« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mercredi 28 février 2024

Jean-Baptiste Comby, Ecolos, mais pas trop… Les classes sociales face à l'enjeu environnemental

 


Jean-Baptiste Comby

Ecolos, mais pas trop… 

Les classes sociales face à l'enjeu environnemental

Raisons d'Agir

Raisons d'agir

2024

 

 

Présentation de l'éditeur

Le capitalisme menace la vie sur terre. Aucune issue technique à ce constat. Les usages destructeurs des ressources naturelles sont inscrits au plus profond des structures sociales : école, travail, propriété, marché, etc. Ils forgent des conditions de classe écologiquement inégales et antagoniques.
Ce livre montre qu’une écologie politique véritablement transformatrice doit avoir pour horizon la refonte des cadres fondamentaux de la vie sociale qu’exige l’invention d’une société respectueuse des limites planétaires.

Jean-Baptiste Comby est sociologue. Il a publié en 2015 La question climatique. Genèse et dépolitisation d'un problème public aux Editions Raisons d’agir.
 

 

dimanche 16 octobre 2022

Vincent Gayon, Épistémocratie. Enquête sur le gouvernement international du capitalisme

 


Vincent Gayon

Épistémocratie

Enquête sur le gouvernement international du capitalisme

Raisons d'agir

Microcosmes

2022


Présentation de l'éditeur

Depuis les années 1990 et les manifestations de Seattle et de Gènes, les organisations économiques internationales ont été mises en cause par les mouvements altermondialistes comme des citadelles du néolibéralisme. Elles ont aussi été prises à partie, plus récemment, par de nombreux gouvernements, l'administration Trump en tête. Mais que sait-on de leur fonctionnement réel ? Leurs sigles abscons - FMI, OCDE, PNUD, OMS, OMC, BM, BRI, BCE, G7, G20, etc. - et la technicité supposée de leur expertise tiennent à distance le profane ou le militant. Leur composition et leur action ordinaires n'attirent guère l'attention journalistique et citoyenne, ni celle des chercheurs. Et les gouvernements ont tout à gagner à les faire paraître homogènes, coupées des réalités, extérieures à eux, indépendantes. L'enquête sociologique présentée dans ce livre propose au contraire d'entrer de plain-pied dans ces espaces internationaux.
L'on y suit alors des initiatives bureaucratiques oubliées, en faveur d'un Etat social au coeur de la crise économique des années 1970, autant que des protagonistes bien connus de la mondialisation néolibérale (Hans Tietmeyer, Alan Greenspan, Milton Friedman, Martin Feldstein, Alfred Müller-Armack, Paul Volcker, la Société du Mont-Pèlerin ou le groupe de Bilderberg, entre autres). L'on y étudie comment se structurent les relations transgouvernementales à bonne distance des débats publics, en montrant par exemple comment les "mains gauches" (social et écologique) et les "mains droites" (économique et financière) des Etats s'y livrent des batailles politiques et scientifiques à la fois.
L'image lénifiante de la "coopération économique" en sort dissipée, de même que celle qui place ces institutions dans un olympe savant hors-sol. L'enquête donne à voir ces espaces hautement confinés et interroge l'institution de cette figure politique non élue, qui fait bon ménage avec le capitalisme, et que l'on peut dénommer : l'épistémocratie internationale. 

Vincent Gayon est maître de conférences en science politique à l'université Paris Dauphine. Il y coordonne le groupe et le carnet de recherche Hypothèse "Sociologie politique de l'économie" qui met en dialogue la sociologie, l'économie et la science politique. Il propose depuis son travail doctoral, dont cet ouvrage est le prolongement et la systématisation, une sociologie de l'expertise économique internationale, en prenant l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) comme point d'entrée dans l'analyse des relations politiques, bureaucratiques et savantes internationales.
Ses travaux ont fait l'objet de nombreuses publications reconnues, notamment dans les Actes de la recherche en sciences sociales, Annales, Cultures & Conflits, Critique internationale, Genèses, Politix ou la Revue française de science politique. Il sera invité en 2022-2023 à l'Institute for Advanced Studies de Princeton.

jeudi 7 avril 2022

Actes de la recherche en sciences sociales, n° 241 – Mars 2022 // Moraliser le capitalisme ou capitaliser sur la morale ?

 

 

Actes de la recherche en sciences sociales, n° 241 – Mars 2022 // Moraliser le capitalisme ou capitaliser sur la morale ?

Seuil


Numéro coordonné par Charles Bosvieux-Onyekewelu et Valérie Boussard

Moraliser le capitalisme ou capitaliser sur la morale ?
Charles Bosvieux-Onyekwelu et Valérie Boussard

Le féminisme de marché, ou comment la demande d’égalité « pour toutes » est devenue une égalité pour certaines
Sophie Pochic

Les stigmates de la vertu.
Légitimer la diversité en entreprise, à New York et à Paris
Laure Bereni

Le lobbying ou l’emballage vertueux des marchandises
Quand les agro-industriels s’opposent aux agrocarburants au nom de l’environnement
Armèle Cloteau

Un éthos pondérateur
Adoucir et filtrer la critique écologique, l’ouvrir au capitalisme. Et vice-versa
Jean-Baptiste Comby

De quoi le capitalisme se soucie-t-il ?
Entretien avec Emily Barman

 

lundi 3 décembre 2018

Jürgen Kocka, Histoire du capitalisme

 
Jürgen Kocka  
Histoire du capitalisme
Traduit de l'allemand par Isabelle Kalinowski
Markus Haller
2017

Préface à l'édition française


Présentation de l'éditeur
Peu de mots sont si souvent utilisés et si rarement compris que le mot « capitalisme ». Dans ce livre, l’historien Jürgen Kocka explique les formes diverses que le capitalisme a pris au fil des siècles et comment ses exploits et ses échecs ont façonné le monde moderne.

Les mutations du capitalisme ont été nombreuses, de ses débuts médiévaux explorés par les marchands chinois et arabes, à son extension à la finance dans l’Europe de la Renaissance ; de sa variante coloniale au début des Temps modernes, à son remplacement de l’agriculture de subsistance et de la manufacture artisanale par des formes de production industrielle dans l’Europe du XIXe siècle ; de la prédominance des entreprises familiales au capitalisme managérial. La mondialisation, avec la croissance énorme des marchés financiers, caractérise seulement l’étape la plus récente de la longue histoire du capitalisme.
À travers tous ces changements, la reconnaissance des droits de propriété individuels, la prédominance des décisions économiques décentralisées, la priorité des marchés dans la coordination des activités économiques, et la possibilité d’accéder à du capital emprunté ont été indispensables. Mais aussi controversées.
Le capitalisme a créé à la fois des richesses et des problèmes sociaux auparavant inimaginables. Il a radicalement transformé le travail et la relation entre le marché et l’État. Aucune innovation du capitalisme n’a échappé à la critique et à la résistance, que ce soit par l’Église, par les penseurs politiques ou par les mouvements populaires. Cette opposition n’a pas conduit à la disparition du capitalisme, mais elle a contribué à sa domestication. Alors qu’aucune alternative sérieuse au capitalisme n’est en vue, cette fonction de la critique reste importante car, comme l’explique Kocka, beaucoup de variantes du capitalisme sont pensables.


mardi 20 novembre 2018

audio: Giulia Mensitieri , « Le plus beau métier du monde » . Dans les coulisses de l'industrie de la mode


audio: Giulia Mensitieri , « Le plus beau métier du monde » . Dans les coulisses de l'industrie de la mode
La Suite dans les idées par Sylvain Bourmeau, le 20/01/2018
 

Giulia Mensitieri
 « Le plus beau métier du monde »
Dans les coulisses de l'industrie de la mode 
La Découverte
2018


Présentation de l'éditeur
La mode est l’une des plus puissantes industries du monde : elle représente 6 % de la consommation mondiale et est en croissance constante. Depuis les années 1980 et l’entrée dans l’économie néolibérale, elle est devenue l’image étincelante du capitalisme, combinant prestige, pouvoir et beauté, et occupe une place centrale dans les médias et les imaginaires. Pourtant, cette industrie, qui apparaît comme un horizon professionnel hautement désirable, repose principalement sur du travail précaire, et ce aussi bien là où la production est externalisée qu’au coeur de la production créative du luxe, comme les prestigieux ateliers des maisons de couture.
À partir d’une enquête en immersion auprès des travailleurs créatifs de cette industrie (stylistes, mannequins, créateurs indépendants, coiffeurs, maquilleurs, vendeurs, journalistes, retoucheurs, stagiaires, agents commerciaux, etc.), ce livre dévoile la réalité du travail à l’oeuvre derrière la façade glamour de la mode. Il met notamment en lumière les dynamiques d’exploitation et d’autoexploitation ainsi que le prestige social liés au fait de travailler dans un milieu désirable.
Des séances de « shooting » pour magazines spécialisés à la collaboration auprès d’un créateur de mode, en passant par des entretiens avec des stylistes travaillant pour de célèbres maisons de luxe et de couture, cette enquête dévoile une nouvelle forme de précarité caractéristique des industries culturelles du capitalisme contemporain, une précarité combinée au prestige, à la reconnaissance et à la visibilité. Il s’agit ainsi de décrypter les dynamiques invisibles sur lesquelles repose l’industrie de la mode pour mieux la «déglamouriser ». 
Giulia Mensitieri est docteure en anthropologie sociale et ethnologie (EHESS). Ses recherches portent sur la mondialisation, les transformations du travail et les imaginaires désirables produits par le capitalisme contemporain.

jeudi 12 octobre 2017

Bruno Amable, Structural Crisis and Institutional Change in Modern Capitalism: French Capitalism in Transition

Bruno Amable 
Structural Crisis and Institutional Change in Modern Capitalism
French Capitalism in Transition 
Oxford University Press
2017

Présentation de l'éditeur
This book analyses the evolution of the French model of capitalism in relation with the instability of the socio-political compromises. In the 2010s, France was in a situation of systemic crisis, manifested in the impossibility for political leadership to find a strategy of institutional change or more generally a model of capitalism that could gather a sufficient social and political support. This book analyses the various attempts at reforming the French model since the 1980s, when the left tried briefly to orient the French political economy in a social-democratic/socialist direction before changing course and opting for a more orthodox macroeconomic and structural policy. The attempts of the right governments to implement a radically neoliberal structural policy also failed in the face of a significant social opposition. The enduring French systemic crisis is the expression of contradictions between the economic policies implemented by the successive left and right governments, and the existence of a dominant social bloc—a coalition of social groups that supports the dominant political strategy. Since 1978, both the right and the left have failed to find a solution to the contradictions between the policies they implemented and the expectations of their respective social bases, which are themselves inhabited by tensions and contradictions that evolve with the structural reforms that gradually transformed French capitalism. The direction taken by the Hollande presidency after 2012 represented an important change with respect to the preceding left governments. More than his predecessors, Hollande decidedly oriented his economic and political strategies in a neoliberal direction, looking for social support articulated around the skilled middle and upper classes, the bloc bourgeois.

lundi 3 octobre 2016

Joël Ruet, Des capitalismes non alignés. Les pays émergents, ou la nouvelle relation industrielle du monde

Joël Ruet 
Des capitalismes non alignés
Les pays émergents, ou la nouvelle relation industrielle du monde
Raisons d'agir
Cours & Travaux
2016

Présentation de l'éditeur
L’essor des économies émergentes constitue l’une des grandes transformations du XXe siècle. Elles restent pourtant bien mal comprises.
Elles ne convergent pas plus vers un modèle capitaliste-libéral en voie d’unification qu’elles ne peuvent être réduites à des capitalismes d’État centralisés et autoritaires. Ces émergences sont marquées par l’invention de formes étatico-économiques originales, non seulement non-alignées aux capitalismes de l’Occident mais déjà capables de changer la face de la mondialisation. Une foisonnante diversité, telle est la « nouvelle façon du monde » qui ré-ouvre l’hypothèse capitaliste.
Dans ce livre, Joël Ruet revient aux sources et trajectoires de l’émergence sur la base d’une longue fréquentation de ses acteurs en Inde, en Chine, en Afrique de l’Ouest et dans le monde arabe. Il y retrace les histoires multiples et entrelacées des territoires, des industries et des États qui la constituent et où se forge le monde de demain.
Joël Ruet est économiste, chercheur CNRS au Centre d’économie de Paris-Nord, associé à la Chaire management de l’innovation (CRG) de l’École polytechnique et, précédemment, aux universités Jawaharlal Nehru de New Delhi et Tsinghua de Pékin. Impliqué dans la société civile, il est également membre du comité d’orientation de Green Cross France et président du think tank Sud-Sud The Bridge Tank.

lundi 11 avril 2016

écouter: Benjamin Lemoine, L'ordre de la dette. Enquête sur les infortunes de l’État et la prospérité du marché


écouter: Benjamin Lemoine, L'ordre de la dette. Enquête sur les infortunes de l’État et la prospérité du marché 
Parenthèse par Laurence Luret, 20.03.2016

Benjamin Lemoine
L'ordre de la dette 
Enquête sur les infortunes de l’État et la prospérité du marché 
Préface de André Orléan
La Découverte
2016

Présentation de l'éditeur
Pourquoi la dette publique occupe-t-elle une telle place dans les débats économiques contemporains, en France et ailleurs ? Comment s’est-elle imposée comme la contrainte suprême qui justifie toutes les politiques d’austérité budgétaire et qui place les États sous surveillance des agences de notation ?
À rebours de ceux qui voient la dette comme une fatalité et une loi d’airain quasi naturelle, Benjamin Lemoine raconte dans ce livre comment, en France, l’« ordre de la dette » a été voulu, construit et organisé par des hommes politiques, des hauts fonctionnaires et des banquiers, de gauche comme de droite – parmi lesquels François Bloch-Lainé, Charles de Gaulle, Antoine Pinay, Valéry Giscard d’Estaing, Michel Pébereau, Laurent Fabius, Lionel Jospin, Dominique Strauss-Kahn… Autrement dit, il fut le fruit d’un choix politique.
Ce livre reconstitue la généalogie détaillée de ce choix stratégique, et prend la mesure de la grande transformation de l’État dans l’après-guerre. On réalise alors à quel point les nouveaux rapports entre finance privée et finances publiques sont au cœur des mutations du capitalisme, dans lequel l’État est devenu un acteur de marché comme les autres, qui crée et vend ses produits de dette, construisant par là sa propre prison.

« Ce qui est mis en cause dans ce livre, c’est l’évidence même de la dette. » André Orléan
.
 Benjamin Lemoine est sociologue, chercheur au CNRS et à l’Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales (IRISSO – université Paris-Dauphine). Sa thèse a été primée par l’Association française de science politique.

vendredi 10 avril 2015

vidéo: Immanuel Wallerstein, Le système capitaliste en crise terminale (The Capitalist System in Terminal Crisis)



Conférences "Penser Global", Cycle Immanuel Wallerstein
Conférences organisées par le Collège d'études mondiales en partenariat avec l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 11 février 2015

vidéo: Immanuel Wallerstein, Le système capitaliste en crise terminale (The Capitalist System in Terminal Crisis)

(source de la vidéo: Archives Audiovisuelles de la Recherche)

jeudi 13 novembre 2014

vidéo: Le capitalisme a-t-il un avenir ? Immanuel Wallerstein, Randall Collins, Michael Mann, Georgi Derluguian, Craig Calhoun

débat avec Immanuel Wallerstein, Randall Collins, Michael Mann, Georgi Derluguian et Craig Calhoun à l’occasion de la parution du livre Le capitalisme a-t-il un avenir? aux Éditions La Découverte, en présence des directeurs de collection Laurent Jeanpierre et Christian Laval.  6 novembre 2014,  Maison de l’Amérique Latine

Immanuel Wallerstein, Randall Collins
Michael Mann, Georgi Derluguian, Craig Calhoun
Le capitalisme a-t-il un avenir ? 
La Découverte
L'horizon des possibles
2014
Présentation de l'éditeur
On a souvent dit qu'il était plus facile de penser la fin du monde que celle du capitalisme. Pourtant, ce système présente aujourd'hui des signes de rupture qui permettent d'en anticiper le déclin imminent, et ce en recourant non pas au prophétisme, mais beaucoup plus simplement aux sciences sociales. C'est ce que démontrent ici cinq des plus éminents chercheurs internationaux.
Dans une langue qu'ils ont voulue accessible à tous, s'appuyant sur des idées fortes de Marx, Braudel ou Weber, ils explorent une série de tendances « lourdes » des sociétés contemporaines, telles que l'approfondissement des crises économiques et écologiques, le déclin probable des classes moyennes, les contradictions et désarticulations du système politique international ou encore les problèmes d'externalisation des coûts sociaux et environnementaux liés au fonctionnement du capitalisme mondial. Ils tirent également les enseignements historiques et sociologiques de la chute du bloc soviétique et des mutations actuelles de la Chine.
Pour cette pléiade d'universitaires prestigieux, les limites internes et externes de l'expansion du « système-monde » capitaliste sont sur le point d'être atteintes. Face à son déclin accéléré et multidimensionnel, il est urgent de penser sérieusement à ce qui peut et devrait lui succéder. Cela exige de réfléchir d'un même tenant aux conséquences traumatiques du mode de production et d'échanges actuel et aux alternatives susceptibles d'émerger dans les décennies qui viennent. L'ouvrage rappelle ainsi que les sciences sociales, lorsqu'elles explorent rigoureusement la réalité, peuvent également aider à imaginer un autre avenir.
Immanuel Wallerstein, historien, sociologue et économiste américain reconnu, senior research scholar à l'université de Yale, directeur du Centre Fernand-Braudel pour l'étude des économies, des systèmes historiques et des civilisations à l'université de Binghamton (New York). Il est également chercheur rattaché à la Maison des sciences de l'homme à Paris, et il a présidé l'Association internationale de sociologie. Il est l'auteur de nombreux livres dont Le Système du monde du XVe siècle à nos jours (Flammarion), Le capitalisme historique (La Découverte, 2e édition, 2002), traduit dans de nombreuses langues, Après le libéralisme (L'Aube, 1999), L'Utopisme, (L'Aube, 2000), Sortir du monde états-unien (Liana Lévi, 2004).
Randall Collins est professeur à l’université de Pennsylvanie et auteur de nombreux ouvrages qui ont renouvelé tant la microsociologie interactionniste inspirée par Erving Goffman que la sociologie historique de la « longue durée ». 
Michael Mann est professeur de sociologie à UCLA et auteur de la plus puissante et plus influente fresque socio-historique néo-wébérienne (The Sources of Social Power, Cambridge University Press, en quatre volumes qui couvrent de la préhistoire au monde contemporain). 
Georgi Derluguian enseigne les sciences sociales à la New York University d’Abou Dabi.
Craig Calhoun est un spécialiste reconnu des mouvements sociaux, du nationalisme et de la mondialisation. Il dirige la London School of Economics depuis septembre 2012.


lundi 27 octobre 2014

en ligne: Agone 49, Crise financière globale ou triomphe du capitalisme ?


Agone 49
Crise financière globale ou triomphe du capitalisme ?
Agone
2012

En septembre 2008, l'irruption d'une crise financière épique touche le cœur même du système dominant. Dans les mois qui suivent, production mondiale, commerce, capitaux propres, crédits et investissements sont brutalement frappés, tandis que le chômage atteint des taux à deux chiffres dans tout l'hémisphère nord. On a senti, et pas seulement à gauche, que le paradigme néolibéral ne sortirait pas indemne de cette crise, qui pouvait même porter un coup fatal à l'hégémonie américaine. Malgré le déferlement d'analyses, la portée historique de cette crise reste obscure. À quoi a-t-elle mis fin ? A quoi n'a-t-elle pas mis fin ?

En coédition avec la New Left Review, ce volume rassemble les principales analyses proposées par cette revue sur la crise. Depuis cinquante ans, la NLR s'est imposée comme l'un des lieux majeurs de la pensée critique dans le monde anglo-saxon en suivant un mot d'ordre salutaire: refuser tout accommodement avec le système dominant ainsi que les manières d'en sous-estimer la puissance.

mercredi 13 août 2014

Marie-Claire Bergère, Chine: le nouveau capitalisme d’Etat

Marie-Claire Bergère
Chine
le nouveau capitalisme d’Etat
Fayard
2013

Présentation de l'éditeur
Où en est le capitalisme chinois ? Quels liens entretient-il avec les dirigeants communistes ? En même temps qu’à la modernisation, ce capitalisme va-t-il conduire à la démocratisation ? Toutes ces questions ont été au cœur des débats intellectuels sur la Chine depuis les années 2000. Pourtant, elles paraissent en décalage avec la situation actuelle. Un nouveau capitalisme d’État est en train d’émerger, fondé sur le rôle primordial d’un secteur public rénové et sur le dynamisme soigneusement circonscrit du secteur privé : sa puissance fragile est lourde de conséquence pour l’avenir de la planète.
Eminente spécialiste de la Chine dont elle suit les mutations depuis plus de quarante ans, Marie-Claire Bergère revient sur la nature hybride du régime chinois. Elle montre comment les réformes lancées depuis 1980 sont conduites de façon autoritaire par une élite dont l’objectif n’est pas de créer un système capitaliste, mais d’utiliser au mieux les ressources du marché pour développer la richesse de la Chine, renforcer sa puissance et préserver le monopole politique du Parti. Car le parti unique demeure la clé de voûte de ce système, un parti qui tire sa légitimité non plus de l’idéologie, mais de la croissance et de l’exaltation nationaliste.
Pour autant, les succès remportés par ce nouveau capitalisme d’État sont-ils durables et en font-ils un modèle transposable ? Bien des scénarios sont possibles. L’auteur opte ici pour celui d’une croissance économique persistante, même si ralentie, et du maintien d’un régime à la fois autoritaire et flexible.
Marie-Claire Bergère, professeur émérite des universités, est l'auteur de nombreux ouvrages sur l'histoire de la Chine moderne et contemporaine dont L'Âge d'or de la bourgeoisie chinoise (Flammarion, 1986), Sun Yat-sen (Fayard, 1994), Shanghai (Fayard, 2002), Capitalismes et capitalistes en Chine (Perrin, 2007).

mardi 25 février 2014

Jérôme Baschet, Adieux au capitalisme. Autonomie, société du bien vivre et multiplicité des mondes

Jérôme Baschet
Adieux au capitalisme
Autonomie, société du bien vivre et multiplicité des mondes 
L'horizon des possibles
La Découverte
2014

Présentation de l'éditeur
Il est temps de rouvrir le futur. Et d'engager résolument la réflexion sur ce que peut être un monde libéré de la tyrannie capitaliste. C'est ce que propose ce livre, en prenant notamment appui sur les expérimentations sociales et politiques accumulées par l'insurrection et les communautés zapatistes, une « utopie réelle » de grande envergure.
Pratiquer une démocratie radicale d'autogouvernement et concevoir un mode de construction du commun libéré de la forme État ; démanteler la logique destructrice de l'expansion de la valeur et soumettre les activités productives à des choix de vie qualitatifs et collectivement assumés ; laisser libre cours au temps disponible, à la dé-spécialisation des activités et au foisonnement créatif des subjectivités ; admettre une véritable pluralité des chemins de l'émancipation et créer les conditions d'un véritable échange interculturel : telles sont quelques-unes des pistes qui dessinent les contours d'un anticapitalisme non étatique, non productiviste et non eurocentrique.
En conjuguant un effort rare de projection théorique avec une connaissance directe de l'une des expériences d'autonomie les plus originales et les plus réflexives des dernières décennies, Jérôme Baschet s'écarte des vieilles recettes révolutionnaires dont les expériences du XXe siècle ont montré l'échec tragique. Il propose d'autres voies précises d'élaboration pratique d'une nouvelle manière de vivre. 
Jérôme Baschet est historien. Il partage son enseignement entre l’EHESS et l’Universidad Autónoma de Chiapas, à San Cristóbal de Las Casas (Mexique). Auteur de plusieurs ouvrages d’histoire médiévale, il a aussi publiéLa Rébellion zapatiste. Insurrection indienne et résistance planétaire (Champs-Flammarion, 2005) et préfacé les Saisons de la digne rage du sous-commandant Marcos (Climats, 2009).

vendredi 13 décembre 2013

Richard Sobel, Capitalisme, travail et émancipation chez Marx

Richard Sobel
Capitalisme, travail et émancipation chez Marx
Presses Universitaires du Septentrion
2012

Présentation de l'éditeur
L'œuvre de Marx est construite autour d'un triptyque « travailliste » – anthropologie générale, socio-économie historique et utopie sociale – dont il s’agit de montrer la puissance, la pertinence et l’actualité. Même si la centralité du travail ne s’institue et ne semble valoir que pour le seul monde moderne, il ne saurait y avoir de société qui n’ait fait, d’une manière ou d’une autre, l’expérience du travail comme forme essentielle de la condition humaine. Si la philosophie du travail définit fondamentalement l’être humain, il revient à la socio-économie des modes de production – en particulier le capitalisme où règne la « loi de la valeur» – de montrer que, dans l’histoire, le travail a toujours été l’objet de multiples aliénations qui obèrent la vérité anthropologique dont il est universellement porteur. Seule une société émancipée de toutes les formes de domination pesant sur le travail permettra à chacun de ses membres de s’épanouir pleinement. On peut bien sûr discuter tel ou tel point du « travaillisme » marxien, à commencer par l’utopie communiste. Mais tant que notre horizon social restera dominé par le capitalisme, cette approche constituera une ressource incontournable pour comprendre le présent, le subvertir et dégager une perspective d’émancipation.
Richard Sobel, philosophe et économiste de formation, est maître de conférences en économie à l'Université Lille 1 et chercheur au Clersé (UMR 8019 CNRS). Il est directeur-adjoint de la Revue Française de Socio-Économie (La Découverte) et membre du Conseil d’Administration de l’Association Française d’Économie Politique. Ses travaux d’histoire de la pensée, d’épistémologie et philosophie économique portent notamment sur les liens entre économie et politique dans les sociétés où domine le capitalisme.

samedi 26 octobre 2013

video: De quoi parle-t-on donc lorsque l’on parle de capitalisme ? Avec Michel Husson et Stéphane Haber (Séminaire de la Fondation Copernic)

De quoi parle-t-on donc lorsque l’on parle de capitalisme ?
Saison 2013-2014 du Séminaire Copernic-Mouvements : "Gauche et progrès",  22 octobre 2013 
Michel HUSSON, économiste à l’Institut de recherches économiques et sociales (IRES), auteur de Le capitalisme en 10 leçons, Zones, 2012. 
Stéphane HABER, professeur de philosophie à l’Université de Paris-Ouest-Nanterre-La Défense, auteur de Penser le néocapitalisme. Vie, capital et aliénation, Les Prairies Ordinaires, 2013. 




mercredi 16 octobre 2013

Stéphane Haber, Penser le néocapitalisme. Vie, capital et aliénation

Stéphane Haber
Penser le néocapitalisme
Vie, capital et aliénation
Les Prairies ordinaires
2013

extrait

Présentation de l'éditeur
Depuis les années 1980, un nouveau type d'organisation économique s'est imposé à nos sociétés, porté par les idéologies et les politiques néolibérales, soutenu par la mondialisation : le néocapitalisme. Si de nombreux travaux ont examiné les causes et les effets d'une telle mutation, Stéphane Haber propose une enquête critique plus générale sur les concepts et les hypothèses guidant l'analyse des formes et des forces à l'oeuvre dans la phase actuelle du capitalisme : quels sont les traits spécifiques du néocapitalisme ? Quelle ontologie sociale se trouve impliquée dans la mise en évidence de ses tendances propres ? Sur quelles bases peut s'appuyer la critique de ce néocapitalisme? En fin de compte, l'ambition de dépasser le capitalisme reste-t-elle légitime ? Toutes ces questions travaillent profondément la théorie sociale contemporaine.
Il s'agit ici de prouver, pour renouveler la philosophie politique, que la stratégie théorique la plus féconde consiste à comprendre le capitalisme et le néocapitalisme en fonction du modèle des puissances aliénées, détachées de la vie et poursuivant aveuglément leur propre expansion. Mais, bien que ces puissances réclament et obtiennent de nombreuses complicités du côté de la vie, elles ne forment pas encore un système absolu qui ne laisserait plus aucune place à l'action et à la liberté.
Stéphane Haber est professeur à l'Université Paris - Ouest - Nanterre. II a récemment publié L'Aliénation (PUF, 2007); L'Homme dépossédé (CNRS Editions, 2009); Freud et la théorie sociale (La Dispute, 2012). 

mardi 15 octobre 2013

video: Conférence-débat sur le coût du capital, avec Laurent Cordonnier, Xavier Ragot et Philippe Askenazy

Conférence-débat sur le coût du capital


Depuis plusieurs mois, l’accent est mis par le FMI, la Commission européenne, et les gouvernements nationaux sur le fameux « coût du travail » qui plomberait notre compétitivité.
Des mesures d’austérité sont prises afin de réduire ce coût, ainsi que celui de la protection sociale. Or, des recherches récentes ont permis de déterminer le (sur)coût du capital, dont personne ou presque ne parle.

débat entre :
-     Laurent CORDONNIER,  chercheur au CLERSÉ (Centre lillois d’études et de recherches sociologiques et économiques), maître de conférences à l’université Lille1 et chargé de cours à Sciences Po Lille.
-    Xavier RAGOT, chercheur au CNRS-PSE, ancien conseiller économique du Ministre du redressement productif.
débat animé par Philippe ASKENAZY, directeur de recherche au CNRS, chercheur  à l’Ecole d’économie de Paris
3 octobre 2013, MSE (Maison des sciences économiques),  Paris








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voir également:

écouter: Laurent Cordonnier, Coût du capital, la question qui change tout