« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mercredi 23 novembre 2016

Pascal Ragouet, L’eau a-t-elle une mémoire ? Sociologie d'une controverse scientifique

Pascal Ragouet
L’eau a-t-elle une mémoire ?
Sociologie d'une controverse scientifique 
Raisons d'agir
Cours & Travaux
2016

Présentation de l'éditeur
En juin 1988, paraît dans Nature un article où est affirmée la possibilité d’un effet moléculaire sans présence physique de molécule ; l’eau se comporterait comme un support liquide sur laquelle des signaux moléculaires pourraient être enregistrés. Cette thèse est soutenue par Jacques Benveniste, un chercheur de l’Inserm alors reconnu pour ses travaux sur les médiateurs de l’allergie. Le jour de la parution de l’article, le journal Le Monde parle d’une découverte qui «pourrait bouleverser les fondements de la physique ». C’est le début d’une immense polémique à laquelle Luc Montagnier, prix Nobel de médecine en 2008, a redonné récemment une certaine actualité. L’objectif de ce livre est de proposer un éclairage sociologique sur cette controverse.
Après une description des étapes de la controverse, l’auteur s’attache à démontrer que le contenu des arguments et des contre-arguments qui font la trame de la dispute renvoie à des conceptions divergentes des modalités de mise en œuvre des normes au principe du jugement scientifique. Aucun des protagonistes ne remet complètement en cause ces normes, mais tous s’affrontent sur la façon dont il convient de les mettre en œuvre. C’est à la découverte des coulisses du processus de légitimation d’une thèse scientifique que le lecteur est convié à partir de l’étude de cette controverse qui a notamment contribué à relancer les débats sur l’homéopathie.
Pascal Ragouet est sociologue des sciences et professeur à l’université de Bordeaux. Il a coécrit avec Terry Shinn, Controverses sur la science. Pour une sociologie transversaliste de l’activité scientifique, Raisons d’agir, coll. « Cours et travaux », 2005.


samedi 12 novembre 2016

Norbert Elias, La dynamique sociale de la conscience.Sociologie de la connaissance et des sciences

Norbert Elias
La dynamique sociale de la conscience  
Sociologie de la connaissance et des sciences
La Découverte
Laboratoire des sciences sociales
2016

Présentation de l'éditeur
C’est à une part largement méconnue du travail de Norbert Elias, et jusque-là inédite en français, que nous convient les textes majeurs qui composent cet ouvrage. Elias y déploie en effet une véritable sociologie de la connaissance et des sciences. En mobilisant une impressionnante culture classique ainsi qu’une large palette de connaissances scientifiques (de la physique à la biologie), il se confronte à la fois à l’« absolutisme philosophique » et au « relativisme » de certains historiens et sociologues. Au premier, et à travers une discussion extrêmement serrée et sans concession avec Karl Popper et Imre Lakatos, il reproche de prétendre dire ce qu’est la Science, et même ce qu’elle doit être, sans considérer ce que les savants font réellement dans leurs domaines scientifiques respectifs.
Quant au second, il regrette qu’il ne pose pas explicitement la question des conditions historiques dans lesquelles certains savoirs peuvent réellement gagner non seulement en autonomie vis-à-vis des intérêts des groupes qui en sont porteurs, mais aussi en pertinence par rapport à la réalité observable. Ce faisant, Elias poursuit un double objectif : substituer à l’« homme » de la métaphysique transcendantale, les êtres humains au pluriel, interdépendants par nature et dans des cultures spécifiques ; remplacer les théories de la science au singulier (reposant sur le postulat d’une science universelle et d’une méthode unique) par une théorie des sciences au pluriel – soit les sciences employant différentes méthodes, reliées, en partie, à la diversité de leurs objets respectifs. Le caractère radical de cette authentique révolution copernicienne de la théorie des sciences et de la connaissance reste tout entier à découvrir. 
Norbert Elias (1897-1990), sociologue allemand et l’un des grands penseurs du XXe siècle, est notamment l’auteur de La Civilisation des mœurs (Pocket, coll. « Agora », 2003), de La Dynamique de l’Occident (Pocket/Calmann-Lévy, coll. « Agora », 2003) et de La Société de cour (Flammarion, coll. « Champs/Essais », 2008). Ses textes inédits sur la psychanalyse (Au-delà de Freud) ont été publiés à La Découverte.
Préface de Bernard LAHIRE Présentation de Marc JOLY Traduit par Hélène LECLERC, Delphine MORALDO, Marc JOLY, Marianne WOOLLVEN

mercredi 15 juin 2016

écouter: Yves Gingras, L' impossible dialogue. Sciences et religions


écouter: Yves Gingras, L' impossible dialogue. Sciences et religions
Continent sciences par Stéphane Deligeorges, 06.06.2016
Yves Gingras
L' impossible dialogue
Sciences et religions
Puf
2016

Présentation de l'éditeur
Le 5 mars 1616, un décret de la Congrégation de l’Index annonçait officiellement la condamnation des idées de Copernic sur le mouvement de la Terre. Cette censure ecclésiastique est devenue l’emblème d’une négation de l’autonomie de la recherche scientifique par les dogmes religieux. Aujourd’hui, la question des relations entre sciences et religions et des appels au « dialogue » entre ces deux domaines pourtant si éloignés par leurs objets et leurs méthodes refait surface. 
Le thème du conflit a dominé les débats qui ont opposé depuis le XVIIe siècle les savants aux autorités religieuses sur des questions d’astronomie, de géologie, d’histoire naturelle ou sur l’origine de l’homme et des religions. Cet essai prend le contre-pied du courant actuellement dominant chez les historiens des sciences qui minimise les conflits les plus célèbres entre sciences et religions et propose une version œcuménique et édulcorée de l’histoire des rapports entre deux institutions, dont chacune tente d’imposer sa vision du monde, l’une fondée sur la nature, l’autre sur le surnaturel 
Yves Gingras est professeur à l’université du Québec à Montréal (UQAM) et titulaire de la chaire de recherche du Canada en histoire et sociologie des sciences. Il a publié de nombreux ouvrages d’histoire et de sociologie des sciences. Les plus récents sont Sociologie des sciences (« Que sais-je ? », Puf, 2013) et Controverses : accords et désaccords en sciences sociales et humaines (CNRS, 2014)


Le 5 mars 1616, un décret de la Congrégation de l’Index annonçait officiellement la condamnation des idées de Copernic sur le mouvement de la Terre. Cette censure ecclésiastique est devenue l’emblème d’une négation de l’autonomie de la recherche scientifique par les dogmes religieux. Aujourd’hui, la question des relations entre sciences et religions et des appels au « dialogue » entre ces deux domaines pourtant si éloignés par leurs objets et leurs méthodes refait surface.
Le thème du conflit a dominé les débats qui ont opposé depuis le XVIIe siècle les savants aux autorités religieuses sur des questions d’astronomie, de géologie, d’histoire naturelle ou sur l’origine de l’homme et des religions. Cet essai prend le contre-pied du courant actuellement dominant chez les historiens des sciences qui minimise les conflits les plus célèbres entre sciences et religions et propose une version œcuménique et édulcorée de l’histoire des rapports entre deux institutions, dont chacune tente d’imposer sa vision du monde, l’une fondée sur la nature, l’autre sur le surnaturel. - See more at: https://www.puf.com/content/L_impossible_dialogue_Sciences_et_religions#sthash.RSmuOcn9.dpuf
L' impossible dialogue. Sciences et religions
L' impossible dialogue. Sciences et religions
L' impossible dialogue. Sciences et religions

mercredi 30 mars 2016

Yves Gingras, L' impossible dialogue. Sciences et religions

Yves Gingras
L' impossible dialogue
Sciences et religions
Puf
2016

Présentation de l'éditeur
Le 5 mars 1616, un décret de la Congrégation de l’Index annonçait officiellement la condamnation des idées de Copernic sur le mouvement de la Terre. Cette censure ecclésiastique est devenue l’emblème d’une négation de l’autonomie de la recherche scientifique par les dogmes religieux. Aujourd’hui, la question des relations entre sciences et religions et des appels au « dialogue » entre ces deux domaines pourtant si éloignés par leurs objets et leurs méthodes refait surface. 
Le thème du conflit a dominé les débats qui ont opposé depuis le XVIIe siècle les savants aux autorités religieuses sur des questions d’astronomie, de géologie, d’histoire naturelle ou sur l’origine de l’homme et des religions. Cet essai prend le contre-pied du courant actuellement dominant chez les historiens des sciences qui minimise les conflits les plus célèbres entre sciences et religions et propose une version œcuménique et édulcorée de l’histoire des rapports entre deux institutions, dont chacune tente d’imposer sa vision du monde, l’une fondée sur la nature, l’autre sur le surnaturel 
Yves Gingras est professeur à l’université du Québec à Montréal (UQAM) et titulaire de la chaire de recherche du Canada en histoire et sociologie des sciences. Il a publié de nombreux ouvrages d’histoire et de sociologie des sciences. Les plus récents sont Sociologie des sciences (« Que sais-je ? », Puf, 2013) et Controverses : accords et désaccords en sciences sociales et humaines (CNRS, 2014)


Le 5 mars 1616, un décret de la Congrégation de l’Index annonçait officiellement la condamnation des idées de Copernic sur le mouvement de la Terre. Cette censure ecclésiastique est devenue l’emblème d’une négation de l’autonomie de la recherche scientifique par les dogmes religieux. Aujourd’hui, la question des relations entre sciences et religions et des appels au « dialogue » entre ces deux domaines pourtant si éloignés par leurs objets et leurs méthodes refait surface.
Le thème du conflit a dominé les débats qui ont opposé depuis le XVIIe siècle les savants aux autorités religieuses sur des questions d’astronomie, de géologie, d’histoire naturelle ou sur l’origine de l’homme et des religions. Cet essai prend le contre-pied du courant actuellement dominant chez les historiens des sciences qui minimise les conflits les plus célèbres entre sciences et religions et propose une version œcuménique et édulcorée de l’histoire des rapports entre deux institutions, dont chacune tente d’imposer sa vision du monde, l’une fondée sur la nature, l’autre sur le surnaturel. - See more at: https://www.puf.com/content/L_impossible_dialogue_Sciences_et_religions#sthash.RSmuOcn9.dpuf
L' impossible dialogue. Sciences et religions
L' impossible dialogue. Sciences et religions
L' impossible dialogue. Sciences et religions

jeudi 25 février 2016

écouter: Yves Gingras, L'Impossible dialogue. Sciences et religions


écouter: Yves Gingras, L'Impossible dialogue. Sciences et religions
Samedi et rien d'autre par Joël Le Bigot, 06.02.2016
Yves Gingras
L'Impossible dialogue
Sciences et religions
Boréal
2016

Présentation de l'éditeur
Cet essai est né d’une interrogation : comment expliquer le retour en force, depuis les années 1980-1990, de la question des relations entre science et religion et des appels au « dialogue » entre ces deux domaines pourtant si éloignés par leurs objets et leurs méthodes ? 
L’historien des sciences Yves Gingras analyse d’abord les limites théologiques de l’autonomie de la recherche scientifique au XVIIe siècle. Il retrace ensuite la longue histoire allant de la condamnation de Galilée pour hérésie en 1633 jusqu’à sa réhabilitation par Jean-Paul II après plus de trois cent cinquante ans de revendications en ce sens par les savants européens. Il montre enfin comment Dieu et la théologie naturelle sont devenus marginaux dans le champ scientifique au cours des XVIIIe et XIXe siècles, à mesure que la pensée scientifique naturaliste s’est étendue à la géologie, à l’histoire naturelle, aux origines de l’homme et à l’histoire des sociétés et des religions. 
Face à la montée de mouvements religieux et spirituels néoromantiques qui rejettent les acquis des recherches scientifiques les mieux établies, l’auteur en appelle à prendre le parti de la raison. 
Yves Gingras est professeur à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire et sociologie des sciences. Il a publié de nombreux ouvrages d’histoire et de sociologie des sciences. Les plus récents sont Sociologie des sciences (PUF, 2013) et Controverses, accords et désaccords en sciences humaines et sociales (CNRS, 2014).
 

mardi 2 février 2016

Anne Marcovich and Terry Shinn, Toward a New Dimension. Exploring the Nanoscale

Anne Marcovich and Terry Shinn
Toward a New Dimension
Exploring the Nanoscale
Oxford University Press
2014

Présentation de l'éditeur
Over the course of the last thirty years, the investigation of objects at the nano scale has rocketed. Nanoscale scientific research has not only powerfully affected the amount and orientation of knowledge, it has perhaps even more significantly redirected the ways in which much research work is carried out, changed scientists' methodology and reasoning processes, and influenced aspects of the structure of career trajectory and the functioning of scientific disciplines.
This book identifies key historical moments and episodes in the birth and evolution of nanoscience, discusses the novel repertory of epistemological concerns of practitioners, and signals sociological propensities. As Galileo's telescope explored the moon's surface four hundred years ago, nano instrumentation now makes it possible to see the surface of single molecules. Moreover, practitioners are able to manipulate individual atoms and molecules at will to produce pre-designed synthetic materials, non-existent in nature. The combinatorial of heightened observational capacity and the tailoring of synthetic artificial materials exhibiting hitherto novel physical properties has widened and transformed the worlds of scientific knowledge and technical artefact. This book invites the question: to what extent does nanoscale scientific research constitute a kind of 'scientific revolution'?
Anne Marcovich is a historian and sociologist of science and medicine based at the Paris Maison des Sciences de l'Homme. Her research work entails studies of the relations between human body representations and representations of the social body; the history of ideas and theories concerning cancer, the human brain, and the processes and mechanisms of the mental development of children; the diffusion of Chinese medicine in the French medical context; and form and internal structure as invariants in the organisation and evolution of society.
Terry Shinn is a historian and sociologist of science based at the Maison des Sciences de l'Homme. His research covers themes such as relations between social structure and educational hierarchy in the sciences; linkage between the organisation of research work and the structure of scientific disciplines; correlations between research question, reasoning modes, and intra-laboratory hierarchy and research function; the place of "generic instrumentation" in the growth of 20th century scientific knowledge in the physical sciences; and transversality in the circulation of knowledge between scientific fields.

lundi 1 février 2016

Yves Gingras, L'Impossible dialogue. Sciences et religions

Yves Gingras
L'Impossible dialogue
Sciences et religions
Boréal
2016

Présentation de l'éditeur
Cet essai est né d’une interrogation : comment expliquer le retour en force, depuis les années 1980-1990, de la question des relations entre science et religion et des appels au « dialogue » entre ces deux domaines pourtant si éloignés par leurs objets et leurs méthodes ? 
L’historien des sciences Yves Gingras analyse d’abord les limites théologiques de l’autonomie de la recherche scientifique au XVIIe siècle. Il retrace ensuite la longue histoire allant de la condamnation de Galilée pour hérésie en 1633 jusqu’à sa réhabilitation par Jean-Paul II après plus de trois cent cinquante ans de revendications en ce sens par les savants européens. Il montre enfin comment Dieu et la théologie naturelle sont devenus marginaux dans le champ scientifique au cours des XVIIIe et XIXe siècles, à mesure que la pensée scientifique naturaliste s’est étendue à la géologie, à l’histoire naturelle, aux origines de l’homme et à l’histoire des sociétés et des religions. 
Face à la montée de mouvements religieux et spirituels néoromantiques qui rejettent les acquis des recherches scientifiques les mieux établies, l’auteur en appelle à prendre le parti de la raison. 
Yves Gingras est professeur à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire et sociologie des sciences. Il a publié de nombreux ouvrages d’histoire et de sociologie des sciences. Les plus récents sont Sociologie des sciences (PUF, 2013) et Controverses, accords et désaccords en sciences humaines et sociales (CNRS, 2014).