« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mercredi 16 novembre 2016

Thomas Hirsch, Le temps des sociétés. D'Émile Durkheim à Marc Bloch

Thomas Hirsch
Le temps des sociétés 
D'Émile Durkheim à Marc Bloch
Ehess
En temps & lieux
2016
Présentation de l'éditeur
Entre le temps objectif et mesurable de la physique et les vibrations du temps de la conscience intérieure, il est un temps " social ", un ensemble de représentations collectives qui informent le rapport au temps des individus. Cet ouvrage retrace le parcours et les transformations de cette idée formulée pour la première fois au tournant du XXe siècle et qui jalonne les projets fondateurs des sciences sociales en France entre 1901 et 1945.
De l'étude des Aruntas d'Australie de la fin du XIXe siècle à celle de la société féodale occidentale, de la Chine ancienne à l'Empire aztèque, de la " mentalité primitive " à la mémoire individuelle, les recherches sur les expériences sociales du temps permettent d'interroger à nouveaux frais l'essor des sciences sociales, car attribuer un temps aux sociétés revient à faire du social le mode d'explication des hommes et de l'histoire. Entre philosophie, sociologie, psychologie, ethnologie et histoire, cette enquête renouvelle le regard porté sur quelques-unes de ses grandes figures : Émile Durkheim, Marcel Mauss, Lucien Lévy-Bruhl, Maurice Halbwachs, Marcel Granet, Lucien Febvre et Marc Bloch.
Thomas Hirsch travaille sur l'histoire des sciences sociales au XXe siècle et a notamment édité les cours de Psychologie collective de Maurice Halbwachs (Flammarion, 2015). Ses recherches portent à présent sur les modes d'articulation entre démarches savantes et engagements politiques ainsi que sur la légitimité des sciences de la société.

 

lundi 13 juin 2016

Fred Hirsch, Les Limites sociales de la croissance

Fred Hirsch
Les Limites sociales de la croissance 
Traduction de Baptiste Mylondo
Préface de Jean Gadrey
Les Petits Matins/Institut Veblen
2016

Présentation de l'éditeur
Et si la croissance, tant espérée par tous ceux qui y voient le remède au chômage, à la précarité et aux inégalités, n’était pas à même de guérir les maux de notre société ? C’est le constat établi par Fred Hirsch, dès 1976, dans ce livre fondateur : au-delà d’un certain seuil, la croissance économique n’améliore plus le bien-être et tend plutôt à le réduire.
Rien ne destinait cet économiste, passé par le Fonds monétaire international et la rédaction de The Economist, puis devenu professeur à l’université de Warwick, à développer cette critique radicale de la dynamique même de notre système économique. Il nous laisse pourtant en héritage un ouvrage devenu une référence pour les écologistes et les économistes critiques.
Fred Hirsch démontre que l’abondance matérielle s’accompagne d’une inefficacité croissante dans le fonctionnement de notre société. Surtout, la poursuite sans fin de la croissance suppose une compétition effrénée entre les individus, qui cherchent à s’affirmer à travers des comportements de consommation ostentatoire. Une quête insatiable qui conduit à un formidable gaspillage écologique et social, mais aussi à une dégradation du bien-être et de la satisfaction de chacun.
« Le livre de Fred Hirsch […] appartient à la catégorie des grandes oeuvres dont les idées sont plus importantes que jamais, alors que nous sommes entrés dans une crise écologique et sociale majeure. »Jean Gadrey
Diplômé de la London School of Economics, Fred Hirsch a travaillé comme journaliste pour The Economist et comme économiste auprès du FMI. L'essentiel de ses travaux porte sur les questions monétaires internationales et sur l'inflation. Baptiste Mylondo est enseignant en économie et philosophie politique dans diverses écoles supérieures (école 3A, Science-Po Lyon et Centrale Paris). Il est l'auteur de plusieurs ouvrages traitant de la décroissance et du revenu inconditionnel.

samedi 20 juin 2015

Maurice Halbwachs, La psychologie collective

Maurice Halbwachs 
La psychologie collective
Présenté par
Thomas Hirsch
Flammarion
Champs classiques
2014

Présentation de l'éditeur
«Père moderne des études sur la mémoire», Maurice Halbwachs est désormais un classique pour la sociologie et pour l'ensemble des sciences humaines. Philosophe de formation, passé à la sociologie en même temps qu'il ralliait les causes dreyfusarde et socialiste, il s'est imposé, dans l'entre-deux-guerres, comme une des principales figures de l'école sociologique française fondée par Emile Durkheim, avec en point d'orgue son élection au Collège de France en 1944 dans une chaire de «psychologie collective».
On attendait de son enseignement dans la prestigieuse institution qu'il apporte la touche finale à une oeuvre protéiforme. Mais, déporté à Buchenwald où il mourut le 16 mars 1945, Maurice Halbwachs n'eut pas même l'occasion de prononcer sa leçon inaugurale. Cette ultime synthèse existe pourtant bel et bien, dans un cours de psychologie collective donné en Sorbonne au tournant des années 1940, dont il n'existait jusque-là que quelques copies ronéotypées.
Pensé comme une introduction générale à la sociologie, ce cours, dans lequel, préfigurant la démarche de Pierre Bourdieu, il se confronte à la question de la singularité individuelle, se trouve ici édité pour la première fois.  
Maurice Halbwachs (1877-1945), sociologue, est notamment l'auteur des Cadres sociaux de la mémoire (1925), des Causes du suicide (1930) et de La Mémoire collective (1949).