« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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lundi 27 février 2023

en poche: Norbert Elias, John L. Scotson, Logiques de l'exclusion

 

Norbert Elias

John L. Scotson

Logiques de l'exclusion

Hachette Pluriel

2022


Présentation de l'éditeur

Cette enquête met au jour de façon limpide, étonnante et concrète, le fonctionnement de la domination sociale. En expliquant le racisme sans race, l’exclusion sans fracture économique, elle touche des thèmes au cœur des préoccupations de nos sociétés : le respect, la dignité, l’estime de soi.
Avec cette enquête sociologique d’une actualité surprenante, les problèmes d’une cité de banlieue des années 1950 éclairent admirablement les débats les plus actuels sur l’exclusion.
 
Dans cette petite ville d’Angleterre, les tensions sont multiples entre les anciens habitants et les nouveaux venus. Les premiers considèrent les seconds comme des étrangers qui ne partagent pas leurs valeurs et ont le sentiment qu’ils menacent leur mode de vie. Ils les tiennent à distance dans la vie courante, les écartent des lieux de décision, et ce rejet est entretenu par les rumeurs et les commérages. Or tous ont la même couleur de peau, tous parlent la même langue, tous sont ouvriers ou petits bourgeois travaillant dans les mêmes usines et percevant les mêmes revenus.
 
Ce refus de la relation à l’autre, explique alors Norbert Elias, est à replacer dans un contexte plus large de rapport de pouvoir : le groupe dominant renforce sa cohésion en excluant les « marginaux ». Cette image collective conforte à son tour l’image que chacun se fait de soi à l’intérieur du groupe. Et la domination se perpétue.

Pierre-Emmanuel Dauzat (Traducteur)

Michel Wieviorka (Préfacier)

 

 


lundi 1 février 2021

en poche: Norbert Elias, Moyen Âge et procès de civilisation

 

 

Norbert Elias

Moyen Âge et procès de civilisation

EHESS

EHESS Poche

2021



Présentation de l'éditeur

Inédit

C’est l’histoire d’un texte oublié. Absent de la traduction française de 1975, qui a rendu le livre mondialement célèbre, comme de l’édition anglaise, il se situe pourtant en son cœur, puisqu’il ouvre le deuxième tome de Sur le processus de civilisation (1939), la grande œuvre de Norbert Elias (1897-1991). Sa lecture permet d’éclairer la pensée du sociologue allemand sur la place du Moyen Âge dans la genèse de la civilisation européenne. Dans ces pages inédites en français, Elias développe l’idée d’un « grand » Moyen Âge, qui irait du XIIau XVIIIsiècle et se caractérisait par une institution, la cour. Ce texte est également un témoignage très précieux sur les méthodes de travail d’Elias et sur l’histoire des sciences sociales. Comment un intellectuel allemand, formé dans les années 1910-1920 à la psychologie, la philosophie et la sociologie, aborde-t-il le Moyen Âge, à partir de quels outils, et de quelles sources ? Cette édition est précédée d’une présentation qui remet en perspective le texte d’Elias et revient sur la manière dont cette œuvre produit une rencontre particulièrement féconde entre sociologie et histoire.

Traduction par Anne-Marie Pailhès
 

Sommaire

Présentation d'Étienne Anheim. Le Moyen Âge oublié de Norbert Elias
Le procès de civilisation. Troisième chapitre : sociogenèse de la civilisation occidentale
Panorama de la société de cour
Bref aperçu relatif à la sociogenèse de l'absolutisme
Sur le mécanisme d'évolution de la société au Moyen Âge
Première partie. Mécanismes de la féodalisation
Notes

 

 

 

 


samedi 24 août 2019

Norbert Elias, Le déclin de l'art de cour


Norbert Elias
Le déclin de l'art de cour 
Cnrs 
Biblis 
2019 
 

Présentation de l'éditeur
La société de cour de Norbert Elias (1897-1990) s'est imposé comme un classique au croisement de l'histoire, de la sociologie et de l'anthropologie. Les trois articles rassemblés ici s'inscrivent dans le sillage de cet ouvrage. Ils prolongent la réflexion d'Elias sur la transformation de la noblesse seigneuriale en aristocratie curiale, en l'élargissant à de nouveaux domaines. D'un célèbre tableau de Watteau à l'avènement du " style kitsch " en passant par la poésie baroque allemande, Elias déploie ses analyses érudites et sensibles, éclairant les liens entre les configurations politiques et sociales, les structures psychologiques et les formes esthétiques.
Chemin faisant, c'est un Elias plus intime qui se découvre, celui qui lisait et écrivait des poèmes, aimait Watteau et Mozart.  

Norbert Elias (1897-1990) est considéré comme l'un des plus importants sociologues de notre temps. Auteur des classiques La Société de cour et Du processus de civilisation, il a beaucoup contribué à réorienter la théorie sociologique en un sens processuel.
 
Préface de Roger Chartier, Traduction par Antony Burlaud et Barbara Thériault 









vendredi 25 août 2017

en ligne: Actes de la recherche en sciences sociales, 2014, N° 205, Varia



Actes de la recherche en sciences sociales, 2014, N° 205, Varia
Seuil

en ligne sur Cairn.info

Sommaire

Page 4 à 19
Norbert Elias, avec Johan Heilbron, Entretien traduit de l’anglais par Julien Duval et Sophie Noël
« La sociologie… quand elle est bien faite ». Entretien, 1984-1985
 
Page 20 à 41
Hassen Slimani
L'économie de la passion
Formation professionnelle et turn-over des moniteurs(trices) équestres sous conditions sociales et affectives
 
Page 42 à 57 
Nicolas Fortané 
La (les) trajectoire(s) du changement
La naissance de l'addictologie
 
Page 58 à 71
Joanie Cayouette-Remblière 
Les classes populaires face à l'impératif scolaire
Orienter les choix dans un contexte de scolarisation totale  
Version HTML Version PDF  
 
Page 72 à 89
Jérôme Tourbeaux, Béatrice Valdes
Langue et constructions identitaires au Pays basque
 
Page 90 à 103
Bénédicte Reynaud
Règles, usages et habitus
Le cas d'un établissement de la RATP
 
Page 104 à 119
Fabien Eloire
Qui se ressemble s'assemble ?
Homophilie sociale et effet multiplicateur : les mécanismes du capital social
 
Page 120 à 131
Stéphane Le Lay
Enseignements empiriques et éthiques d'une biffe sociologique parmi les éboueurs parisiens
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lundi 22 mai 2017

Norbert Elias, Les Allemands. Lutte de pouvoir et développement de l'habitus aux XIXe et XXe siècles

 
Norbert Elias
Les Allemands
Lutte de pouvoir et développement de l'habitus aux XIXe et XXe siècles
Précédé de 
Barbarie et "dé-civilisation"
par Roger Chartier
Seuil
  La Librairie du XXIe siècle
2017 

Présentation de l'éditeur
Traduit de l’allemand par Marc de Launay et Marc Joly
Ce livre est le dernier dont Norbert Elias a autorisé et contrôlé la publication avant sa mort, le 1er août 1990 à Amsterdam. Il tentait d'y comprendre l'incompréhensible : pourquoi tant d'Allemands, dans les années 1930 et 1940, ont-ils accepté l'extermination des Juifs et perpétré les plus effroyables cruautés ?
(...)
Elias refuse, à la fois, de l'assigner à un invariant psychologique – la propension sadique de certains individus – ou à un antisémitisme atemporel qui serait le propre de la tradition allemande. L'essentiel réside dans les conditions historiques qui ont rendu possible, dans l'Allemagne des années 1930 et 1940, le processus de "dé-civilisation", la levée des autocontrôles qui bridaient les affects de violence, ainsi que l'obéissance, jusqu'au dernier jour, aux maîtres nazis. Exercer une autorité arbitraire, absolue sur des victime haïes et stigmatisées, niées en leur humanité, était pour nombre d'Allemands une manière d'affirmer leur propre identité et de rendre tolérable leur soumission à l'autorité.
C'est là le constat essentiel de ce livre sombre, lucide et poignant.
Roger Chartier


Norbert Elias (1897-1990) a notamment publié aux Éditions du Seuil, dans "La Librairie du XXIe siècle", Mozart. Sociologie d'un génie (1991 ; "Points Essais", 2015) et Théorie des symboles (2015).

samedi 12 novembre 2016

Norbert Elias, La dynamique sociale de la conscience.Sociologie de la connaissance et des sciences

Norbert Elias
La dynamique sociale de la conscience  
Sociologie de la connaissance et des sciences
La Découverte
Laboratoire des sciences sociales
2016

Présentation de l'éditeur
C’est à une part largement méconnue du travail de Norbert Elias, et jusque-là inédite en français, que nous convient les textes majeurs qui composent cet ouvrage. Elias y déploie en effet une véritable sociologie de la connaissance et des sciences. En mobilisant une impressionnante culture classique ainsi qu’une large palette de connaissances scientifiques (de la physique à la biologie), il se confronte à la fois à l’« absolutisme philosophique » et au « relativisme » de certains historiens et sociologues. Au premier, et à travers une discussion extrêmement serrée et sans concession avec Karl Popper et Imre Lakatos, il reproche de prétendre dire ce qu’est la Science, et même ce qu’elle doit être, sans considérer ce que les savants font réellement dans leurs domaines scientifiques respectifs.
Quant au second, il regrette qu’il ne pose pas explicitement la question des conditions historiques dans lesquelles certains savoirs peuvent réellement gagner non seulement en autonomie vis-à-vis des intérêts des groupes qui en sont porteurs, mais aussi en pertinence par rapport à la réalité observable. Ce faisant, Elias poursuit un double objectif : substituer à l’« homme » de la métaphysique transcendantale, les êtres humains au pluriel, interdépendants par nature et dans des cultures spécifiques ; remplacer les théories de la science au singulier (reposant sur le postulat d’une science universelle et d’une méthode unique) par une théorie des sciences au pluriel – soit les sciences employant différentes méthodes, reliées, en partie, à la diversité de leurs objets respectifs. Le caractère radical de cette authentique révolution copernicienne de la théorie des sciences et de la connaissance reste tout entier à découvrir. 
Norbert Elias (1897-1990), sociologue allemand et l’un des grands penseurs du XXe siècle, est notamment l’auteur de La Civilisation des mœurs (Pocket, coll. « Agora », 2003), de La Dynamique de l’Occident (Pocket/Calmann-Lévy, coll. « Agora », 2003) et de La Société de cour (Flammarion, coll. « Champs/Essais », 2008). Ses textes inédits sur la psychanalyse (Au-delà de Freud) ont été publiés à La Découverte.
Préface de Bernard LAHIRE Présentation de Marc JOLY Traduit par Hélène LECLERC, Delphine MORALDO, Marc JOLY, Marianne WOOLLVEN

samedi 15 octobre 2016

Norbert Elias, Humana conditio

Norbert Elias
Humana conditio
EHESS
Audiographie
2016

Présentation de l'éditeur
En ce début d’un XXIe siècle marqué par le retour massif de la violence et de la guerre, il est important de publier la traduction d’un texte menant une réflexion profonde sur le rapport de l’humanité à la guerre, d’autant plus que cette réflexion provient d’un penseur si imminent et complexe que Norbert Elias. Longtemps ignoré des milieux intellectuels et universitaires français, la pensée eliasienne s’est forgé ces dernières années sa place en France. Rendu célèbre par des historiens comme Roger Chartier, Elias jouit aujourd’hui d’une reconnaissance incontestée dans l’ensemble des disciplines des sciences humaines et sociales.
Considéré comme l’un des textes centraux de la pensée éliasienne, Humana conditio condense une réflexion plus large menée dans ses ouvrages monographiques, et lie cette réflexion à deux actualités : celle de la célébration du 40e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale et celle de la confrontation Est-Ouest en Europe, et plus largement dans le monde. Elias ne s’arrête pourtant pas à analyser les enjeux de ce conflit mais l’inscrit dans une histoire plus longue, celle de la conflictualité profonde de la vie humaine qui a toujours fait de la violence et de la guerre une partie intégrante du lot de l’humanité, de la conditio humana. Pourquoi, demande-t-il, l’humanité n’arrive-t-elle pas à s’en débarrasser et quelles conditions devraient-elles être réunies, le cas échéant, pour qu’elle puisse enfin y parvenir ?
En prononçant ce discours le 8 mai 1985 à l’université de Bielefeld, Elias indique bien le contexte historique dans lequel se situe sa réflexion. Son discours, de quelques pages seulement dans sa forme plus tard publiée, forme le coeur du texte Humana conditio ; Elias l’a pourtant repris pour la version plus longue traduite ici et qui se retrouve réécrite et complétée par des ajouts conséquents.

lundi 25 avril 2016

Norbert Elias, J'ai suivi mon propre chemin, Un parcours dans le siècle suivi de Respect et critique

 

Norbert Elias
J'ai suivi mon propre chemin 
Un parcours dans le siècle suivi de Respect et critique
traduit et présenté par Antony Burlaud
Les éditions sociales
Les parallèles
2016

Présentation de l'éditeur
Le sociologue Norbert Elias (1897-1990) revient, ici, sur sa vie et sur la lente élaboration de son œuvre.
Pour ce théoricien de l’interdépendance, comprendre une trajectoire singulière exige d’éclairer l’époque, le tissu social, le réseau de contraintes, de « chaînes invisibles » et d’événements dans lequel elle est prise.
Dans le premier texte, Elias retrace avec simplicité son itinéraire. Il évoque sa formation, la montée du nazisme, l’expérience douloureuse de l’exil, le mûrissement progressif de sa pensée, sa découverte de l’Afrique, et la reconnaissance tardive dont il a fait l’objet, tout en ponctuant son récit de mises au point théoriques éclairant son travail.
Dans le second, il prend prétexte d’un hommage à son collègue Adorno pour préciser le sens de sa démarche intellectuelle et exposer sa propre conception du travail sociologique. Aux considérations sur l’humanisme, le marxisme, le rapport du chercheur aux « autorités » s’ajoute une réflexion inquiète sur le retour périodique de la violence dans l’histoire allemande.
Rassemblés, ces deux textes dessinent l’autoportrait d’un des plus grands sociologues du xxe siècle, dont l’œuvre est lue et commentée dans le monde entier.
Norbert Elias est un écrivain et sociologue allemand (1897-1990). Il doit fuir le nazisme en 1933. Emigré en Angleterre, en France, il ne trouve une reconnaissance que très tard, en particulier en Allemagne. Il est l'auteur d'un ouvrage majeur de sociologie historique, Sur le processus de civilisation.

samedi 13 juin 2015

Norbert Elias, Théorie des symboles


Norbert Elias
Théorie des symboles
Seuil
La librairie du XXIsiècle
2015

Présentation de l'éditeur
Révisé, édité et présenté par Marc Joly
Traduit par Marie-Blanche Audollent, Damien-Guillaume Audollent
C’est l’aptitude à apprendre une langue qui constitue un patrimoine commun à tous les membres de l’espèce humaine ; telle est l’idée fondamentale que je développe dans ce livre. La nature et la société sont souvent considérées comme antagoniques. Or, pour ce qui se rapporte aux langues, elles fonctionnent ensemble. […]
Si, de façon récurrente, les scientifiques négligent dans leur travail des faits évidents et faciles à observer, il y a tout lieu de penser que cette négligence a une raison. C’est en général le signe d’une lacune typique de leur démarche. La plupart du temps, les blocages sont dus à une anomalie intellectuelle fréquente chez les universitaires, et qu’on pourrait appeler academismus. Celle-ci se manifeste surtout par la projection du cloisonnement des départements universitaires, et des rivalités qui y sont liées, sur les différents domaines de recherche. […]
La civilisation de l’humanité est en soi un processus en cours et un possible horizon d’action. Rien dans les expériences actuelles et passées ne permet d’affirmer que l’humanisation de l’humanité est une tâche impossible, ni qu’elle est au contraire plus probable que la décivilisation. Ces deux perspectives sont aussi plausibles l’une que l’autre. Il est utile ? indispensable, même ? de s’atteler à faire émerger une connaissance plus factuelle des processus de civilisation et de décivilisation, ainsi que des conditions dans lesquelles on passe de l’un à l’autre (et vice versa).

Norbert Elias

Né en 1897, Norbert Elias est mort en 1990. C’est pour avoir expliqué la civilisation occidentale dans sa longue durée qu’il est aujourd’hui considéré comme l’un des grands sociologues du XXe siècle.
 

samedi 2 mai 2015

en poche: Norbert Elias, Mozart. Sociologie d'un génie

Norbert Elias 
Mozart 
Sociologie d'un génie
Points Essais
2015

Présentation de l'éditeur
Traduit de l’allemand par Jeanne Étoré et Bernard Lortholary.
Contre les musicologues qui ont momifié Mozart, Norbert Elias s’efforce de comprendre qui fut cet artiste génial, né dans une société qui ne connaissait pas encore la notion romantique de « génie ».
Les tensions qui déchirent l’existence quotidienne de Mozart, les rapports complexes avec son père, ses relations érotiques sont approchés avec autant de rigueur que de tendresse. Elias analyse également les comportements de ce « clown », son besoin de choquer la noblesse de cour en proférant des mots obscènes. Ces grossièretés scatologiques trouvent ici une explication psychologique et sociologique lorsque l’auteur décrit les relations tendues qui lient entre eux maîtres de la cour et serviteurs.
En refermant le Mozart d’Elias, on a le sentiment d’avoir découvert un regard aussi lucide que généreux sur la vie des hommes en société.
Né en 1897, Norbert Elias est mort en 1990. C'est pour avoir expliqué la civilisation occidentale dans sa longue durée qu'il est aujourd'hui considéré comme l'un des grands sociologues du XXe siècle. Mozart, sociologie d'un génie a été publié en 1991 dans « La Librairie du XXIe siècle ».

jeudi 24 avril 2014

Norbert Elias, L'utopie

Norbert Elias
L'utopie
Traduit par Hélène Leclerc, Delphine Moraldo, Marianne Woollven
Introduction par Quentin Deluermoz
La Découverte
2014

Présentation de l'éditeur
Au début des années 1980, le sociologue Norbert Elias s'attelle à une analyse des utopies dans le cadre d'un programme de recherche sur le statut de la connaissance en sciences. Le présent ouvrage réunit pour la première fois ses différentes contributions sur cette question.
À partir d'une analyse originale de L'Utopie de Thomas More (1516) et des livres de H.G. Wells parus entre 1895 et 1901, Elias offre une définition renouvelée de l'utopie et montre comment celle-ci doit faire partie de l'analyse sociologique des savoirs et des représentations collectives. Une fois réinsérée dans ses contextes de production et de réception, l'utopie devient un lieu d'observation et un révélateur : à la croisée entre science et littérature, défiant les catégories de l'illusoire et du réalisable, elle constitue une vraie promesse d'analyse, que ce soit comme objet ou comme outil.
Dans ces textes, Elias réévalue le rôle de l'imagination, interroge notre rapport au « réel » et rejette l'inéluctabilité du devenir historique, en suggérant que le réalisable est aussi du côté de l'utopie et en proposant de nouvelles catégories d'action. À l'heure du « réalisme » imposé aux choix politiques, de la prépondérance de l'expertise scientifique, du rétrécissement des attentions sur le présent ou de la supposée crise des sciences humaines, cette grille d'analyse reste aujourd'hui d'une pleine actualité.
Norbert Elias (1897-1990), sociologue allemand et l’un des grands penseurs du XXe siècle, est notamment l’auteur de La Civilisation des mœurs (Pocket, coll. « Agora », 2003), de La Dynamique de l’Occident (Pocket/Calmann-Lévy, coll. « Agora », 2003) et de La Société de cour (Flammarion, coll. « Champs/Essais », 2008). Ses textes inédits sur la psychanalyse (Au-delà de Freud) ont été publiés à La Découverte.

dimanche 23 décembre 2012

Lire les Sciences Sociales: Devenir Norbert Elias. Présentation et discussion de l’ouvrage de Marc Joly, 23 Janvier 2013

LIRE LES SCIENCES SOCIALES
Rencontres organisées par Gérard Mauger et Louis Pinto

MERCREDI 23 JANVIER 2013
14 H 00 - 17 H 00


Devenir Norbert Elias
Fayard, coll. Histoire de la pensée, 2012

Présentation et discussion de l’ouvrage
Marc Joly
par Laurent Willemez
en présence de l’auteur

Norbert Elias (1897-1990) occupe aujourd’hui une place centrale dans l’histoire de la sociologie du xxe siècle, entre Max Weber et Pierre Bourdieu. Pourtant, de son vivant, il fut très longtemps ignoré ou incompris ; et s’il fut célébré en France à partir des années 1970, c’est au titre d’historien précurseur de l’école des Annales, c’est-à-dire au prix d’un certain malentendu.
L’histoire de la vie du sociologue – et de la trajectoire de reconnaissance dont elle est inséparable – restait à écrire. Tel est le défi que Marc Joly a tenté de relever. Fondé sur un grand nombre de recherches d’archives en Allemagne, en Grande-Bretagne et en France, son travail alterne récit « biographique » et théorisation des processus de reconnaissance scientifique. Il regorge ainsi d’informations inédites, que ce soit sur le destin « maudit » de Über den Prozess der Zivilisation – le maître-ouvrage d’Elias – ou sur la carrière heurtée de son auteur à Londres puis Leicester.
Pour éclairer la réception de l’œuvre d’Elias en France, Marc Joly consacre enfin de passionnants développements à la sociologie française des années 1960 et à l’école des Annales des années 1970.
Marc Joly est chercheur associé au CRIA (EHESS). Ses travaux ont porté sur la réception française de l’œuvre de Norbert Elias dans une perspective européenne. Il a cotraduit, édité et présenté une série de textes de Norbert Elias sous le titre de Au-delà de Freud. Sociologie, psychologie, psychanalyse (La Découverte, 2010). Laurent Willemez est Professeur de sociologie à l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Ses recherches portent notamment sur les engagements militants, les professions de conseil et d’accompagnement, et le droit du travail. Il a récemment codirigé Justice et sociétés rurales du XVIe siècle à nos jours (Presses Universitaires de Rennes, 2011).



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voir également: écouter: Marc Joly, Devenir Norbert Elias

lundi 26 mars 2012

Marc Joly, Devenir Norbert Elias

Marc Joly
Devenir Norbert Elias
Fayard
2012


Présentation de l'éditeur
 Norbert Elias (1897-1990) occupe aujourd’hui une place centrale dans l’histoire de la sociologie du xxe siècle, entre Max Weber et Pierre Bourdieu. Pourtant, de son vivant, il fut très longtemps ignoré ou incompris ; et s’il fut célébré en France à partir des années 1970, c’est au titre d’historien précurseur de l’école des Annales, c’est-à-dire au prix d’un certain malentendu.
L’histoire de la vie du sociologue – et de la trajectoire de reconnaissance dont elle est inséparable – restait à écrire. Tel est le défi que Marc Joly a tenté de relever. Fondé sur un grand nombre de recherches d’archives en Allemagne, en Grande-Bretagne et en France, son travail alterne récit « biographique » et théorisation des processus de reconnaissance scientifique. Il regorge ainsi d’informations inédites, que ce soit sur le destin « maudit » de Über den Prozess der Zivilisation – le maître-ouvrage d’Elias – ou sur la carrière heurtée de son auteur à Londres puis Leicester.
Pour éclairer la réception de l’œuvre d’Elias en France, Marc Joly consacre enfin de passionnants développements à la sociologie française des années 1960 et à l’école des Annales des années 1970.
Au total, il nous fait découvrir des pans méconnus ou refoulés de l’histoire européenne des sciences humaines et sociales du xxe siècle, et reconsidère la manière même d’écrire une telle histoire.

Marc Joly, né en 1976, est licencié en droit, titulaire d’un DEA en sciences politiques et docteur en histoire. Sa thèse a porté sur la réception française de l’œuvre de Norbert Elias dans une perspective européenne. Il a cotraduit, édité et présenté une série de textes de Norbert Elias autour de la psychologie, dont un manuscrit inédit sur Sigmund Freud (Au-delà de Freud. Sociologie, psychologie, psychanalyse, La Découverte, 2010). Il a été chargé de mission à la Mairie de Paris et éditeur à Strasbourg. Il est actuellement ATER à l’université de Rouen. 


dimanche 25 mars 2012

Pierre Bourdieu, à propos de Norbert Elias (et Correspondance)


 Elias with Pierre Bourdieu, 1987. Photograph by Stephen Mennell



Pierre Bourdieu
à propos de
Norbert Elias
( et Correspondance )




Cette liste de publications (en ligne) sera mise à jour au fur et à mesure, version augmentée le 21.12.2021,  Gilbert Quélennec
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La distinction, Minuit, Le sens commun, 1979, p.80, 251, 426n, 436n, 571n, 575-576

Questions de sociologie, Minuit, 1980, p.176

Leçon sur la leçon, Minuit, 1982, p.43

Sociologie générale, Volume 1, Cours au Collège de France 1981-1983, Seuil/Raisons d'agir, Cours & Travaux, 2015, p.161

Sociologie générale, Vol. 2. Cours au Collège de France, 1983-1986, Seuil/Raisons d'agir, Cours & Travaux, 2016, p.211, 219-220, 223, 897

audio: avec Roger Chartier À voix nue (février 1988), entretien publié in L’historien et le sociologue, AGONE/Co-édition avec Raisons d’agir et l’Ina éditions, 2010, partie IV

L'ontologie politique de Martin Heidegger, Minuit, Le sens commun, 1988, p.31n

La Noblesse d'Etat, Minuit, Le sens commun, 1989, p.157, 183

Sur l'Etat. Cours au Collège de France 1989-1992, Raisons d'agir/Seuil, Cours & Travaux,  2012

avec Loïc Wacquant, Invitation à la sociologie réflexive, deuxième édition, traduction intégrale, corrigée et augmentée, (première édition en 1992 au Seuil dans une version abrégée) ,Seuil,  Liber, 2014, P.135-138, 141, 236, 245

Les règles de l'art. Genèse et structure du champ littéraire, Seuil, 1992, Points Essais, 1998, p.98n

Esprits d'Etat, juin 1991,  Actes de la recherche en sciences sociales, 1993, Numéro 96-97, pp. 49-62, aussi in Raisons pratiques. Sur la théorie de l'action, Seuil 1994, Points Essais,1996
 
Anthropologie économique. Cours au Collège de France 1992-1993, Raisons d'Agir/Seuil, Cours & Travaux, 1997, P.64, 76, 121

Raisons pratiques, Seuil 1994, Points Essais,1996, p.47, 109-110, 112, 131, 162

Méditations pascaliennes, Seuil, Liber, 1997, et Points Essais, 2003, p.57, 179, 279, 368n

Les structures sociales de l'économie, Seuil, Liber, 2000, p.273

Manet. Une révolution symbolique. Cours au Collège de France (1998-2000), Raisons d'agir/Seuil, Cours & Travaux, 2013, p.342

Interventions. Science sociale et action politique, Agone, 2002, p.281

Esquisse pour une auto-analyse, Raisons d'agir, Cours & Travaux, 2004, P.
 
 
Correspondance

Correspondance Bourdieu-Elias 1976-1990, dans Zilsel n° 9, Varia, du Croquant, 2021

 



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voir également:

Publications de Pierre Bourdieu: Sociologie de l'État (champ, démission de l'État, combattre la xénophobie d'Etat)
 

Publications de Pierre Bourdieu, Sociologie historique et analyse du changement

Publications de Pierre Bourdieu: Sociologie de la domination et dispositions à résister   

 
Publications de Pierre Bourdieu: Programme pour une Sociologie du Sport
 


Publications de Pierre Bourdieu: à propos de Marx, Durkheim, Weber 




 

vendredi 27 janvier 2012

Les Samedis du Groupe d’Analyse Politique: Norbert Elias au travail


Norbert Elias au travail
Les Samedis du Groupe d’Analyse Politique
  
Centre Malher –10h30-13h
9, Rue Malher 75004 (salle 309, 3e étage)
Bus : Lignes 76 et 96 / Métro : St Paul (Ligne 1)

Coordinateurs et contacts:
Bernard LACROIX lacroix_b@yahoo.fr
Arnault SKORNICKI askornicki@u-paris10.fr

Norbert Elias au travail
Les Samedis du Groupe d’Analyse Politique

Cet atelier périodique se propose de « travailler » Norbert Elias, à savoir, de revenir collectivement moins sur l’exégèse de son œuvre, que sur l’usage de sa sociologie, tout spécialement dans l’analyse de la politique. Devenue sur le tard, en France, une référence commune et consacrée de chercheurs de toutes disciplines (sociologie, histoire, science politique, « socio-histoire »…), la figure d’Elias risquait par là même de se figer dans quelques grands motifs aussi connus que fétichisés : « processus de civilisation », « société de cour », « autocontrainte », « configuration », « habitus national », etc.
On ne s’interdira pas de revenir sur tous ces grands marqueurs de la sociologie éliasienne, au contraire. Mais on privilégiera à cette fin des textes méconnus, non traduits en langue française ou en cours de traduction ; le dialogue entre chercheurs de divers horizons théoriques prêts à expliciter leurs usages de la sociologie de Norbert Elias sur leurs divers terrains ; en espérant que ces usages pratiques en diront autant sinon plus sur la fécondité de son travail que la lecture seule de ses textes. Le Groupe d’Analyse Politique entend ainsi poursuivre une entreprise engagée depuis longtemps, notamment avec le collectif de 1997 dirigé par Bernard Lacroix & Alain Garrigou, Norbert Elias, la politique et l’histoire, et prolongée par toute une série de travaux consacrés à la sociogenèse de l’État (notamment parlementaire) et de l’ordre politique. Cet atelier périodique entend rassembler ces efforts et leur donner un cadre pour les poursuivre avec tous celles et ceux concernés par l’usage d’Elias dans l’analyse sociale des formes de l’activité politique.
Un mot, enfin, sur la forme et le cadre de ce travail collectif : atelier plutôt que séminaire, il tendra davantage à la libre discussion scientifique qu’à la conférence ex cathedra ; à la table ronde qu’à la leçon professorale. Tous les chercheurs-ses, les doctorant-e-s intéressé-e-s par le sujet sont les bienvenu-e-s. Pour l’année présente, la fréquence de l’atelier sera bimensuelle, le samedi en fin de matinée.


Calendrier 2012

28 Janvier, 10h30-13h :  Autour de l’introduction (inédite en français) du Processus de Civilisation : Problèmes de traduction et perspectives. Avec Bernard Lacroix (Professeur de science politique, Paris Ouest Nanterre) & Anne-Marie Pailhès (Maître de conférences en allemand, Paris Ouest Nanterre).
17 Mars, 10h30-13h  :  Autour d’un inédit d’Elias, « Conflits de générations et célébrations nationales : analyse et perspectives », publié dans Cultures & Conflits, n°81-82, p. 23-47, http://conflits.revues.org/index18095.html. Avec Laurent Bonelli (politiste, maître dé conférences Paris Ouest Nanterre), Bernard Lacroix.
12 mai, 10h30-13h :  Autour de Au-delà de FreudSociologie, psychologie, psychanalyse (Paris, La Découverte, « Textes à l’appui/laboratoire des sciences sociales », 2010). Avec Marc Joly (politiste et cotraducteur de l’ouvrage, ATER à l’Université de Rouen) et Claire Pagès (philosophe, ATER Université de Nancy II).

dimanche 8 janvier 2012