« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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jeudi 24 janvier 2019

Savoir/Agir n°46, Réarmer la critique sociologique du journalisme

 
Savoir/Agir n°46, Réarmer la critique sociologique du journalisme
du Croquant
2019



Présentation de l'éditeur
En offrant un aperçu d’enquêtes récentes qui permettent de faire le point sur les structures sociales du journalisme, ce numéro souhaite réarmer la critique sociologique de ce champ. À rebours des poncifs semi-savants sur ses métamorphoses à l’ère numérique, tous les indicateurs empiriques convergent pour montrer que sa subordination aux pouvoirs économiques se poursuit et s’accélère. L’état général des rapports de force structurant le champ journalistique ne s’est donc pas transformé, mais l’hégémonie progressive du pôle commercial entraîne un double mouvement : une dépolarisation avec l’affaiblissement des pôles politiques et culturels qui pèsent moins fortement dans la distribution des positions ; une verticalisation de cette répartition des places avec une asymétrie plus forte dans les hiérarchies professionnelles, notamment dans les salaires et les positions de prestige, ainsi qu’entre le local et le national. Cette verticalisation s’opérant dans un contexte d’élévation du recrutement social de la profession, elle fournit un indice supplémentaire de la domination accrue du capital économique sur le capital culturel au sein des classes privilégiées.

Sommaire :

Éditorial

«  Sortie de crise  »  ?, Frédéric Lebaron

Dossier

La subordination au pouvoir économique. Dépolarisation et verticalisation du champ journalistique, Jean-Baptiste Comby et Benjamin Ferron
L’institutionnalisation d’un incerti loci. Le champ journalistique et l’espace des écoles de journalisme, Géraud Lafarge
Quand l’autonomisation professionnelle renforce la subordination aux logiques commerciales L’institutionnalisation paradoxale des écoles de journalisme, Samuel Bouron
Le milliardaire éclairé. La conversion des habitus des élites politiques et journalistiques vers l’économie, Éric Darras
Le genre du pouvoir médiatique, Julie Sedel
La reproduction 2.0 . Les inégalités de position des journalistes blogueurs dans le champ journalistique Marie Neihouser
Coproduire les biens politiques Journalistes et politiques en comparaison dans des contextes centralisés et fédéraux, Martin Baloge et Nicolas Hubé
Perturber les notables. Les conditions de possibilité d’un journalisme d’enquête à l’échelle locale, Nicolas Kaciaf
Des rencontres discrètes. Journalistes, politiques et groupes d’intérêt au Salon international de l’agriculture, Chupin Ivan et Mayance Pierre
Incorporer la contrainte, transmettre la critique, occuper les médias. Sur la médiatisation de jeunes dirigeants du Front National, Safia Dahani
Le journalisme à but non lucratif aux États-Unis. Un secteur sous la double contrainte de la «  viabilité  » et de «  l’impact  », Rodney Benson

Grand entretien avec Claude Pennetier

«  Dans le chaudron militant  » Propos recueillis par Antony Burlaud

Paroles

«  En fait dans la justice c’est ça mais partout, tu as des manques de personnels que tu pallies avec des béquilles  », Cécile Girault

Chroniques du monde

Salvador  : de quoi les gangs sont-ils le nom  ?, Benjamin Moallic

Culture

Habitus, doxa et idéologie, Gérard Mauger


mercredi 13 septembre 2017

Introduction à la communication politique, Philippe Aldrin et Nicolas Hubé

 
Introduction à la communication politique
Philippe Aldrin
Nicolas Hubé
De Boeck
Ouvertures politiques 
2017


Présentation de l'éditeur
Dans la conquête comme dans l’exercice du pouvoir, la communication occupe aujourd’hui une place cruciale. Chaînes d’information continue, réseaux sociaux, cotes de popularité, emballements médiatiques et stratégies d’influence des groupes de pression sont le nouvel horizon de l’activité politique. Si l’éloquence et le maniement ritualisé des symboles y sont toujours de mise, « bien communiquer » est devenu un impératif absolu dans les sociétés de l’information… voire de la sur-information.
Ce manuel expose tout d’abord le mouvement historique au terme duquel l’espace public, les médias de masse et la mesure de l’opinion sont devenus un enjeu central du jeu politique. En s’attachant à les remettre en contexte, il présente ensuite les évolutions d’une science de la communication politique née au croisement de la recherche universitaire, de la publicité des affaires politiques et de l’économie des médias. Enfin, il propose de suivre l’invention puis la consécration de nouveaux « métiers » – des spin doctors aux community managers – dans la division du travail politique.
Ponctué de définitions claires et d’exemples nombreux, cet ouvrage à l’approche inédite donne toutes les clés pour comprendre les formes historiques et immédiatement contemporaines de la communication politique.
Pour les étudiants et enseignants des 1er et 2e cycles en science politique et en sociologie ainsi que des formations supérieures en communication et en journalisme.

Philippe Aldrin est professeur des universités en science politique à l’Institut d’Études Politiques d’Aix-en-Provence où il dirige le laboratoire CHERPA-Sciences Po Aix.
Nicolas Hubé est maître de conférences en science politique à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et chercheur au CESSP où il codirige le master « Communication politique et institutionnelle ».
 

 
 

mardi 30 août 2016

Comparing Political Journalism, Edited by Claes de Vreese, Frank Esser, David Nicolas Hopmann

Comparing Political Journalism
Edited by Claes de Vreese
Frank Esser
David Nicolas Hopmann 
Routledge
2016

Présentation de l'éditeur
Comparing Political Journalism is a systematic, in-depth study of the factors that shape and influence political news coverage today.
Using techniques drawn from the growing field of comparative political communication, an international group of contributors analyse political news content drawn from newspapers, television news, and news websites from 16 countries, to assess what kinds of media systems are most conducive to producing quality journalism.
Underpinned by key conceptual themes, such as the role that the media are expected to play in democracies and quality of coverage, this analysis highlights the fragile balance of news performance in relation to economic forces.
A multitude of causal factors are explored to explain key features of contemporary political news coverage, such as Strategy and Game Framing, Negativity, Political Balance, Personalization, Hard and Soft News
Comparing Political Journalism offers an unparalleled scope in assessing the implications for the ongoing transformation of Western media systems, and addresses core concepts of central importance to students and scholars of political communication world-wide.

vendredi 18 mars 2016

Politiques de l’alternance. Sociologie des changements (de) politiques, Sous la direction de Philippe Aldrin, Lucie Bargel, Nicolas Bué, Christine Pina

Politiques de l’alternance
Sociologie des changements (de) politiques
Sous la direction de Philippe Aldrin, Lucie Bargel, Nicolas Bué, Christine Pina 
éditions du Croquant
SocioPo
2016

Présentation de l'éditeur
À plus d’un an de l’élection présidentielle de 2017, les leaders de l’opposition politique affirment déjà la nécessité d’une alternance au pouvoir. Leur discours, devenu routinier, consiste à valoriser l’alternance à la fois pour elle-même, comme signe de « bonne santé démocratique », et aussi parce qu’elle est supposée porteuse de changements politiques et sociaux. Plus largement, toute une série d’acteurs (responsables politiques et militants, collaborateurs d’élus et agents administratifs, journalistes et commentateurs politiques, représentants de la société civile, des salariés, de groupes de pression, etc.) se positionne dans l’optique d’une éventuelle alternance à venir. Intégrée par les acteurs politiques comme par ceux qui dépendent de leurs décisions, l’alternance est ainsi anticipée par de nombreux pans de la société, en même temps qu’elle est présentée comme salutaire pour le régime et les institutions.
Pourtant, la notion d’alternance au pouvoir n’a pas toujours constitué une catégorie d’entendement du jeu politique. En France, c’est dans les années 1970 que son emploi s’est répandu, tandis que dans de nombreux pays, y compris démocratiques, elle ne fait guère sens.
Comment expliquer que la compétition politique soit désormais pensée en termes d’alternance ? A quelles conditions une alternance se produit-elle ? Quels effets politiques et sociaux peut-on imputer à l’arrivée au pouvoir d’une nouvelle majorité ?
Cet ouvrage regroupe une quinzaine de contributions de politistes, réparties en trois parties. La première permet de comprendre à quelles conditions une alternance produit du changement. La deuxième partie revient sur la première alternance de la 5e République, celle de 1981, pour en comprendre le caractère historique. Enfin, la troisième partie élargit le regard en étudiant l’alternance dans des espaces politiques infranationaux ou non démocratiques.
Ce livre est destiné aux chercheurs et étudiants en sciences sociales, mais aussi plus largement à toute personne intéressée par la politique et soucieuse de mieux connaître ce phénomène caractéristique des démocraties contemporaines.
Philippe Aldrin, Professeur de science politique, CHERPA, Sciences Po Aix
Lucie Bargel, Maîtresse de conférences en science politique, ERMES, Université de Nice-Sophia Antipolis
Nicolas Bué, Professeur de science politique, CERAPS, Université d’Artois
Christine Pina, Maîtresse de conférences HDR en science politique, ERMES, Université de Nice-Sophia Antipolis et Pacte


jeudi 18 février 2016

Dictionnaire des acteurs de l'Europe, Sous la direction de Elisabeth Lambert Abdelgawad et Hélène Michel

Dictionnaire des acteurs de l'Europe
Sous la direction de
Elisabeth Lambert Abdelgawad
Hélène Michel
Larcier
Dictionnaires Larcier
2014


Présentation de l'éditeur
Si l’Europe est désormais une réalité incontournable, elle reste malheureusement trop souvent appréhendée à travers ses institutions, qu’il s’agisse de celles de l’Union européenne (Commission européenne, Parlement européen, Cour de Justice de l’UE, Banque centrale européenne…) ou de celles du Conseil de l’Europe (Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, Cour européenne des droits de l’homme…).
L’originalité de ce dictionnaire est de donner à voir l’Europe à travers ses acteurs, ceux qui travaillent au sein de ses institutions ou en constantes relations avec elles, ceux qui sont les destinataires des actions européennes, ceux au nom de qui des réformes sont menées, ceux qui promeuvent l’Europe ou encore ceux qui la combattent. Pour ce faire, il adopte une perspective large, interdisciplinaire, tenant ensemble ce qui est classiquement séparé, l’Union européenne et le Conseil de l’Europe.
Ce dictionnaire réunit les meilleurs spécialistes sur chacune des entrées du dictionnaire qui livre un état des connaissances et des questionnements les plus actuels sur les acteurs de l’Europe. Il s’adresse aux étudiants, enseignants et chercheurs intéressés par l’Europe qui trouveront avec ce dictionnaire un précieux outil de référence et de réflexion pour apprendre sur l’Europe et sortir des routines de pensée sur cet objet. Il s’adresse aussi aux « professionnels de l’Europe » qui trouveront un ouvrage indispensable à la compréhension de leur environnement européen et plus largement à tout lecteur soucieux de comprendre l’Europe à travers ses acteurs.
Elisabeth Lambert Abdelgawad
Directrice de recherche C.N.R.S., Senior Expert pour l'Agence des droits fondamentaux.
Hélène Michel est professeure des universités en science politique à l’Université de Strasbourg, membre de l’Institut Universitaire de France et directrice de l’UMR SAGE (Sociétés, Acteurs, Gouvernement en Europe). Elle dirige le Master Politiques  européennes de l’IEP de Strasbourg.

jeudi 10 septembre 2015

The Euro Crisis in the Media: Journalistic Coverage of Economic Crisis and European Institutions

The Euro Crisis in the Media
Journalistic Coverage of Economic Crisis and European Institutions  
Edited by Robert G. Picard
I.B.Tauris
2015

Présentation de l'éditeur
The Euro Crisis produced the most significant challenge to European integration in 60 years testing the structures and powers of the European Union and the Eurozone and threatening the common currency. This book explores how the financial and political crisis was portrayed in the European press and the implications of that coverage on public understanding of the developments, their causes, responsibilities for addressing the crisis, the roles and effectiveness of European institutions, and the implications for European integration and identity. It addresses factors that shaped news and analysis, the roles of European leaders, and the extent to which national and pan-European debates over the crisis occurred. In doing so, it provides a clear and readable explanation of what the portrayals tell us about Europe and European integration in the early twenty-first century."
Robert G. Picard is Director of Research at the Reuters Institute in the Department of Politics and International Relations at University of Oxford, a research fellow at Green Templeton College, Oxford, and a fellow of the Royal Society of Arts. He is a specialist in media economics and policy, author and editor of 28 books, and has consulted for numerous governments and international organisations including the European Commission, UNESCO and the World Intellectual Property Organisation.


jeudi 9 octobre 2014

L'informel pour informer. Les journalistes et leurs sources, Sous la direction de Jean-Baptiste Legavre

L'informel pour informer
Les journalistes et leurs sources
Sous la direction de Jean-Baptiste Legavre
Editions Pepper / L’Harmattan
2014

Présentation de l'éditeur
Les journalistes aiment rappeler que leur métier se construit dans la distance. Distance avec les pouvoirs, distance avec les « sources » – celles qui donnent des informations aux gens de presse. Mais comment obtenir des informations qui ne seraient pas le reflet des seuls discours des institutions et de leurs stratégies de communication ? Par un apparent paradoxe, les journalistes n’ont d’autre choix que de quitter, au moins un temps, les habits commodes (et utiles) des défenseurs-de-la-démocratie pour se rapprocher de leurs sources. Tout le paradoxe est là : être « au contact » des sources n’est pas sans risque – le spectre de la « connivence » n’est jamais loin – mais permet aussi de recueillir de précieuses informations pour rendre compte. C’est bien ici que prend place ce qu’il convient d’appeler l’informel. Le mot permet d’éclairer un ensemble de pratiques qui s’opposent a priori à la dimension officielle, publique, du métier, d’indiquer et de comprendre des écarts, des tensions, des intrications. Il fait entrer qui s’y essaie dans une zone grise occupée par journalistes et informateurs, une zone faite de compromis, d’essais et d’erreurs. Mais il enrichit la compréhension de l’activité, en laissant aux moralistes le rôle (commode) de dénoncer, loin de la bataille.

Jean-Baptiste Legavre est professeur des universités en sciences de l’information et de la communication à l’Université Panthéon-Assas (Paris II). Il dirige l’Ecole de journalisme de l’Institut français de presse.

Ont collaboré à cet ouvrage : Carole Bachelot, Olivier Baisnée, Samuel Bouron, Ivan Chupin, Jamil Dakhlia, Oliver Hahn, Nicolas Hubé, Eric Lagneau, Pierre Mayance, Rémy Rieffel, Philippe Riutort.


vendredi 3 octobre 2014

Les médiations de l'Europe politique, Sous la direction de Philippe Aldrin, Nicolas Hubé, Caroline Ollivier-Yaniv et Jean-Michel Utard

Les médiations de l'Europe politique
Sous la direction de Philippe Aldrin, Nicolas Hubé, Caroline Ollivier-Yaniv et Jean-Michel Utard
P.U.Strasbourg
2014

Présentation de l'éditeur
Comment l'Europe fabrique-t-elle sa légitimité politique? L’analyse est trop souvent réduite aux commentaires qui, après chaque scrutin européen, vitupèrent contre la «mauvaise» politique de communication de ses institutions. À rebours de cette antienne, cet ouvrage se propose d’examiner l’enracinement de l’idée européenne à travers les nombreuses médiations qui ont été historiquement construites entre l’Union européenne et les Européens.
Les textes réunis étudient au concret les cadres et la genèse des débats autour du «problème» de l’opinion, ainsi que les différentes catégories d’acteurs qui y sont engagés. En portant le regard sur l’historicité du processus, sur les gestes professionnels, les productions symboliques, les conditionnalités politiques et les expérimentations participatives de la politique européenne de l’opinion, les contributeurs apportent un éclairage original sur la pluralité des médiateurs de la cause européenne. En observant les concurrences et les coopérations entre des agents situés dans diverses arènes (administrations, académies, représentations d’intérêt, collectivités territoriales, médias, organisations politiques, etc.), ce livre désingularise cette politique européenne pour l’appréhender en tant que pièce d’un jeu qui se déploie simultanément sur plusieurs échelles du politique.

vendredi 24 janvier 2014

Les mondes de la communication publique. Légitimation et fabrique symbolique du politique

Les mondes de la communication publique
Légitimation et fabrique symbolique du politique
Philipp Aldrin, Nicolas Hubé, Caroline Ollivier-Yaniv et Jean-Michel Utard (dir.)
P.U.Rennes
2014

4e de couverture


Philippe Aldrin est professeur de science politique à l’IEP d’Aix, Nicolas Hubé est maître de conférences en science politique à l’université Paris 1-Panthéon-Sorbonne, Caroline Ollivier-Yaniv est professeure de sciences de l’information et de la communication à l’université Paris-Est-Créteil, Jean-Michel Utard est professeur émérite de sciences de l’information et de la communication à l’université de Strasbourg.



(source: P.U.Rennes)

lundi 22 juillet 2013

Pierre Bourdieu und die Kommunikationswissenschaft. Internationale Perspektiven


Thomas Wiedemann / Michael Meyen (Hrsg.)
Pierre Bourdieu und die Kommunikationswissenschaft 
Internationale Perspektiven
Theorie und Geschichte der Kommunikationswissenschaft, 13
Herbert von Halem Verlag
2013

Présentation de l'éditeur
International ausgerichteter Band über Anschlussfähigkeit und Aktualität von Pierre Bourdieu in der Kommunikationswissenschaft
Der Beitrag von Pierre Bourdieu für die Scientific Community der Sozialwissenschaften ist unbestritten und aus dem internationalen Wissenschaftsdiskurs nicht mehr wegzudenken. Auch für die Kommunikationswissenschaft – eine Disziplin, die die mediale und kommunikative Wirklichkeit und ihre sozialen Zusammenhänge analysiert – sind die Denkwerkzeuge des französischen Soziologen für viele (wenn nicht für alle) Fragestellungen unverzichtbar. Was für zahlreiche internationale Vertreter des Fachs als Selbstverständlichkeit gilt, wird in einigen Bereichen der deutschen Kommunikationswissenschaft weitgehend ausgeblendet, dominieren hier derzeit doch eher psychologische Konzepte und Methoden.
Der Band von Thomas Wiedemann und Michael Meyen plädiert für eine Nutzung von Pierre Bourdieus Ansätzen und (über diesen Einzelfall hinaus) für die produktive Durchdringung des Forschungsfeldes mit Sozialtheorien. Zentrale Desiderate von Journalismusforschung, PR, Medieninhaltsforschung, Mediennutzung und Fachgeschichtsschreibung könnten so adäquat erschlossen werden. Die von disziplinärer Offenheit und Selbstreflexivität geprägten Beiträge thematisieren und dokumentieren in theoretischen Auseinandersetzungen und empirischen Studien unterschiedliche Anwendungsformen und Lesarten von Bourdieus Theorie. Die Kommunikationswissenschaft – so die Stoßrichtung des Bandes – könnte so nicht nur ihr methodisches Vorgehen und den Korpus an Forschungsfragen erweitern, sondern darüber hinaus auch interdisziplinäre und internationale Anschlussfähigkeit sichern. Mit der Bereitstellung wichtiger fremdsprachiger Forschungsbeiträge zentraler Protagonisten der internationalen Kommunikationswissenschaft auf Deutsch sollen ausländische Fachkulturen und Theoriediskurse zur Kenntnis genommen und akademischer Austausch gefördert werden.
Thomas Wiedemann, Dr. phil., geboren 1981. Studium der Kommunikationswissenschaft, Politikwissenschaft, Französischen und Spanischen Philologie in München, Nancy und Barcelona. Projektmitarbeiter am Institut für Kommunikationswissenschaft und Medienforschung der Ludwig-Maximilians-Universität München. Arbeitsschwerpunkte: Fach- und Theoriegeschichte der Kommunikationswissenschaft, Zeitgeschichte, Qualitative Methoden, Kinosoziologie. ...
Michael Meyen, Prof. Dr., seit 2002 Professor am Institut für Kommunikationswissenschaft und Medienforschung der Universität München. Promotion (1995) und Habilitation (2001) an der Universität Leipzig. Forschungsschwerpunkte: Mediennutzung, Kommunikations- und Fachgeschichte, Journalismus. ...

BEITRÄGER

Klaus Beck, Rodney Benson, Till Büser, Julien Duval, Lee Edwards, Nicolas Hubé, Øyvind Ihlen, Benjamin Krämer, Michael Meyen, Erik Neveu, David W. Park, Adrienne Russell, Helmut Scherer, Christiane Schubert und Thomas Wiedemann



(Merci à Nicolas Hubé pour l'info)

jeudi 28 février 2013

Critique des sondages (actes du colloque), Sous la direction de Alain Garrigou

Critique des sondages (actes du colloque)

Sous la direction de Alain Garrigou 

2013

Avec :
Howard S. Becker
Patrick Champagne
Jeremy Mercier
Nicolas Kaciaf
Nicolas Hubé
Patrick Lehingue
Daniel Gaxie
Rémy Caveng

Ce livre reprend les communications du colloque « Critique des sondages » du 5 novembre 2011 à l’Assemblée nationale. Celui-ci a été organisé par Le Monde Diplomatique et l’Observatoire des sondages. Il a reçu l’aide des Amis du Monde diplomatique, de Virginie D’Eau et de Richard Brousse.
- Pour télécharger l’intégralité de l’ouvrage - 10€ - cliquer
- Vous pouvez également télécharger une partie seulement de l’ouvrage - 2€ l’article - en cliquant sur les liens hypertextes placés sous chaque extrait.
NB : Une fois votre paiement effectué faire un clic droit sur le lien retour à l’Observatoire pour télécharger le document choisi (format PDF).

- Introduction – A quoi sert la critique ? (Alain Garrigou) - page 5 à 11. (article intégral en accès libre)

- Chapitre 1 – Les sciences sociales et la critique des sondages aux États-Unis (Howard S. Becker) - page 13 à 22.
Extrait  :....Une première attaque en règle, mordante et profonde des études et enquête d’opinion aux Etats-Unis est venue de l’un des grands critiques de la sociologie : Herbert Blumer. En décembre 1947, American Sociological Association tint son congrès annuel dans la ville de New York. Blumber y donna une communication intitulée : « Public Opinion and Public Opinion Polling ». Imaginons la scène. Blumer, une grande et imposante silhouette, ancien joueur professionnel de football américain, ancien étudiant brillant de Robert E. Park et George Herbert Mead, souvent considéré comme l’un des fondateurs de l’école de sociologie de Chicago, et s’exprimant dans un style oratoire impressionnant. Il était alors, et a été pendant de nombreuses années professeur de sociologie à l’Université de Chicago....(Télécharger l’article - 2 €)

- Chapitre 2 – « Faire l’Opinion » 20 ans après (Patrick Champagne) - page 23 à 29.
Extrait : ...Mais cette méfiance affichée à l’égard des sondeurs – « leurs enquêtes sont biaisées », « ils polluent le débat démocratique », « ils manipulent les électeurs », etc. – masquait des usages alors plus cachés des sondages qui commençaient à se diffuser dans les états-majors de nombre de partis, les sondeurs devenant progressivement des conseillers discrets des responsables politiques, contribuant, sondages à l’appui, à élaborer ou à faire infléchir des programmes électoraux et à introduire la logique du marketing commercial dans l’élaboration des campagnes électorales.... (Télécharger l’article - 2 €)

- Chapitre 3 – Sondages à l’italienne (Jérémy Mercier) - page 30 à 35.
Extrait : ...L’Italie n’est pas la « mère patrie » des sondages mais elle peut, tout comme la France, être particulièrement considérée, en miroir inversé, comme une forme de République des sondages ou une République « sondomane ». Le rythme effréné avec lequel les entreprises de sondages transalpines produisent leurs chiffres entraîne une redéfinition de la vie publique et une modification des règles du jeu démocratique.(...) En Italie, il faut croire que les manipulations sont plus grossières encore, mais plus divertissantes aussi, surtout quand Silvio Berlusconi lui-même intervient par surprise lors d’émissions de télévision auxquelles il n’a pas été convié pour « corriger » les errances dans les sondages ou opinions le concernant. (Télécharger l’article - 2 €)

- Chapitre 4 – Les usages gouvernementaux des sondages d’opinion (Nicolas Kaciaf) - page 36 - 46.
Extrait  : ...L’accès aux ressources sondagières constitue un véritable enjeu de pouvoir au sein des instances gouvernementales. Mais, contrairement aux apparences, cet enjeu ne tient ni à l’avantage stratégique, ni aux opportunités d’action qu’offrirait la détention des données d’enquête dans la compétition politique. Malgré les coûts engagés, les études demeurent souvent superficielles, ambigües et, surtout, réduites à quelques informations synthétiques et peu significatives. L’équivocité des résultats confèrent aux sondages des vertus « magiques ». Comme n’importe quel secret, les données sondagières érigent leurs possesseurs en initiés. Elles ne sont jugées importantes et elles n’octroient de l’importance à ceux qui y accèdent qu’en raison des efforts accomplis pour en conserver l’exclusivité...(Télécharger l’article - 2 €)

- Chapitre 5 – Quand « les sondages » nous parlent…La médiatisation d’un instrument du jeu politique (Nicolas Hubé) - page 47 à 56.
Extrait  : ...Cet article repose, d’une part, sur une analyse de quatre quotidiens nationaux (Le Figaro, L’Humanité, Libération, Le Parisien) et du journal de 19h sur France Inter au second semestre 2010 ; d’autre part, il repose sur une analyse du Monde du 1er juillet 2011 au 30 octobre 2011.(...) Il existe bien une tendance générale à un recours massif « aux sondages » dans les pages politiques. Plus d’un sondage tous les deux jours est ainsi évoqué, en 2010, sur France Inter (104), à L’Humanité (102 pour 186 éditions), à Libération (68) ; un tous les trois jours au Figaro (40) et au Parisien (55). Au Monde au second semestre 2011, si l’on fait abstraction des 24 sondages ne traitant pas de politique nationale, on dénombre plus de trois sondages traités tous les quatre jours (82 pour 105 éditions)..... (Télécharger l’article - 2 €)

- Chapitre 6 – Sur un battement d’ailes de papillon. Modes de conception et de circulation de deux enquêtes hors contexte (Patrick Lehingue) - page 57 à 70.
Extrait  : ...De manière purement métaphorique, le battement d’aile d’un papillon au Brésil désignera ici le petit coup de force symbolique réalisé dans le micro univers des entreprises de sondages par les responsables d’une P.M.E. émergente, Harris Interactive, au printemps 2011. Comme on s’en souvient peut être, l’initiative - techniquement audacieuse mais médiatiquement très payante - fut prise de réaliser et surtout de faire publier coup sur coup dans le Parisien Aujourd’hui (éditions des dimanche 6 et mardi 8 mars 2011) deux sondages préélectoraux plaçant, pour la première fois dans l’histoire française des sondages, la candidate du FN, Marine Le Pen, en première position des intentions de vote, ce quelque soit la configuration – alors très ouverte - des candidatures socialistes : Martine Aubry, première secrétaire du Parti Socialiste, pour le premier sondage (sur-titré en une du Parisien, « Marine Le Pen, en tête »), D. Strauss Kahn et F. Hollande, pour la seconde enquête (toujours en première page du Parisien, « Sarkozy, Strauss Kahn, Hollande, tous battus »)..... (Télécharger l’article - 2 €)

- Chapitre 7 – Renforcements circulaires et routines méthodologiques. Les présupposés d’interprétations et les résultats des enquêtes d’opinion (Daniel Gaxie) - page 71 à 83.
Extrait : ...Nous avons mené pendant plusieurs années une enquête par entretiens approfondis, avec des questions ouvertes, auprès de citoyens de divers milieux sociaux en Allemagne, France, Italie et Pologne afin de connaître leurs opinions et attitudes à l’égard de l’intégration européenne. En France, nous avons également mené des analyses de conversations (focus groups) auprès de personnes appartenant à des milieux diversifiés. Les opinions et attitudes des citoyens sur les questions européennes sont également l’objet d’enquêtes d’opinion standard à partir de questions fermées administrées à des échantillons des populations des États membres de l’Union Européenne. Certaines de ces enquêtes, les Eurobaromètres, sont conduites deux fois par an depuis 1973. Elles sont commandées, contrôlées et publiées par la Commission Européenne. (...) Il suffit en effet de faire et de laisser parler, avec leurs propres mots, des citoyens de diverses catégories pour apercevoir l’abîme qui sépare, pour la plupart d’entre eux, le rapport réel à la construction européenne de l’image enchantée qu’en donnent les enquêtes d’opinion standard.... (Télécharger l’article - 2 €)

- Chapitre 8 - Peut-on croire à la qualité des enquêtes par téléphone ? (Rémy Caveng) - page 84 à 90.
Extrait  : ....L’organisation du travail dans les centres d’appel, que d’aucuns désignent comme des « usines modernes » où s’élabore une sorte de taylorisation du travail relationnel et une rationalisation de l’activité langagière, ainsi que la course à la productivité ne créent pas les conditions d’un recueil d’information de qualité. Outre un environnement extrêmement bruyant qui ne favorise guère la concentration, les enquêteurs sont soumis à des exigences élevées en termes de cadence. S’ils veulent se maintenir dans le secteur et vivre de cette activité, le respect de ces dernières est impératif tant il conditionne leurs chances de se voir confier de nouvelles missions lorsqu’ils sont employés sous le statut de vacataire (cas le plus courant) ou d’obtenir des heures complémentaires lorsqu’ils sont employés en CDI à temps partiel (très rare). Et ce, qu’ils soient payés à l’heure ou au questionnaire, ce dernier mode de rémunération impliquant en lui-même une course individuelle à la productivité puisqu’aucune rémunération n’est garantie..... (Télécharger l’article - 2 €)

- Chapitre 9 - Une hostilité ordinaire aux sondages (Alain Garrigou) - page 91 à 99.
Premières lignes : On pourrait croire que, à part quelques sociologues jaloux, les sondages entraînent une adhésion générale : celle des producteurs qui croient à ce qu’ils font, des commentateurs qui citent des chiffres comme des données évidentes et significatives et celle du public dont les médias se prévalent pour justifier leur publication. Comment le public serait-il donc hostile alors que, depuis les origines, les sondeurs soutiennent que les sondages sont démocratiques et ne se privent pas toujours de juger que leurs critiques sont antidémocrates ? Or, insondable paradoxe, il semble bien que les sondages ne soient pas populaires ou encore que les citoyens leurs soient assez largement hostiles, au moins sceptiques..... (Télécharger l’article - 2 €)

(Source: Observatoire des sondages)

vendredi 15 juin 2012

L'Europe des Européens - Enquête comparative sur les perceptions de l'Europe


L'Europe des Européens
Enquête comparative sur les perceptions de l'Europe 
Sous la direction de Daniel Gaxie, Nicolas Hubé, Marine de Lassalle, Jay Rowell
Economica
2011


Présentation de l'éditeur
Les citoyens européens sont-ils devenus plus critiques vis-à-vis de la construction européenne ? Les résultats de divers référendums, notamment sur le Traité constitutionnel européen en France et aux Pays-Bas en 2005, semblent le prouver.
Mais tout indique que les citoyens sont peu intéressés par l'Europe et peu informés à son sujet. Comment les citoyens " ordinaires " perçoivent-ils l'Europe ? Quels sont leurs véritables motifs de crainte ou d'espoir ? En dépit de nombreux sondages, on sait peu de choses de ce que pensent vraiment les Européens. Peut-on se satisfaire de recenser des réponses sommaires à des questions fermées comme on le fait couramment ? Ce livre présente les principaux résultats d'un programme de recherche international sur les conceptions ordinaires de l'Europe.
Plus de six cents personnes de milieux divers ont été interrogées de manière approfondie en Allemagne, France, Italie et Pologne.
Daniel Gaxie est professeur de science politique à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne (CESSP-CRPS). Nicolas Hubé est maître de conférences en science politique à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne (CESSP-CRPS). Marine de Lassalle est maître de conférences en science politique à l'Université de Strasbourg (GSPE-PRISME). Jay Rowell est chargé de recherche au CNRS (GSPE-PRISME).