« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ». Pierre Bourdieu (1992)
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lundi 22 octobre 2018

Georges Canguilhem, Œuvres complètes, Tome V : Histoire des sciences, épistémologie, commémorations 1966-1995

 
Georges Canguilhem
Œuvres complètes Tome V : 
Histoire des sciences, épistémologie, 
commémorations 1966-1995
Vrin
Bibliothèque des Textes Philosophiques
2018


Présentation de l'éditeur
Quelque cent vingt écrits publiés de 1966 à 1995 composent ce tome V des Œuvres complètes de Georges Canguilhem.
Une cinquantaine furent de ceux qui établirent sa réputation comme historien des sciences et comme épistémologue. D’autres, souvent passés plutôt inaperçus, éclairent les voies par lesquelles, instruit des avancées de la biologie moléculaire, Canguilhem crut devoir mener le réexamen de sa philosophie biologique. Plusieurs écrits montrent combien Canguilhem, à contre-courant des naturismes en vogue, avait le souci de mener et de poursuivre une réflexion éthique sur les questions de la technique et de la médecine. Dans nombre de notices ou de discours touchant des collègues ou d’amis disparus, nombreux dans ce tome V, il relève les exigences intellectuelles et morales qui animèrent leur vie. Le lecteur reconnaïtra que ces exigences furent également les siennes, loin des facilités de la mondanité philosophique.

Textes édités, introduits et annotés par Camille Limoges
 
 

 

lundi 12 mars 2018

audio: Yves Gingras, Histoire des sciences




audio:
 Yves Gingras, Histoire des sciences
La Suite dans les idées par Sylvain Bourmeau, 16.06.2018
 Yves Gingras, Histoire des sciences
Le 6 à 9, ICI Première, 26 février 2018



Yves Gingras
Histoire des sciences
PUF
Que sais-je?
2018

Présentation de l'éditeur
Aristote, Euclide, Archimède, Ptolémée ou encore Galien ont inauguré une tradition scientifique qui a fait référence jusqu'aux années 1600. Mais à partir de cette date, de nouveaux instruments permettant de voir des objets jusqu'alors invisibles à l’œil nu (télescope, microscope…) donnent aux savants la possibilité de faire des mesures et des expériences de façon beaucoup plus systématique. La révolution scientifique « moderne » est en marche !
Or, depuis 1800, les disciplines et les spécialités n’ont cessé de se multiplier, fondées de plus en plus sur des instruments coûteux et une forte division du travail. Est-ce la raison pour laquelle les universités sont devenues les lieux privilégiés de la recherche et de la formation des chercheurs ?
C’est cette fabuleuse histoire faite d'évolutions et de révolutions que retrace Yves Gingras, une histoire qui est aussi une géographie...
Yves Gingras est professeur à l’université du Québec à Montréal (UQAM), où il est titulaire de la chaire de recherche du Canada en histoire et sociologie des sciences. Il est notamment l’auteur de L’Impossible Dialogue. Sciences et religions (Puf, 2016) et, en « Que sais-je ? », d’une Sociologie des sciences (no 3950).


mardi 9 janvier 2018

Yves Gingras, Histoire des sciences

Yves Gingras
Histoire des sciences
PUF
Que sais-je?
2018

Présentation de l'éditeur
Aristote, Euclide, Archimède, Ptolémée ou encore Galien ont inauguré une tradition scientifique qui a fait référence jusqu'aux années 1600. Mais à partir de cette date, de nouveaux instruments permettant de voir des objets jusqu'alors invisibles à l’œil nu (télescope, microscope…) donnent aux savants la possibilité de faire des mesures et des expériences de façon beaucoup plus systématique. La révolution scientifique « moderne » est en marche !
Or, depuis 1800, les disciplines et les spécialités n’ont cessé de se multiplier, fondées de plus en plus sur des instruments coûteux et une forte division du travail. Est-ce la raison pour laquelle les universités sont devenues les lieux privilégiés de la recherche et de la formation des chercheurs ?
C’est cette fabuleuse histoire faite d'évolutions et de révolutions que retrace Yves Gingras, une histoire qui est aussi une géographie...
Yves Gingras est professeur à l’université du Québec à Montréal (UQAM), où il est titulaire de la chaire de recherche du Canada en histoire et sociologie des sciences. Il est notamment l’auteur de L’Impossible Dialogue. Sciences et religions (Puf, 2016) et, en « Que sais-je ? », d’une Sociologie des sciences (no 3950).
 


mercredi 15 juin 2016

écouter: Yves Gingras, L' impossible dialogue. Sciences et religions


écouter: Yves Gingras, L' impossible dialogue. Sciences et religions
Continent sciences par Stéphane Deligeorges, 06.06.2016
Yves Gingras
L' impossible dialogue
Sciences et religions
Puf
2016

Présentation de l'éditeur
Le 5 mars 1616, un décret de la Congrégation de l’Index annonçait officiellement la condamnation des idées de Copernic sur le mouvement de la Terre. Cette censure ecclésiastique est devenue l’emblème d’une négation de l’autonomie de la recherche scientifique par les dogmes religieux. Aujourd’hui, la question des relations entre sciences et religions et des appels au « dialogue » entre ces deux domaines pourtant si éloignés par leurs objets et leurs méthodes refait surface. 
Le thème du conflit a dominé les débats qui ont opposé depuis le XVIIe siècle les savants aux autorités religieuses sur des questions d’astronomie, de géologie, d’histoire naturelle ou sur l’origine de l’homme et des religions. Cet essai prend le contre-pied du courant actuellement dominant chez les historiens des sciences qui minimise les conflits les plus célèbres entre sciences et religions et propose une version œcuménique et édulcorée de l’histoire des rapports entre deux institutions, dont chacune tente d’imposer sa vision du monde, l’une fondée sur la nature, l’autre sur le surnaturel 
Yves Gingras est professeur à l’université du Québec à Montréal (UQAM) et titulaire de la chaire de recherche du Canada en histoire et sociologie des sciences. Il a publié de nombreux ouvrages d’histoire et de sociologie des sciences. Les plus récents sont Sociologie des sciences (« Que sais-je ? », Puf, 2013) et Controverses : accords et désaccords en sciences sociales et humaines (CNRS, 2014)


Le 5 mars 1616, un décret de la Congrégation de l’Index annonçait officiellement la condamnation des idées de Copernic sur le mouvement de la Terre. Cette censure ecclésiastique est devenue l’emblème d’une négation de l’autonomie de la recherche scientifique par les dogmes religieux. Aujourd’hui, la question des relations entre sciences et religions et des appels au « dialogue » entre ces deux domaines pourtant si éloignés par leurs objets et leurs méthodes refait surface.
Le thème du conflit a dominé les débats qui ont opposé depuis le XVIIe siècle les savants aux autorités religieuses sur des questions d’astronomie, de géologie, d’histoire naturelle ou sur l’origine de l’homme et des religions. Cet essai prend le contre-pied du courant actuellement dominant chez les historiens des sciences qui minimise les conflits les plus célèbres entre sciences et religions et propose une version œcuménique et édulcorée de l’histoire des rapports entre deux institutions, dont chacune tente d’imposer sa vision du monde, l’une fondée sur la nature, l’autre sur le surnaturel. - See more at: https://www.puf.com/content/L_impossible_dialogue_Sciences_et_religions#sthash.RSmuOcn9.dpuf
L' impossible dialogue. Sciences et religions
L' impossible dialogue. Sciences et religions
L' impossible dialogue. Sciences et religions

mercredi 30 mars 2016

Yves Gingras, L' impossible dialogue. Sciences et religions

Yves Gingras
L' impossible dialogue
Sciences et religions
Puf
2016

Présentation de l'éditeur
Le 5 mars 1616, un décret de la Congrégation de l’Index annonçait officiellement la condamnation des idées de Copernic sur le mouvement de la Terre. Cette censure ecclésiastique est devenue l’emblème d’une négation de l’autonomie de la recherche scientifique par les dogmes religieux. Aujourd’hui, la question des relations entre sciences et religions et des appels au « dialogue » entre ces deux domaines pourtant si éloignés par leurs objets et leurs méthodes refait surface. 
Le thème du conflit a dominé les débats qui ont opposé depuis le XVIIe siècle les savants aux autorités religieuses sur des questions d’astronomie, de géologie, d’histoire naturelle ou sur l’origine de l’homme et des religions. Cet essai prend le contre-pied du courant actuellement dominant chez les historiens des sciences qui minimise les conflits les plus célèbres entre sciences et religions et propose une version œcuménique et édulcorée de l’histoire des rapports entre deux institutions, dont chacune tente d’imposer sa vision du monde, l’une fondée sur la nature, l’autre sur le surnaturel 
Yves Gingras est professeur à l’université du Québec à Montréal (UQAM) et titulaire de la chaire de recherche du Canada en histoire et sociologie des sciences. Il a publié de nombreux ouvrages d’histoire et de sociologie des sciences. Les plus récents sont Sociologie des sciences (« Que sais-je ? », Puf, 2013) et Controverses : accords et désaccords en sciences sociales et humaines (CNRS, 2014)


Le 5 mars 1616, un décret de la Congrégation de l’Index annonçait officiellement la condamnation des idées de Copernic sur le mouvement de la Terre. Cette censure ecclésiastique est devenue l’emblème d’une négation de l’autonomie de la recherche scientifique par les dogmes religieux. Aujourd’hui, la question des relations entre sciences et religions et des appels au « dialogue » entre ces deux domaines pourtant si éloignés par leurs objets et leurs méthodes refait surface.
Le thème du conflit a dominé les débats qui ont opposé depuis le XVIIe siècle les savants aux autorités religieuses sur des questions d’astronomie, de géologie, d’histoire naturelle ou sur l’origine de l’homme et des religions. Cet essai prend le contre-pied du courant actuellement dominant chez les historiens des sciences qui minimise les conflits les plus célèbres entre sciences et religions et propose une version œcuménique et édulcorée de l’histoire des rapports entre deux institutions, dont chacune tente d’imposer sa vision du monde, l’une fondée sur la nature, l’autre sur le surnaturel. - See more at: https://www.puf.com/content/L_impossible_dialogue_Sciences_et_religions#sthash.RSmuOcn9.dpuf
L' impossible dialogue. Sciences et religions
L' impossible dialogue. Sciences et religions
L' impossible dialogue. Sciences et religions

jeudi 25 février 2016

écouter: Yves Gingras, L'Impossible dialogue. Sciences et religions


écouter: Yves Gingras, L'Impossible dialogue. Sciences et religions
Samedi et rien d'autre par Joël Le Bigot, 06.02.2016
Yves Gingras
L'Impossible dialogue
Sciences et religions
Boréal
2016

Présentation de l'éditeur
Cet essai est né d’une interrogation : comment expliquer le retour en force, depuis les années 1980-1990, de la question des relations entre science et religion et des appels au « dialogue » entre ces deux domaines pourtant si éloignés par leurs objets et leurs méthodes ? 
L’historien des sciences Yves Gingras analyse d’abord les limites théologiques de l’autonomie de la recherche scientifique au XVIIe siècle. Il retrace ensuite la longue histoire allant de la condamnation de Galilée pour hérésie en 1633 jusqu’à sa réhabilitation par Jean-Paul II après plus de trois cent cinquante ans de revendications en ce sens par les savants européens. Il montre enfin comment Dieu et la théologie naturelle sont devenus marginaux dans le champ scientifique au cours des XVIIIe et XIXe siècles, à mesure que la pensée scientifique naturaliste s’est étendue à la géologie, à l’histoire naturelle, aux origines de l’homme et à l’histoire des sociétés et des religions. 
Face à la montée de mouvements religieux et spirituels néoromantiques qui rejettent les acquis des recherches scientifiques les mieux établies, l’auteur en appelle à prendre le parti de la raison. 
Yves Gingras est professeur à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire et sociologie des sciences. Il a publié de nombreux ouvrages d’histoire et de sociologie des sciences. Les plus récents sont Sociologie des sciences (PUF, 2013) et Controverses, accords et désaccords en sciences humaines et sociales (CNRS, 2014).
 

samedi 20 février 2016

Publications de Pierre Bourdieu: à propos de Bachelard, Koyré, Canguilhem, et Vuillemin



"Et c'est sans doute encore par les dispositions de l'habitus qu'il faut expliquer l'antipathie que m'inspirent les phraseurs et les faiseurs et le respect que j'éprouve pour les << travailleurs de la preuve >> , pour parler comme Bachelard, et tous ceux qui, aujourd'hui, en sociologie et en histoire de la science, perpétuent sans tapage la tradition de philosophie et d'histoire des sciences inaugurée par Bachelard, Koyré, Canguilhem, ou Vuillemin." Pierre Bourdieu, in Science de la science et réflexivité, Raisons d'agir, Cours & Travaux, 2001, p.208


Publications de Pierre Bourdieu: à propos de Bachelard, Koyré, Canguilhem, Vuillemin





(Cette liste sera mise à jour au fur et à mesure,  Gilbert Quélennec)
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Pierre Bourdieu, à propos de Bachelard et de Koyré

Pierre Bourdieu, à propos de Georges Canguilhem

Pierre Bourdieu, à propos de Jules Vuillemin




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voir également:


Publications de Pierre Bourdieu: Sociologie de la science (champ scientifique, science de la science, réflexivité, livres)


Publications de Pierre Bourdieu: Sur la Philosophie et la théorie (projet de Thèse, contributions théoriques dans des incises ou des notes, contribution à la philosophie analytique, sociologie, champ, à propos des philosophes, livres)


Le « collège invisible » de Pierre Bourdieu (un collège de philosophes)


 

vendredi 19 février 2016

Alexandre Koyré, De la mystique à la science. Cours, conférences et documents, 1922-1962 (Nouvelle édition revue et augmentée par Pietro Redondi)

 Alexandre Koyré
De la mystique à la science 
Cours, conférences et documents, 1922-1962
Nouvelle édition revue et augmentée par Pietro Redondi
Ehess
En temps & lieux
2016 

Présentation de l'éditeur
Édité et préfacé par Pietro Redondi
Le problème de l'infini, la pensée de Spinoza, les répercussions théologiques et politiques des nouveaux cadres scientifiques...
L'édition enrichie de ce classique de l'histoire des sciences ouvre des perspectives nouvelles.
Grand marginal du système universitaire français, Alexandre Koyré reste un des historiens les plus audacieux et les plus formateurs. Tous ceux qui ont suivi ses cours disent avoir assisté à l'avènement d'une histoire des sciences d'un genre entièrement nouveau.
Ce recueil de comptes rendus d'enseignement continue d'offrir la meilleure introduction à l'oeuvre du grand historien. Il reconstitue de manière précise le passage, accompli sans rupture et réversible, de la pensée religieuse à la science, de la science à la pensée religieuse.
À trente ans de distance, Pietro Redondi enrichit l'ouvrage de textes inédits, d'un index et d'une nouvelle préface soulignant notamment la qualité du dialogue entre Koyré et Lévi-Strauss dans les années 1950. 

mardi 2 février 2016

Anne Marcovich and Terry Shinn, Toward a New Dimension. Exploring the Nanoscale

Anne Marcovich and Terry Shinn
Toward a New Dimension
Exploring the Nanoscale
Oxford University Press
2014

Présentation de l'éditeur
Over the course of the last thirty years, the investigation of objects at the nano scale has rocketed. Nanoscale scientific research has not only powerfully affected the amount and orientation of knowledge, it has perhaps even more significantly redirected the ways in which much research work is carried out, changed scientists' methodology and reasoning processes, and influenced aspects of the structure of career trajectory and the functioning of scientific disciplines.
This book identifies key historical moments and episodes in the birth and evolution of nanoscience, discusses the novel repertory of epistemological concerns of practitioners, and signals sociological propensities. As Galileo's telescope explored the moon's surface four hundred years ago, nano instrumentation now makes it possible to see the surface of single molecules. Moreover, practitioners are able to manipulate individual atoms and molecules at will to produce pre-designed synthetic materials, non-existent in nature. The combinatorial of heightened observational capacity and the tailoring of synthetic artificial materials exhibiting hitherto novel physical properties has widened and transformed the worlds of scientific knowledge and technical artefact. This book invites the question: to what extent does nanoscale scientific research constitute a kind of 'scientific revolution'?
Anne Marcovich is a historian and sociologist of science and medicine based at the Paris Maison des Sciences de l'Homme. Her research work entails studies of the relations between human body representations and representations of the social body; the history of ideas and theories concerning cancer, the human brain, and the processes and mechanisms of the mental development of children; the diffusion of Chinese medicine in the French medical context; and form and internal structure as invariants in the organisation and evolution of society.
Terry Shinn is a historian and sociologist of science based at the Maison des Sciences de l'Homme. His research covers themes such as relations between social structure and educational hierarchy in the sciences; linkage between the organisation of research work and the structure of scientific disciplines; correlations between research question, reasoning modes, and intra-laboratory hierarchy and research function; the place of "generic instrumentation" in the growth of 20th century scientific knowledge in the physical sciences; and transversality in the circulation of knowledge between scientific fields.

lundi 1 février 2016

Yves Gingras, L'Impossible dialogue. Sciences et religions

Yves Gingras
L'Impossible dialogue
Sciences et religions
Boréal
2016

Présentation de l'éditeur
Cet essai est né d’une interrogation : comment expliquer le retour en force, depuis les années 1980-1990, de la question des relations entre science et religion et des appels au « dialogue » entre ces deux domaines pourtant si éloignés par leurs objets et leurs méthodes ? 
L’historien des sciences Yves Gingras analyse d’abord les limites théologiques de l’autonomie de la recherche scientifique au XVIIe siècle. Il retrace ensuite la longue histoire allant de la condamnation de Galilée pour hérésie en 1633 jusqu’à sa réhabilitation par Jean-Paul II après plus de trois cent cinquante ans de revendications en ce sens par les savants européens. Il montre enfin comment Dieu et la théologie naturelle sont devenus marginaux dans le champ scientifique au cours des XVIIIe et XIXe siècles, à mesure que la pensée scientifique naturaliste s’est étendue à la géologie, à l’histoire naturelle, aux origines de l’homme et à l’histoire des sociétés et des religions. 
Face à la montée de mouvements religieux et spirituels néoromantiques qui rejettent les acquis des recherches scientifiques les mieux établies, l’auteur en appelle à prendre le parti de la raison. 
Yves Gingras est professeur à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire et sociologie des sciences. Il a publié de nombreux ouvrages d’histoire et de sociologie des sciences. Les plus récents sont Sociologie des sciences (PUF, 2013) et Controverses, accords et désaccords en sciences humaines et sociales (CNRS, 2014).
 

dimanche 17 mai 2015

Georges Canguilhem, Œuvres complètes Tome IV: Résistance, philosophie biologique et histoire des sciences 1940-1965



Georges Canguilhem
Œuvres complètes Tome IV
Résistance, philosophie biologique et histoire des sciences 1940-1965
Vrin
2015

Présentation de l'éditeur
Personnage majeur, par ses fonctions institutionnelles et son rôle philosophique, dans l’univers intellectuel de la France de l’après-guerre, Georges Canguilhem exerça une influence profonde sur plusieurs générations d’universitaires et de professeurs de philosophie, ainsi que sur quelques grands noms des sciences humaines et sociales.
Il fut longtemps connu pour ses travaux d’histoire des sciences et ses vues originales sur la technique. Il porta une attention plus particulière aux sciences de la vie et aux pratiques de la médecine qu’il aborda avec une grande rigueur conceptuelle.
Mais depuis une décennie, en même temps que s’opérait une reconnaissance internationale dépassant largement le cercle de ceux qui l’ont connu, un intérêt nouveau pour la personne et l’œuvre s’est développé, qui déborde la seule spécialité philosophique.
Ce quatrième tome des Œuvres complètes réunit une centaine des écrits de Georges Canguilhem rédigés de 1940 à 1965. Plus d’une quarantaine en étaient jusqu’ici peu connus, voire pour bon nombre tout à fait inconnus. Ces écrits de sa maturité, de 36 à 61 ans, permettent de jauger la profondeur et l’ampleur de son engagement dans la Résistance, de cerner les assises de son projet initial d’une philosophie biologique, et aussi de mieux saisir dans quelles conditions il en vint, assez tardivement, au milieu des années 1950, à affirmer son identité d’historien des sciences et d’épistémologue.
Le lecteur constatera que ce Canguilhem de la maturité n’aurait pas démérité aux yeux du jeune philosophe fougueux qu’avait révélé le premier tome de ces Œuvres complètes : plusieurs de ses écrits, des années noires de l’Occupation jusqu’à celles de la guerre d’Algérie et des tumultueux débuts de la Ve République, s’avèrent aujourd’hui des modèles de prises de parole responsables, d’authentiques « interventions philosophiques ».