. Les concurrences au sein de l’État corporatiste
5. Les concurrences au sein de l’espace religieux
3.5 L’Afrique, par Luc Sindjoun
1. La concurrence politique comme concurrence guerrière
2. La concurrence politique comme concurrence pacifique
4. Les transitions démocratiques
4.1 La transitologie, par Frédéric Zalewski
4.2 L'Amérique latine, par David Garibay

Des transitions paradigmtiques
Des changements politiques en quête de légitimation
4.3 En Europe centrale et orientale, par Frédéric Zalewski
1. Une variété de voies de sorties du communisme
2. Les enjeux du postcommunisme
4.2 En Afrique, par Mamoudou Gazibo
1. La dynamique de la transition en Afrique
2. La problématique de la consolidation des transitions africaines
IV / Le champ du pouvoir
Introduction
1. Le pouvoir de la force
1.1 Les forces armées, par Jean Joana

1. Genèses de l’administration militaire
2. Pouvoir militaire et pouvoir politique : quelles relations ?
1.2 Les forces de police, par Laurent Bonelli
1. Police des villes, police de l’État
2. Les métiers policiers
2. Le pouvoir judiciaire, par Antoine Vauchez
1. Justice et Politique
2. Sociologie politique de la judiciarisation
3. Le pouvoir économique
3.1 Les groupes d’intérêt, par Hélène Michel

1. Genèse et pérennisation des groupes d’intérêt
2. Les groupes d’intérêt dans des configurations étatiques
3. Pratiques de défense et enjeux de l’action collective
3.2 Les grands patrons et la politique, par François-Xavier Dudouet, Hervé Joly et Antoine Vion
1. L'engagement des patrons en politique
2. Le soutien patronale aux entreprises poliques
3. La circulation des dirigeants entre l'État et l'entreprise
4. Le pouvoir religieux et l’État en France, par Yann Raison du Cleuziou
1. Deux universalismes concurrents
2. Entre émancipation et dépendance
3. Un espace de socialisation politique paradoxal
4. Recompositions du « croire » et recompositions politiques
5. La politique religieuse et l’impensé de la laïcité
6. Les enjeux du symbolique
V. La domination bureaucratique
Introduction
1. Les hauts fonctionnaires et la politique, par Françoise Dreyfus

1. Élite administrative, élite sociale ?
2. Des nominations politisées ?
3. L’élite administrative en politique
4. Les hauts fonctionnaires, acteurs des politiques publiques ?
2. Administration et pouvoir local, par Christian Le Bart

1. Le temps des notables et de l’administration locale
2. Le temps des entrepreneurs politiques
3. L’action publique, par Vincent Dubois
1. Les héritages d’une discipline appliquée
2. Les configurations sociales de l’action publique
3. De la construction des problèmes publics aux modes de gouvernement
VI / Le champ politique
Introduction
1. Le recrutement social des professionnels de la politique, par Nicolas Hubé

1. Classe, élite(s), oligarchie ? Les professionnels de la politique
2. La politique comme profession
3. La sélection sociale du personnel politique
2. Les institutions politiques, par Delphine Dulong
1. La fondation des institutions
2. La socialisation institutionnelle
3. La légitimation des institutions politiques
3. Les rapports ordinaires à la politique, par Pierre Lefébure
1. L’enjeu d’une définition extensive du rapport au politique
2. Les propriétés sociales comme sources des rapports ordinaires au politique
3. Les situations et les contextes dans l’activation des rapports ordinaires au politique
4. Apports interdisciplinaires pour saisir les rapports ordinaires au politique
VII / Le phénomène électoral
Introduction
1. L’opération électorale, par Christophe Voilliot

1. Genèse de l’opération électorale
2. Le vote en actions et en représentations
3. Les aléas d’un modèle
2. Le travail de mobilisation électorale, par Rémi Lefebvre
1. L’invention des campagnes électorales
2. Professionnalisation des campagnes et bricolages électoraux
3. Transformations et continuité de la mobilisation électorale
3. Les explications du vote, par Patrick Lehingue
1. André Siegfried : le précurseur en France
2. Lazersfeld et l’École de Columbia : la naissance des grandes enquêtes
3. Un héritage controversé
4. Variables sociales objectives et subjectives
VIII / L’entreprise partisane
Introduction
1. Partis et configurations partisanes, par Michel Offerlé

1. Typologies et travaux de terrain
2. Définir les partis politiques
3. Configurations partisanes
4. Les partis comme relation sociale
5. Caractéristiques partisanes
2. Le leadership partisan, par Julien Fretel
1. L’institutionnalisation du leadership partisan
2. Devenir dirigeant de parti
3. Ce que gouverner un parti veut dire
3. Investissements et désinvestissements partisans, par Philippe Juhem
1. L’investissement au sein des partis de gestion gouvernementale
2. Flux et reflux des investissements partisans amateurs
IX / Les mobilisations
Introduction
1. Répertoires d’action des mobilisations, par Erik Neveu

1. Le modèle de Tilly
2. Le répertoire comme mobilisation de ressources
3. Varier les répertoires
4. Un répertoire de troisième génération ?
2. Émergence et développement des mobilisations, par Olivier Fillieule
1. Structures et infrastructures du mécontentement
2. Dynamiques de la mobilisation
3. Dynamiques et effets des mobilisations, par Erik Neveu
1. Les dispositifs de filtrage et d’accueil
2. Identifier des impacts
3. Des mobilisations aux révolutions
4. Les effets des mouvements sur les groupes mobilisés
X / Le travail de mise en forme symbolique de la politique
Introduction
1. Mises en scène du pouvoir politique, par Philippe Riutort

1. Récits du pouvoir et pouvoir du récit : les mises en forme de l’autorité politique
2. Le pouvoir politique et ses contestations symboliques
2. Intellectuels et politique, par Frédérique Matonti
1. Les intellectuels avant les « intellectuels »
2. Les intellectuels et leurs engagements politiques
3. Médias et politique, par Philippe Riutort
1. La lancinante question des effets : médias et comportements politiques du public
2. L’activité politique sous contrainte médiatique
XI / La construction européenne
Introduction
1. Construction des espaces de pouvoir transnationaux en Europe, par Antonin Cohen

1. La dynamique des concurrences entre États européens
2. La genèse de l’espace de pouvoir transnational européen
3. Institutionnalisation des espaces de pouvoir transnationaux européens
2. La dynamique endogène des institutions européennes, par Antonin Cohen
1. Les transformations politiques et sociales des institutions
2. La formation d’un « milieu communautaire »
3. La fabrique de la décision supranationale
3. L’Europe au quotidien, par Romain Pasquier et Julien Weisbein
1. L’Europe au quotidien : quels acteurs ?
2. L’Europe au quotidien : les mécanismes de changements
3. L’Europe au quotidien : quels effets ?
XII / Les relations internationales
Introduction
1. La théorie des relations interétatiques, par Dario Battistella

1. Les relations interétatiques comme rapports de puissance : la théorie (néo)réaliste
2. Les relations interétatiques comme rapports de coopération : l’antithèse (néo)libérale
3. Les relations interétatiques comme rapports d’identité : la tentative de synthèse constructiviste
2. Espaces de pouvoirs nationaux, espaces de pouvoir internationaux, par Yves Dezalay et Mikael Rask Madsen
1. Des réseaux transnationaux sans ancrage national
2. World Society et dynamique de découplage
3. Les flux internationaux : ordre politique et changement social, par Didier Bigo
1. Flux, État, ordre et changement
2. La gestion des flux par les États : le récit réaliste de l’ordre gouvernemental
3. Penser les flux et le changement : liquidité et/ou lignes de fuite ? Sociologie politique de l'international
Conclusion. Le rapport savant à la politique
Bibliographie
Lexique
Index des noms
Index des notions
Les directeurs
Les auteurs.

Bernard Lacroix est professeur émérite de sciences politiques à l'université de Paris-X-Nanterr et membre senior honoraire de l'Institut universitaire de France. Il a publié notamment L'utopie communautaire (PUF, 2eédition 2006), et Durkheim et le politique (PFSP, 1981), ainsi qu'en collaboration Le président de la République. Usages et genèses d'une institution avec Jacques Lagroye (PFNSP, 1992) et Norbert Elias, la politique et l'histoire avec Alain Garrigou (1997).
Antonin Cohen est professeur agrégé des universités en science politique. Il enseigne àl'université de Rennes-I et est membre de recherches de l'action politique en Europe (Crape/CNRS). Il a codirigé le Nouveau manuel de science politique aux Éditions La Découverte (2009 ; 2015).
Philippe Riutort est professeur de chaire supérieure en sciences sociales au lycée Henri-IV à Paris et membre du Laboratoire communication et politique (LCP/IRISSO/CNRS). Il a codirigéLes Formes de l’activité politique (PUF, 2006), Nouveau manuel de science politique (avec A. Cohen et B. Lacroix, La Découverte, "Grands Repères/manuels", 2009), et est l’auteur du Précis de sociologie (PUF, 2004).

jeudi 21 mai 2015

en ligne: Savoir/agir n°28, Journalisme et dépolitisation


Savoir/agir n°28, Journalisme et dépolitisation 
éditions du Croquant 2014  

Sommaire

Éditorial, par Frédéric Lebaron

Dossier : Journalisme et dépolitisation, coordonné par Jérémy Nollet et Manuel Schotté

Les transformations contemporaines des pages Politique de la presse écrite française, par Nicolas Kaciaf
Le journalisme palestinien : une dépolitisation en trompe-l’œil, Benjamin Ferron
Les transformations du rapport à la politique des journalistes français et italiens, par Eugénie Saïtta
Des médias aux ordres de Poutine ? L’émergence de médias d’opposition en Russie, par Ivan Chupin
La production des décisions « médiatiques », par Jérémie Nollet
L’individualisation des problèmes collectifs : une dépolitisation politiquement située, par Jean-Baptiste Comby
Les ressorts sociaux de la médiatisation des banlieues, par Julie Sedel
Politiser en distrayant ? L’improbable pari du divertissement, par Philippe Leroux et Philippe Riutort

Grand entretien

Du rôle sociétal de la recherche, avec Philippe Lazar, ancien directeur de l’Inserm

Paroles

Une fermeture honorable(II), par Cécile Harari, photographe et Yann Le Lann, sociologue.

Chronique de la gauche de gauche

Front de gauche. Refondation ? Nouveau départ ?par Louis Weber

Sociogenèse du Front de gauche

Faire vivre le Front de gauche « en bas », avec Jean-Jacques Boislaroussie, porte-parole des Alternatifs

La rhétorique réactionnaire

La valse des étiquettes politiques (2), par Gérard Mauger

Chronique d’outre-Manche

Anthony N. Wedgwood Benn 1925-2014, par Keith Dixon

Politiques d’ailleurs

Élections législatives en Inde : l’influence du facteur caste, par A. Dharma et MJM Mahalingam
Le rolezinho, révélateur de préjugés, du racisme et des stigmates euphémisés du quotidien, par Maria Chaves Jardim (Prof. UNESP – Araraquara), João Paulo Aprígio Moreira (Prof. UEMS), Marcio Rogério Silva (Étudiant en Doctorat UFSCar), Thais Joi Martins (Étudiante en Doctorat UFSCar)



(source: Savoir/agir)

vendredi 28 novembre 2014

vidéo: Philippe Riutort, « La politique, un divertissement médiatique comme un autre ? » Jeudi d’Acrimed, 16 octobre 2014

Philippe Riutort, « La politique, un divertissement médiatique comme un autre?» 
Jeudi d’Acrimed, 16 octobre 2014
vidéo: Philippe Riutort, « La politique, un divertissement médiatique comme un autre?»
Jeudi d’Acrimed, 16 octobre 2014

mardi 14 octobre 2014

Savoir/agir n°28, Journalisme et dépolitisation

Savoir/agir n°28, Journalisme et dépolitisation
éditions du Croquant
Présentation de l'éditeur
Les transformations actuelles du champ journalistique (« crise » de la presse écrite, recul des chaînes de télévision généralistes, poids croissant d’Internet, etc.) focalisent les débats sur les évolutions des médias, renvoyant au second plan les réflexions sur le rôle politique des journalistes. C’est à cette question qu’est consacrée cette livraison de Savoir/agir, en l’interrogeant sous l’angle de la « dépolitisation »
L’autonomisation du champ journalistique par rapport
au champ politique
Si l’on définit la politisation comme « une requalification des activités sociales les plus diverses, requalification qui résulte d’un accord pratique entre des agents sociaux enclins, pour de multiples raisons, à transgresser ou remettre en cause la différenciation des espaces d’activités », la dépolitisation du champ journalistique renvoie d’abord au mouvement historique d’autonomisation du champ journalistique par rapport au champ politique. Alors qu’une partie du champ journalistique français est née de la création de journaux dans les entreprises politiques au dix-neuvième siècle, cette situation est aujourd’hui marginale. Les transformations qu’a connues ce champ au cours des dernières décennies (mouvement de concentration économique ; spécialisation et concurrence croissantes des titres et des chaînes ; renforcement de son pôle commercial) ont en effet fortement affaibli son pôle politique.
Cette mutation s’observe notamment dans les métamorphoses du journalisme politique, qui se distancie de plus en plus du jeu politique, en adoptant une posture d’expertise critique (Nicolas Kaciaf). L’histoire du champ journalistique français n’a cependant rien d’universel ni de nécessaire. Si les contraintes économiques ont des effets dépolitisants jusque dans des sociétés qui, comme la Palestine (Benjamin Ferron), pourraient laisser penser qu’un journalisme très engagé y est dominant, la comparaison internationale interroge sur la dépolitisation du journalisme en France. Dans une configuration comparable comme l’Italie (Eugénie Saitta), le désengagement politique d’une partie du champ journalistique est bien moins marqué qu’en France. De plus, un très fort contrôle politique des médias, comme c’est le cas en Russie (Ivan Chupin), n’implique pas nécessairement une politisation des contenus.
Dans le contexte français d’une puissante dépolitisation de la presse, au sens où les entreprises de presse ne sont plus liées à des partis ou des hommes politiques, les relations entre le champ journalistique et le champ politique prennent les formes nouvelles d’une fuite en avant de la communication politique. Pour réussir à passer dans des médias qu’ils ne possèdent plus, les agents politiques accroissent les ressources (humaines, financières, expertes) accordées aux stratégies d’accès aux médias. Les activités politiques sont alors en partie transformées du fait qu’elles cherchent à se conformer aux formats médiatiques et à la vision déconflictualisée du monde social qui y est dominante (Jérémie Nollet).
La neutralisation médiatique
des problèmes sociaux
L’autonomisation du champ journalistique n’est pas sans effet sur les contenus produits par les journalistes, et, plus largement, sur la « dépolitisation » des problèmes sociaux, entendue comme (re)qualification d’enjeux anciennement (ou potentiellement) définis comme politiques en enjeux ne relevant plus (ou pas) de ce registre. C’est en l’occurrence une vision individualisée des questions de société qui domine les représentations journalistiques, comme le montre le cas des problèmes environnementaux dont les causes structurelles sont occultées (Jean-Baptiste Comby).
La production d’un cadrage dépolitisant (qui peut prendre des formes différentes : désidéologisation, déconflictualisation, naturalisation, focalisation sur les agents plutôt que sur les structures, personnalisation des institutions et des idées, absence de mise en perspective historique, recherche de responsables plutôt que d’explications plus structurales, etc.) s’explique moins par une intention explicite des journalistes que par leur mode de recrutement, leurs conditions de travail (précarisation d’une partie de la profession ; exigences de rentabilité des rédactions, etc. ) et leurs contraintes professionnelles (urgence exacerbée qui engendre une forte dépendance aux sources d’information officielles et une difficulté à mener des enquêtes autonomes dans la durée ; légitimation des sujets « vendeurs » tels que les faits divers ou le people…). Saisie par un champ journalistique en pleine transformation dans les années 1980-1990, la question des « banlieues » s’est ainsi trouvée dépolitisée (Julie Sedel).
Au total, en débouchant sur une faible différenciation des contenus journalistiques par rapport au discours de communication des agents et institutions dominants, les pratiques journalistiques, contribuent à la (re)production de l’idéologie dominante.
La question de l’intérêt des publics pour la politique
Les éléments qui précèdent, sur la production de grilles de lecture dépolitisées dans et par le champ journalistique, ne doivent pas susciter de conclusions hâtives quant à leurs effets. Il est hasardeux de prêter des effets politiques aux médias sans s’appuyer sur une étude empirique de leur réception par les différentes catégories de public. C’est pourquoi il convient de faire preuve de prudence quand on s’interroge sur les effets de politisation – entendue cette fois-ci comme l’« attention aux événements politiques » de la part des publics – des médias. Cette vigilance s’impose notamment dans les débats récents qui attribuent une force politisante à des émissions à faible contenu politique, telles que les émissions de divertissement (Leroux et Riutort).


jeudi 9 octobre 2014

L'informel pour informer. Les journalistes et leurs sources, Sous la direction de Jean-Baptiste Legavre

L'informel pour informer
Les journalistes et leurs sources
Sous la direction de Jean-Baptiste Legavre
Editions Pepper / L’Harmattan
2014

Présentation de l'éditeur
Les journalistes aiment rappeler que leur métier se construit dans la distance. Distance avec les pouvoirs, distance avec les « sources » – celles qui donnent des informations aux gens de presse. Mais comment obtenir des informations qui ne seraient pas le reflet des seuls discours des institutions et de leurs stratégies de communication ? Par un apparent paradoxe, les journalistes n’ont d’autre choix que de quitter, au moins un temps, les habits commodes (et utiles) des défenseurs-de-la-démocratie pour se rapprocher de leurs sources. Tout le paradoxe est là : être « au contact » des sources n’est pas sans risque – le spectre de la « connivence » n’est jamais loin – mais permet aussi de recueillir de précieuses informations pour rendre compte. C’est bien ici que prend place ce qu’il convient d’appeler l’informel. Le mot permet d’éclairer un ensemble de pratiques qui s’opposent a priori à la dimension officielle, publique, du métier, d’indiquer et de comprendre des écarts, des tensions, des intrications. Il fait entrer qui s’y essaie dans une zone grise occupée par journalistes et informateurs, une zone faite de compromis, d’essais et d’erreurs. Mais il enrichit la compréhension de l’activité, en laissant aux moralistes le rôle (commode) de dénoncer, loin de la bataille.

Jean-Baptiste Legavre est professeur des universités en sciences de l’information et de la communication à l’Université Panthéon-Assas (Paris II). Il dirige l’Ecole de journalisme de l’Institut français de presse.

Ont collaboré à cet ouvrage : Carole Bachelot, Olivier Baisnée, Samuel Bouron, Ivan Chupin, Jamil Dakhlia, Oliver Hahn, Nicolas Hubé, Eric Lagneau, Pierre Mayance, Rémy Rieffel, Philippe Riutort.


mercredi 9 juillet 2014

à paraître: Revue Savoir/agir n°28, Journalisme et dépolitisation

Revue Savoir/agir n°28
Journalisme et dépolitisation
éditions du Croquant
septembre 2014
Format PDF
Format EPUB
 
Présentation de l'éditeur
Les transformations actuelles du champ journalistique (« crise » de la presse écrite, recul des chaînes de télévision généralistes, poids croissant d’Internet, etc.) focalisent les débats sur les évolutions des médias, renvoyant au second plan les réflexions sur le rôle politique des journalistes. C’est à cette question qu’est consacrée cette livraison de Savoir/agir, en l’interrogeant sous l’angle de la « dépolitisation »
L’autonomisation du champ journalistique par rapport
au champ politique
Si l’on définit la politisation comme « une requalification des activités sociales les plus diverses, requalification qui résulte d’un accord pratique entre des agents sociaux enclins, pour de multiples raisons, à transgresser ou remettre en cause la différenciation des espaces d’activités », la dépolitisation du champ journalistique renvoie d’abord au mouvement historique d’autonomisation du champ journalistique par rapport au champ politique. Alors qu’une partie du champ journalistique français est née de la création de journaux dans les entreprises politiques au dix-neuvième siècle, cette situation est aujourd’hui marginale. Les transformations qu’a connues ce champ au cours des dernières décennies (mouvement de concentration économique ; spécialisation et concurrence croissantes des titres et des chaînes ; renforcement de son pôle commercial) ont en effet fortement affaibli son pôle politique.
Cette mutation s’observe notamment dans les métamorphoses du journalisme politique, qui se distancie de plus en plus du jeu politique, en adoptant une posture d’expertise critique (Nicolas Kaciaf). L’histoire du champ journalistique français n’a cependant rien d’universel ni de nécessaire. Si les contraintes économiques ont des effets dépolitisants jusque dans des sociétés qui, comme la Palestine (Benjamin Ferron), pourraient laisser penser qu’un journalisme très engagé y est dominant, la comparaison internationale interroge sur la dépolitisation du journalisme en France. Dans une configuration comparable comme l’Italie (Eugénie Saitta), le désengagement politique d’une partie du champ journalistique est bien moins marqué qu’en France. De plus, un très fort contrôle politique des médias, comme c’est le cas en Russie (Ivan Chupin), n’implique pas nécessairement une politisation des contenus.
Dans le contexte français d’une puissante dépolitisation de la presse, au sens où les entreprises de presse ne sont plus liées à des partis ou des hommes politiques, les relations entre le champ journalistique et le champ politique prennent les formes nouvelles d’une fuite en avant de la communication politique. Pour réussir à passer dans des médias qu’ils ne possèdent plus, les agents politiques accroissent les ressources (humaines, financières, expertes) accordées aux stratégies d’accès aux médias. Les activités politiques sont alors en partie transformées du fait qu’elles cherchent à se conformer aux formats médiatiques et à la vision déconflictualisée du monde social qui y est dominante (Jérémie Nollet).
La neutralisation médiatique
des problèmes sociaux
L’autonomisation du champ journalistique n’est pas sans effet sur les contenus produits par les journalistes, et, plus largement, sur la « dépolitisation » des problèmes sociaux, entendue comme (re)qualification d’enjeux anciennement (ou potentiellement) définis comme politiques en enjeux ne relevant plus (ou pas) de ce registre. C’est en l’occurrence une vision individualisée des questions de société qui domine les représentations journalistiques, comme le montre le cas des problèmes environnementaux dont les causes structurelles sont occultées (Jean-Baptiste Comby).
La production d’un cadrage dépolitisant (qui peut prendre des formes différentes : désidéologisation, déconflictualisation, naturalisation, focalisation sur les agents plutôt que sur les structures, personnalisation des institutions et des idées, absence de mise en perspective historique, recherche de responsables plutôt que d’explications plus structurales, etc.) s’explique moins par une intention explicite des journalistes que par leur mode de recrutement, leurs conditions de travail (précarisation d’une partie de la profession ; exigences de rentabilité des rédactions, etc. ) et leurs contraintes professionnelles (urgence exacerbée qui engendre une forte dépendance aux sources d’information officielles et une difficulté à mener des enquêtes autonomes dans la durée ; légitimation des sujets « vendeurs » tels que les faits divers ou le people…). Saisie par un champ journalistique en pleine transformation dans les années 1980-1990, la question des « banlieues » s’est ainsi trouvée dépolitisée (Julie Sedel).
Au total, en débouchant sur une faible différenciation des contenus journalistiques par rapport au discours de communication des agents et institutions dominants, les pratiques journalistiques, contribuent à la (re)production de l’idéologie dominante.
La question de l’intérêt des publics pour la politique
Les éléments qui précèdent, sur la production de grilles de lecture dépolitisées dans et par le champ journalistique, ne doivent pas susciter de conclusions hâtives quant à leurs effets. Il est hasardeux de prêter des effets politiques aux médias sans s’appuyer sur une étude empirique de leur réception par les différentes catégories de public. C’est pourquoi il convient de faire preuve de prudence quand on s’interroge sur les effets de politisation – entendue cette fois-ci comme l’« attention aux événements politiques » de la part des publics – des médias. Cette vigilance s’impose notamment dans les débats récents qui attribuent une force politisante à des émissions à faible contenu politique, telles que les émissions de divertissement (Leroux et Riutort).


mardi 22 octobre 2013

écouter: Pierre Leroux et Philippe Riutort, La politique sur un plateau. Ce que le divertissement fait à la représentation

écouter:
Pierre Leroux et Philippe Riutort, La politique sur un plateau - Ce que le divertissement fait à la représentation
La Suite dans les idées par Sylvain Bourmeau, 14.12.2013

Pierre Leroux et Philippe Riutort, La politique sur un plateau - Ce que le divertissement fait à la représentation
Le Grand Bain par Sonia Devillers, 5 octobre 2013
Pierre Leroux
Philippe Riutort
La politique sur un plateau
Ce que le divertissement fait à la représentation
PUF
2013

Présentation de l'éditeur
Comment les talk-shows accueillant des personnalités politiques ont-ils profondément transformé la représentation médiatique de la politique ? En cherchant d’emblée à rénover le spectacle politique, leurs animateurs et producteurs ont redéfini la figure publique de l’élu autour de qualités ajustées à l’ambiance des plateaux des divertissements, bien loin de la représentation compassée des « grand-messes » traditionnelles. Ce projet originel et « provocateur » de désacralisation radicale de la politique, a progressivement cédé la place, pour s’assurer la venue de personnalités politiques éminentes, à une approche moins attentatoire à l’ordre politique. La banalisation qui en résulte n’a été possible qu’en établissant des compromis avec les invités politiques, ce qui a conduit les animateurs à feindre de prendre, du moins en apparence, la politique au sérieux.
Pierre Leroux est chercheur au Centre de recherche sur l'action politique en Europe (CNRS/Rennes) et professeur à l'Université catholique de l'Ouest. Philippe Riutort est professeur en sciences sociales des classes préparatoires du lycée Henri IV à Paris et chercheur. Il est notamment l'auteur de Sociologie de la communication politique (La Découverte, 2e éd 2013) et d'un Précis de sociologie (Puf, 3e éd 2014).

jeudi 24 janvier 2013

Gauche-droite - Genèse d'un clivage politique, Sous la direction de Jacques Le Bohec & Christophe Le Digol

Gauche-droite
Genèse d'un clivage politique
Sous la direction de
Jacques Le Bohec & Christophe Le Digol
Puf
2012

Présentation de l'éditeur
Étudier le clivage gauche-droite n’est pas chose aisée tant il a été érigé en horizon indépassable de la politique. De la Révolution française à nos jours, il aurait traversé l’histoire presqu’inchangé, jusqu’à devenir la clé de compréhension de la politique. Et de la France aux grandes démocraties de la planète, il aurait traversé nos frontières pour devenir quasi universel.
Cet ouvrage interroge cette familiarité qui masque un arbitraire politique et une histoire infiniment plus complexe qu’on ne l’a écrit. Souvent considéré comme un principe d’analyse et de description de la politique, le clivage gauche-droite est au contraire traité ici comme un objet dont il faut instruire l’histoire afin d’en découvrir les usages et les fonctions politiques, manifestes ou cachées. Les citoyens que nous sommes trouveront ici un voyage dans l’inconscient démo&shycratique que l’histoire politique nous a légué.

Table des matières

Avant-propos (Jacques Le Bohec et Christophe Le Digol)
Introduction générale Comment penser le clivage gauche-droite ? (Christophe Le Digol)

Partie 1. — Éléments pour une genèse du clivage en France
Chapitre 1 : Du « côté gauche » et du « côté droit » à la Constituante. Retour sur les origines d’un clivage (1789-1791) (Christophe Le Digol)
Chapitre 2 : « Gauche », « Droite », « Juste-milieu ». La sémantique politique de l’entre-deux au XIXe siècle (Xavier Landrin)
Chapitre 3 : Ni droite ni gauche ? La Ligue républicaine nationale et le travail de classement politique (1924-1927) (Alexandre Dauphin et Xavier Landrin)
Chapitre 4 : Le clivage gauche-droite comme effet émergent des luttes électorales (Philippe Juhem)
Chapitre 5 : Bernard Tapie est-il de gauche ? (Philippe Riutort)
Chapitre 6 : La ligne de démarcation droite/extrême droite. A` propos du phénomène Le Pen (Jacques Le Bohec)

Partie 2. — Un universalisme en questions
Chapitre 7 : Les usages tactiques de l’appartenance droite-gauche en Italie (Carmela Lettieri)
Chapitre 8 : Sur le rejet et l’instrumentalisation péronistes du clivage gauche-droite en Argentine (Erwan Sommerer)
Chapitre 9 : L’importation de la gauche et de la droite dans les luttes de classement au sein de l’ANC dans l’Afrique du Sud postapartheid (Vincent Darracq)
Chapitre 10 : Les laboratoires de la Troisième Voie britannique. Genèse et fonctionnement de l’espace de théorisation d’un « dépassement de la gauche et de la droite » (Jérôme Tournadre-Plancq)

Partie 3. — Les usages sociaux des catégories politiques
Chapitre 11 : De l’usage des catégories de « droite » et de « gauche » dans le champ littéraire (Gisèle Sapiro)
Chapitre 12 : Les élections législatives de 1849, entre incertitudes historiographiques et « modernité démocratique » (Christophe Voilliot)
Chapitre 13 : L’amphithéâtre parlementaire idéal. Le clivage gauche-droite dans l’analyse politique (Christophe Le Digol)
Chapitre 14 : Des « revues de gauche ». Réflexions sur l’attribution d’un qualitatif singulier dans le monde intellectuel (Kil-ho Lee)

Partie 4. — Des catégories de perception et de classement
Chapitre 15 : Des socialisations politiques différenciées. Contribution à l’analyse des représentations politiques des étudiants (collectif)
Chapitre 16 : La perception militante du clivage gauche-droite dans la fédération PS de la Vienne (Blaise Magnin)
Chapitre 17: Droite ou gauche ? Usages et non usages d’instruments courants d’orientation politique (Daniel Gaxie)

Conclusion Générale. Comment faire avec la distinction gauche/droite en science politique ? (Bernard Lacroix)

mardi 26 juin 2012

Lectures de Bourdieu, sous la direction de Frédéric Lebaron et Gérard Mauger

Lectures de Bourdieu
sous la direction de Frédéric Lebaron et Gérard Mauger
Ellipses
2012

Sommaire

Lectures de Bourdieu
Frédéric Lebaron et Gérard Mauger

LES INFLUENCES
Bourdieu et Marx
Gérard Mauger
Bourdieu avec Weber
Rémi Lenoir
Pierre Bourdieu et la sociologie d’Émile Durkheim
Louis Pinto

LES ŒUVRES DE JEUNESSE
L’Algérie comme terrain d’apprentissage du jeune sociologue
Enrique Martin-Criado
Éducation et culture. La nouvelle infrastructure ?
Bertrand Geay
Le métier de sociologue. Préalables épistémologiques
Frédéric Lebaron

LES ŒUVRES FONDAMENTALES
La théorie de la pratique
Gérard Mauger
La distinction, œuvre-carrefour de la sociologie de Bourdieu
Frédéric Lebaron
La Noblesse d’État et ses prolongements
Anne-Catherine Wagner
Bourdieu et le langage : une théorie de la pratique et du pouvoir linguistiques
Bruno Ambroise
La « démocratisation » de la sociologie. La Misère du monde, une initiation à la « socio-analyse »
Claude Poliak
Méditations pascaliennes
Louis Pinto

LES CHAMPS
Le champ littéraire
Anna Boschetti
Ordre épistémologique, ordre structural et ordre historique dans Homo academicus
José-Luis Moreno Pestaña
Le champ scientifique
Yves Gingras
Le champ politique
Philippe Riutort
À propos du champ médical : quelques réflexions sur les usages sociologiques du concept de champ
Patrice Pinell
L’autonomie d’un champ ou le sens des limites
Jacques Defrance

RECEPTION ET PERSPECTIVES
Pierre Bourdieu & Jean-Claude Passeron
José Luis Moreno Pestaña
Du théoricien du social à l’intellectuel global : la réception internationale de l’œuvre de Pierre Bourdieu et ses effets en retour Gisele Sapiro

lundi 20 février 2012

à paraître: Lectures de Bourdieu. Sous la direction de Frédéric Lebaron et Gérard Mauger


Lectures de Bourdieu
Sous la direction de Frédéric Lebaron et Gérard Mauger
Ellipses
à paraître en juin 2012

Sommaire

Lectures de Bourdieu
Frédéric Lebaron et Gérard Mauger

LES INFLUENCES
Bourdieu et Marx
Gérard Mauger
Bourdieu avec Weber
Rémi Lenoir
Pierre Bourdieu et la sociologie d’Émile Durkheim
Louis Pinto

LES ŒUVRES DE JEUNESSE
L’Algérie comme terrain d’apprentissage du jeune sociologue
Enrique Martin-Criado
Éducation et culture. La nouvelle infrastructure ?
Bertrand Geay
Le métier de sociologue. Préalables épistémologiques
Frédéric Lebaron

LES ŒUVRES FONDAMENTALES
La théorie de la pratique
Gérard Mauger
La distinction, œuvre-carrefour de la sociologie de Bourdieu
Frédéric Lebaron
La Noblesse d’État et ses prolongements
Anne-Catherine Wagner
Bourdieu et le langage : une théorie de la pratique et du pouvoir linguistiques
Bruno Ambroise
La « démocratisation » de la sociologie. La Misère du monde, une initiation à la « socio-analyse »
Claude Poliak
Méditations pascaliennes
Louis Pinto

LES CHAMPS
Le champ littéraire
Anna Boschetti
Ordre épistémologique, ordre structural et ordre historique dans Homo academicus
José-Luis Moreno Pestaña
Le champ scientifique
Yves Gingras*
Le champ politique
Philippe Riutort
À propos du champ médical : quelques réflexions sur les usages sociologiques du concept de champ
Patrice Pinell
L’autonomie d’un champ ou le sens des limites
Jacques Defrance

RECEPTION ET PERSPECTIVES
Pierre Bourdieu & Jean-Claude Passeron
José Luis Moreno Pestaña
Du théoricien du social à l’intellectuel global : la réception internationale de l’œuvre de Pierre Bourdieu et ses effets en retour Gisele Sapiro
--
(merci à Frédéric Lebaron pour le sommaire)

mercredi 1 septembre 2010

Video-audio- Livre: L'État démantelé

audio:

Laurent Bonelli et Raoul Marc Jennar, L'état démantelé
 Là-bas si j'y suis, par Daniel Mermet, 15 mars 2011
Willy Pelletier, La fonction publique employeur modèle ?, Du Grain à moudre par Brice Couturier, Louise Tourret, 12.01.2011

Willy Pelletier, présenté par Alain Bedouet, Le téléphone sonne, 11 novembre 2010

Willy Pelletier à propos de L'Etat démantelé , "Parenthèse", 04 septembre 2010


Videos du Colloque : « L’Etat démantelé »
samedi 27 juin 2009
organisé par la Fondation Copernic et le Monde diplomatique
01 - Michel Vaxès
02 - Serge Halimi
03 - François Denord
04 - Willy Pelletier
05 - Alain Garrigou
06 - Philippe Riutort
07 - Laurent Bonnelli
08 - André Grimaldi
09 - Hélène Adam
10 - Noël Daucé
11 - Joëlle Moreau
12 - Sabine Rozier
13 - Édouard Sill
14 - Gilles Garnier
15 - Francine Bavay
16 - Jean Christian Billard
17 - Gilles Sainati
18 - Frédéric Neyrat
19 - Bernard Lacroix - Clôture : Caroline Mécary




L'État démantelé
Enquête sur une contre-révolution silencieuse

Laurent BONELLI, Willy PELLETIER
Collection : Cahiers libres
La Découverte
2010



Présentation de l'éditeur
Dans le débat public, les diagnostics alarmistes sur la « crise de l’État-providence », et les procès contre l’État-redistributeur, ont laissé place à toujours plus d’injonctions à « réformer l’État ». Cet impératif est devenu le point de ralliement d’élites politiques (de droite comme de gauche), de hauts fonctionnaires nationaux et internationaux, mais aussi des intellectuels les plus en vue, de journalistes, voire de certains syndicalistes.
Que recouvre cette « réforme de l’État » ? Comment a-t-elle été mise en œuvre depuis vingt ans ? Quelles conséquences pour le service public et les usagers ? Ce livre s’efforce de répondre à ces questions en faisant dialoguer des chercheurs, des fonctionnaires et des syndicalistes. L’échange d’analyses et d’expériences permet de dessiner les lignes de force de ce mouvement, tout en restant attentif aux singularités observables.
Ce travail intellectuel et collectif est nécessaire pour comprendre une contre-révolution silencieuse.
Car, si les réformes néolibérales de l’État s’effectuent parfois à grand renfort de publicité (privatisation de La Poste, restrictions des budgets de l’hôpital public ou de l’Éducation nationale), elles sont le plus souvent invisibles, et ne rencontrent que des protestations sectorielles, peu coordonnées, encore moins médiatisées. Elles passent par tel décret, telle directive, telle circulaire, voués à demeurer obscurs et confidentiels, dans certains cas élaborés par des cabinets d’audit privés… La plupart, et parmi les plus structurelles, passent inaperçues, sauf pour ceux qui en affrontent directement les conséquences…
Au terme de ce voyage dans la « réforme de l’État » et ses effets, c’est l’avenir des services publics, de nos services publics, qui est en jeu. C’est-à-dire celui d’un modèle de société.

Laurent Bonelli est maître de conférences en science politique à l’université Paris-X (Nanterre) . Il a co-dirigé l’ouvrage La Machine à punir. Pratiques et discours sécuritaires (L’Esprit frappeur, Paris, 2001) et publié, à La Découverte, La France a peur (2008). Il est par ailleurs membre de la rédaction du Monde diplomatique.
Willy Pelletier, sociologue à l’université de Picardie, est coordinateur général de la Fondation Copernic depuis 1998. Il a notamment publié, avec Claire Le Strat, La canonisation libérale de Tocqueville (Syllepse, 2006)

mercredi 9 septembre 2009

Nouveau manuel de science politique, Antonin COHEN, Bernard LACROIX, Philippe RIUTORT

Nouveau manuel de science politique
Antonin COHEN, Bernard LACROIX, Philippe RIUTORT
Collection : Grands Repères Manuels
Parution : septembre 2009
ISBN : 9782707153661
La Découverte





Ce Nouveau manuel propose une vaste présentation des connaissances disponibles en science politique. Unique manuel collectif en langue française, mobilisant l’expertise de plus de 70 auteurs, il réunit les meilleurs spécialistes des nombreux thèmes abordés. La diversité de ces thèmes, des objets les plus classiques de la discipline aux thèmes les plus contemporains, le traitement novateur de certaines questions, l’attention particulière accordée aux relations transnationales et à la politique comparée, la discussion des auteurs de sociologie et d’histoire, l’historicisation des processus sociaux qui ont donné corps à la politique moderne font de cet ouvrage un outil de travail indispensable et incomparable. Il s’adresse aux étudiants en science politique et aux étudiants en droit, histoire, sociologie, économie ayant des options de science politique au programme dans le cadre de leur cursus LMD, au sein des Universités comme des Instituts d’études politiques, en France et dans les pays francophones (Belgique, Suisse, Québec, etc.). Par sa clarté pédagogique et son exhaustivité thématique et bibliographique, il est destiné aux étudiants de la L1 jusqu’au M2 (incluant la préparation aux concours).



Avant-propos
Chapitre introductif : L'analyse des phénomènes politiques
Introduction
1. Qu’est-ce que la politique ?, par Antonin Cohen, Bernard Lacroix, Philippe Ruitort
L’anthropologie politique, par Alban Bensa
2. Qu’est-ce que la science politique ?, par Antonin Cohen, Bernard Lacroix, Philippe Ruitort
La science politique aux États-Unis et en Europe, par Vanessa Ruget
Formation de l’État, formation des élites d’État, par Dominique Damamme
L’Unesco et l’internationalisation de la science politique, par Bernard Voutat
Un père fondateur : André Siegfried (1875-1959), par Alain Garrigou
I / Genèses des groupements politiques
Introduction
1. Vie et mort des groupements et des formes politiques, par Xavier Landrin
1. La construction de l’ordre féodal
2. L’invention du passé national
La noblesse ou la formation d’un groupe social, par Joseph Morsel - La Révolution française, par Christophe Le Digol
2. Genèses et constructions de l’État moderne, par Bernard Lacroix
1. La monopolisation : conquête des monopoles et conquête territoriale
2. La puissance publique : serviteurs de l’État et raison d’État
Régime impérial et colonialisme, par Véronique Dimier
3. Constructions pratiques et symboliques des frontières politiques, par Arnault Skornicki
1. Borner, mesurer, compter l’État
2. Représenter l’État
La frontière picarde, par Emmanuel de Crouy Chanel
II / Figures historiques de l'état parlementaire
Introduction
1. La division du travail en politique par Éric Phélippeau
1. Mandants et mandataires : la différenciation de rôles politiques
2. L’autonomisation et laspécialisation de la politique moderne
3. La professionnalisation des auxiliaires du travail politique
L’ordre parlementaire, par Hervé Fayat
Les modes de scrutin, par Thomas Marty
2. L’apprivoisement du suffrage universel, par Alain Garrigou
1. Politisation et démocratisation
2. Émancipation et domestication des dominés
3. Vote et science de la politique
3. La genèse de la concurrence pour la ratification : les partis politiques, par Hervé Fayat
1. Une question de définition et de méthode
2. Sociogenèse des partis et configuration des rapports de représentation
3. L’établissement d’une concurrence partisane
III / Différenciations des formes de pouvoir
Introduction
1. Concurrence entre élites et champ du pouvoir, par Christophe Charle
1. Bilan historiographique
2. Modèle napoléonien et modèle prussien
3. L’impossible modèle anglais
4. Le compromis républicain
5. Une spécificité française : la bourgeoisie de robe
6. Les nouveaux conflits de légitimité
2. Les formes de concurrence non démocratique
2. 1. Le fascisme et le nazisme, par Enzo Traverso
1. Aux origines du fascisme
2. L’idéologie fasciste
3. Fascisme italien et nazisme allemand : quelles différences ?
2. 2. Le soviétisme, par Bernard Pudal
1. Une fausse piste : le concept de totalitarisme
2. La matrice soviétique
3. La question de la bureaucratie
4. Dictatures, violences politiques et reproduction du régime politique
Le régime de Vichy, par Antonin Cohen
3. Les concurrences « ailleurs »
3. 1. La Chine, par Stéphanie Balme
1. Que faire de la géographie et de l’Histoire ?
2. Le triptyque institutionnel : État, Parti, Armée
3. Conflits de légitimité : le droit au cœur du politique
3. 2. L’Inde, par Roland Lardinois
1. Religions, castes et langues
2. Société et politique
3. 3. Le monde arabe, par Bernard Rougier
1. Concurrences régionales et pluralisme politique
2. La gestion volontaire de la conflictualité sociale
3. Les contradictions internes du bloc autoritaire
4. Les concurrences au sein de l’État corporatiste
5. Les concurrences au sein de l’espace religieux
3. 4. L’Afrique, par Luc Sindjoun
1. La concurrence politique comme concurrence guerrière
2. La concurrence politique comme concurrence pacifique
4. Les transitions démocratiques
4. 1. En Europe centrale et orientale, par Frédéric Zalewski
1. La centralité du paradigme « transitologique »
2. Les dynamiques politiques et sociales du postcommunisme
4. 2. En Afrique, par Mamoudou Gazibo
1. La dynamique de la transition en Afrique
2. La problématique de la consolidation des transitions africaines
IV / Le champ du pouvoir
Introduction
1. Le pouvoir de la force
1. 1. Les forces armées, par Jean Joana
1. Genèses de l’administration militaire
2. Pouvoir militaire et pouvoir politique : quelles relations ?
1. 2. Les forces de police, par Laurent Bonelli
1. Police des villes, police de l’État
2. Les métiers policiers
3. Autonomie, luttes et hiérarchies policières
2. Le pouvoir judiciaire, par Antoine Vauchez
1. Justice et Politique
2. Sociologie politique de la judiciarisation
3. Le pouvoir économique
3. 1. Les groupes d’intérêt, par Hélène Michel
1. Genèse et pérennisation des groupes d’intérêt
2. Les groupes d’intérêt dans des configurations étatiques
3. Pratiques de défense et enjeux de l’action collective
3. 2. La corruption politique, par Pierre Lascoumes
1. Le paradoxe d’une réprobation forte aux effets politiques faibles
2. Du réformisme moral au constructivisme : perspectives théoriques
3. De la règle à la norme : tendances contemporaines
4. Le pouvoir religieux et l’État en France, par Yann Raison du Cleuziou
1. Deux universalismes concurrents
2. Entre émancipation et dépendance
3. Un espace de socialisation politique paradoxal
4. Recompositions du « croire » et recompositions politiques
5. La politique religieuse et l’impensé de la laïcité
6. Les enjeux du symbolique
Pouvoir et religion aux Etats-Unis, par Camille Froidevaux-Metterie
V. La domination bureaucratique
Introduction
1. Les hauts fonctionnaires et la politique, par Françoise Dreyfus
1. Élite administrative, élite sociale ?
2. Des nominations politisées ?
3. L’élite administrative en politique
4. Les hauts fonctionnaires, acteurs des politiques publiques ?
L’administration et le quotidien, par Jean-Marc Weller
2. Administration et pouvoir local, par Christian Le Bart
1. Le temps des notables et de l’administration locale
2. Le temps des entrepreneurs politiques
3. L’action publique, par Vincent Dubois
1. Les héritages d’une discipline appliquée
2. Les configurations sociales de l’action publique
3. De la construction des problèmes publics aux modes de gouvernement
Réformer la santé ?, par François Buton et Frédéric Pierru - Les politiques économiques et sociales, par Bruno Théret - Les politiques publiques d’immigration, par Sylvain Laurens - Gouverner par les instruments ? par Pierre Lascoumes
VI / Le champ politique
Introduction
1. Le recrutement social des professionnels de la politique, par Nicolas Hubé
1. Classe, élite(s), oligarchie ? Les professionnels de la politique
2. La politique comme profession
3. La sélection sociale du personnel politique
Les femmes en politique, par Delphine Dulong - Le livre politique, entre prétentions littéraires et confessions intimes, par Christian Le Bart
2. Les institutions politiques, par Delphine Dulong
1. La fondation des institutions
2. La socialisation institutionnelle
3. La légitimation des institutions politiques
La civilité parlementaire, par Hervé Fayat - La construction du rôle de Premier ministre, par Delphine Dulong
3. Les rapports ordinaires à la politique, par Pierre Lefébure
1. L’enjeu d’une définition extensive du rapport au politique
2. Les propriétés sociales comme sources des rapports ordinaires au politique
3. Les situations et les contextes dans l’activation des rapports ordinaires au politique
4. Apports interdisciplinaires pour saisir les rapports ordinaires au politique
Démocratie participative, démocratie délibérative, par Julien Talpin - La socialisation politique, ^par Sophie Maurer
VI / Le phénomène électoral
Introduction
1. L’opération électorale, par Christophe Voilliot
1. Genèse de l’opération électorale
2. Le vote en actions et en représentations
3. Les aléas d’un modèle
Les machines à vote, par Christophe Voilliot
2. Le travail de mobilisation électorale, par Rémi Lefebvre
1. L’invention des campagnes électorales
2. Professionnalisation des campagnes et bricolages électoraux
3. Transformations et continuité de la mobilisation électorale
Le financement de la vie politique, par Éric Phélippeau
3. Les explications du vote, par Patrick Lehingue
1. André Siegfried : le précurseur en France
2. Lazersfeld et l’École de Columbia : la naissance des grandes enquêtes
3. Un héritage controversé
4. Variables sociales objectives et subjectives
Le « vote des chômeurs », par Emmanuel Pierru - L’électorat Le Pen de 1984 à 2007, par Nonna Mayer
VIII / L’entreprise partisane
Introduction
1. Partis et configurations partisanes, par Michel Offerlé
1. Typologies et travaux de terrain
2. Définir les partis politiques
3. Configurations partisanes
4. Les partis comme relation sociale
5. Caractéristiques partisanes
2. Le leadership partisan, par Julien Fretel
1. L’institutionnalisation du leadership partisan
2. Devenir dirigeant de parti
3. Ce que gouverner un parti veut dire
Le socialisme municipal, par Rémi Lefebvre
3. Investissements et désinvestissements partisans, par Philippe Juhem
1. L’investissement au sein des partis de gestion gouvernementale
2. Flux et reflux des investissements partisans amateurs
IX / Les mobilisations
Introduction
1. Répertoires d’action des mobilisations, par Erik Neveu
1. Le modèle de Tilly
2. Le répertoire comme mobilisation de ressources
3. Varier les répertoires
4. Un répertoire de troisième génération ?
Le mouvement altermondialiste, par Isabelle Sommier - Les mobilisations féministes, par Laure Bereni
2. Émergence et développement des mobilisations, par Olivier Fillieule
1. Structures et infrastructures du mécontentement
2. Dynamiques de la mobilisation
Le dévouement humanitaire, par Sabine Rozier
3. Dynamiques et effets des mobilisations, par Erik Neveu
1. Les dispositifs de filtrage et d’accueil
2. Identifier des impacts
3. Des mobilisations aux révolutions
4. Les effets des mouvements sur les groupes mobilisés
Les scandales politiques, par Hervé Rayner - Mai-juin 1968 en France, par Boris Gobille
X / Le travail de mise en forme symbolique de la politique
Introduction
1. Mises en scène du pouvoir politique, par Philippe Riutort
1. Récits du pouvoir et pouvoir du récit : les mises en forme de l’autorité politique
2. Le pouvoir politique et ses contestations symboliques
Les voyages présidentiels, par Nicolas Mariot - Les cérémonies funéraires, par Delphine Dulong
2. Intellectuels et politique, par Frédérique Matonti
1. Les intellectuels avant les « intellectuels »
2. Les intellectuels et leurs engagements politiques
Littératures « ignobles » : politique et histoire sociale des idée, par Erik Neveu
3. Médias et politique, par Philippe Riutort
1. La lancinante question des effets : médias et comportements politiques du public
2. L’activité politique sous contrainte médiatique
Les campagnes électorale, par Christiane Restier-Melleray - La « démocratie » des talk-show, par Éric Darras - Les communicants politiques, par Jean-Baptiste Legavre - La politique à la télévision, par Pierre Leroux
XI / La construction européenne
Introduction
1. Construction des espaces de pouvoir transnationaux en Europe, par Antonin Cohen
1. La dynamique des concurrences entre États européens
2. La genèse de l’espace de pouvoir transnational européen
3. Institutionnalisation des espaces de pouvoir transnationaux européens
Une police européenne, par Didier Bigo - Comment se fabrique la politique étrangère européenne, par Yves Buchet de Neuilly
2. La dynamique endogène des institutions européennes, par Antonin Cohen
1. Les transformations politiques et sociales des institutions
2. La formation d’un « milieu communautaire »
3. La fabrique de la décision supranationale
Les fonctionnaires européen, par Didier Georgakakis et Marine de Lassalle - Les juristes européens, par Antonin Cohen et Antoine Vauchez
3. L’Europe au quotidien, par Romain Pasquier et Julien Weisbein
1. L’Europe au quotidien : quels acteurs ?
2. L’Europe au quotidien : les mécanismes de changements
3. L’Europe au quotidien : quels effets ?
XII / Les relations internationales
Introduction
1. La théorie des relations interétatiques, par Dario Battistella
1. Les relations interétatiques comme rapports de puissance : la théorie (néo-) réaliste
2. Les relations interétatiques comme rapports de coopération : l’antithèse (néo-) libérale
3. Les relations interétatiques comme rapports d’identité : la tentative de synthèse constructiviste
La politique étrangère, par Frédéric Charillon
2. Espaces de pouvoirs nationaux, espaces de pouvoir internationaux, par Yves Dezalay et Mikael Rask Madsen
1. Des réseaux transnationaux sans ancrage national
2. World Society et dynamique de découplage
3. Les flux internationaux : ordre politique et changement social, par Didier Bigo
1. Flux, État, ordre et changement
2. La gestion des flux par les États : le récit réaliste de l’ordre gouvernemental
3. Penser les flux et le changement : liquidité et/ou lignes de fuite ? Sociologie politique de l'international
Les mafias, par Gilles Favarel-Garrigues - Le terrorisme, par Isabelle Sommier
Conclusion. Le rapport savant à la politique
Bibliographie
Lexique
Index des noms
Index des notions
Liste des auteurs.


Antonin Cohen est maître de conférences en science politique à l’Université de Picardie Jules Verne à Amiens et membre du CURAPP/CNRS.

Bernard Lacroix est professeur de sciences politiques à l'université de Paris-X-Nanterre. Il a notamment publié en collaboration, Le président de la République. Usages et genèses d'une institution (PFNSP, 1992).


Philippe Riutort est professeur de sciences sociales en lettres supérieures au lycée Henri-IV. Chercheur au Groupe d’analyse politique (université Paris-X-Nanterre) et au laboratoire Communication et Politique (CNRS), il a codirigé Les Formes de l’activité politique (PUF, 2006) et est l’auteur du Précis de sociologie (PUF, 2004).