« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ». Pierre Bourdieu (1992)
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jeudi 24 janvier 2019

Savoir/Agir n°46, Réarmer la critique sociologique du journalisme

 
Savoir/Agir n°46, Réarmer la critique sociologique du journalisme
du Croquant
2019



Présentation de l'éditeur
En offrant un aperçu d’enquêtes récentes qui permettent de faire le point sur les structures sociales du journalisme, ce numéro souhaite réarmer la critique sociologique de ce champ. À rebours des poncifs semi-savants sur ses métamorphoses à l’ère numérique, tous les indicateurs empiriques convergent pour montrer que sa subordination aux pouvoirs économiques se poursuit et s’accélère. L’état général des rapports de force structurant le champ journalistique ne s’est donc pas transformé, mais l’hégémonie progressive du pôle commercial entraîne un double mouvement : une dépolarisation avec l’affaiblissement des pôles politiques et culturels qui pèsent moins fortement dans la distribution des positions ; une verticalisation de cette répartition des places avec une asymétrie plus forte dans les hiérarchies professionnelles, notamment dans les salaires et les positions de prestige, ainsi qu’entre le local et le national. Cette verticalisation s’opérant dans un contexte d’élévation du recrutement social de la profession, elle fournit un indice supplémentaire de la domination accrue du capital économique sur le capital culturel au sein des classes privilégiées.

Sommaire :

Éditorial

«  Sortie de crise  »  ?, Frédéric Lebaron

Dossier

La subordination au pouvoir économique. Dépolarisation et verticalisation du champ journalistique, Jean-Baptiste Comby et Benjamin Ferron
L’institutionnalisation d’un incerti loci. Le champ journalistique et l’espace des écoles de journalisme, Géraud Lafarge
Quand l’autonomisation professionnelle renforce la subordination aux logiques commerciales L’institutionnalisation paradoxale des écoles de journalisme, Samuel Bouron
Le milliardaire éclairé. La conversion des habitus des élites politiques et journalistiques vers l’économie, Éric Darras
Le genre du pouvoir médiatique, Julie Sedel
La reproduction 2.0 . Les inégalités de position des journalistes blogueurs dans le champ journalistique Marie Neihouser
Coproduire les biens politiques Journalistes et politiques en comparaison dans des contextes centralisés et fédéraux, Martin Baloge et Nicolas Hubé
Perturber les notables. Les conditions de possibilité d’un journalisme d’enquête à l’échelle locale, Nicolas Kaciaf
Des rencontres discrètes. Journalistes, politiques et groupes d’intérêt au Salon international de l’agriculture, Chupin Ivan et Mayance Pierre
Incorporer la contrainte, transmettre la critique, occuper les médias. Sur la médiatisation de jeunes dirigeants du Front National, Safia Dahani
Le journalisme à but non lucratif aux États-Unis. Un secteur sous la double contrainte de la «  viabilité  » et de «  l’impact  », Rodney Benson

Grand entretien avec Claude Pennetier

«  Dans le chaudron militant  » Propos recueillis par Antony Burlaud

Paroles

«  En fait dans la justice c’est ça mais partout, tu as des manques de personnels que tu pallies avec des béquilles  », Cécile Girault

Chroniques du monde

Salvador  : de quoi les gangs sont-ils le nom  ?, Benjamin Moallic

Culture

Habitus, doxa et idéologie, Gérard Mauger


mercredi 7 novembre 2018

Ivan Chupin, Les écoles du journalisme. Les enjeux de la scolarisation d'une profession (1899-2018)

Ivan Chupin
Les écoles du journalisme
Les enjeux de la scolarisation d'une profession (1899-2018)
P.U.Rennes
Res Publica
2018

Présentation de l'éditeur
Les médias occupent une place particulière dans nos démocraties contemporaines. Les journalistes sont souvent critiqués pour leur conformisme et leur « formatage ». Mais on ne sait rien de la manière dont ils sont formés en pratique(s). Jusqu’à quel point des écoles peuvent-elles rester autonomes par rapport à l’État ou des entreprises de médias ? Comment ces savoir-faire se sont-ils codifiés ? Comment le contenu des formations est-il défini ? 
Pour répondre à ces questions, ce livre propose une socio-histoire des écoles de journalisme en France depuis la fin du xixe siècle jusqu’à nos jours. Il offre un nouveau regard sur le lien peu exploré entre formation et profession. Il repose sur l’exploitation d’archives inédites, d’observations et d’entretiens auprès des acteurs de cette histoire. Il raconte comment le journalisme est parvenu suite à l’affaire Dreyfus à se scolariser alors même que la plupart des professionnels considéraient à l’époque qu’il était possible de l’apprendre directement « sur le tas ». À la Libération, le Centre de formation des journalistes (CFJ) est parvenu à imposer avec les syndicats de journalistes un modèle spécifique de formation reposant sur l’alliance de la technique et de l’éthique. Dans les années 1990, ce Centre a perdu progressivement la main sur l’espace de formation à la suite de crises financières. Dans les années 2000, de nouveaux acteurs comme Sciences Po Paris et les IEP de région s’invitent à leur tour dans le monde de la formation au journalisme. Cette recomposition s’accompagne du maintien d’un contrôle par la profession qui parvient ces dernières années à constituer un véritable groupe d’intérêt reconnu par l’État
Ivan Chupin est maître de conférences en science politique à l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines/IEP de Saint-Germain-en-Laye au laboratoire Printemps, UMR 8085, CNRS. Il a publié plusieurs ouvrages sur les médias comme Journalisme et dépendances en 2006 (avec Jérémie Nollet) et une Histoire politique et économique des médias à la Découverte (avec Nicolas Kaciaf et Nicolas Hubé) paru en 2009. Ses travaux portent par ailleurs sur le journalisme politique en Russie ainsi que sur les représentations médiatiques de l’agriculture en France.

Introduction






jeudi 21 mai 2015

en ligne: Savoir/agir n°28, Journalisme et dépolitisation


Savoir/agir n°28, Journalisme et dépolitisation 
éditions du Croquant 2014  

Sommaire

Éditorial, par Frédéric Lebaron

Dossier : Journalisme et dépolitisation, coordonné par Jérémy Nollet et Manuel Schotté

Les transformations contemporaines des pages Politique de la presse écrite française, par Nicolas Kaciaf
Le journalisme palestinien : une dépolitisation en trompe-l’œil, Benjamin Ferron
Les transformations du rapport à la politique des journalistes français et italiens, par Eugénie Saïtta
Des médias aux ordres de Poutine ? L’émergence de médias d’opposition en Russie, par Ivan Chupin
La production des décisions « médiatiques », par Jérémie Nollet
L’individualisation des problèmes collectifs : une dépolitisation politiquement située, par Jean-Baptiste Comby
Les ressorts sociaux de la médiatisation des banlieues, par Julie Sedel
Politiser en distrayant ? L’improbable pari du divertissement, par Philippe Leroux et Philippe Riutort

Grand entretien

Du rôle sociétal de la recherche, avec Philippe Lazar, ancien directeur de l’Inserm

Paroles

Une fermeture honorable(II), par Cécile Harari, photographe et Yann Le Lann, sociologue.

Chronique de la gauche de gauche

Front de gauche. Refondation ? Nouveau départ ?par Louis Weber

Sociogenèse du Front de gauche

Faire vivre le Front de gauche « en bas », avec Jean-Jacques Boislaroussie, porte-parole des Alternatifs

La rhétorique réactionnaire

La valse des étiquettes politiques (2), par Gérard Mauger

Chronique d’outre-Manche

Anthony N. Wedgwood Benn 1925-2014, par Keith Dixon

Politiques d’ailleurs

Élections législatives en Inde : l’influence du facteur caste, par A. Dharma et MJM Mahalingam
Le rolezinho, révélateur de préjugés, du racisme et des stigmates euphémisés du quotidien, par Maria Chaves Jardim (Prof. UNESP – Araraquara), João Paulo Aprígio Moreira (Prof. UEMS), Marcio Rogério Silva (Étudiant en Doctorat UFSCar), Thais Joi Martins (Étudiante en Doctorat UFSCar)



(source: Savoir/agir)

jeudi 9 octobre 2014

L'informel pour informer. Les journalistes et leurs sources, Sous la direction de Jean-Baptiste Legavre

L'informel pour informer
Les journalistes et leurs sources
Sous la direction de Jean-Baptiste Legavre
Editions Pepper / L’Harmattan
2014

Présentation de l'éditeur
Les journalistes aiment rappeler que leur métier se construit dans la distance. Distance avec les pouvoirs, distance avec les « sources » – celles qui donnent des informations aux gens de presse. Mais comment obtenir des informations qui ne seraient pas le reflet des seuls discours des institutions et de leurs stratégies de communication ? Par un apparent paradoxe, les journalistes n’ont d’autre choix que de quitter, au moins un temps, les habits commodes (et utiles) des défenseurs-de-la-démocratie pour se rapprocher de leurs sources. Tout le paradoxe est là : être « au contact » des sources n’est pas sans risque – le spectre de la « connivence » n’est jamais loin – mais permet aussi de recueillir de précieuses informations pour rendre compte. C’est bien ici que prend place ce qu’il convient d’appeler l’informel. Le mot permet d’éclairer un ensemble de pratiques qui s’opposent a priori à la dimension officielle, publique, du métier, d’indiquer et de comprendre des écarts, des tensions, des intrications. Il fait entrer qui s’y essaie dans une zone grise occupée par journalistes et informateurs, une zone faite de compromis, d’essais et d’erreurs. Mais il enrichit la compréhension de l’activité, en laissant aux moralistes le rôle (commode) de dénoncer, loin de la bataille.

Jean-Baptiste Legavre est professeur des universités en sciences de l’information et de la communication à l’Université Panthéon-Assas (Paris II). Il dirige l’Ecole de journalisme de l’Institut français de presse.

Ont collaboré à cet ouvrage : Carole Bachelot, Olivier Baisnée, Samuel Bouron, Ivan Chupin, Jamil Dakhlia, Oliver Hahn, Nicolas Hubé, Eric Lagneau, Pierre Mayance, Rémy Rieffel, Philippe Riutort.


vendredi 3 octobre 2014

Les médiations de l'Europe politique, Sous la direction de Philippe Aldrin, Nicolas Hubé, Caroline Ollivier-Yaniv et Jean-Michel Utard

Les médiations de l'Europe politique
Sous la direction de Philippe Aldrin, Nicolas Hubé, Caroline Ollivier-Yaniv et Jean-Michel Utard
P.U.Strasbourg
2014

Présentation de l'éditeur
Comment l'Europe fabrique-t-elle sa légitimité politique? L’analyse est trop souvent réduite aux commentaires qui, après chaque scrutin européen, vitupèrent contre la «mauvaise» politique de communication de ses institutions. À rebours de cette antienne, cet ouvrage se propose d’examiner l’enracinement de l’idée européenne à travers les nombreuses médiations qui ont été historiquement construites entre l’Union européenne et les Européens.
Les textes réunis étudient au concret les cadres et la genèse des débats autour du «problème» de l’opinion, ainsi que les différentes catégories d’acteurs qui y sont engagés. En portant le regard sur l’historicité du processus, sur les gestes professionnels, les productions symboliques, les conditionnalités politiques et les expérimentations participatives de la politique européenne de l’opinion, les contributeurs apportent un éclairage original sur la pluralité des médiateurs de la cause européenne. En observant les concurrences et les coopérations entre des agents situés dans diverses arènes (administrations, académies, représentations d’intérêt, collectivités territoriales, médias, organisations politiques, etc.), ce livre désingularise cette politique européenne pour l’appréhender en tant que pièce d’un jeu qui se déploie simultanément sur plusieurs échelles du politique.